Ma reine

Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

4.095238095

21 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : L'iconoclaste
  • EAN : 9791095438403
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où... Voir plus

Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où les valeurs sont inversées. Et où rêve et réalité se confondent sans cesse.

De son écriture instinctive et brillante, Jean-Baptiste Andrea livre un texte à hauteur d'enfants. Sans doute son expérience de réalisateur n'y est pas pour rien dans cette façon qu'il a de trouver des images justes et fulgurantes. Ma reine est un texte pictural aux reflets fauvistes, un premier roman cinématographique, dont les images restent longtemps une fois le livre refermé.

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Les derniers avis

  • 0.15

    bonjour
    a la mediath'eque de ma commune, les bibliothécaires organisent un prix litteraire et donc on doit lire au moins trois livres de la selection pour voter, j ai choisi ma reine de jean-baptite andrea
    c est un livre tres émouvant, sur l idee de la difference etr de l amitié
    le...
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    bonjour
    a la mediath'eque de ma commune, les bibliothécaires organisent un prix litteraire et donc on doit lire au moins trois livres de la selection pour voter, j ai choisi ma reine de jean-baptite andrea
    c est un livre tres émouvant, sur l idee de la difference etr de l amitié
    le personnage principal, shell, vit dans son monde , rencontre des adultes et cherche leur compagnie, bien sur l intrigue est modeste, mais l auteur nous ouvre les portes de le difference et rien que cela j ai bien aimé le roman, cordialement

  • 0.25

    Shell, un enfant de douze ans, porte sur le monde un regard différent, et nous partageons ses découvertes. Il vit en Provence, ses parents tiennent une station-service (Shell, bien sûr) Un jour, il apprend qu’il va être envoyé loin, dans un centre où il sera scolarisé avec des enfants qui, comme...
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    Shell, un enfant de douze ans, porte sur le monde un regard différent, et nous partageons ses découvertes. Il vit en Provence, ses parents tiennent une station-service (Shell, bien sûr) Un jour, il apprend qu’il va être envoyé loin, dans un centre où il sera scolarisé avec des enfants qui, comme lui, ne peuvent suivre un cursus scolaire normal. Alors il décide de partir « à la guerre ». La guerre, il ne la trouvera pas, mais il rencontrera Viviane qui va devenir sa reine et à qui il va prêter un serment d’allégeance qu’il respectera absolument, avec confiance.
    « Ma reine », un conte initiatique lumineux ; Shell, un enfant droit, fiable, bon ; Viviane, une adolescente qui a des blessures à cacher ; Matti, un berger qui tait ce qu’il sait du monde. Chacun essaie d’enchanter son monde grâce à l’amour, la nature, les rêves.
    Pas de pathos dans ce roman mais beaucoup de tendresse inconditionnelle, de respect des autres, de solidarité. Pas de jugement non plus : chaque personnage fait ce qu’il eut avec ce que la vie lui a donné.
    « Ma reine », un bijou précieux qui scintille dans son écrin pour nous rappeler la suavité des petits délices de la vie et la force des amours absolus.

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/12/10/35899771.html

    Il a douze ans et il s’appelle Shell. Ou plutôt il est surnommé Shell car il porte avec fierté le blouson de la marque. Shell vit dans la vallée de l’Asse en 1965, dans la station-service de ses parents. Shell est différent...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/12/10/35899771.html

    Il a douze ans et il s’appelle Shell. Ou plutôt il est surnommé Shell car il porte avec fierté le blouson de la marque. Shell vit dans la vallée de l’Asse en 1965, dans la station-service de ses parents. Shell est différent des autres, il le sait mais le vit bien. Il découvre la vie avec naïveté mais aussi avec des bêtises. Une cigarette fumée en cachette dans les C (WC mais le W est tombé de la porte) de la station, un début d’incendie. Il surprend une conversation téléphonique entre sa mère et sa sœur : il apprend qu’on veut le placer dans un institut. Mais Shell, lui, veut prouver qu’il est un homme. Pour cela, il décide de partir à la guerre. La fleur au fusil, il s’enfuit de chez lui. Rapidement, il se rend compte que ce n’est pas une bonne idée mais hors de question de revenir penaud chez lui. Il s’installe dans une vieille cabane sur un plateau non loin de la station. Il vit de rien. Heureusement pour lui, il reçoit de l’aide de Matti, un berger taiseux mais surtout, il rencontre Viviane. Viviane a son âge et est en vacances avec ses parents dans cette vallée. Elle est mystérieuse et attire fatalement le jeune garçon. À défaut d’être une fée, elle devient sa reine, celle qu’il suit aveuglement pour le meilleur… et le pire.

