Vera, un tableau d'une humanité désespérée sauvée par quelques éclairs d'amour

Vera, un tableau d'une humanité désespérée sauvée par quelques éclairs d'amour

Vera de Karl Geary (Rivages) à la quatrième position du palmarès des romans étrangers

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Derniers avis

  • Couverture du livre « Il n'y a pas internet au paradis » de Gaelle Pingault aux éditions Jasmin

    0.2

    Sophie Gauthier sur Il n'y a pas internet au paradis de Gaelle Pingault

    Alex a choisi de se suicider. Alex s'est immolé sur son lieu de travail, cette Grande Entreprise où l'odieux Boucher, son chef de service prédestiné à abattre par son patronyme, continue sa perverse mission d'exclusion. Alex s'est suicidé et Aliénor, sa femme, poursuit un dialogue qui, parce...
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    Alex a choisi de se suicider. Alex s'est immolé sur son lieu de travail, cette Grande Entreprise où l'odieux Boucher, son chef de service prédestiné à abattre par son patronyme, continue sa perverse mission d'exclusion. Alex s'est suicidé et Aliénor, sa femme, poursuit un dialogue qui, parce qu'il s'est irrémédiablement interrompu avec la mort de l'interlocuteur, prend la forme d'un monologue, d'un compte rendu du passage de l'état d'épouse heureuse à celui de résiliente en passant par les questions et tourments de la veuve mutilée de sa moitié d'âme.
    Colère, incompréhension, souvenirs, révolte, regrets, remords... se traduisent par les mots les plus directs, les plus simples, ceux que chacun-chacune pourrait formuler dans une telle situation, pour peu qu'une énergie vitale - de celles dont on ne sait d'où elle vient, ni comment elle agit souterrainement, ni si elle sera suffisante pour tenir debout "quand même" - continue d'irriguer le corps et la pensée. Aliénor nous donne finalement à lire, à voir toutes les étapes du long cheminement, de ce que l'on appelle - peut-être improprement - le "travail de deuil". Avec la force que donne la certitude instinctive d'avoir été aimée, d'avoir été heureuse et de pouvoir l'être encore, elle préserve une part d'humour, de causticité et une intelligence des évènements qui la préservent du naufrage dans le chagrin et dans un pathos larmoyant. Elle apprend en quelque sorte à "vivre sans" et à "faire avec" ce manque inexorable. C'est cet apprentissage que raconte son récit en entremêlant très finement l'histoire personnelle au contexte social et économique brutal qui en bouleverse la trajectoire.

    J'ai vraiment beaucoup aimé ce premier roman, par les thèmes qu'il brasse, par sa construction qui laisse la part au temps de l'implicite sans l'étirer inutilement, et par l'écriture vive, sensible, dénuée d'affèteries de Gaëlle Pingault. L'amertume que cette lecture pourrait engendrer en décrivant de l'intérieur le désastre d'une société qui ne trouve de valeurs que dans la rentabilité financière s'estompe derrière le léger espoir qu'entretiennent les choix d'Aliénor. Les choix et la dignité de l'humain.git sta

  • Couverture du livre « La salle de bal » de Anna Hope aux éditions Gallimard

    0.25

    Joëlle Guinard sur La salle de bal de Anna Hope

    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/11/la-salle-de-bal-danna-hope_22.html

    Avec "La salle de bal" Anna Hope a écrit une fiction qui se déroule dans l’asile de Sharston mais l’établissement qu’elle décrit a vraiment existé dans le Yorkshire, son arrière-arrière-grand-père y a été admis...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/11/la-salle-de-bal-danna-hope_22.html

    Avec "La salle de bal" Anna Hope a écrit une fiction qui se déroule dans l’asile de Sharston mais l’établissement qu’elle décrit a vraiment existé dans le Yorkshire, son arrière-arrière-grand-père y a été admis comme patient au début du 20ème siècle. Dédié à la mémoire de son aïeul, avec des personnages fictifs, "La salle de bal" est donc un roman inspiré de cet asile.

