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Frederic Beigbeder

Frederic Beigbeder
Frédéric Beigbeder est né en 1965, le 21 septembre à Neuilly-sur-seine, dans un milieu favorisé. Sa mère, Christine de Chasteigner est traductrice de romans à l'eau de rose (Barbara Cartland entre autres), son père, Jean-Michel Beigbeder, d'origine béarnaise, est chasseur de têtes. Scolarité norm... Voir plus
Frédéric Beigbeder est né en 1965, le 21 septembre à Neuilly-sur-seine, dans un milieu favorisé. Sa mère, Christine de Chasteigner est traductrice de romans à l'eau de rose (Barbara Cartland entre autres), son père, Jean-Michel Beigbeder, d'origine béarnaise, est chasseur de têtes. Scolarité normale aux lycées Montaigne et Louis le Grand, puis en Sciences-Po, d'où il ressortira diplômé, à 24 ans. Il ne rentrera pas à l'ENA. Il préfère continuer à organiser des fêtes comme il l'a tellement fait avec ses potes du feu Caca's Club. On compte dans le groupe de ses amis noceurs, le comédien animateur réalisateur Édouard Baer, qu'il connaît depuis le milieu des années 80, le musicien comédien écrivain Bruno de Stabenrath, et bien d'autres.
C'est donc à 25 ans qu'il se lance dans de nombreux domaines, l'écriture, la publicité, la chronique littéraire et mondaine.
Il a créé, en 1994, le "Prix de flore" du nom du célèbre café de Saint-Germain-des-Prés à Paris (soufflé par deux bombes dans Glamorama, le dernier roman de Bret Easton Ellis et envahi par une meute de pauvres en colère dans la nouvelle "Manuscrit trouvé à Saint-Germain-des-Pres"). Ce prix est doté de 6000 euros ainsi qu'un verre de Pouilly-fuissé au Café Flore durant un an, dans un verre gravé au nom du lauréat. Il récompense chaque année un jeune auteur français au talent prometteur. Vincent Ravalec, Jacques A. Bertrand, Michel Houellebecq, Philippe Jaenada, Virginie Despentes, Guillaume Dustan, Nicolas Rey, Christophe Donner, Grégoire Bouillier en sont les lauréats depuis la création de ce prix.
Divorcé, il a une fille de 4 ans, Chloé.
Frédéric Beigbeder est un personnage très controversé et contradictoire, ce dandy aime son personnage et en même temps il n'hésite pas à se dévoiler dans ses auto-fictions. Il dénonce un système, la publicité, mais il y est resté 10 ans. Pour la présidentielle, le bourgeois de Neuilly devient conseiller du communiste Robert Hue.
Il dénonce une société gouvernée par le fric, lui qui a touché le pactole en tant que membre du conseil d'administration de la société de bourse en ligne "Selftrade" de son frère Charles, revendue en 2000.
Dans son style touche à tout, en 2002, Warner le contact pour lui proposé de concocter sa compilation sera "La Bande originale de ma jeunesse" compilation sortie le 1er juillet. Des tubes qui ont marqué sa jeunesse, le milieu des années 80, époque parcourue par la New Wave. 19 artistes parmis lesquels on retrouve Bronski Beat, Arnold Turboust, Orchestral Manœuvres In The Dark, Howard Jones, New Order, Visage, The Buggles, Donna Summer.
Frédéric Beigbeder est aussi un "fondateur" : - Fondateur et rédacteur en chef du magazine "GENEREUX" en 1992. - Fondateur et rédacteur en chef du magazine "DELUXE" en 1993. - Co-fondateur et rédacteur en chef de la revue littéraire "NRV" (1996). - Fondateur et Secrétaire Général du Prix de Flore (depuis 1994). - Fondateur et Président du CACA's Club (1984-1993).

Articles en lien avec Frederic Beigbeder (9)

Avis sur cet auteur (100)

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    Couverture du livre « L'homme qui pleure de rire » de Frederic Beigbeder aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Ghislaine Degache sur L'homme qui pleure de rire de Frederic Beigbeder

