Ma reine

Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste
  • Date de parution :
  • Editeur : L'iconoclaste
  • EAN : 9791095438403
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où... Voir plus

Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où les valeurs sont inversées. Et où rêve et réalité se confondent sans cesse.

De son écriture instinctive et brillante, Jean-Baptiste Andrea livre un texte à hauteur d'enfants. Sans doute son expérience de réalisateur n'y est pas pour rien dans cette façon qu'il a de trouver des images justes et fulgurantes. Ma reine est un texte pictural aux reflets fauvistes, un premier roman cinématographique, dont les images restent longtemps une fois le livre refermé.

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  • Extrêmement touchée par le destin de Shell qui refuse son placement en centre spécialisé envisagé par ses parents et fugue sur les plateaux de sa Provence natale où il pense trouver la guerre pour devenir un homme.

    Il y trouvera Viviane, petite fée farouche, qui deviendra sa reine pour le...
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    Extrêmement touchée par le destin de Shell qui refuse son placement en centre spécialisé envisagé par ses parents et fugue sur les plateaux de sa Provence natale où il pense trouver la guerre pour devenir un homme.

    Il y trouvera Viviane, petite fée farouche, qui deviendra sa reine pour le meilleur et pour le pire.
    Un magnifique roman initiatique, empli de poésie et de morceaux d’enfance.

    Un très beau moment de lecture en compagnie de deux petits sauvageons tellement attachants.

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  • Je sens que je ne vais pas épiloguer concernant mon avis sur ce roman, d'une part déjà, parce qu'il est très court et se lit de façon très claire et aérée, d'autre part parce qu'il s'agit de ce type de lectures assez atypiques et qui partent vers leur propre horizon, et qui me laissent......
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    Je sens que je ne vais pas épiloguer concernant mon avis sur ce roman, d'une part déjà, parce qu'il est très court et se lit de façon très claire et aérée, d'autre part parce qu'il s'agit de ce type de lectures assez atypiques et qui partent vers leur propre horizon, et qui me laissent... déconcertée. J'aimerais dire que j'ai grandement apprécié ce roman, qu'il m'a chamboulée mon petit cœur en le retournant dans tous les sens et qui m'a fait vivre un voyage initiatique extraordinaire au travers d'une plume marginale tout comme le héros qu'elle peint et qui se démarque, qui a sa véritable patte qui sort du lot.

    Et ce dernier point n'est pas tout à fait faux car j'ai été effectivement saisie par la plume de Jean-Baptiste Andrea qui, pour son tout premier roman, a déjà un style affirmé et qui porte son empreinte. A l'instar de Shell et de sa bergerie au beau milieu du plateau, désertique et désolant, l'auteur défend son territoire à l'aide d'une écriture très imprégnée de la réalité crue mais aussi d'un onirisme et d'une poésie sobre tour à tour drôle, touchante, désarmante, révoltante, esseulée et qui, dans tous les cas, sait nous parler et capter notre attention, page après page.

    Pour ma part, la magie a fait mouche mais son effet étrangement addictif, presque planant sous le lourd soleil de cet été 1965, été où tout va changer pour notre petit héros, ne m'a pas fait oublier le goût amer que j'avais en bouche car je ne savais absolument pas où tout ça me menait et, malgré le fait que je me sois embarquée dans cette galère jusqu'au bout du bout, je ne sais toujours pas quoi en penser et ce qu'il en ressort, de tout ça.

    Tous les ingrédients étaient pourtant réunis pour que je reste bouche bée à la suite de cette fugue éprouvante et de l'amitié pour le moins singulière qui en résulte. Shell, dont on ne saura jamais le prénom et par ailleurs c'est une stratégie très intelligente car on peut d'autant mieux s'identifier à lui et cela ajoute une nouvelle part de mystère à cette histoire déjà très mystifiée, peut-être trop quand on y pense, est un petit garçon qui semble tout ce qu'il y a de plus normal dans cette France des années soixante qui devient de plus en plus consommatrice, urbanisée et industrialisée.

    Cependant, on se retrouve bien éloignée de tout ce chamboulement et de cette métamorphose à tous les niveaux car notre héros vit au milieu de nulle part. Cela crée une ambiance presque western sauf qu'on est pas chez les Amerloques sauveurs de l'Europe avec leurs G.I. Joe ici, mais en France, au vingt-et-unième siècle, avec un relief très plat et très "Diagonale du Vide" (bonjour les cours de géo en primaire).