    Nous sommes en 1911 dans une Grande-Bretagne en pleine crise économique. Ella, une fileuse de la classe ouvrière, se retrouve un jour dans l’asile de Sharston bien connu dans la région pour les horreurs qui s’y passent, elle a commis la faute de briser volontairement une vitre dans l’usine de filature où elle travaille depuis l’âge de 8 ans, elle se retrouve au milieu de femmes très atteintes au regard dans le vide ou qui s’arrachent les cheveux. A l’occasion d’une tentative de fuite elle rencontre John un irlandais qui est interné dans la partie réservée aux hommes.

    L’asile, un vaste manoir proche d’une lande, est un endroit hors du temps. Son cœur est constitué d’une immense et magnifique salle de bal avec une estrade pour accueillir un orchestre, un bal est organisé tous les vendredis soirs, les patients méritants sont désignés pour y participer avec obligation de danser. Dans cet asile, vivent environ mille femmes et mille hommes qui ne se côtoient que lors de ce bal, ce sont des aliénés majoritairement indigents, répartis en cas aigus et cas chroniques. Les femmes travaillent à l’intérieur sans jamais sortir du bâtiment, Ella est affectée à la lingerie alors que les hommes comme John creusent des tombes communes où seront enterrés anonymement six patients ou participent aux travaux des champs. L’organisateur de ces bals hebdomadaires est le médecin adjoint Charles Fuller qui occupe également les fonctions de chef d’orchestre.

    Dans ce début du 20ème siècle prévalaient des théories qui font froid dans le dos : la maladie mentale serait associée à des caractères morphologiques, serait transmise héréditairement ou serait l’apanage des faibles et des pauvres… Un fort mouvement eugénique sévit, un projet de loi sur le contrôle des faibles d’esprit est en préparation. Le mouvement eugénique est divisé entre les partisans de la stérilisation des simples d’esprit et les partisans de leur ségrégation. Certains défendent même la théorie suivante : empêcher les faibles d’esprit donc les pauvres de se reproduire supprimera la pauvreté…

    Charles Fuller se veut l’inventeur d’une méthode qui allie ségrégation et musique, il croit en l’amélioration des malades par la culture et la musique. Il prend John comme objet d’étude et veut communiquer sur la transformation de cet homme mélancolique et taciturne grâce à ses méthodes qui préconisent le travail, la musique et la danse à la place des menottes. Il espère ainsi convaincre le ministre de l’Intérieur Churchill de l’efficacité de sa méthode de prise en charge des malades mentaux.

    J’ai été enthousiasmée par ce roman qui par ses références à l’eugénisme qui sévissait à l’époque en Grande-Bretagne dévoile une part de l’Histoire et un Churchill que je ne connaissais pas du tout. Y sont développées des théories ahurissantes qui nous font comprendre ce qui a pu se passer quelques décennies plus tard. C’est un livre engagé qui montre comment un médecin peut sombrer dans la folie et vouloir empêcher la décadence de la nation en créant une race supérieure. Anna Hope insère ou cite des textes et extraits de conférences de l’époque dans ce roman où elle met en scène d’une plume très élégante des êtres très touchants. Elle nous plonge d’emblée de façon saisissante dans la vie de cet asile, j’ai particulièrement aimé la jolie manière qu’elle prête à John pour communiquer avec Ella. La construction du récit et la montée en puissance de l’intrigue sont parfaites. Voici un livre marquant et instructif qui traite d’un thème fort, grave et original en offrant de nombreux pistes de réflexion. Anna Hope dont c'est seulement le deuxième roman y fait preuve d'une maitrise impressionnante.git sta

  • Couverture du livre « La délicatesse du homard » de Laure Manel aux éditions Michel Lafon

    0.1

    Emmanuelle Mentec sur La délicatesse du homard de Laure Manel

    On me l'avait vivement conseillé. J'en attendais beaucoup! J'ai été un peu déçue!

