Vera, un tableau d'une humanité désespérée sauvée par quelques éclairs d'amour

Vera, un tableau d'une humanité désespérée sauvée par quelques éclairs d'amour

Vera de Karl Geary (Rivages) à la quatrième position du palmarès des romans étrangers

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Derniers avis

  • Couverture du livre « Une maison dans les buissons » de Akiko Miyakoshi aux éditions Syros

    0.25

    stephanie tranchant sur Une maison dans les buissons de Akiko Miyakoshi

    Cet album d’une grande douceur est un très joli livre qui parle de déménagement, de changement, d’inquiétude mais aussi et surtout d’excitation liées à la nouveauté et de simplicité naturelle, un peu magique, qu’on les enfants à se lier.
    Si on aime évidement la bienveillance de ces pages et la...
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    Cet album d’une grande douceur est un très joli livre qui parle de déménagement, de changement, d’inquiétude mais aussi et surtout d’excitation liées à la nouveauté et de simplicité naturelle, un peu magique, qu’on les enfants à se lier.
    Si on aime évidement la bienveillance de ces pages et la simplicité de l’amitié naissance entre ces deux enfants, on adore avant tout les dessins d‘un charme fou qui jouent subtilement avec les couleurs. Sur fond noir et blanc, les quelques touches de couleurs vives (rouges, vert, jaune) ressortent joliment et apportent fraicheur et profondeur à l’ensemble........................................

    https://libre-r-et-associes-stephanieplaisirdelire.blog4ever.com/akiko-miyakoshi-une-maison-dans-les-buissonsgit sta

  • Couverture du livre « Arrête avec tes mensonges » de Philippe Besson aux éditions Julliard

    0.25

    Marie-Julie Péters sur Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson

    Je voulais lire ce roman autobiographique de Philippe Besson depuis sa parution et je n’ai pas été déçue, c’est un gros coup de cœur ! L’auteur raconte son histoire d’amour avec Thomas Andrieu, rencontré au lycée, à qui il dédie ce livre. Il se confie sur ses sentiments, ses premiers émois, ses...
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    Je voulais lire ce roman autobiographique de Philippe Besson depuis sa parution et je n’ai pas été déçue, c’est un gros coup de cœur ! L’auteur raconte son histoire d’amour avec Thomas Andrieu, rencontré au lycée, à qui il dédie ce livre. Il se confie sur ses sentiments, ses premiers émois, ses premières expériences de manière touchante et poignante. Il raconte également le point de départ de plusieurs de ses romans à travers ses souvenirs et ses thèmes de prédilection. On apprend avec plaisir les histoires qui l’ont poussé à écrire ses nombreux romans très personnels.
    Le style est, comme toujours, direct, vif et percutant. On ne s’ennuie pas une seconde et je l’ai lu d’une traite tantôt émue, tantôt souriante. Parfois grave, avec l’arrivée du sida, parfois léger, le roman trouve un équilibre et ne tombe jamais dans le pathos et reste toujours juste. Une petite pépite où l’auteur se livre sur son premier amour, je le conseille sans hésitation !git sta

  • Couverture du livre « La Vie Suspendue » de Olivier Mayeux aux éditions Jean-michel Place

    0.25

    Pierrette Milard sur La Vie Suspendue de Olivier Mayeux

    Le vécu d’un homme pour sauver son ami victime d’un grave accident. Nono a 23 ans. Olivier Mayeux, au fil des pages vous emmène dans une spirale pour aider et accompagner son ami à se reconstruire. Une intense histoire d’Amour. Ce livre est disponible sur Amazon.fr : 9,90€.git sta

  • Couverture du livre « Jusqu'à ce que la mort nous sépare » de Lisa Gardner aux éditions Archipel