    Mais déjà, ce roman avait une aura forte et mystérieuse, et le fait que l'auteur avant son premier essai littéraire soit connu pour son travail de scénariste ne m'étonne en rien. La tension qui plombe le roman et le ressenti extrêmement visuel et lumineux, avec même un appel à l'utilisation de nos cinq sens, le rend presque digne d'un film au vu de l'ambiance dans laquelle il plonge le lecteur.

    Néanmoins, j'avais la sensation de ma bulle de lecture usuelle ne m'était pas si confortable qu'habituellement. C'est comme si je souhaitais crever l'abcès d'un bouton dérangeant, ou comme si je me trouvais derrière un rideau noir sans jamais avoir le moyen de le soulever. Je suis bien consciente de l'étrangeté des images que j'invoque mais c'est pour vous dire à quel point cette intrigue m'a rendue perplexe et frustrée. Je suis incapable de mettre les bons mots sur ce que je ressens, j'en perds carrément mon latin.

    Je pense que je vais en finir là, si cela continue, je vais m'en arracher les cheveux. Peut-être est-ce parce que j'ai lu ce roman à un moment qui n'était pas propice, à savoir durant ma période de partiels, autant vous dire que j'avais le cerveau qui était une vraie cocotte minute, que je n'ai pas su l'apprécier à sa juste valeur et recevoir pleinement la conscience de son potentiel. Pour moi, ce roman a des qualités, c'est certain.

    La plume de l'auteur est au rendez-vous et ne déçoit pas, c'est même l'atout charme de ce livre selon moi, et l'univers que nous dépeint l'auteur est à la fois ancré dans une époque bien précise et qui me fascine, avec des éléments spatio-temporels et du mode de vie des sixities clairement définis, mais il se détache tout à la fois de ce qui est familier et bien connu pour nous offrir un récit plus ouvert d'esprit et qui s'élargit jusqu'aux frontières de l'imagination de l'écrivain et du lecteur et qui laisse la large place aux sentiments et réflexions de ce dernier.

    Les personnages, bien que trop énigmatiques et renfermés sur eux même, sont attachants et on devient leurs compagnons de route le temps d'un été, on sent la crasse sur les vêtements, les cailloux dans les chaussures, la plante des pieds qui se corne et la faim et la soif nous tenailler le ventre avec eux. Viviane la reine, au prénom hérité d'une fée enchanteresse, m'a fascinée presque autant qu'elle fascine Shell à partir du moment fatidique de leur collision dans ce lieu incongru.

    Même si on devine sa véritable nature très lisse et sans fioriture aucune, bien loin du château luxueux et de la magnificence, on a envie de partir avec elle dans ses délires afin que ses rêves d'enfant ne s'évanouissent jamais. J'ai aimé ces deux personnages, noyau de cette histoire invraisemblable mais qui me semblait pourtant vraie, ainsi que la figure réconciliatrice et réconfortante de Matti, berger bourru, taciturne et un peu porté sur l'alcool, mais qui a le cœur gros comme ça et qui n'a besoin ni qu'on lui parle ni qu'il ouvre la bouche pour nous comprendre et se connecter à notre âme.

    Même les parents de Shell, extrêmement effacés et fades, qui pourtant déclenche la révolte de leur petit dernier à vouloir prouver au monde entier qu'il est un homme, un vrai, au fond j'étais sûre qu'ils aimaient leur fils et qu'ils avaient leur raison d'agir de façon aussi détachée, presque cruelle. Chaque personnage, éphémère ou non, me sautaient au visage car ils me semblaient indubitablement réels, authentiques dans leur flagrante normalité.

    Bref, pour conclure, Ma reine aurait du être un roman subjuguant et, si je puis dire, il l'a été dans un certain sens car il traite d'un sujet extrêmement sérieux et probablement très tabou pour cette époque encore très étriquée avec une certaine simplicité et magie enfantine qui nous désillusionne presque. Pourquoi ? Tout bonnement parce que l'horrible et incompréhensible réalité se cache derrière chaque petit espoir qui naît, chaque petit rayon de soleil qui berce le plateau, terre d'accueil de celui qui veut partir en guerre mais qui se rend compte qu'il veut juste échapper au monde entier et à leur jugement, leur enfermement physique et moral, à leur persécution constante. La guerre face à ça, c'est du suicide. Mieux vaut se terrer comme une autruche.

