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Ma reine

Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où... Voir plus

Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où les valeurs sont inversées. Et où rêve et réalité se confondent sans cesse.

De son écriture instinctive et brillante, Jean-Baptiste Andrea livre un texte à hauteur d'enfants. Sans doute son expérience de réalisateur n'y est pas pour rien dans cette façon qu'il a de trouver des images justes et fulgurantes. Ma reine est un texte pictural aux reflets fauvistes, un premier roman cinématographique, dont les images restent longtemps une fois le livre refermé.

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Avis (48)

  • Ambivalence dans mon ressenti.

    D'un côté, j'ai trouvé l'écriture belle, adaptée, juste.
    Mais de l'autre, il y a l'histoire, qui me laisse une saveur douce-amère. Ce conte initiatique est terriblement triste. Shell, c'est le surnom du narrateur. Un retard mental fait de lui l'idiot du...
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    Ambivalence dans mon ressenti.

    D'un côté, j'ai trouvé l'écriture belle, adaptée, juste.
    Mais de l'autre, il y a l'histoire, qui me laisse une saveur douce-amère. Ce conte initiatique est terriblement triste. Shell, c'est le surnom du narrateur. Un retard mental fait de lui l'idiot du village. A ses 12 ans, il raconte son été 1965. Il parle de sa souffrance d'être différent, de ne pas avoir d'amis, de ne pas être pris pour un homme. Alors cet été-là, il décide de fuguer, de partir à la guerre, puisqu'il a entendu que ce sont les hommes qui vont à la guerre. Il n'ira pas loin, mais dans les montagnes il rencontre Viviane, dont il en fera sa reine. Une reine qui usera et abusera de son pouvoir. Mais Shell est tellement heureux d'avoir trouvé une amie qu'il se laissera entrainer par Viviane… pour le meilleur et pour le pire.

    Entre 1965 et 2020, rien n'a changé. Une différence, qu'elle soit physique, mentale ou autre, fait toujours l'objet d'une interrogation et mène souvent à la dérision. Le récit-là, je le trouve cruel. Trop réaliste. Mais j'ai apprécié d'être dans la tête de Shell, qui essaye d'expliquer avec ses mots ce qu'il vit et ressent. Là-dessus, j'ai vraiment trouvé que l'auteur avait réussi à se mettre à la place de son personnage.

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  • 1965. Exclu de l’école pour rejoindre bientôt un établissement spécialisé, Shell, douze ans et différent, décide de prouver qu’il n’est plus un enfant en partant faire la guerre. Sa fugue le conduit dans les hauteurs qui surplombent la station-service où il vit avec ses parents, dans les Alpes...
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    1965. Exclu de l’école pour rejoindre bientôt un établissement spécialisé, Shell, douze ans et différent, décide de prouver qu’il n’est plus un enfant en partant faire la guerre. Sa fugue le conduit dans les hauteurs qui surplombent la station-service où il vit avec ses parents, dans les Alpes de Haute-Provence. Il y fait deux rencontres : une fille de son âge, en qui il ne tarde pas à voir la grande amie qu’il n’a jamais eue et pour qui il serait prêt à tout, et un vieux berger solitaire qui a ses raisons de se faire discret dans le maquis.

    Comme dans Cent millions d’années et un jour, les protagonistes de Jean-Baptiste Andrea préfèrent quitter leur triste quotidien dans la vallée et le rude monde des hommes ordinaires, pour courir après leurs rêves et chercher la paix dans la solitude de la montagne. Dans les deux livres, le conte s’avère bien cruel et le prix à payer exorbitant.

    L’innocence de Shell nous ouvre les portes d’un univers de tendresse et de fraîcheur, où, le temps d’une parenthèse que l’on sait bien devoir se refermer, comme une sorte de moment de grâce fragile et fugace, s’épanouit un amour pur et lumineux, touchant et merveilleux. Comme on aimerait faire durer ces instants et protéger la candeur de Shell de l’inévitable retour à la réalité ! Mais le serrement de coeur prémonitoire du lecteur se terminera bien dans les larmes.

    Shell n’est-il pas l’incarnation de l’enfant tué en chacun d’entre nous, forcé de grandir et de perdre son innocence et ses illusions à son entrée dans l’âge adulte ? La mort est-elle le prix qu’il faut être prêt à payer pour préserver ses rêves ?

    Ce premier roman court et poétique, beau et cruel, porte déjà les germes d’une thématique qui semble chère à l’auteur, explorée ici à l’émouvante hauteur d’un enfant plus vulnérable que les autres. Coup de coeur.