    0.15

    Christelle Point sur Jusqu'à ce que la mort nous sépare de Lisa Gardner

    « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » (le titre n’est ni super, ni super original, j’en conviens) est un des tout premiers thrillers de Lisa Gardner. Il souffre bien sur de quelques petites « erreurs de jeunesse » mais il remplit son office de thriller. Depuis que Teresa à découvert que son...
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    « Jusqu’à ce que la mort nous sépare » (le titre n’est ni super, ni super original, j’en conviens) est un des tout premiers thrillers de Lisa Gardner. Il souffre bien sur de quelques petites « erreurs de jeunesse » mais il remplit son office de thriller. Depuis que Teresa à découvert que son mari était un tueur en série et qu’elle l’a dénoncé à la police, sa vie et celle de sa petite fille était devenue plus facile. Son mari, Jim, était un violent, pervers et surtout, c’était un policier officiellement au dessus de tout soupçon. Le jour où Jim s’évade de prison en tuant deux gardiens, Teresa sait qu’il va la traquer sans merci. Elle décide donc d’apprendre à se défendre auprès de JT, un mercenaire bourru, légèrement alcoolique : maniement des armes, remise en forme physique, Teresa fait tout pour être prête quand Jim surgira, car il surgira, elle en est sure… et elle a raison. Il y a quelques petits défauts dans ce thriller, notamment des personnages manquant un peu de nuance, une romance un peu téléphonée et qui sonne assez faux (Gardner est en plus assez mal à l’aise avec les scènes de sexe !), des digressions qui n’en méritait pas tant (le passé de Marion et de JT, la voyante) et un méchant psychopathe tellement méchant et psychopathe comme même le cinéma américain n’oserait plus en produire ! Mais l’intrigue fonctionne, elle réserve son lot de rebondissements (pas des rebondissements échevelés non plus !), de morts tragiques, de petits cliffangers à la fin des chapitres. On ne croit pas à tout mais on marche dans l’intrigue. Pas inoubliable mais pas raté non plus, le roman de Lisa Gardner se présente comme une valeur sure du genre. Nul doute que depuis, Gardner a affiné son style, dessine des personnages plus finement et propose des thrillers plus efficaces encore.git sta

  • Couverture du livre « Innocence » de Eva Ionesco aux éditions Grasset Et Fasquelle

    0.2

    Catherine Quart Foisset sur Innocence de Eva Ionesco

    Une chronique assez difficile à noter et expliquer mes sentiments à l'issue de la lecture.
    Ceci est une autobiographie de l'auteure. Ce sont ses écrits de souvenirs épars et vivaces de son enfance de 4 à 10 ans.
    Elle nous raconte un peu pêle-mêle, la relation houleuse mère-fille qu'elle a...
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    Une chronique assez difficile à noter et expliquer mes sentiments à l'issue de la lecture.
    Ceci est une autobiographie de l'auteure. Ce sont ses écrits de souvenirs épars et vivaces de son enfance de 4 à 10 ans.
    Elle nous raconte un peu pêle-mêle, la relation houleuse mère-fille qu'elle a eu.
    Une mère castratrice et perverse qui la photographie dès son plus jeune âge. Les phrases sont choquantes et crues (je pense que c'est ce qu'a ressenti Eva) alors imaginez sa reconstruction identitaire après ça!
    Je n'ai pas pu lire certains passages tellement la brutalité et l'horreur humaine (perversité) m'ont pris aux tripes. Ce n'est pas l'imaginaire d'un écrivain mais bien la réalité. Elle nous raconte tout sans fards, sans ambiguité. Et toujours la quête du père. Ce père, absent, que la mère oublie volontairement.
    Un roman difficile à lire mais certainement salvateur pour l'auteure.git sta

  • Couverture du livre « Avec joie et docilité » de Johanna Sinisalo aux éditions Actes Sud

