Vera, un tableau d'une humanité désespérée sauvée par quelques éclairs d'amour

Vera, un tableau d'une humanité désespérée sauvée par quelques éclairs d'amour

Vera de Karl Geary (Rivages) à la quatrième position du palmarès des romans étrangers

Lire la suite

À la une

Les lecteurs en parlent

Derniers avis

  • Couverture du livre « Stan Kurtz ; nouvelle donne » de Marc Falvo aux éditions Fleur Sauvage

    0.2

    patrice chauville sur Stan Kurtz ; nouvelle donne de Marc Falvo

    Ben mes loulous..., excusez ma familiarité, mais c'est sous ce sobriquet que Stan Kurtz, le détective privé imaginé par Marc Falvo, interpelle les lecteurs.
    Mes loulous, donc, bienvenue chez Stan Kurtz, détective à la Nestor Burma, chapeau mou et imper froissé (là il y a du Columbo, la...
    Voir plus

    Ben mes loulous..., excusez ma familiarité, mais c'est sous ce sobriquet que Stan Kurtz, le détective privé imaginé par Marc Falvo, interpelle les lecteurs.
    Mes loulous, donc, bienvenue chez Stan Kurtz, détective à la Nestor Burma, chapeau mou et imper froissé (là il y a du Columbo, la cigarette remplaçant le cigare en attendant qu'un ministre ordonne qu'un cure-dent prenne leur place entre les lèvres de nos héros préférés...).
    Stan se réveille, amnésique, une chaussure en moins (forcément, ça va marcher beaucoup moins bien...). Passé la surprise et l'incompréhension et quelques péripéties, que je vous laisse le soin de découvrir, il lui faut regagner ses pénates. Un bref passage dans son bistrot attitré et le voilà qui plonge dans les emmerdes ( si ce terme chagrine vos chastes oreilles, vous pouvez le remplacer par autant de ponctuation et autres symboles que vous souhaitez, façon bande dessinée).
    D'ailleurs, au lu de ce roman (ça se dit ?) dans lequel l'humour fleurit à chaque page comme fleurissent les coquelicots dans les champs de blés au coeur de l'été, j'imagine tout à fait ce personnage adapté pour le 9ème art. L'auteur y-a-t-il songé ? Je lui soumets l'idée en tout cas.
    J'ai pris beaucoup de plaisir à suivre les péripéties de ce Marlow des temps modernes et j'invite les amateurs du genre, et les autres aussi bien sûr, à découvrir Kurtz et Falvo ou Falvo et Kurtz, comme il vous plaira.
    Et si vous avez la chance, comme moi, (était-ce le hasard d'ailleurs ou mon subconscient m'a-t-il guidé ?) de rencontrer l'auteur, n'hésitez pas, il est au moins aussi sympathique que son personnage. Pour le reste, je sais qu'il saura vous convaincre de le lire.
    Pour ma part, je retournerai avec plaisir dans son univers.git sta

  • Couverture du livre « Tous les hommes sont des causes perdues » de Mabrouck Rachedi aux éditions L'age D'homme - Rue Ferou

    0.25

    Nath Bertrand sur Tous les hommes sont des causes perdues de Mabrouck Rachedi

    Il y a les livres qui vous marquent , pour des raisons diverses, parce qu’ils sont parfaitement bien écrits, parce qu’ils vous ramènent, petites madeleines de Proust, à des moments-clés de votre existence.. Et puis il y a LE livre.. Celui qui vous a sauvé la peau. Parce qu’il est arrivé à un...
    Voir plus

    Il y a les livres qui vous marquent , pour des raisons diverses, parce qu’ils sont parfaitement bien écrits, parce qu’ils vous ramènent, petites madeleines de Proust, à des moments-clés de votre existence.. Et puis il y a LE livre.. Celui qui vous a sauvé la peau. Parce qu’il est arrivé à un moment compliqué de votre vie. Parce qu’il vous a tendu la main, comme la branche d’un arbre. Une main solide que vous avez saisie et qui, depuis, reste accrochée à la vôtre. Par le mystére des mots. Ou d’une alchimie appelée Amitié. « Tous les hommes sont des causes perdues » fait partie, pour moi, de ces livres-là. Avec quelques autres, il est au Panthéon de mes amis de papier, mes amis salvateurs.

    « Les histoires d’amour éternelles, c’est comme les blagues Carambar, y’en a qu’un sur mille qui marche. Contre la mathématique implacable des probabilités, on essaie, malgré tout, sachant qu’à la fin , on risque de se casser les dents ».