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  • blog : www.dubonheurdelire.wordpress.com
    instagram : dubonheurdelire
    babelio: emilie31

    Aller chez mon libraire indépendant est une garantie de se faire conseiller des pépites à lire et c’est ce que je trouve à la librairie Privat : du conseil, des sourires et des sublimes romans. Je suis...
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    blog : www.dubonheurdelire.wordpress.com
    instagram : dubonheurdelire
    babelio: emilie31

    Aller chez mon libraire indépendant est une garantie de se faire conseiller des pépites à lire et c’est ce que je trouve à la librairie Privat : du conseil, des sourires et des sublimes romans. Je suis les yeux fermés leurs conseils et lorsque Marie m’a suggéré de lire Ma Reine, j’ai foncé.
    Voici la présentation de l’éditeur- édition l’Iconoclaste
    « Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où les valeurs sont inversées. Et où rêve et réalité se confondent sans cesse. »
    Plus qu’un roman, Jean-Baptiste Andrea nous livre un court-métrage car son écriture est aussi peinture et photographie. La Provence des années 60 devient le décor d’un conte initiatique où le Petit Poucet prend les allures d’un jeune garçon de 12 ans, un peu différent avec sa vie isolée dans la station service de ses parents. Shell, nom que lui attribue sa Reine, n’est pas comme les autres garçons de son âge. Aujourd’hui on parlerait d’autiste avant on disait attardé…quand la menace d’être placé en institut pointe le bout de son nez, Shell fuit dans les montagnes pour faire la guerre comme à la télévision. Mais ce n’est pas la guerre qui va croiser son chemin, c’est une reine, bien plus sournoise et cruelle que la guerre…
    Ecrit du point de vue de Shell, ce roman est un apprentissage de la cruauté. Avec beaucoup de poésie, Jean-Baptiste Andréa livre un sublime récit où délicatesse et paysages de montagne se côtoient pour le plus grand plaisir du lecteur.
    En résumé : une sublime découverte littéraire.

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  • Elle est bien agréable la petite musique que Jean-Baptiste Andréa nous donne à entendre pour la première fois. Bien agréable et bien maîtrisée, pleine d’une personnalité qu’on aura plaisir à retrouver.
    Il y a du Pagnol au bout de cette plume, et, sous la mienne, c’est un compliment ! Ces vastes...
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    Elle est bien agréable la petite musique que Jean-Baptiste Andréa nous donne à entendre pour la première fois. Bien agréable et bien maîtrisée, pleine d’une personnalité qu’on aura plaisir à retrouver.
    Il y a du Pagnol au bout de cette plume, et, sous la mienne, c’est un compliment ! Ces vastes paysages minéraux écrasés de soleil et empreints de sauvagerie et de liberté, ce personnage au bord de l’enfance, cette rencontre avec cet être incroyable et mystérieux (une fille !!), tout évoque le petit Marcel en goguette dans ses chères collines et ses souvenirs d’enfance.
    Et puis, surtout, il y a cette langue, imagée, drôle, poétique, irrésistible comme une bonne bouille de gamin, cette langue qui nous fait lire avec le sourire ce qui n’est pas commun.
    Il y a de très beaux moments dans ce roman, pas seulement de très belles scènes, je parle de vrais beaux moments de lecture, de ces phrases que l’on aimerait retenir, relire, faire lire.
    Alors, quel dommage… après cette implantation soigneuse, ce déroulé fluide, cet intérêt éveillé, quel dommage que cette fin abrupte qui semble arriver de nulle part parce qu’il faut bien en faire une, et qui déboule, qui plus est, chargée jusqu’à la gorge de thématiques rebattues…Il m’a semblé découvrir un gymnaste ayant accompli une belle prestation et qui perd sa médaille sur une mauvaise réception, tout près du podium.
    N’empêche, j’attends le suivant.