    0.2

    Catherine Quart Foisset sur Avec joie et docilité de Johanna Sinisalo

    Non mais, regardez-moi cette couverture!!
    Etant une femme, quel choc j'ai eu en voyant cette photo. Une femme/balai-brosse!!
    Le ton est donné! Je lis le résumé et là je sens comme une re-version du très bon roman dystopique de M. Atwood "la servante écarlate" .
    Nous sommes en Finlande...
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    Non mais, regardez-moi cette couverture!!
    Etant une femme, quel choc j'ai eu en voyant cette photo. Une femme/balai-brosse!!
    Le ton est donné! Je lis le résumé et là je sens comme une re-version du très bon roman dystopique de M. Atwood "la servante écarlate" .
    Nous sommes en Finlande actuelle. Mais pas la Finlande de régime démocratique. Non, plutot de type totalitaire/autoritaire/eugéniste. La technologie est bannie. Et où les hommes décideurs de tout.
    Cette uchronie fait encore une fois froid dans le dos.
    Les femmes (appelées ici les Elois) sont domestiquées et soumises. Contrairement aux Morlocks , des femmes rebelles et traquées.
    Ceci est donc l'histoire de deux soeurs hébergées par leur gd-mère.
    La narratrice est une fausse-éloi (en fait une Morlock) qui veut se venger de la mort de sa soeur. On apprend aussi que la drogue est remplacée par le piment (mêmes effets dévastateurs).
    Des flash-backs, et de temps en temps les souvenirs de Jare, le ptit-ami de Vanna.
    Des paragraphes de "décret officiel" et " d'extraits de loi" sont insérés.
    Une intrigue haletante sur fond de chamanisme n'enlève rien à l'étrangeté et au côté glauque/dérangeant de l'histoire. Un récit féministe qui amène une réflexion sur la liberté de pensée et respect de l'être humain.git sta

  • Couverture du livre « Écrire la faim; Franz Kafka, Primo Lévi, Paul Auster » de Severine Danflous aux éditions L'harmattan

    0.25

    Emilie Darolles sur Écrire la faim; Franz Kafka, Primo Lévi, Paul Auster de Severine Danflous

    Excellent essai sur la faim, la mort et le feu de vie que la littérature substitue à cet engloutissement.git sta

  • Couverture du livre « Demain entre tes mains » de Pierre Rabhi et Cyril Dion aux éditions Actes Sud Junior

    0.25

    Lili Etoile sur Demain entre tes mains de Pierre Rabhi - Cyril Dion

    Je n’ai encore jamais partagé ici mes coups de cœur en matière de littérature jeunesse. Essentiellement parce que, si mes enfants possèdent des bibliothèques bien remplies, j’avoue n’avoir aucun plaisir à lire et relire plusieurs fois le même album. Je les lis une fois. Parfois je pleure et je...
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    Je n’ai encore jamais partagé ici mes coups de cœur en matière de littérature jeunesse. Essentiellement parce que, si mes enfants possèdent des bibliothèques bien remplies, j’avoue n’avoir aucun plaisir à lire et relire plusieurs fois le même album. Je les lis une fois. Parfois je pleure et je ne veux plus jamais avoir à les relire à haute voix. Parfois, ils m’ont ennuyée et je ne veux plus jamais avoir à les relire du tout. Rarement, ils me font rire mais je sais que le plaisir de la découverte ne se renouvellera pas et je laisse passer beaucoup de temps avant de les relire. Bref, les albums pour enfants sont aux mains de mes enfants. Moi, je leur lis plutôt des classiques comme « Peter Pan » ou « Alice au Pays des Merveilles » ou l’infernale succession des aventures de « Harry Potter ».

    Mais ce livre là est différent. Co-écrit par Pierre Rabhi et Cyril Dion, il condense la pensée des auteurs sur la marche actuelle du monde. Les mots de Cyril Dion sont ponctués de petites histoires de Pierre Rabhi et donnent des points de départ pour que l’enfant amorce sa propre réflexion sur ce que lui impose la société, ce qu’il est en droit d’aménager ou de refuser et ce qu’il peut faire pour trouver une place, un équilibre dans le monde tel qu’il est.