    Adam est fleuriste. Ou plutôt un artiste de la composition florale. Un artiste tout court, dirais-je, lui qui manie la langue française comme Charles Ingalls manie la hache (n’y voyez rien de péjoratif, je suis une aficionada de La petite maison dans la prairie). Sofia est verbicruciste, elle fabrique les grilles des mots croisés.

    Deux êtres que tout semble opposer. Leurs cultures, leurs familles, leurs visions de l’existence, de l’amour, de l’amitié, de l’avenir. Et pourtant… Pourtant, quand le roman, commence, Sofia est sur le point de devenir « Madame Baldi ». Ils s'aiment. Ils s'aiment d'amour.Tout roule, pourrait-on dire jusqu’au moment où … Jusqu’au moment où une question apparemment anodine va , d’une pichenette, faire s’effondrer l’édifice.

    Laissant la parole à chacun des protagonistes, et intervenant de temps en autre, l’auteur nous plonge au plus près de leurs pensées. On est eux, intimement, profondément. On est Adam, on est Sofia. On est le fruit de leurs cultures. Comme eux. On est leurs doutes, leurs doutes respectifs et communs. On est la fuite en avant de l’un et l’essoufflement de l’autre. On est le rire, on est les larmes, on est tout cela. La plume de Mabrouck Rachedi est aussi variée et colorée que la palette d’un peintre. On retrouve au fil des pages les thèmes rémanents à ses romans : les différences culturelles, les clichés qu’il faut combattre (lui le fait avec un humour délicieux, qui est le sien dans la vraie vie de tous les jours), l’importance d’être soi. Et bien sûr, un roman de Mabrouck n’est pas un roman de Mabrouck sans une allusion à sa chère mloukhiya !

    J’ai beaucoup ri, j’ai beaucoup pleuré, j’ai adoré ! C’est certes une histoire d’amour, c’est une belle ode à la littérature aussi, mais c’est aussi un roman sociétal, c’est une peinture vivante. Tellement vivante qu’on a l’impression de les connaître réellement ces personnages…Qu’on se met en colère , qu’on les interpelle, qu’on les serre contre son cœur, qu’on les comprend (ou pas), qu’on s’interroge. Qu’on s’interroge sur l’amour, sur ce qui le fait naître, sur ce que nous portons , au-delà des générations, de nos cultures, sur la confiance dans le couple.

    La magie de « Tous les hommes sont des causes perdues » ne s’arrête pas à ce titre ô combien prometteur, il s’étale tout au long des 228 pages de ce roman que je vous recommande vivement, comme tous ceux de Mabrouck Rachedi.git sta

  • Couverture du livre « Bad girl » de Lola Marois aux éditions Hugo

    0.25

    NieveBlanca Solé sur Bad girl de Lola Marois

    Dans l air du temps ,aujourd'hui être une femme ...pas simplegit sta

  • Couverture du livre « Outlander t.1 ; le chardon et le tartan » de Diana Gabaldon aux éditions J'ai Lu

    0.25

    NieveBlanca Solé sur Outlander t.1 ; le chardon et le tartan de Diana Gabaldon

    Emporté par les légendesgit sta

  • Couverture du livre « Chanson douce » de Leila Slimani aux éditions Gallimard

    0.2

    NieveBlanca Solé sur Chanson douce de Leila Slimani

    La routine .... maman mais pas que une surprise super nounou qui met du piment et sans s'en rendre compte on est emporté....on est embarqué dans l histoire de cette famillegit sta

  • Couverture du livre « La face cachée de Ruth Malone » de Emma Flint aux éditions Fleuve Noir

    0.2

    stephanie tranchant sur La face cachée de Ruth Malone de Emma Flint

    La face caché de Ruth Malone est un polar très intéressant car au-delà même de l’enquête c’est toute une époque qui est pointée du doigt (où la femme ne rentrant pas dans le moule est stigmatisée et où le sens de la justice n’est pas une priorité).
    C’est également une protagoniste compliquée et...
    Voir plus

    La face caché de Ruth Malone est un polar très intéressant car au-delà même de l’enquête c’est toute une époque qui est pointée du doigt (où la femme ne rentrant pas dans le moule est stigmatisée et où le sens de la justice n’est pas une priorité).
    C’est également une protagoniste compliquée et contradictoire qui, volontairement passablement décrite (avant tout froide et superficielle), reste mystérieuse et laisse le doute et le mystère planer sur ces intentions. Jamais l’auteure ne nous laissera entrevoir son point de vue. Elle nous laissera à peine entrer dans son esprit. Et pourtant c’est à ses côtés (autant qu’aux coté des personnages secondaires) que l’on avance dans l’affaire.