    La jaquette de ce roman nous offre un beau smiley qui n'est autre que le titre du livre : L'homme qui pleure de rire.
    Depuis août 2016, Frédéric Beigbeder proposait une chronique hebdomadaire dans la matinale de France Inter, jusqu'à ce jeudi 15 novembre 2018 où l'écrivain s'est totalement...
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    La jaquette de ce roman nous offre un beau smiley qui n'est autre que le titre du livre : L'homme qui pleure de rire.
    Depuis août 2016, Frédéric Beigbeder proposait une chronique hebdomadaire dans la matinale de France Inter, jusqu'à ce jeudi 15 novembre 2018 où l'écrivain s'est totalement raté. Le récit s'ouvre donc avec la narration de cette fameuse chronique dont il a perdu le texte, qu'il a donc totalement improvisé et qui va lui coûter sa place sur France Inter.
    C'est Octave Parango, son avatar romanesque, le narrateur du roman. Il va retracer sa nuit d'errance depuis la veille, 19 h jusqu'à son arrivée dans le studio à 7 h, un plan reproduisant sa trajectoire est d'ailleurs inséré au début du bouquin. C'est une nuit très agitée et très arrosée qu'il vit. Nous n'en sommes pas surpris car le goût pour la fête de Frédéric Beigbeder est bien connu de tous.
    Tout en évoquant ce naufrage, il en profite pour régler ses comptes avec quelques animateurs. Un chapitre est même intitulé "Techniques de la chronique humoristique par Octave Parango" : quelques rudiments pour devenir comique radiophonique français en quatorze leçons. Il raconte aussi comment la patronne de "France Publique" l'a recruté et affirme que le rire est devenu obligatoire et nous en signale les dérives et les risques.
    L'auteur s'épanche également sur ce qu'a été sa vie, sa jeunesse folle et la création en 1984 par cinq garçons de vingt ans qui s'ennuyaient, du Caca's Club : "L'appellation nous allait bien, à nous qui ne parlions que de caca, de pipi, de vomi, de cul, de bites, de chattes, d'alcool et d'herbes, tout en ayant des parents membres du CAC 40. Pour être franc, je dois confesser qu'à cinquante ans passés, je m'ennuie vite quand il n'est pas question de ces sujets".
    Est évoqué aussi dans ce périple nocturne le premier acte des "gilets fluo" dans un Paris en feu comme l'est le Fouquet's.
    Toujours adepte de la fête, du monde de la nuit, en quête de boissons alcoolisées et de substances illicites, c'est un homme amer, désabusé et désemparé par l'époque, qui n'a pas vu défiler les années, comme chacun de nous d'ailleurs, un homme presque désespéré qui se cache avec tout de même un gros motif de bonheur depuis qu'il est marié et père de famille.
    Je retiendrai donc de ce livre le désarroi d'un homme.

    Chronique à retrouver sur : https://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Un barrage contre l'Atlantique » de Frederic Beigbeder aux éditions Grasset Et Fasquelle

    catherine a sur Un barrage contre l'Atlantique de Frederic Beigbeder

    Un livre très personnel, intime par le "dandy" de la littérature française.
    Pendant le confinement, il quitte femme et enfants et s'installe au Ferret, chez Barterotte, sur une digue, face à l'océan. Il va alors se mettre à écrire, des phrases qui s'alignent, se répondent, s'entrechoquent. Il...
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    Un livre très personnel, intime par le "dandy" de la littérature française.
    Pendant le confinement, il quitte femme et enfants et s'installe au Ferret, chez Barterotte, sur une digue, face à l'océan. Il va alors se mettre à écrire, des phrases qui s'alignent, se répondent, s'entrechoquent. Il interpelle son lecteur et nous entraîne dans ses souvenirs d'enfance, d'adolescence et à 50 ans décide de faire un bilan de sa vie.
    Très personnel, intime, ce texte parle aussi d'une époque, les années 70-80, la vie décousue, libertaire à Paris puis celle d'aujourd'hui, plus connectée mais moins libre d'une certaine façon. Frédéric Beigbeder parle de lui, se ses amours, de ses amitiés, il distille quelques références littéraires, s'essaie à des exercices littéraires : aligner les phrases les unes aux autres. Il fait aussi quelques réflexions sur notre époques, quelques piques sur le monde des médias, sur notre rapport aux autres, nos rapports au monde.
    Pieds nus, sur la fameuse digue Batherote, face à l'Atlantique et aux vagues qui vont finir par engloutir le Ferret, il devient un philosophe d'un retour à la vie simple, au bonheur simple d'être avec des proches (des pages émouvantes sur Laura Smet, sur le clan Barterote, sur ses parents, son père et sa mère qui ont divorcé, alors qu'il était très jeune avec son frère.).
    Roman intime ou plutôt récit, une introspection de Frédéric Beigbeder sur le mitan de sa vie.

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    Couverture du livre « Un barrage contre l'Atlantique » de Frederic Beigbeder aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Elizabeth Pianon sur Un barrage contre l'Atlantique de Frederic Beigbeder