    Les illustrations, très variées, sont magnifiques.

    Je l’ai offert à mon grand de sept ans et je crois que c’est le livre qui l’a le plus touché parmi sa déjà grande collection. Il l’a lu et nous l’avons relu ensemble. Il en lit des extraits à son frère et prend position. Sa pensée est en marche et, quand un livre pour enfant permet ça, c’est formidable.git sta

  • Couverture du livre « Miracle morning » de Hal Elrod aux éditions Pocket

    0.05

    Lili Etoile sur Miracle morning de Hal Elrod

    Le concept du livre est simple. L’auteur nous conseille de nous lever une heure plus tôt que l’heure habituelle pour nous dégager le temps nécessaire à pratiquer plusieurs techniques de développement personnel qu’il explicite dans son ouvrage.

    Jusque là pourquoi pas.

    Il est ainsi question...
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    Le concept du livre est simple. L’auteur nous conseille de nous lever une heure plus tôt que l’heure habituelle pour nous dégager le temps nécessaire à pratiquer plusieurs techniques de développement personnel qu’il explicite dans son ouvrage.

    Jusque là pourquoi pas.

    Il est ainsi question de débuter chaque journée par 10 minutes de méditation, 5 minutes de visualisation (on imagine la vie telle qu’on souhaiterait qu’elle soit), 5 minutes d’affirmation (la bonne vieille méthode Coué repimpée), 20 minutes de sport, 10 minutes d’écriture et 10 minutes de lecture.

    Là encore, pourquoi pas. Je n’ai jamais accroché aux théories des affirmations/visualisations censées motiver l’univers à vous envoyer ce que vous souhaitez mais je peux concevoir que l’auto-persuasion puisse être un moteur pour certains d’entre nous. Je crois par contre bien volontiers aux vertus du sport et je médite, lis et écris tous les jours. La méthode idéale pour moi donc?

    Loin de là.

    Je n’exclus pas la probabilité de n’avoir rien compris au propos de l’auteur. C’est très possible et, dans ce cas, vous m’en excuserez. Mais je ne parviens pas encore à comprendre comment ce livre peut rencontrer un tel succès.

    Tout d’abord, j’ai été extrêmement gênée par les objectifs poursuivis par l’auteur et qu’il incite, avec une verve toute américaine, ses lecteurs à rechercher. Il est à chaque page uniquement question d’argent, de pouvoir et de réussite. On passera sur le concept de réussite qui est loin d’être le même pour tout le monde. Mais l’argent et le pouvoir, la possession, la vie matérielle, sont donc les valeurs à rechercher pour vivre mieux? J’en suis restée sans voix. Mais j’ai mis ce gros problème d’adhésion de ma part sur le compte d’un décalage culturel et j’ai poursuivi ma lecture.

    Mais je suis restée étonnée par la pauvreté des conseils prodigués. Tout m’a semblé dévoyé. Il n’est jamais question de connaissance de soi mais toujours d’efficacité, de performance. Le yoga, sport préféré de l’auteur, et la méditation me semblent alors employés d’une façon très éloignée de ce qu’ils sont réellement. Serait-ce lié à l’engouement pour ces pratiques qui a rendu leur inclusion dans un ouvrage qui ne cherche que le succès impératif?

    D’un point de vue personnel, je suis allergique aux phrases toutes faites telles que « le bonheur est un choix » que je trouve culpabilisantes à l’extrême et même dangereuses en ce qu’elles tendent à porter la sérénité, le chagrin ou le bonheur sur le plan de la performance. Et là, j’ai été servie!