    Un beau conte de fée contemporain sur fond d'horreurs familiales! Et qui en plus fini bien!

    Une écriture très "racontée" qui ne m'a pas permis de m'attacher vraiment aux personnages ni d'en ressentir les...
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    On me l'avait vivement conseillé. J'en attendais beaucoup! J'ai été un peu déçue!

    Un beau conte de fée contemporain sur fond d'horreurs familiales! Et qui en plus fini bien!

    Une écriture très "racontée" qui ne m'a pas permis de m'attacher vraiment aux personnages ni d'en ressentir les émotions.

    une belle histoire tout de même!git sta

  • Couverture du livre « Les jours de mon abandon » de Elena Ferrante aux éditions Gallimard

    0.05

    Rebecca Gressier - Renard sur Les jours de mon abandon de Elena Ferrante

    J’ai adoré lire la saga de l’amie prodigieuse et j’étais contente de découvrir un nouveau livre d’Elena Ferrante mais celui-ci m’a beaucoup déçu ! C’est bien écrit certe mais c’est très dur. Cette histoire d’abandon conjugual qui vire pour la femme quittée à la folie c’est presque morbide....
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    J’ai adoré lire la saga de l’amie prodigieuse et j’étais contente de découvrir un nouveau livre d’Elena Ferrante mais celui-ci m’a beaucoup déçu ! C’est bien écrit certe mais c’est très dur. Cette histoire d’abandon conjugual qui vire pour la femme quittée à la folie c’est presque morbide. Certaines pages était presque insoutenablesgit sta

  • Couverture du livre « Un été près du lac » de Heather Young aux éditions Belfond

    0.2

    Violaine belouard sur Un été près du lac de Heather Young

    Retrouver une lecture du Cercle Belfond c'est la certitude de se sentir bien et de passer un très bon moment.

    Ce livre ne déroge pas à la règle.

    Nous entrons dans l'univers d'une famille qui vit la plupart de l'année dans le Minnesota. Ainsi Lucy, Lilith, Emily puis Justine et ses filles...
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    Retrouver une lecture du Cercle Belfond c'est la certitude de se sentir bien et de passer un très bon moment.

    Ce livre ne déroge pas à la règle.

    Nous entrons dans l'univers d'une famille qui vit la plupart de l'année dans le Minnesota. Ainsi Lucy, Lilith, Emily puis Justine et ses filles viendront vous conter une histoire faite de secrets, de rebondissements.

    Justine est une jeune femme moderne qui élève deux filles avec son compagnon. Tout semble plutôt normal jusqu'au moment où elle est invitée à se rendre chez le notaire suite au décès de sa tante Lucy. C'est l'occasion pour elle de se poser la question d'un éventuel changement de vie.

    Elle partira donc à la découverte de son héritage en compagnie de ses filles. La question de la fuite de sa vie actuelle nous effleure aussi l'esprit car nous ne savons pas énormément de choses sur celle-ci.

    Toujours est-il que ce changement de vie sera aussi l'occasion de se réapproprier l'histoire familiale pour Justine mais aussi pour ses filles.

    Ce roman nous entraîne d'une époque (1935) à une autre (1999) pour nous relater l'histoire d'une famille que le chagrin n'a pas épargné. L'ambiance est parfois un peu pesante car nous n'arrivons pas à savoir ce qui a pu se passer, il faut pour cela atteindre la fin de l'histoire.

    J'ai aimé l'écriture de Heather Young car elle est percutante. J'ai eu la sensation au début que le récit n'avançait pas vite mais cela s'est vite dissipé car finalement plein de petits événements, informations viennent se glisser régulièrement et apporter un rythme au livre.

    J'ai ressenti de l'empathie pour Justine, pour les choix qu'elle a fait. Ils ne sont pas évidents et pourtant j'avais, comme elle, l'intuition qu'ils étaient bons. Mais je comprenais également ses enfants. Partir d'une ville avec toutes les commodités pour se retrouver isolées dans une toute petite ville, pas facile !