    Ma reine est une fuite perpétuelle face à un monde qui déçoit, morne et sans saveur, pas comme la mayonnaise Amora, la meilleure de toutes (et non, ce n'est pas un placement de produit), face à des étrangers de toute part, face à un isolement permanent dès qu'un bref contact humain se crée. Autant rester seul dans une tête malade et qui se sent coupable.

    Le mal de Shell, je ne vous le révélerai point mais mon gros ennui, c'est que je suis passée à côté tout du long. Je n'ai pas su voir ce que j'avais sous les yeux, je n'ai retenu que l'anecdotique et je n'ai pas su percevoir l'essentiel. Est-ce de ma faute parce que j'étais trop absorbée par autre chose et que mon contrat de lecture était erroné dès le départ ? Est-ce celle de l'auteur d'être trop parti dans l'implicite, l'imagé et l'absence d'explication et d'échanges ? Ce questionnement qui me ronge aura tôt fait de m'exaspérer.

    N'empêche, passer à côté du message central d'un roman (il a fallu que je lise plusieurs autres avis de lecteur pour éclairer ma lanterne), ça me chiffonne franchement. Et puis la fin, nimbée du lever de soleil, m'aura certes éblouie mais une fois encore d'un point de vue purement visuel et esthétique. Quels seront les lendemains de Shell ? Va-t-il in fine le fêter cet anniversaire (qui est passé mais ça c'est une autre histoire) ? A quoi aboutit sa fugue ?

    Je ne sais pas ce qu'on a cherché à me faire comprendre, mes pensées sont dans un brouillard complet et j'aimerais bien m'en dépêtrer sans que cela continue à me hanter encore. Je pense que je relirai ce livre à tête reposée, sans mes partiels pour m'envahir la tête, afin qu'on soit bien face à face et que j'écoute attentivement ce qu'il a à me dire. Ce deuxième entretien se passera mieux, il le faut, je ne peux pas rester sur cette opinion mitigée. En attendant, si vous souhaitez découvrir un titre de la rentrée littéraire intriguant et très dense et complexe à lire malgré son petit nombre de pages, je vous prie, faites vous plaisir avec celui-là.

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  • Elle est bien agréable la petite musique que Jean-Baptiste Andréa nous donne à entendre pour la première fois. Bien agréable et bien maîtrisée, pleine d’une personnalité qu’on aura plaisir à retrouver.
    Il y a du Pagnol au bout de cette plume, et, sous la mienne, c’est un compliment ! Ces vastes...
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    Elle est bien agréable la petite musique que Jean-Baptiste Andréa nous donne à entendre pour la première fois. Bien agréable et bien maîtrisée, pleine d’une personnalité qu’on aura plaisir à retrouver.
    Il y a du Pagnol au bout de cette plume, et, sous la mienne, c’est un compliment ! Ces vastes paysages minéraux écrasés de soleil et empreints de sauvagerie et de liberté, ce personnage au bord de l’enfance, cette rencontre avec cet être incroyable et mystérieux (une fille !!), tout évoque le petit Marcel en goguette dans ses chères collines et ses souvenirs d’enfance.
    Et puis, surtout, il y a cette langue, imagée, drôle, poétique, irrésistible comme une bonne bouille de gamin, cette langue qui nous fait lire avec le sourire ce qui n’est pas commun.
    Il y a de très beaux moments dans ce roman, pas seulement de très belles scènes, je parle de vrais beaux moments de lecture, de ces phrases que l’on aimerait retenir, relire, faire lire.
    Alors, quel dommage… après cette implantation soigneuse, ce déroulé fluide, cet intérêt éveillé, quel dommage que cette fin abrupte qui semble arriver de nulle part parce qu’il faut bien en faire une, et qui déboule, qui plus est, chargée jusqu’à la gorge de thématiques rebattues…Il m’a semblé découvrir un gymnaste ayant accompli une belle prestation et qui perd sa médaille sur une mauvaise réception, tout près du podium.
    N’empêche, j’attends le suivant.

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  • "Ma reine" de Jean Baptiste Andrea élu prix du premier roman 2017, et c'est largement mérité.

