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Ma reine

Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où... Voir plus

Ma reine est une ode à l'imaginaire, à l'enfance, à la singularité. Dans ce décor jalonné de vallées oubliées et de plateaux infinis, rappelant les paysages de Giono, Jean-Baptiste Andrea campe des personnages cabossés, anormaux ; ou plutôt des êtres parfaitement normaux, mais dans un monde où les valeurs sont inversées. Et où rêve et réalité se confondent sans cesse.

De son écriture instinctive et brillante, Jean-Baptiste Andrea livre un texte à hauteur d'enfants. Sans doute son expérience de réalisateur n'y est pas pour rien dans cette façon qu'il a de trouver des images justes et fulgurantes. Ma reine est un texte pictural aux reflets fauvistes, un premier roman cinématographique, dont les images restent longtemps une fois le livre refermé.

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Avis (48)

  • « Ma reine » nous fait voyager dans la tête de Shell, garçon en marge du monde, touchant. Une écriture poétique mais aussi très cinématographique pour un texte à la fois tendre et dur.

    « Ma reine » nous fait voyager dans la tête de Shell, garçon en marge du monde, touchant. Une écriture poétique mais aussi très cinématographique pour un texte à la fois tendre et dur.

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  • https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/12/ma-reine-de-jean-baptiste-andrea.html

    L'histoire se passe en 1965 dans un coin reculé des Alpes de Haute Provence. Le narrateur est un jeune garçon de douze ans surnommé Shell du nom du blouson qu'il porte car il a du quitter l'école et fait le...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/12/ma-reine-de-jean-baptiste-andrea.html

    L'histoire se passe en 1965 dans un coin reculé des Alpes de Haute Provence. Le narrateur est un jeune garçon de douze ans surnommé Shell du nom du blouson qu'il porte car il a du quitter l'école et fait le plein d'essence aux clients qui s'arrêtent à la station de ses parents. C'est un enfant différent qui voit le monde autrement que les autres, qui ne comprend rien aux abstractions ni au temps qui passe par exemple. " Je suis bizarre. Moi je ne trouve pas, mais les autres oui. "

    Pour éviter d'être envoyé dans un centre spécialisé après avoir fait une grosse bêtise Shell décide de montrer qu'il peut devenir un homme et pour cela il décide de partir à la guerre car les hommes ça va à la guerre et ça ramène des médailles... " C'est ce jour-là que j'ai décidé de partir à la guerre". Il quitte sa maison et ses parents taiseux pour atteindre un plateau qui domine la station d'essence de ses parents. Là il rencontre Viviane, une jeune fille de son âge "la reine du plateau et des montagnes" et ensuite Matti un berger muet. Viviane est une des rares personnes qui lui parle normalement et, au travers de leurs jeux d'enfants, lui donne l'impression d'être important. Shell rencontre ainsi pour la première fois l'amour et l'amitié.

    Ce roman est une sorte de conte duquel se dégage une atmosphère étrange et irréelle. L'auteur met dans la bouche de Shell des mots qui montrent la vision simpliste que l'enfant a du monde et de la vie, de jolis mots pleins de fraicheur et de bon sens qui ne sont jamais mièvres. Il nous décrit la fuite de Shell, sa fuite pour se trouver. Les personnages sont peu nombreux et attachants car on comprend rapidement que Viviane elle aussi fuit quelque chose... Tous les deux s'inventent un monde mais Viviane va vouloir chercher les limites du pouvoir qu'elle exerce sur Shell qui rapidement est prêt à tout pour elle.

    Jean-Baptiste Andréa met en scène une sorte de Forrest Gump très attachant. Ce roman d'apprentissage d'une très grande originalité est une très belle histoire de premier amour et d'amitié, il est écrit d'une écriture joliment poétique et se termine de façon surprenante et émouvante. Très belle découverte d'un auteur très prometteur.

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  • "Ici dans la vallée l'été n'avait pas l'air de savoir qu'il allait bientôt devoir s'en aller Personne ne lui avait rien dit et il s'était installé confortablement."

    Le village est à plus de dix kilomètres, une station service dans un coin pareil ce n'est pas un endroit pour un gamin de douze...
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    "Ici dans la vallée l'été n'avait pas l'air de savoir qu'il allait bientôt devoir s'en aller Personne ne lui avait rien dit et il s'était installé confortablement."

    Le village est à plus de dix kilomètres, une station service dans un coin pareil ce n'est pas un endroit pour un gamin de douze ans. Shell ne va plus à l'école, il n'a pas d'amis. Physiquement il est normal, mais c'est dans sa tête qu'il n'est pas comme tout le monde, comme si elle avait arrêté de grandir, à croire qu'on a jeté un sort à sa mère. Shell décide de partir à la guerre, pour gagner des médailles et prouver qu'il est un adulte ou tout comme. le problème c'est qu'il ne sait pas où on fait la guerre. Alors il monte au sommet du plateau et là il va rencontrer Viviane sa Reine. Avec elle tout va devenir possible puisque c'est une Reine.