    J'aime beaucoup les romans où l'histoire familiale est relatée avec tout ce qu'elle comporte, dénouer les ficelles des secrets, voir les conséquences de ces secrets sur l'ensemble des membres de la famille. Les retours en arrière permettent aussi de donner une dynamique au livre. L'ensemble donne un ouvrage très agréable à lire et dont on a pas forcément vu venir le dénouement.

    Je vous conseille cette lecture, bien au chaud devant la cheminée avec un bon café par exemple !git sta

  • Couverture du livre « Jardinez, un livre à lire avec le nez » de Betty Bone aux éditions Reunion Des Musees Nationaux

    0.15

    Laurette Bob sur Jardinez, un livre à lire avec le nez de Betty Bone

    "Jardiner, un livre à lire avec le nez", de Betty Bone, est un ouvrage destiné aux enfants âgés de 3 à 6 ans.

    Au niveau des illustrations, les couleurs sont vives, les dessins nets et dans l'ensemble plutôt bien représentatifs de la nature qui nous entoure. Au fil des pages l'auteur nous...
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    "Jardiner, un livre à lire avec le nez", de Betty Bone, est un ouvrage destiné aux enfants âgés de 3 à 6 ans.

    Au niveau des illustrations, les couleurs sont vives, les dessins nets et dans l'ensemble plutôt bien représentatifs de la nature qui nous entoure. Au fil des pages l'auteur nous invite à suivre une petite souris en vue de découvrir les pastilles odorantes cachées au fils des pages et mêlées aux illustrations. Le livre se présente sous un format original, avec une couverture cartonnée qui assure sa robustesse. L'écriture est aérée, fluide, lisible, calligraphiée et le ton de l'humour est bel et bien présent.

    Au sujet du contenu, les pastilles que l'on doit frotter pour recueillir l'odeur d'un élément de la nature (fruit, végétal, etc.) ne sont malheureusement pas particulièrement efficaces. Pour la plupart j'ai eu beau frotter avec mon neveu, rien y fait : l'odeur du livre ressort davantage que l'odeur du champignon par exemple. Suis-je tombée sur un défaut d'impression, je laisse le bénéfice du doute car l'odeur de la framboise, à contrario, ressort bien.
    En revanche, si vous vous attendez à une trame romancée, le livre en lui même n'en a pas spécialement, pas d'histoire à lire à haute voix. Du coup, l'attention de mon neveu de 4 ans s'est vite portée ailleurs. Il est donc indispensable de se créer son propre récit, d'essayer d'attiser la mémoire des enfants par soi-même, en se remémorant des actions passées, dans les bois, le jardin ou la pépinière du coin.

    Le livre aurait mérité d'être plus ludique, plus attrayant pour les enfants.
    En bref, un livre que je recommande pour la netteté des dessins, l'éclat des couleurs mais qui malheureusement n'est pas suffisamment complet et ludique pour attirer la curiosité d'un public enfantin.git sta

  • Couverture du livre « Verte » de Marie Desplechin aux éditions Ecole Des Loisirs

    0.15

    Caro Caro sur Verte de Marie Desplechin

    Verte a douze ans, des envies et des bouderies d’ado de son âge. Mais Ursule, la mère de Verte, est exaspérée. Quand donc Verte montrera-t-elle enfin les signes de son hérédité ? Car Verte, comme Ursule sa mère et Anastabotte sa grand-mère, est une sorcière.

    Mais Verte, en plus de ne révéler...
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    Verte a douze ans, des envies et des bouderies d’ado de son âge. Mais Ursule, la mère de Verte, est exaspérée. Quand donc Verte montrera-t-elle enfin les signes de son hérédité ? Car Verte, comme Ursule sa mère et Anastabotte sa grand-mère, est une sorcière.