    C'est l'histoire d'un garçon pas comme les autres surnommé Shell à cause du blouson de l'emblème de la fameuse marque pétrolière. Durant l'été 1965, en Provence. "Shell" a douze ans, il fait l'école...
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    "Ma reine" de Jean Baptiste Andrea élu prix du premier roman 2017, et c'est largement mérité.

    C'est l'histoire d'un garçon pas comme les autres surnommé Shell à cause du blouson de l'emblème de la fameuse marque pétrolière. Durant l'été 1965, en Provence. "Shell" a douze ans, il fait l'école buissonnière. Il décide de partir de chez lui puis tombe sur Viviane, presque aussi jeune qui lui propose d'être sa reine. Mais à certaines conditions...

    Ce magnifique livre est un conte poétique, pleins de magie qui vous emporte jusqu'à la dernière page. Très beau roman, encore passé inaperçu lors de cette rentrée littéraire 2017.

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  • 1965, Vallée de l’Asse, Provence. Shell vit dans une station-service avec ses parents et a une façon bien à lui de considérer la vie. « Il faut voir les choses comme ça, a dit mon père en me montrant la belle photo de l’Alfa Romeo Giulietta au-dessus de son bureau : je suis un peu comme elle,...
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    1965, Vallée de l’Asse, Provence. Shell vit dans une station-service avec ses parents et a une façon bien à lui de considérer la vie. « Il faut voir les choses comme ça, a dit mon père en me montrant la belle photo de l’Alfa Romeo Giulietta au-dessus de son bureau : je suis un peu comme elle, mais avec un moteur de 2CV dedans. » « Bien sûr, il y a des fois où j’aimerais bien avoir un moteur un petit peu plus gros. Peut-être pas un V8 mais un quatre cylindres par exemple, pour m’aider quand j’ai mal. » Ce petit garçon, différent, décide de devenir un homme en allant faire la guerre. Mais où ? Il part, seul et atterrit non loin de sa maison, en haut sur le plateau. Un matin, en se réveillant, un visage le surplombe. C’est Viviane (oui !oui ! comme la fée !), elle devient sa Reine. Qui est cette mystérieuse jeune fille ? Que lui veut-elle ? Shell ne se pose pas plus de questions et jouit de chaque instant en la présence de sa nouvelle meilleure amie.
    « Je me suis rendu compte que j’avais complètement oublié mon histoire de guerre, mes médailles, mon retour héroïque. J’ai eu un peu honte. Je ne voulais pas passer pour un lâche quand je rentrerais. Mais j’avais une reine, je savais déjà que je ferais tout pour elle, pas parce que j’avais juré mais parce que j’en avais envie, et j’ai pensé que c’était peut-être ça, être un héros : faire des choses qu’on n’est pas obligé de faire. »

    Avec ce type de roman il faut être prêt à libérer son esprit et laisser la magie opérer. C’est chose faite pour moi. Un conte initiatique porté par la plume poétique de Jean-Baptiste Andréa. L’auteur mixe le rêve et la réalité, laissant notre imaginaire fusionner avec l’histoire et nous créer ainsi une bulle de douceur que l’on ne veut pas voir éclater. C’est beau, TRÈS BEAU ♡♡♡♡♡
    « Puis j’ai remarqué les murs. Ce n’étaient pas juste des murs, c’était un livre d’aventures géant. Il y avait des animaux, des hommes avec des lances, des empreintes de mains plus grosses que les miennes. Et ça dansait, et ça sautait dans la flamme de la lampe, c’était comme des pages qui se tournaient toutes seules, pleines des dessins d’enfants géants d’autrefois. Je n’avais jamais vu un truc pareil de ma vie. »