    Difficile de parler de ce roman magnifique, car ce livre ne peut pas se raconter, il se vit, il pénètre en nous, on le ressent. Une écriture d'une poésie rare, l'auteur met toute la beauté et la naïveté dans les yeux d'une enfant de 12 ans différent et innocent,rempli d'imagination,un gosse qui subit les moqueries et les brimades, mais qui sait regarder la télévision éteinte et la remplir de ses images.

    Une parenthèse enchantée, un moment de grâce. Jean-Baptiste Andrea utilise avec justesse la langue de l'enfance, faite de rêves, d'espoir, de tendresse. Un roman sur la différence, sur ceux qui voient et ressentent ce que les autres ne savent plus voir et ressentir, un roman sur la difficulté de devenir adulte, mais est-ce que cela vaut vraiment la peine de le devenir ? Jusqu'à la dernière page l'émotion et la poésie triomphent de la bêtise et de la méchanceté. Un roman qui est plus qu'un coup de coeur !

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  • Challenge 68premièresfois 2017 2
    Shell et Viviane, deux enfants dans la campagne. Shell n’est pas comme les autres et pour cela, il ne va plus à l’école et il s’ennuie dans la station de service familiale. De plus, il y a de rares clients. Il décide alors de partir faire la guerre et va...
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    Challenge 68premièresfois 2017 2
    Shell et Viviane, deux enfants dans la campagne. Shell n’est pas comme les autres et pour cela, il ne va plus à l’école et il s’ennuie dans la station de service familiale. De plus, il y a de rares clients. Il décide alors de partir faire la guerre et va disparaître dans la forêt. Mais une belle princesse, Viviane, va surgir et cette princesse va devenir sa reine. Mais un jour, elle ne reviendra pas et Shell va être hébergé par un vieil ermite berger. Mais il serait peut être temps de rentrer à la maison. Un livre très poétique que cette histoire racontée par la voix de ce petit garçon différent mais si touchant. Poétique mais aussi cruel car les autres peuvent l’être mais aussi la nature. De belles pages de description de la nature et des moments de solitude de ce petit garçon. Une sorte de conte moderne, féérique avec l’image d’un petit garçon si touchant avec ses rêves et espoirs. Une belle écriture et des images fortes qui restent en mémoire quand on a fermé ce doux et terrible conte.

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  • Son corps est comme celui de tous les autres mais dans sa tête le monde se structure selon une logique qui n'appartient qu'à lui. La cohérence qu'il lui donne est celle des raisonnements enfantins, mi-magique, mi-empirique. Il est singulier, Shell, dans le blouson qui lui a valu son surnom....
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    Son corps est comme celui de tous les autres mais dans sa tête le monde se structure selon une logique qui n'appartient qu'à lui. La cohérence qu'il lui donne est celle des raisonnements enfantins, mi-magique, mi-empirique. Il est singulier, Shell, dans le blouson qui lui a valu son surnom. Singulier et décalé. Ainsi plutôt que Zorro, c'est Don Diego de la Vega qu'il prend pour modèle comme si au héros masqué, il préférait la faculté de l'homme ordinaire à être un autre. Ainsi il lui est évident que pour devenir un homme il lui faut partir à la guerre. Mais de guerre point dans la Provence de cet été 65. En revanche, sa fugue lui permet de rencontrer Viviane, non pas la fée mais la Reine. Sa Reine. Avec elle, le monde s'enchante et Shell s'en émerveille. De son gilet bleu il ne voit que l'éclat de sa couleur sans imaginer les terreurs que cachent les manches longues dans la chaleur de l'été. De même il ne sait pas ce que masque le mutisme de Matti, le berger qui le recueille. Mais auprès de cet ogre bienveillant, Shell perçoit, sans savoir le formuler, d'autres manières d'être au monde. Petit prince cabossé, il tombe dans les étoiles en ouvrant grands les bras pour les accueillir.

    Le récit de Shell a été, pour moi, un grand souffle de poésie, de tristesse et d'éblouissement. Tout cela inextricablement mélangé. Mais là, maintenant que l'histoire s'est refermée depuis quelques jours, il m'en reste une impression de luminosité aveuglante. Je continue d'arpenter le plateau provençal avec le garçon au blouson jaune parce que je crois qu'il lui reste des choses à m'apprendre : une pluie de toutes les couleurs ; des odeurs d'eau froide, de thym et de fioul ; le choix de l'innocence ; l'absolu de l'amour ; la différence qui fait grandir. Aucune mièvrerie dans les mots de Shell. Le pathos des situations est comme désamorcé par le ton employé et on se surprend à sourire là où l'on pourrait s'attrister. C'est vraiment du grand art, me semble-t-il, que de savoir ainsi jouer des registres pour stopper toute forme d'apitoiement en y substituant une sorte d'admiration pour la pureté de ces personnages éclopés, ces guerriers désarmés qui affrontent toutes les adversités sans en tirer gloire.

    Voilà ! "Ma Reine" m'a empoigné le coeur et y laissera son empreinte pour infiniment longtemps !