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  • Les enfants sont cruels. Ce roman en est la parfaite illustration.
    Shell, dénommé ainsi parce qu’il sert de l’essence dans la station-service de ses parents, prend la fuite de chez lui, à la recherche de gloire, de gestes romanesques.
    Réfugié dans la montagne, il fait la connaissance de...
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    Les enfants sont cruels. Ce roman en est la parfaite illustration.
    Shell, dénommé ainsi parce qu’il sert de l’essence dans la station-service de ses parents, prend la fuite de chez lui, à la recherche de gloire, de gestes romanesques.
    Réfugié dans la montagne, il fait la connaissance de Viviane. La gamine le prend sous son emprise. Il l’appelle « Ma reine », fait ce qu’elle lui demande de faire, jusqu’au drame.
    Ce joli roman, simple dans sa narration, ouvre pourtant bien des perspectives au lecteur.
    Il y a le rapport à la nature, au rêve et surtout cette description de l’enfance avec ses doutes, ses attentes, sa cruauté.
    Consciemment ou non, Viviane se joue de la crédulité de son compagnon de jeu. Chez lui, il y a de l’amour, de la dévotion même ; chez elle, il y a de la manipulation.
    Jusqu’au jour où le jeu va trop loin…
    Prenant, puissant même, ce roman happe le lecteur qui, même s’il pressent la fin tragique, se laisse prendre au jeu.
    Pour retrouver son âme d’enfant, peut-être.

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  • Conte initiatique qui se situe en 1965 en Provence, dont les premières pages plantent le décor d’une station-service paumée comme il s’en faisait à l’époque.
    C’est là que Shell , 12 ans, ainsi surnommé à cause de son blouson, évolue et vit avec ses parents ; il s’occupe à servir les rares...
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    Conte initiatique qui se situe en 1965 en Provence, dont les premières pages plantent le décor d’une station-service paumée comme il s’en faisait à l’époque.
    C’est là que Shell , 12 ans, ainsi surnommé à cause de son blouson, évolue et vit avec ses parents ; il s’occupe à servir les rares clients qui se présentent.
    Il est un peu différent Shell, n’est plus scolarisé à cause de son comportement, son cerveau serait « trop petit ». Comme il craint un placement ou de partir loin de ses repères, Il décide un jour de partir à la guerre (même s’il ignore la réalité de la guerre) et s’éloigne vers la colline derrière la station. Il s’enfonce alors dans la garrigue provençale.
    S’en suit un périple où il va rencontrer Viviane qui devient «sa reine », la première et seule amie de son existence.
    Et là, j’ai cessé d’accrocher (donc très vite) : ce qui aurait pu être émouvant et tendre m’a plus ou moins laissée de marbre et ne m’a pas emportée.
    Trop prévisible peut-être, il m’a manqué une étincelle, un grain de folie, ce je ne sais quoi qui m’aurait convaincue… En résumé, je suis déçue d’autant plus que beaucoup de commentaires sont élogieux.
    Ce premier roman est néanmoins très bien écrit et je suis rassurée de constater qu’il a plu à la majorité.

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  • Été 1965. Vallée de l’Asse. Provence. Une station d’essence où plus grand monde ne s’arrête. Shell, surnom qu’il devra au blouson qu’il porte, 12 ans, fan de la série télévisée Zorro, ne peut plus aller à l’école. Il est trop différent des autres, son médecin a expliqué à ses parents que sa «...
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    Été 1965. Vallée de l’Asse. Provence. Une station d’essence où plus grand monde ne s’arrête. Shell, surnom qu’il devra au blouson qu’il porte, 12 ans, fan de la série télévisée Zorro, ne peut plus aller à l’école. Il est trop différent des autres, son médecin a expliqué à ses parents que sa « tête avait arrêté de grandir ». La situation se complique encore lorsqu’il manque de mettre le feu accidentellement à la station. Bien décidé à prouver qu’il est un homme, il décide de partir à la guerre « vu que là-bas tout est déjà en feu ». Mais il se retrouve sur le plateau où il rencontre Viviane, non pas une fée, mais une reine. Elle lui fait promettre de ne pas chercher à savoir où elle demeure sinon elle redeviendra une fille banale…

    L’histoire est écrite du point de vue de Shell. Cela aurait pu sonner faux mais c’est écrit avec des mots simples et une certaine poésie. C’est parfois naïf, cruel comme le sont les enfants.
    Ce livre m’a rappelé la raison pour laquelle je lis ? Pour « tomber » sur une pépite comme Ma Reine, une parenthèse pour réenchanter le monde.

    « Elle n’avait jamais été aussi belle, aussi reine que là, dans son gilet bleu sous ses cheveux blonds et moi je ne m’étais jamais senti aussi bête, aussi sale, aussi sergent Garcia. »

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  • Un très beau roman, plein de douceur, d'amour, de naïveté et d'enfance.
    Une chouette lecture et un premier roman réussi !

    Un très beau roman, plein de douceur, d'amour, de naïveté et d'enfance.
    Une chouette lecture et un premier roman réussi !

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