    ♡Coup de cœur assuré♡

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  • En 1965 Shell, un jeune garçon de 12 ans, vit avec des parents âgés dans une vallée de haute-Provence. L’école n’est pas faite pour lui car il est trop différent des autres. A la station-service de ses parents, entre deux catastrophes, il sert l’essence comme un vrai champion. Un jour il manque...
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    En 1965 Shell, un jeune garçon de 12 ans, vit avec des parents âgés dans une vallée de haute-Provence. L’école n’est pas faite pour lui car il est trop différent des autres. A la station-service de ses parents, entre deux catastrophes, il sert l’essence comme un vrai champion. Un jour il manque mettre le feu à la garrigue. Cette bêtise décourage ses parents qui décident alors de l’envoyer dans une institution spécialisée.
    Shell se rebelle, il décide de partir à la guerre pour prouver à sa sœur et à ses parents qu’il est capable de faire des choses extraordinaires. Il s’engage de nuit dans la et part à l’aventure à quelques centaines de mètres de chez lui. Il dépérit, jusqu’au jour où il rencontre Viviane, une jeune fille incroyable et mystérieuse, c’est la reine de son royaume. Une relation singulière s’instaure peu à peu entre eux, mi conte, mi féerie, et devient la raison de vivre de Shell...
    Mais si les contes ne finissent pas toujours bien, Jean-Baptiste Andrea signe pourtant là un roman qui parle de différence avec beaucoup d’émotion. Il évoque cette difficulté de vivre avec des personnages si touchants qu’on s’y attache. Ma reine est assurément un roman dont on se souvient.
    Chronique complète ici https://domiclire.wordpress.com/2018/02/14/ma-reine-jean-baptiste-andrea/

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  • « A force de m’entendre répéter que je n’étais qu’un enfant, et que c’était très bien comme ça, l’inévitable est arrivé. J’ai voulu leur prouver que j’tais un homme. Et les hommes ça fait la guerre, je le voyais tous le temps à la télé, un vieil appareil bombé devant lequel mes parents...
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    « A force de m’entendre répéter que je n’étais qu’un enfant, et que c’était très bien comme ça, l’inévitable est arrivé. J’ai voulu leur prouver que j’tais un homme. Et les hommes ça fait la guerre, je le voyais tous le temps à la télé, un vieil appareil bombé devant lequel mes parents mangeaient quand la station était fermée. »
    Nous sommes en 1965. Celui qui parle, c’est Shell, 12 ans, ainsi surnommé à l’école parce que ses parents tiennent une station-service peu fréquentée. L’école, d’ailleurs, il n’y va plus car il n’est pas tout-à-fait comme les autres. C’est le toubib qui l’a dit à ses parents, sa tête ne grandira plus.
    Il surprend une conversation au téléphone entre sa mère et sa grande sœur et comprend qu’il va être placé dans un centre pour des enfants comme lui. Il décide de partir à la guerre, lui qui n’est jamais sorti de sa station. Alors, il grimpe jusqu’au plateau en pleine nuit et s’y endort. A son réveil, une belle apparition le regarde. Elle s’appelle Viviane, c’est elle qui l’a dit, comme la fée. Commence un jeu à l’instigation de Viviane. Il devra la servir, lui obéir et l’appeler Ma Reine. Son royaume ? Le haut plateau et la cabane effondrée où s’est réfugié le gamin.
    Shell, pas contrariant, accepte le jeu et débute ainsi une amitié un peu spéciale fondée sur le pouvoir de Viviane sur le gamin et cela ira loin. Un beau jour, elle disparait après pris soin de lui laisser un sac à dos bourré de nourriture et une lettre. Le hic, c’est que Shell ne sait pas lire. Il se sent vraiment abandonné, tombe malade et, un jour, se réveille dans un lit inconnu. Non, il n’est pas à l’hôpital mais chez Matti, vieil homme solitaire, gardien de troupeau Il apprendra le métier de berger. Pour une fois on lui fait confiance, on ne le considère pas comme l’idiot du village, mais comme un humain. J’ai aimé ce passage où le vieux berger transmet quelque chose au gamin
    N’allez pas croire que Shell est un gamin malheureux, non. Ses parents l’aiment, il est heureux de faire quelques bricoles, est heureux de l’air du temps. Pourquoi est-ce que tout devrait changer ? Dans sa petite tête, il veut leur montrer qu’il peut être comme les autres et quelque part, il se le prouve à lui-même.
    Ce livre est une ode à la nature, aux paysages de la Haute-Provence qui baignent et entourent Shell. Les descriptions et les sensations qu’ils s’en dégagent font que je m’y suis sentie bien.
    Un roman lu d’une seule traite, une charmante parenthèse que j’ai pris plaisir à lire. Pourtant il m’a manqué un petit quelque chose, peut-être plus de coffre.

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  • Ma première impression, c’est l’originalité de ce roman, tant par le thème que par la manière dont l’auteur raconte cette histoire.


