Jean-Baptiste Andrea

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Avis (12)

  • Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    0.25

    Sophie Gauthier sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    Son corps est comme celui de tous les autres mais dans sa tête le monde se structure selon une logique qui n'appartient qu'à lui. La cohérence qu'il lui donne est celle des raisonnements enfantins, mi-magique, mi-empirique. Il est singulier, Shell, dans le blouson qui lui a valu son surnom....
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    Son corps est comme celui de tous les autres mais dans sa tête le monde se structure selon une logique qui n'appartient qu'à lui. La cohérence qu'il lui donne est celle des raisonnements enfantins, mi-magique, mi-empirique. Il est singulier, Shell, dans le blouson qui lui a valu son surnom. Singulier et décalé. Ainsi plutôt que Zorro, c'est Don Diego de la Vega qu'il prend pour modèle comme si au héros masqué, il préférait la faculté de l'homme ordinaire à être un autre. Ainsi il lui est évident que pour devenir un homme il lui faut partir à la guerre. Mais de guerre point dans la Provence de cet été 65. En revanche, sa fugue lui permet de rencontrer Viviane, non pas la fée mais la Reine. Sa Reine. Avec elle, le monde s'enchante et Shell s'en émerveille. De son gilet bleu il ne voit que l'éclat de sa couleur sans imaginer les terreurs que cachent les manches longues dans la chaleur de l'été. De même il ne sait pas ce que masque le mutisme de Matti, le berger qui le recueille. Mais auprès de cet ogre bienveillant, Shell perçoit, sans savoir le formuler, d'autres manières d'être au monde. Petit prince cabossé, il tombe dans les étoiles en ouvrant grands les bras pour les accueillir.

    Le récit de Shell a été, pour moi, un grand souffle de poésie, de tristesse et d'éblouissement. Tout cela inextricablement mélangé. Mais là, maintenant que l'histoire s'est refermée depuis quelques jours, il m'en reste une impression de luminosité aveuglante. Je continue d'arpenter le plateau provençal avec le garçon au blouson jaune parce que je crois qu'il lui reste des choses à m'apprendre : une pluie de toutes les couleurs ; des odeurs d'eau froide, de thym et de fioul ; le choix de l'innocence ; l'absolu de l'amour ; la différence qui fait grandir. Aucune mièvrerie dans les mots de Shell. Le pathos des situations est comme désamorcé par le ton employé et on se surprend à sourire là où l'on pourrait s'attrister. C'est vraiment du grand art, me semble-t-il, que de savoir ainsi jouer des registres pour stopper toute forme d'apitoiement en y substituant une sorte d'admiration pour la pureté de ces personnages éclopés, ces guerriers désarmés qui affrontent toutes les adversités sans en tirer gloire.

    Voilà ! "Ma Reine" m'a empoigné le coeur et y laissera son empreinte pour infiniment longtemps !git sta

  • Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    0.2

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    « Beau comme une Alfa Roméo mais avec un moteur de 2CV », tout est confus dans la tête de Shell. Pour échapper à l’établissement spécialisé dans lequel ses parents songent à l’envoyer, le jeune garçon décide de partir à la guerre pour leur prouver qu’il est un homme.
    Mais c’est où la guerre ?...
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    « Beau comme une Alfa Roméo mais avec un moteur de 2CV », tout est confus dans la tête de Shell. Pour échapper à l’établissement spécialisé dans lequel ses parents songent à l’envoyer, le jeune garçon décide de partir à la guerre pour leur prouver qu’il est un homme.
    Mais c’est où la guerre ? De l’autre côté de la colline probablement, il en est presque sûr. Et un beau matin, le voilà parti.
    Cependant il ne va pas aller bien loin, car sur la route il va rencontrer Viviane, une petite fille avec qui il deviendra ami, une petite fille qui deviendra sa reine. Ils vont passer l’été ensemble, à se découvrir, lui installé dans une cabane dans la forêt et elle, venant au gré de ses fantaisies lui rendre visite et lui raconter des histoires. Parce que c’est elle la reine, donc c’est elle qui décide…
    La magie de ce premier roman opère dès les premières lignes. J’ai aimé la poésie qui s’en dégage.
    Shell est un enfant attachant, émouvant dans sa naïveté. Son univers loin du monde des adultes est empli de crédulité.
    Lorsqu’il rencontre cette fillette, magnifique et mystérieuse, il va jusqu’au bout de son amour pour elle.
    L’écriture est douce et élégante. Une bien jolie lecture !git sta

  • Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    0.1

    Delphine PALISSOT sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    Aie mon avis est à contre courant...
    Le sujet promettait mais que de mièvrerie...dans ce conte- fable à l'arrière goût de Pagnol mais la fadeur supplante le reste...
    Un jeune garçon différent qui livre sa vision du monde poétique, décalée, savoureuse souvent mais les personnages manquent de...
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    Aie mon avis est à contre courant...
    Le sujet promettait mais que de mièvrerie...dans ce conte- fable à l'arrière goût de Pagnol mais la fadeur supplante le reste...
    Un jeune garçon différent qui livre sa vision du monde poétique, décalée, savoureuse souvent mais les personnages manquent de force et la fin...à vous de lire.
    Si on veut lire un livre lumineux sur les enfants différents qui se livrent à une expérience initiatique, autant lire l'étrange incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon...git sta

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