    Mais Verte, en plus de ne révéler aucune disposition, ne veut surtout pas être sorcière ! Elle aimerait avoir une vie normale, un amoureux, tout le contraire de sa mère qui ne lui a pas permis de connaître son père et qui passe son temps à mettre au point des sorts et des méchancetés contre ses voisins.

    De guerre lasse, Ursule décide de confier Verte à sa grand-mère tous les mercredis après-midis, afin de l’éduquer… et d’être un peu tranquille ! Anastabotte se réjouit de passer du temps avec sa petite-fille. En douceur, elle commence par lui montrer son atelier, puis lui propose de faire de la jolie magie. Désarçonnée, Verte accepte et lance en l’air le nom de Soufi, un copain de classe qui semble bien s’intéresser à elle, qu’elle et sa grand-mère ont croisé à la sortie de l’école, et qu’elles ont invité à goûter.

    Soufi est donc victime d’un sort, Verte s’en veut et lui avoue le rôle joué par sa famille. Les deux enfants se rapprochent, deviennent amis.

    Verte passe de l’amour pour sa grand-mère à l’énervement contre sa mère, l’envie de retrouver son père, l’amitié avec Soufi… Des turpitudes d’ado, qui la mettent en colère !

    Peut-être est-ce cette colère qui déclenche enfin la poussée de magie qui la prend ! Ursule est ravie. Mais Verte en profite pour demander à Anastabotte un service de sorcière…

    Verte semble accepter finalement son hérédité, et en tirer parti. Peut-être que finalement, Verte pourra être une sorcière, mais à sa façon ?

    Ce livre est un récit à quatre voix, puisqu’on découvre cette histoire à travers quatre narrateurs : Ursule, Anastabotte, Verte et Soufi. Chacun se raconte, raconte Verte, des épisodes communs avec des regards différents. Chacun éclaire les autres à sa façon, sans redondances puisque les points de vie diffèrent, mais en apportant des éléments nouveaux à chaque fois.

    J’ai aimé ce roman assez joyeux, et la réflexion sur l’hérédité, sur les choix personnels et les attentes familiales qu’il contient. Un joli roman à lire en famille, pour discuter de la place de chacun.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2017/11/22/verte-de-marie-desplechin/git sta

  • Couverture du livre « Vacances à l'anglaise » de Mark Haddon aux éditions Pocket

    0.05

    marie heckmann sur Vacances à l'anglaise de Mark Haddon

    Je ne suis pas arrivée à aller au delà de la 80ème page..
    Je pense que le style m'a rebuté: chaque protagoniste parle à tour de rôle dans des petits paragraphes....et cela rend la lecture pénible.git sta

  • Couverture du livre « Ragdoll » de Daniel Cole aux éditions Robert Laffont

    0.2

    stephanie tranchant sur Ragdoll de Daniel Cole

    Ragdol est un thriller efficace. Ce n’est pas le thriller de l’année pour moi, mais il possède de nombreux points positifs qui en feront sans aucun doute un coup de cœur pour nombreux lecteurs.

    La version audio est une réussite.
    Le déroulement de l’histoire, bien que ponctuée de sérieuses...
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    Ragdol est un thriller efficace. Ce n’est pas le thriller de l’année pour moi, mais il possède de nombreux points positifs qui en feront sans aucun doute un coup de cœur pour nombreux lecteurs.

    La version audio est une réussite.
    Le déroulement de l’histoire, bien que ponctuée de sérieuses scène macabres, n’a rien de spectaculaire ou de remarquable, et portant j’ai trouvé que le lecteur donnait beaucoup de peps à la lecture qui est restée palpitante de bout en bout.
    La tension du roman se dégage à merveille à l’écoute du livre audio. Damien Ferrette joue avec les voix, avec les tons pour que, presque, chaque protagoniste soit d’emblée reconnu. Associées au style cinématographique de Daniel Cole, son énergie et sa qualité narrative ce livre audio en fond une lecture très immersive. .............................
    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/daniel-cole-ragdollgit sta