    J’ai été touchée par cet enfant, différent des autres. Il passe auprès de son entourage pour un jeune garçon « attardé », subi des moqueries et des brimades de...
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    Ma première impression, c’est l’originalité de ce roman, tant par le thème que par la manière dont l’auteur raconte cette histoire.


    J’ai été touchée par cet enfant, différent des autres. Il passe auprès de son entourage pour un jeune garçon « attardé », subi des moqueries et des brimades de ses camarades. Ses parents sont guère affectueux avec lui et sont dépassés par le comportement de leur fils. Il a pourtant des attentes simples dans la vie, même si parfois il est en proie à des crises de panique.

    Sa naïveté, son innocence et son imagination vont lui permettre de s’échapper de chez lui et il va découvrir un monde qui lui est complètement inconnu ! Et lors de sa fuite, il va rencontrer deux personnes cabossées de la vie. Ces rencontres vont chambouler sa vie car il va apprendre à vivre autrement et éprouver des choses qu’il n’a jamais eu l’occasion de ressentir comme la liberté, la confiance, les sentiments, l’entraide. Mais aussi la peur, la douleur et les désillusions.

    Mais c’est surtout l’histoire de deux enfants écorchés, qui essayent de s'en sortir en se plongeant dans un monde imaginaire pour fuir la réalité et la dureté de la vie.
    Un univers qui embarque le lecteur dans le monde de Shell.
    Pour ma part, il me fera frissonner et m’inquiéter pour lui, car au fond, cet enfant
    ne souhaite qu’une chose, continuer à faire le plein d’essence, des voitures qui passent à la station-service de ses parents !

    C’est une lecture tendre, lumineuse comme peut être un enfant tout simplement ! Un joli roman…

    L’auteur a reçu le prix Femina des lycées 2017.

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.fr/2018/01/ma-reine-titre-ma-reine-auteur-isabelle.html

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  • bonjour
    a la mediath'eque de ma commune, les bibliothécaires organisent un prix litteraire et donc on doit lire au moins trois livres de la selection pour voter, j ai choisi ma reine de jean-baptite andrea
    c est un livre tres émouvant, sur l idee de la difference etr de l amitié
    le...
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    bonjour
    a la mediath'eque de ma commune, les bibliothécaires organisent un prix litteraire et donc on doit lire au moins trois livres de la selection pour voter, j ai choisi ma reine de jean-baptite andrea
    c est un livre tres émouvant, sur l idee de la difference etr de l amitié
    le personnage principal, shell, vit dans son monde , rencontre des adultes et cherche leur compagnie, bien sur l intrigue est modeste, mais l auteur nous ouvre les portes de le difference et rien que cela j ai bien aimé le roman, cordialement

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  • Shell, un enfant de douze ans, porte sur le monde un regard différent, et nous partageons ses découvertes. Il vit en Provence, ses parents tiennent une station-service (Shell, bien sûr) Un jour, il apprend qu’il va être envoyé loin, dans un centre où il sera scolarisé avec des enfants qui, comme...
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    Shell, un enfant de douze ans, porte sur le monde un regard différent, et nous partageons ses découvertes. Il vit en Provence, ses parents tiennent une station-service (Shell, bien sûr) Un jour, il apprend qu’il va être envoyé loin, dans un centre où il sera scolarisé avec des enfants qui, comme lui, ne peuvent suivre un cursus scolaire normal. Alors il décide de partir « à la guerre ». La guerre, il ne la trouvera pas, mais il rencontrera Viviane qui va devenir sa reine et à qui il va prêter un serment d’allégeance qu’il respectera absolument, avec confiance.
    « Ma reine », un conte initiatique lumineux ; Shell, un enfant droit, fiable, bon ; Viviane, une adolescente qui a des blessures à cacher ; Matti, un berger qui tait ce qu’il sait du monde. Chacun essaie d’enchanter son monde grâce à l’amour, la nature, les rêves.
    Pas de pathos dans ce roman mais beaucoup de tendresse inconditionnelle, de respect des autres, de solidarité. Pas de jugement non plus : chaque personnage fait ce qu’il eut avec ce que la vie lui a donné.
    « Ma reine », un bijou précieux qui scintille dans son écrin pour nous rappeler la suavité des petits délices de la vie et la force des amours absolus.

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