    Jean-Baptiste Andrea nous livre un premier roman d’initiation très poétique et onirique. Le récit, à la première personne du singulier nous rend le personnage de Shell très touchant. L’écriture est plutôt belle et la fin, surprenante, est d’une grande logique. Malgré tous ces points positifs, il me reste un petit sentiment d’inachevé. Il me manque quelque chose, je ne sais pas trop quoi, une émotion en plus peut-être.

    L’ensemble reste quand même très beau et l’auteur est à suivre de près.

  • 0.2

    un livre bouleversant, plein d'émotion. L'auteur nous fait vivre au quotidien la vie de ce petit garçon pas comme les autres, qui nous fait découvrir le monde à travers ses yeux.

    un livre bouleversant, plein d'émotion. L'auteur nous fait vivre au quotidien la vie de ce petit garçon pas comme les autres, qui nous fait découvrir le monde à travers ses yeux.

  • 0.25

    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2017/12/ma-reine-de-jean-baptiste-andrea.html

    Vallée de l’Asse en Provence, Shell a 12 ans et vit avec ses parents dans une station-service. Il ne va plus à l’école car à l’école ça ne fonctionne pas. Il ne s’adapte pas. Il n’arrive pas à apprendre ce...
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    Lien : http://www.livresselitteraire.com/2017/12/ma-reine-de-jean-baptiste-andrea.html

    Vallée de l’Asse en Provence, Shell a 12 ans et vit avec ses parents dans une station-service. Il ne va plus à l’école car à l’école ça ne fonctionne pas. Il ne s’adapte pas. Il n’arrive pas à apprendre ce que ses professeurs lui enseignent. Un jour, dans les C de la station (parce que le W est tombé), il manque de mettre le feu en allumant une cigarette. Pour ses parents s’en est trop. Il faut envoyer Shell en ville, ailleurs, là où le monde sera adapté à lui. Là où on pourra le prendre en charge.
    Pour prouver qu’il est un homme et entrevoir un peu de fierté dans les yeux de ses proches, Shell décide de s’enfuir pour aller faire la guerre. Mais la guerre c’est loin. Et il a oublié la moitié de ses affaires. Nous sommes en 1965 et sur le plateau qui dessert la vallée nulle guerre à l’horizon. Seuls les rochers se dressent devant lui, les champs à perte de vue et une petite fille, blonde, belle comme le soleil mais aux yeux sombres comme les ténèbres. Elle apparaît puis disparaît comme un souffle. Parce que voyez-vous Viviane est une reine. Subjugué par la belle, il va découvrir à ses côtés tout un monde mi réel, mi rêvé et se mettre en quatre pour la satisfaire. Naissance d’une amitié, d’un amour, d’un désir. Mais l’histoire si belle qui se dessine sous nos yeux risque fort de prendre une toute autre tournure…

    Dans ce roman aux allures de conte, Jean-Baptiste Andrea façonne avec habilité les paysages de Provence, où les odeurs se mêlent à la chaleur de l’été. Où douceur et aridité se confondent. Et c’est aussi le cas de ses personnages qui côtoient encore l’enfance et sa douceur en même temps que le cœur aride des autres. Car vous l’aurez bien compris Shell est un enfant différent, qui n’est pas sans nous rappelé d’une certaine manière Stradi dans le roman de Gilles Marchand. Sa différence pourrait être assimilée à de la stupidité selon certains. Aujourd’hui, nous l’assimilerions à de l’autisme mais n’oublions pas le récit se déroule en 1965 … Quant à Viviane derrière sa belle chevelure dorée et son gilet bleu, il est fort probable qu’elle cache une souffrance tatouée sur sa peau laiteuse. Il est là le sujet profond que cache Ma reine, il est là et il est merveilleusement bien travaillé par la plume de Jean-Baptiste Andrea qui l’espace de 220 pages devient Shell. Il est sa voix.

    Rédigé à la première personne, on a réellement le sentiment de lire un récit écrit de la main d’un enfant de douze ans, avec tout l’humour, toute l’innocence et toutes les fêlures de cet âge, sa différence en plus. La fragilité qui transparaît de la première à la dernière page m’a littéralement embarqué et émue, à tel point que régulièrement je disais à Monsieur « écoute cette sensibilité, cette sagesse » et je me mettais à lui lire un passage qui emplissait mon cœur d’une émotion toute particulière. Cette thématique et cette prise de position d’écrire avec le « je » auraient pu vite laisser place aux mièvreries, et pourtant Jean-Baptiste Andrea a su maîtriser distance et implication pour faire de ce récit onirique un joli roman initiatique ou peut-être même une fable marquante.