    J’ai beaucoup aimé ! J’ai été touchée par ce personnage mystérieux dont l’auteure a parfaitement su retranscrire la solitude et la difficulté à s’intégrer, que je savais peut être responsable. Fascinée, j’ai dévoré son histoire, bien menée et amenée, le cœur serré jusqu’à la toute fin où enfin une réponse m’a été donnée…...............................
    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/emma-flint-la-face-cachee-de-ruth-malonegit sta

  • Couverture du livre « Une maison dans les buissons » de Akiko Miyakoshi aux éditions Syros

    0.25

    stephanie tranchant sur Une maison dans les buissons de Akiko Miyakoshi

    Cet album d’une grande douceur est un très joli livre qui parle de déménagement, de changement, d’inquiétude mais aussi et surtout d’excitation liées à la nouveauté et de simplicité naturelle, un peu magique, qu’on les enfants à se lier.
    Si on aime évidement la bienveillance de ces pages et la...
    Voir plus

    Cet album d’une grande douceur est un très joli livre qui parle de déménagement, de changement, d’inquiétude mais aussi et surtout d’excitation liées à la nouveauté et de simplicité naturelle, un peu magique, qu’on les enfants à se lier.
    Si on aime évidement la bienveillance de ces pages et la simplicité de l’amitié naissance entre ces deux enfants, on adore avant tout les dessins d‘un charme fou qui jouent subtilement avec les couleurs. Sur fond noir et blanc, les quelques touches de couleurs vives (rouges, vert, jaune) ressortent joliment et apportent fraicheur et profondeur à l’ensemble........................................

    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/akiko-miyakoshi-une-maison-dans-les-buissonsgit sta

  • Couverture du livre « Arrête avec tes mensonges » de Philippe Besson aux éditions Julliard

    0.25

    Marie-Julie Péters sur Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson

    Je voulais lire ce roman autobiographique de Philippe Besson depuis sa parution et je n’ai pas été déçue, c’est un gros coup de cœur ! L’auteur raconte son histoire d’amour avec Thomas Andrieu, rencontré au lycée, à qui il dédie ce livre. Il se confie sur ses sentiments, ses premiers émois, ses...
    Voir plus

    Je voulais lire ce roman autobiographique de Philippe Besson depuis sa parution et je n’ai pas été déçue, c’est un gros coup de cœur ! L’auteur raconte son histoire d’amour avec Thomas Andrieu, rencontré au lycée, à qui il dédie ce livre. Il se confie sur ses sentiments, ses premiers émois, ses premières expériences de manière touchante et poignante. Il raconte également le point de départ de plusieurs de ses romans à travers ses souvenirs et ses thèmes de prédilection. On apprend avec plaisir les histoires qui l’ont poussé à écrire ses nombreux romans très personnels.
    Le style est, comme toujours, direct, vif et percutant. On ne s’ennuie pas une seconde et je l’ai lu d’une traite tantôt émue, tantôt souriante. Parfois grave, avec l’arrivée du sida, parfois léger, le roman trouve un équilibre et ne tombe jamais dans le pathos et reste toujours juste. Une petite pépite où l’auteur se livre sur son premier amour, je le conseille sans hésitation !git sta

  • Couverture du livre « La Vie Suspendue » de Olivier Mayeux aux éditions Jean-michel Place

    0.25

    Pierrette Milard sur La Vie Suspendue de Olivier Mayeux

    Le vécu d’un homme pour sauver son ami victime d’un grave accident. Nono a 23 ans. Olivier Mayeux, au fil des pages vous emmène dans une spirale pour aider et accompagner son ami à se reconstruire. Une intense histoire d’Amour. Ce livre est disponible sur Amazon.fr : 9,90€.git sta

  • Couverture du livre « Jusqu'à ce que la mort nous sépare » de Lisa Gardner aux éditions Archipel

    0.15

    Christelle Point sur Jusqu'à ce que la mort nous sépare de Lisa Gardner

    « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » (le titre n’est ni super, ni super original, j’en conviens) est un des tout premiers thrillers de Lisa Gardner. Il souffre bien sur de quelques petites « erreurs de jeunesse » mais il remplit son office de thriller. Depuis que Teresa à découvert que son...
    Voir plus

    « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » (le titre n’est ni super, ni super original, j’en conviens) est un des tout premiers thrillers de Lisa Gardner. Il souffre bien sur de quelques petites « erreurs de jeunesse » mais il remplit son office de thriller. Depuis que Teresa à découvert que son mari était un tueur en série et qu’elle l’a dénoncé à la police, sa vie et celle de sa petite fille était devenue plus facile. Son mari, Jim, était un violent, pervers et surtout, c’était un policier officiellement au dessus de tout soupçon. Le jour où Jim s’évade de prison en tuant deux gardiens, Teresa sait qu’il va la traquer sans merci. Elle décide donc d’apprendre à se défendre auprès de JT, un mercenaire bourru, légèrement alcoolique : maniement des armes, remise en forme physique, Teresa fait tout pour être prête quand Jim surgira, car il surgira, elle en est sure… et elle a raison. Il y a quelques petits défauts dans ce thriller, notamment des personnages manquant un peu de nuance, une romance un peu téléphonée et qui sonne assez faux (Gardner est en plus assez mal à l’aise avec les scènes de sexe !), des digressions qui n’en méritait pas tant (le passé de Marion et de JT, la voyante) et un méchant psychopathe tellement méchant et psychopathe comme même le cinéma américain n’oserait plus en produire ! Mais l’intrigue fonctionne, elle réserve son lot de rebondissements (pas des rebondissements échevelés non plus !), de morts tragiques, de petits cliffangers à la fin des chapitres. On ne croit pas à tout mais on marche dans l’intrigue. Pas inoubliable mais pas raté non plus, le roman de Lisa Gardner se présente comme une valeur sure du genre. Nul doute que depuis, Gardner a affiné son style, dessine des personnages plus finement et propose des thrillers plus efficaces encore.git sta

  • Couverture du livre « Innocence » de Eva Ionesco aux éditions Grasset Et Fasquelle

    0.2

    Catherine Quart Foisset sur Innocence de Eva Ionesco

    Une chronique assez difficile à noter et expliquer mes sentiments à l'issue de la lecture.
    Ceci est une autobiographie de l'auteure. Ce sont ses écrits de souvenirs épars et vivaces de son enfance de 4 à 10 ans.
    Elle nous raconte un peu pêle-mêle, la relation houleuse mère-fille qu'elle a...
    Voir plus

    Une chronique assez difficile à noter et expliquer mes sentiments à l'issue de la lecture.
    Ceci est une autobiographie de l'auteure. Ce sont ses écrits de souvenirs épars et vivaces de son enfance de 4 à 10 ans.
    Elle nous raconte un peu pêle-mêle, la relation houleuse mère-fille qu'elle a eu.
    Une mère castratrice et perverse qui la photographie dès son plus jeune âge. Les phrases sont choquantes et crues (je pense que c'est ce qu'a ressenti Eva) alors imaginez sa reconstruction identitaire après ça!
    Je n'ai pas pu lire certains passages tellement la brutalité et l'horreur humaine (perversité) m'ont pris aux tripes. Ce n'est pas l'imaginaire d'un écrivain mais bien la réalité. Elle nous raconte tout sans fards, sans ambiguité. Et toujours la quête du père. Ce père, absent, que la mère oublie volontairement.
    Un roman difficile à lire mais certainement salvateur pour l'auteure.git sta

  • Couverture du livre « Avec joie et docilité » de Johanna Sinisalo aux éditions Actes Sud

    0.2

    Catherine Quart Foisset sur Avec joie et docilité de Johanna Sinisalo

    Non mais, regardez-moi cette couverture!!
    Etant une femme, quel choc j'ai eu en voyant cette photo. Une femme/balai-brosse!!
    Le ton est donné! Je lis le résumé et là je sens comme une re-version du très bon roman dystopique de M. Atwood "la servante écarlate" .
    Nous sommes en Finlande...
    Voir plus

    Non mais, regardez-moi cette couverture!!
    Etant une femme, quel choc j'ai eu en voyant cette photo. Une femme/balai-brosse!!
    Le ton est donné! Je lis le résumé et là je sens comme une re-version du très bon roman dystopique de M. Atwood "la servante écarlate" .
    Nous sommes en Finlande actuelle. Mais pas la Finlande de régime démocratique. Non, plutot de type totalitaire/autoritaire/eugéniste. La technologie est bannie. Et où les hommes décideurs de tout.
    Cette uchronie fait encore une fois froid dans le dos.
    Les femmes (appelées ici les Elois) sont domestiquées et soumises. Contrairement aux Morlocks , des femmes rebelles et traquées.
    Ceci est donc l'histoire de deux soeurs hébergées par leur gd-mère.
    La narratrice est une fausse-éloi (en fait une Morlock) qui veut se venger de la mort de sa soeur. On apprend aussi que la drogue est remplacée par le piment (mêmes effets dévastateurs).
    Des flash-backs, et de temps en temps les souvenirs de Jare, le ptit-ami de Vanna.
    Des paragraphes de "décret officiel" et " d'extraits de loi" sont insérés.
    Une intrigue haletante sur fond de chamanisme n'enlève rien à l'étrangeté et au côté glauque/dérangeant de l'histoire. Un récit féministe qui amène une réflexion sur la liberté de pensée et respect de l'être humain.git sta