    J'avais assez aimé « Un roman français », autobiographie que j'avais trouvé plutôt touchante.
    Et bien là, il nous redit la même chose mais sous une forme différente.
    Pendant le confinement, il trouve refuge chez un ami pour écrire ce livre.
    Cet ami, c'est Benoït Bartherotte, propriétaire de...
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    J'avais assez aimé « Un roman français », autobiographie que j'avais trouvé plutôt touchante.
    Et bien là, il nous redit la même chose mais sous une forme différente.
    Pendant le confinement, il trouve refuge chez un ami pour écrire ce livre.
    Cet ami, c'est Benoït Bartherotte, propriétaire de 44 hectares au Cap-Ferret.
    Tiens donc ! On a les amis qu'on peut !
    Pendant que des familles étaient entassées dans de petits appartements.
    J'ai bien aimé la première partie qui parle des phrases.
    D'ailleurs, dans ce livre, toutes les phrases sont séparées par un espace
    « Les blancs qui entourent les phrases leur donnent une majesté, comme le cadre autour d'un tableau »
    Et c'est vrai.
    Les 64 pages de la première partie sont assez innovantes et augurent d'un bon bouquin.
    Et puis voilà que tout s'effondre.
    On a droit aux lamentations d'un pauvre petit garçon riche.
    Ses parents divorcés, les filles qu'il a séduites et celles qu'il n'a pas pu......., celles qu'il n'a pas su garder.
    Les soirées jet-set pas toujours satisfaisantes.....
    Ses relations toutes célèbres.....
    Un véritable déballage personnel sans grand intérêt.
    C'est impudique.
    C'est vraiment dur d'être riche et célèbre.
    Voudrait-il qu'on pleure sur son sort ?
    Qu'on compatisse quand la majorité des français n'arrive pas à joindre les deux bouts ?
    En dernière partie, les scènes se déroulant au Cap-Ferret m'ont carrément écœurée.
    C'est un milieu qui semble plus décadent que privilégié.
    Les révélations sur sa vie avec Laura Smet sont indécentes et ne nous regardent pas.
    Et en plus, pour justifier les actes des millionnaires du Cap-Ferret, il nous fait de la morale écologique.
    Je n'ai donc pas aimé ce livre.
    Trop de nombrilisme, de parisianisme, de complaisance sur soi.........
    Et malgré tout je n'en veux pas à Frédéric Beigbeder, j'éprouve même une certaine sympathie pour lui.

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    Couverture du livre « Un barrage contre l'Atlantique » de Frederic Beigbeder aux éditions Grasset Et Fasquelle

    NATHALIE BULLAT sur Un barrage contre l'Atlantique de Frederic Beigbeder

    Ma chronique : J 'ai toujours aimé le brin de folie de Beigbeder.
    Le nightclubber a quitté Paris pour la pointe du Cap Ferret. Face à l'Océan, cet "escroc littéraire", ainsi qu'il se nomme, s' est assagi. Bien sûr, le titre est un clin d'œil à Marguerite Duras !
    Les souvenirs lui reviennent,...
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    Ma chronique : J 'ai toujours aimé le brin de folie de Beigbeder.
    Le nightclubber a quitté Paris pour la pointe du Cap Ferret. Face à l'Océan, cet "escroc littéraire", ainsi qu'il se nomme, s' est assagi. Bien sûr, le titre est un clin d'œil à Marguerite Duras !
    Les souvenirs lui reviennent, il se complait dans la mélancolie, elle l'inspire. 55 ans ! l'heure des bilans ? Sa famille lui est indispensable mais il s'isole pour nous en parler.
    Curieux roman dont le premier chapitre surprend et amuse à la fois avec une longue réflexion sur l'importance de la phrase et ensuite la machine à remonter le temps se met en route, des images bienfaisantes se succèdent : enfance bourgeoise perturbée par le divorce de ses "boomers" de parents, eux, si à l'aise avec la permissivité des années 70 ! Mais le divorce est élégant, sans heurts.
    Grands lycées parisiens, fêtes, premiers flirts, alcool, sexe, "les années 80 lui ont servi d'éducation sentimentale". Tout y passe : ses débuts de journaliste, ses relations médiatiques, ses amours avec Laura Smet. Son dernier mariage. Mais je vous l'ai déjà dit, l'ancien publicitaire s'est calmé.
    Il craint de perdre ses parents, de voir ses enfants s'éloigner. C'est aussi une réflexion sur la solitude et l'âge qui gagne du terrain comme la mer mange la dune..
    Il se rapproche de son ami Bartherotte, figure locale du bassin d'Arcachon, « Hemingway en calbute », qui pour protéger sa langue de terre, mène une guerre folle contre l'inévitable montée de la mer, lui déversant des tonnes de rochers et gravats pour limiter l'érosion et bâtir une digue.
    Le dernier chapitre est une hymne poétique à la nature sauvage que nous offre le Sud-Ouest où chaque coucher de soleil est unique. Le noceur se métamorphose en ornithologue, il observe les oiseaux, les marées, le ciel changeant. Les mots, les phrases, tout y est délicat.
    Comment ne pas trouver la sérénité dans un tel lieu avec l'amour des siens. Car " l'amour, même vieux, usé et fatigué reste de l'amour"
    Oui je récidive, j'aime cet auteur qui jongle si bien entre humour, autodérision et mélancolie.