  • 0.2

    « Ma reine » nous fait voyager dans la tête de Shell, garçon en marge du monde, touchant. Une écriture poétique mais aussi très cinématographique pour un texte à la fois tendre et dur.

    « Ma reine » nous fait voyager dans la tête de Shell, garçon en marge du monde, touchant. Une écriture poétique mais aussi très cinématographique pour un texte à la fois tendre et dur.

  • 0.25

    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/12/ma-reine-de-jean-baptiste-andrea.html

    L'histoire se passe en 1965 dans un coin reculé des Alpes de Haute Provence. Le narrateur est un jeune garçon de douze ans surnommé Shell du nom du blouson qu'il porte car il a du quitter l'école et fait le...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/12/ma-reine-de-jean-baptiste-andrea.html

    L'histoire se passe en 1965 dans un coin reculé des Alpes de Haute Provence. Le narrateur est un jeune garçon de douze ans surnommé Shell du nom du blouson qu'il porte car il a du quitter l'école et fait le plein d'essence aux clients qui s'arrêtent à la station de ses parents. C'est un enfant différent qui voit le monde autrement que les autres, qui ne comprend rien aux abstractions ni au temps qui passe par exemple. " Je suis bizarre. Moi je ne trouve pas, mais les autres oui. "

    Pour éviter d'être envoyé dans un centre spécialisé après avoir fait une grosse bêtise Shell décide de montrer qu'il peut devenir un homme et pour cela il décide de partir à la guerre car les hommes ça va à la guerre et ça ramène des médailles... " C'est ce jour-là que j'ai décidé de partir à la guerre". Il quitte sa maison et ses parents taiseux pour atteindre un plateau qui domine la station d'essence de ses parents. Là il rencontre Viviane, une jeune fille de son âge "la reine du plateau et des montagnes" et ensuite Matti un berger muet. Viviane est une des rares personnes qui lui parle normalement et, au travers de leurs jeux d'enfants, lui donne l'impression d'être important. Shell rencontre ainsi pour la première fois l'amour et l'amitié.

    Ce roman est une sorte de conte duquel se dégage une atmosphère étrange et irréelle. L'auteur met dans la bouche de Shell des mots qui montrent la vision simpliste que l'enfant a du monde et de la vie, de jolis mots pleins de fraicheur et de bon sens qui ne sont jamais mièvres. Il nous décrit la fuite de Shell, sa fuite pour se trouver. Les personnages sont peu nombreux et attachants car on comprend rapidement que Viviane elle aussi fuit quelque chose... Tous les deux s'inventent un monde mais Viviane va vouloir chercher les limites du pouvoir qu'elle exerce sur Shell qui rapidement est prêt à tout pour elle.

    Jean-Baptiste Andréa met en scène une sorte de Forrest Gump très attachant. Ce roman d'apprentissage d'une très grande originalité est une très belle histoire de premier amour et d'amitié, il est écrit d'une écriture joliment poétique et se termine de façon surprenante et émouvante. Très belle découverte d'un auteur très prometteur.

  • 0.25

    "Ici dans la vallée l'été n'avait pas l'air de savoir qu'il allait bientôt devoir s'en aller Personne ne lui avait rien dit et il s'était installé confortablement."

    Le village est à plus de dix kilomètres, une station service dans un coin pareil ce n'est pas un endroit pour un gamin de douze...
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    "Ici dans la vallée l'été n'avait pas l'air de savoir qu'il allait bientôt devoir s'en aller Personne ne lui avait rien dit et il s'était installé confortablement."

    Le village est à plus de dix kilomètres, une station service dans un coin pareil ce n'est pas un endroit pour un gamin de douze ans. Shell ne va plus à l'école, il n'a pas d'amis. Physiquement il est normal, mais c'est dans sa tête qu'il n'est pas comme tout le monde, comme si elle avait arrêté de grandir, à croire qu'on a jeté un sort à sa mère. Shell décide de partir à la guerre, pour gagner des médailles et prouver qu'il est un adulte ou tout comme. le problème c'est qu'il ne sait pas où on fait la guerre. Alors il monte au sommet du plateau et là il va rencontrer Viviane sa Reine. Avec elle tout va devenir possible puisque c'est une Reine.

    Difficile de parler de ce roman magnifique, car ce livre ne peut pas se raconter, il se vit, il pénètre en nous, on le ressent. Une écriture d'une poésie rare, l'auteur met toute la beauté et la naïveté dans les yeux d'une enfant de 12 ans différent et innocent,rempli d'imagination,un gosse qui subit les moqueries et les brimades, mais qui sait regarder la télévision éteinte et la remplir de ses images.