  • Couverture du livre « L'Empire Des Chimeres » de Philippe Aurele Lero aux éditions Le Grimoire

    0.2

    Mathilde Guillaume sur L'Empire Des Chimeres de Philippe Aurele Lero

    Un mélange atypique de genres qui fonctionne particulièrement bien, un voyage pour découvrir les mystères du Mons Caeli…et y échapper ! Une incursion dans l’Antiquité grâce à un récit très bien documenté et à des illustrations noir et blanc pleine page. Une très belle découverte que ce livre...
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    Un mélange atypique de genres qui fonctionne particulièrement bien, un voyage pour découvrir les mystères du Mons Caeli…et y échapper ! Une incursion dans l’Antiquité grâce à un récit très bien documenté et à des illustrations noir et blanc pleine page. Une très belle découverte que ce livre !

    En savoir plus sur : https://livraisonslitteraires.wordpress.com/2017/11/21/lempire-des-chimeres/git sta

  • Couverture du livre « Petit piment » de Alain Mabanckou aux éditions Points

    0.2

    eva muñoz sur Petit piment de Alain Mabanckou

    Une fois n’est pas coutume, c’est grâce à Lecteurs.com que je découvre un auteur que je ne connaissais que de nom : Alain Mabanckou (j’avais lu sa préface du très fort Une colère noire ; Lettre à mon fils mais aucun de ses romans).
    Et quelle découverte !
    J’ai passé un vrai beau moment de...
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    Une fois n’est pas coutume, c’est grâce à Lecteurs.com que je découvre un auteur que je ne connaissais que de nom : Alain Mabanckou (j’avais lu sa préface du très fort Une colère noire ; Lettre à mon fils mais aucun de ses romans).
    Et quelle découverte !
    J’ai passé un vrai beau moment de lecture, grâce à ce roman foisonnant, luxuriant pourrais-je dire, au rythme emmené et presque joyeux, malgré la thématique de départ assez tragique. En effet, le narrateur prénommé Tokumisa Nzambe po Mose yamoyindo abotami namboka ya Bakoko (qui signifie en lingala : « rendons grâce à dieu le Moïse noir est né sur la terre des ancêtres » … Rien de moins !), puis Moïse, puis Petit Piment, nous conte avec une bonhommie désarçonnante son arrivée au monde et de quoi sera fait son enfance et son adolescence (jusqu’à une bonne partie de sa vie d’adulte finalement) : abandonné une semaine après sa naissance, il est recueilli dans un orphelinat de Loango par le prêtre Papa Moupelo, celui-là même qui lui a donné ce drôle de nom à rallonge. Personnage qui façonnera le héros et aura un rôle essentiel dans sa vie mais dont il devra se séparer, de la même manière qu’il finira par quitter son meilleur ami Bonaventure Kokolo. On le suit donc de l’orphelinat jusqu’aux rues menaçantes de Pointe-Noire, en passant par la maison close de sa nouvelle protectrice, véritable mère maquerelle Zaïroise « Maman Fiat 500 ». Le lecteur suit donc les intrigues et autres rebondissements de ce Petit Piment avec grand plaisir –et un sourire au coin des lèvres-, découvrant en filigrane l’histoire contemporaine du Congo : l’indépendance, la révolution socialiste, la corruption, les conflits ethniques, la pauvreté, la condition des femmes, tout cela à travers des personnages tous plus truculents les uns que les autres, émouvants, étonnants, cruels, empruntant parfois au réalisme magique d’un Gabriel García Marquez.
    Vous aussi, laissez-vous séduire par ce beau récit initiatique à la langue simple mais si riche, humble, drôle et pétillante parfois, désarmante de sincérité et de dureté aussi, toute faite de poésie et d’inventivité.
    De mon côté, je suis ravie de cette excellente découverte ! Et me replongerai avec plaisir dans un autre de ses romans.
    (chronique qui vient de mon blog : https://unbouquindanslapocheblog.wordpress.com/2017/11/21/petit-piment-alain-mabanckou/ )git sta

