Où en êtes-vous de vos lectures de rentrée ?

lundi 15 janvier 2018

Où en êtes-vous de vos lectures de rentrée ?

Si elle a particulièrement mal commencé avec l’annonce de la disparition des éditeurs Paul Otchakovsky-Laurens et Bernard de Fallois, et de l’écrivain Aharon Appelfeld, cette rentrée de janvier 2018 a bien vu sortir les 498 romans attendus en librairie.

 

A la barre, le chouchou des lecteurs, Delphine de Vigan qui offre avec Les loyautés (Lattès) un beau roman sur les liens, le vertigineux Régis Jauffret avec des Microfictions 2018, Frédéric Beigbeder dans un roman-enquête passionnant sur l’immortalité, Une vie sans fin (Grasset), et Pierre Lemaître qui revient avec Couleurs de l'incendie, la suite de Au revoir là-haut (Albin Michel).

Olivier Bourdeaut, lui aussi, fait partie des auteurs très suivis avec son deuxième roman, Pactum salis (Finitude) qui pourrait bien, sinon évincer le tonitruant succès d’En attendant Bojangles vendu à plus de 500 000 exemplaires, du moins tenter légitimement de l’égaler. Dans vos PAL, n’oubliez pas non plus d’insérer Le traquet kurde de l’indispensable Jean Rolin (POL) ou le Trouville Casino de l’ensorcelante Christine Montalbetti (POL).

 

Côté romans étrangers, on s’arrêtera sur le magistral nouveau roman de Paul Auster4 3 2 1 (Actes Sud) déjà récompensé par le Livre Inter étranger, ou la fulgurante Kate Tempest avec un premier roman, Écoute la ville tomber (Rivages) qui enflamme toute la presse. Elena Ferrante, quant à elle, termine sa saga de L’Amie prodigieuse avec L'enfant perdue (Gallimard). Et puis 2018 note le retour d’Arundhati Roy, dont on se souvient du Le dieu des petits riens, et qui, 20 ans plus tard, propose un appétissant Le ministère du bonheur suprême (Gallimard). On vous en donnera bientôt des nouvelles sur lecteurs.

 

Les curieux, et les plus cinéphiles, s’aventureront pour découvrir le premier roman assez largement autobiographique de l’actrice Isabelle Carré, Les rêveurs (Grasset) ; le chanteur Cali et le réalisateur Régis Wargnier font également leur entrée timide, sur la grande scène littéraire. On retrouve aussi l’émouvant et posthume Et moi, je vis toujours de Jean d’Ormesson, dont la sortie a été avancée par son éditeur Gallimard. Ce même éditeur qui vient de renoncer à rééditer les pamphlets antisémites de Céline. Ecrits entre 1937 et 1941, Bagatelles pour un massacreL'École des cadavres et Les Beaux Draps, ont été édités sans remous au Québec il y a 4 ans aux éditions Huit, sous le titre Ecrits polémiques. Par cette décision, motivée par un tollé d’une ampleur inattendue par l’éditeur, ce dernier respecte, sinon les désirs de la veuve de Céline, du moins les dernières volontés de l’auteur qui, à sa mort, avait clairement émis le souhait de ne pas voir ces textes republiés. La polémique reprendra sûrement, mais en 2031, quand les droits des œuvres de Louis-Ferdinand Céline tomberont dans le domaine public.


Si janvier ne suffit pas aux insatiables, un coup d’œil vers février suffit déjà à engager un appétit littéraire qui se verra bien récompensé : le tout dernier ouvrage écrit par Aharon Appelfeld, Des jours d'une stupéfiante clarté (L’Olivier), sort en librairie début février, tout comme le nouveau Jonathan FranzenPhénomènes naturels (L’Olivier), en réalité son deuxième roman, publié aux Etats-Unis en 1992.

 

Et vous, donc, qu’avez-vous lu de cette rentrée 2018 ?

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