    Une parenthèse enchantée, un moment de grâce. Jean-Baptiste Andrea utilise avec justesse la langue de l'enfance, faite de rêves, d'espoir, de tendresse. Un roman sur la différence, sur ceux qui voient et ressentent ce que les autres ne savent plus voir et ressentir, un roman sur la difficulté de devenir adulte, mais est-ce que cela vaut vraiment la peine de le devenir ? Jusqu'à la dernière page l'émotion et la poésie triomphent de la bêtise et de la méchanceté. Un roman qui est plus qu'un coup de coeur !

  • 0.15

    Challenge 68premièresfois 2017 2
    Shell et Viviane, deux enfants dans la campagne. Shell n’est pas comme les autres et pour cela, il ne va plus à l’école et il s’ennuie dans la station de service familiale. De plus, il y a de rares clients. Il décide alors de partir faire la guerre et va...
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    Challenge 68premièresfois 2017 2
    Shell et Viviane, deux enfants dans la campagne. Shell n’est pas comme les autres et pour cela, il ne va plus à l’école et il s’ennuie dans la station de service familiale. De plus, il y a de rares clients. Il décide alors de partir faire la guerre et va disparaître dans la forêt. Mais une belle princesse, Viviane, va surgir et cette princesse va devenir sa reine. Mais un jour, elle ne reviendra pas et Shell va être hébergé par un vieil ermite berger. Mais il serait peut être temps de rentrer à la maison. Un livre très poétique que cette histoire racontée par la voix de ce petit garçon différent mais si touchant. Poétique mais aussi cruel car les autres peuvent l’être mais aussi la nature. De belles pages de description de la nature et des moments de solitude de ce petit garçon. Une sorte de conte moderne, féérique avec l’image d’un petit garçon si touchant avec ses rêves et espoirs. Une belle écriture et des images fortes qui restent en mémoire quand on a fermé ce doux et terrible conte.

  • 0.25

    Son corps est comme celui de tous les autres mais dans sa tête le monde se structure selon une logique qui n'appartient qu'à lui. La cohérence qu'il lui donne est celle des raisonnements enfantins, mi-magique, mi-empirique. Il est singulier, Shell, dans le blouson qui lui a valu son surnom....
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    Son corps est comme celui de tous les autres mais dans sa tête le monde se structure selon une logique qui n'appartient qu'à lui. La cohérence qu'il lui donne est celle des raisonnements enfantins, mi-magique, mi-empirique. Il est singulier, Shell, dans le blouson qui lui a valu son surnom. Singulier et décalé. Ainsi plutôt que Zorro, c'est Don Diego de la Vega qu'il prend pour modèle comme si au héros masqué, il préférait la faculté de l'homme ordinaire à être un autre. Ainsi il lui est évident que pour devenir un homme il lui faut partir à la guerre. Mais de guerre point dans la Provence de cet été 65. En revanche, sa fugue lui permet de rencontrer Viviane, non pas la fée mais la Reine. Sa Reine. Avec elle, le monde s'enchante et Shell s'en émerveille. De son gilet bleu il ne voit que l'éclat de sa couleur sans imaginer les terreurs que cachent les manches longues dans la chaleur de l'été. De même il ne sait pas ce que masque le mutisme de Matti, le berger qui le recueille. Mais auprès de cet ogre bienveillant, Shell perçoit, sans savoir le formuler, d'autres manières d'être au monde. Petit prince cabossé, il tombe dans les étoiles en ouvrant grands les bras pour les accueillir.

    Le récit de Shell a été, pour moi, un grand souffle de poésie, de tristesse et d'éblouissement. Tout cela inextricablement mélangé. Mais là, maintenant que l'histoire s'est refermée depuis quelques jours, il m'en reste une impression de luminosité aveuglante. Je continue d'arpenter le plateau provençal avec le garçon au blouson jaune parce que je crois qu'il lui reste des choses à m'apprendre : une pluie de toutes les couleurs ; des odeurs d'eau froide, de thym et de fioul ; le choix de l'innocence ; l'absolu de l'amour ; la différence qui fait grandir. Aucune mièvrerie dans les mots de Shell. Le pathos des situations est comme désamorcé par le ton employé et on se surprend à sourire là où l'on pourrait s'attrister. C'est vraiment du grand art, me semble-t-il, que de savoir ainsi jouer des registres pour stopper toute forme d'apitoiement en y substituant une sorte d'admiration pour la pureté de ces personnages éclopés, ces guerriers désarmés qui affrontent toutes les adversités sans en tirer gloire.

    Voilà ! "Ma Reine" m'a empoigné le coeur et y laissera son empreinte pour infiniment longtemps !

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