  • Couverture du livre « Heartless » de Marissa Meyer aux éditions Pocket Jeunesse

    0.25

    Louise Clisson sur Heartless de Marissa Meyer

    Je suis tellement impatiente de vous parler de ce livre dont je viens à l'instant de lire la toute dernière ligne ! Je remercie chaleureusement Lecteur_com pour l'envoi de ce livre qui me faisait très envie depuis sa sortie. Cet ouvrage a fait l'objet de nombreuses critiques positives, mais...
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    Je suis tellement impatiente de vous parler de ce livre dont je viens à l'instant de lire la toute dernière ligne ! Je remercie chaleureusement Lecteur_com pour l'envoi de ce livre qui me faisait très envie depuis sa sortie. Cet ouvrage a fait l'objet de nombreuses critiques positives, mais également négatives, et j'étais impatiente de pouvoir me faire mon propre avis ! A l'heure où je vous écris cette chronique, j'ignore encore s'il s'agit d'un coup de cœur, mais s'il devait s'avérer que non, alors on n'en sera pas passé loin !!

    Dans cette histoire, nous allons donc découvrir Catherine, promise au roi de cœur, fille d'un couple de marquis mais qui n'aspire pourtant qu'a une chose : Devenir la plus grande pâtissière du royaume de Cœur. Royaume de cœur, ce nom vous est sans doute familier, car oui, ce livre est en effet une réécriture du conte d'Alice au pays des merveilles, et Catherine n'est autre que la méchante future reine de Cœur. Nous allons donc suivre ce personnage tout au long du récit afin de comprendre comment cette jeune fille passionnée, bienveillante, douce et attentionnée a pu devenir l'effroyable Reine de cœur.

    Je vous avoue que je ne sais pas très bien par où commencer, car ce livre est pour moi une petite bombe, et j'ai globalement tout aimé ! Etant fan de l'univers Disney et des contes en tout genre, j'ai été très heureuse, dès les premières pages du livres, de plonger dans cet univers du royaume de cœur.

    Marissa Mayer réussi, à mon sens, un exploit au niveau de la construction de son univers, qu'elle a travaillé et créé minutieusement, tout en conservant les bases du conte, avec de nombreuses petites piqûres de rappel qui m'ont fait sourire tout au long de ma lecture !

    Durant la première partie du livre, nous allons donc suivre Catherine qui se bat pour son rêve, voué à l'échec du fait de sa position dans la société. Elle refuse par-dessus tout d'accepter ce mariage avec le roi, d'autant que son cœur appartient désormais au bouffon du roi ! Nous allons assister à son impuissance face à ces événements, à la dureté de ces parents, et à cet amour impossible.

    J'ai adoré retrouver les fameux personnages du conte tel que le chapelier fou, le chat du cheshire, le lapin et sa montre à gousset et tant d'autres encore ! Des sentiments forts m'ont unis aux personnages durant ce livre, et mon coup de cœur va notamment à Badin, le bouffon du roi, qui est bourré d'originalité sans jamais tomber dans le cliché ! Catherine m'a également beaucoup touché même si elle a pu m'agacer à de nombreuses reprises, trop soumise face à ses parents à mon sens.

    Cette histoire m'a tenu en haleine jusqu'à la dernière ligne. On devine facilement et rapidement que Catherine a du subir quelque chose d'épouvantable pour devenir La reine de cœur abominable que nous connaissons tous.

    Ce livre a été une très belle aventure. Une histoire avec un univers passionnant, des personnages tellement attachants, et une plume qui invite au voyage ! Si vous aimez les réécritures de contes, que vous avez envie de rencontrer des personnages complètement loufoques, que vous êtes accro à la sucrerie et que le passé de la Reine de cœur vous intéresse, ce livre devrait incontestablement vous plaire !
    J'arrive à la fin de cette chronique, et je crois que je viens de me rendre à l'évidence : Ce livre est un coup de cœur !git sta