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  • « Beau comme une Alfa Roméo mais avec un moteur de 2CV », tout est confus dans la tête de Shell. Pour échapper à l’établissement spécialisé dans lequel ses parents songent à l’envoyer, le jeune garçon décide de partir à la guerre pour leur prouver qu’il est un homme.
    Mais c’est où la guerre ?...
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    « Beau comme une Alfa Roméo mais avec un moteur de 2CV », tout est confus dans la tête de Shell. Pour échapper à l’établissement spécialisé dans lequel ses parents songent à l’envoyer, le jeune garçon décide de partir à la guerre pour leur prouver qu’il est un homme.
    Mais c’est où la guerre ? De l’autre côté de la colline probablement, il en est presque sûr. Et un beau matin, le voilà parti.
    Cependant il ne va pas aller bien loin, car sur la route il va rencontrer Viviane, une petite fille avec qui il deviendra ami, une petite fille qui deviendra sa reine. Ils vont passer l’été ensemble, à se découvrir, lui installé dans une cabane dans la forêt et elle, venant au gré de ses fantaisies lui rendre visite et lui raconter des histoires. Parce que c’est elle la reine, donc c’est elle qui décide…
    La magie de ce premier roman opère dès les premières lignes. J’ai aimé la poésie qui s’en dégage.
    Shell est un enfant attachant, émouvant dans sa naïveté. Son univers loin du monde des adultes est empli de crédulité.
    Lorsqu’il rencontre cette fillette, magnifique et mystérieuse, il va jusqu’au bout de son amour pour elle.
    L’écriture est douce et élégante. Une bien jolie lecture !

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  • Aie mon avis est à contre courant...
    Le sujet promettait mais que de mièvrerie...dans ce conte- fable à l'arrière goût de Pagnol mais la fadeur supplante le reste...
    Un jeune garçon différent qui livre sa vision du monde poétique, décalée, savoureuse souvent mais les personnages manquent de...
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    Aie mon avis est à contre courant...
    Le sujet promettait mais que de mièvrerie...dans ce conte- fable à l'arrière goût de Pagnol mais la fadeur supplante le reste...
    Un jeune garçon différent qui livre sa vision du monde poétique, décalée, savoureuse souvent mais les personnages manquent de force et la fin...à vous de lire.
    Si on veut lire un livre lumineux sur les enfants différents qui se livrent à une expérience initiatique, autant lire l'étrange incident du chien pendant la nuit de Mark Haddon...

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  • Bien avant d’avoir lu "Ma Reine" le premier roman de Jean-Baptiste Andréa, bien avant qu’il ne soit sorti, même, nombre d’éloges m’étaient parvenues à l’oreille. Maintenant que je viens de tourner la dernière page, j’en comprends les raisons.

    L’ouvrage raconte la vie d’un enfant de douze ans,...
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    Bien avant d’avoir lu "Ma Reine" le premier roman de Jean-Baptiste Andréa, bien avant qu’il ne soit sorti, même, nombre d’éloges m’étaient parvenues à l’oreille. Maintenant que je viens de tourner la dernière page, j’en comprends les raisons.

    L’ouvrage raconte la vie d’un enfant de douze ans, différent, grand dans son corps certes, mais encore petit dans sa tête. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a dû quitter l’école et travailler avec ses parents, vieux, qui tiennent une station-service, vieille, dans un coin reculé de Provence. Il sert l’essence aux quelques rares clients, vêtu d’un blouson rouge et jaune Shell, qui lui vaut son surnom. Un jour, pour éviter le placement loin de chez lui, il décide de partir "faire la guerre" ce qui lui permettra de devenir un homme. Mais derrière les collines, bien évidemment, la guerre n’existe pas. Il va en revanche rencontrer une petite fille, Viviane, qui va devenir "sa" reine.

    Qualifier ce récit de bijou ne me semble pas superfétatoire. Nous sommes là aux confins du conte initiatique et de la fable mais sans mièvrerie aucune. Shell pourrait être le Petit Poucet, Viviane son amie une jolie fée et Matti, le berger qui le recueille au départ de Viviane, un ogre, mais un ogre gentil. L’écriture toute en simplicité et en finesse fait la part belle aux phrases courtes, percutantes. J’en ai beaucoup aimé la maîtrise et la capacité à traduire au plus juste les réflexions du jeune Shell, son esprit quelque peu décalé : "Parmi les missions qui m’étaient confiées, je devais remettre du papier toilette dans le réduit marqué C – le W était tombé et on ne l’avait jamais remis quand on avait constaté qu’il faisait un excellent dessous-de-plat."
    La poésie est partout présente qui décrit à merveille les paysages de collines, le ciel et les étoiles et même l’alcool : "Son eau-de-vie sentait les prés après la pluie, les fleurs mouillées, mais avec une amertume derrière qui disait que l’orage n’était pas complètement passé." Et, si la frontière entre le rêve et la réalité est plus difficile à décrypter, peu importe. Il suffit de se laisser bercer par le rythme des mots, de laisser venir à soi les images et les sons qu’ils convoquent et de retrouver son âme d’enfant, empreinte de naïveté.

    La lecture de ce roman fut pour moi un enchantement, une parenthèse de douceur dans un monde hostile.

    www.memo-emoi.fr

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