    Pour finir, j’ai été atterrée en découvrant que ce que l’auteur envisage comme lecture quotidienne consiste uniquement en des ouvrages de développement personnel (à titre d’exemples, les ouvrages les plus souvent recommandés sont « Réfléchissez et devenez riche » ou « Voie express pour la richesse », livres cultes s’il en est!!). Et pourtant, il précise à plusieurs reprises que la lecture est le pendant intellectuel du sport…

    Bref, un ouvrage qui, pour moi, prône une vision du monde qui ne peut qu’échouer à résoudre le malaise que nous sommes nombreux à ressentir. J’ai du mal à concevoir que la course à la réussite et à la performance puisse relever du développement de l’être humain et je reste très circonspecte quant à la signification que peut avoir l’engouement pour ce genre de produit.

    Mais peut-être ai-je tort.git sta

  • Couverture du livre « Au pied de la falaise » de Bymoko aux éditions Soleil

    0.15

    Caro Caro sur Au pied de la falaise de Bymoko

    Akou est un petit garçon, qui vit dans un petit village, quelque part au pied d’une falaise en Afrique. Au rythme de scènes de vie, on le voit grandir, devenir adolescent, puis adulte, enfin père et presque sage.

    L’auteur nous propose une sorte de récit initiatique, on y retrouve les cycles...
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    Akou est un petit garçon, qui vit dans un petit village, quelque part au pied d’une falaise en Afrique. Au rythme de scènes de vie, on le voit grandir, devenir adolescent, puis adulte, enfin père et presque sage.

    L’auteur nous propose une sorte de récit initiatique, on y retrouve les cycles de la vie, naissances et morts se répondent, les rites de passages, la misère et l’ennui, et beaucoup d’humanité, voire une certaine forme de sagesse.

    Difficile de résumer un tel album, et cela n’aurait de toutes façons pas beaucoup de sens. Il vaut mieux s’y plonger, se fondre dans les paysages magnifiquement peints et se laisser porter par le temps qui passe… Le graphisme est chaleureux bien qu’utilisant beaucoup de teintes sépia, il nous fait ressentir beaucoup de rythme, de vibrations, à l’image du processus de création entourant le livre, mêlant musique, vidéo et écriture.

    Une belle découverte.

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2017/11/20/au-pied-de-la-falaise-de-moko/git sta

  • Couverture du livre « Bréchéliant » de Annick Le Scoezec Masson aux éditions Garamond

    0.25

    andrea Zaragozi sur Bréchéliant de Annick Le Scoezec Masson

    "Bréchéliant" (Garamond, 2017) est une fable où l’auteur s’est aventuré vers le mythe originel, la forêt du secret, l’eau de la légende vive. Car l’amour de loin des troubadours ou de Lancelot du Lac est une habile métaphore, non seulement de la lecture, ce périple immobile, mais de la nature...
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    "Bréchéliant" (Garamond, 2017) est une fable où l’auteur s’est aventuré vers le mythe originel, la forêt du secret, l’eau de la légende vive. Car l’amour de loin des troubadours ou de Lancelot du Lac est une habile métaphore, non seulement de la lecture, ce périple immobile, mais de la nature même du désir, qui est toujours un au-delà, toujours sur l’autre rive, de l’autre côté de la glace, dans une attente qui signe conjointement l’exacerbation et l’abolition du temps. À l’image de l’errance infinie du Chevalier, ou de la veille interminable de la Dame de la plus haute tour, dont nous trouvons dans ces pages une nouvelle incarnation émouvante.
    L’intrigue de Bréchéliant est aux antipodes d’une histoire qui se conterait – et se compterait – en quelques mots. La trame, nous le disions, est tout entière dans le décor même de la chronique, dans les bornes milliaires de la vie quotidienne aux jours lointains d’Excalibur et de la dormition du roi Arthur. C'est aussi le havre où les yeux et le cœur couvent leurs songes, caressent leurs évasions.
    Dans Bréchéliant, le lecteur retrouvera toute la densité littéraire, et la diversité d’Annick Le Scoëzec Masson. Dans une langue tantôt rêveuse et chatoyante, tantôt terrienne et savoureuse, toujours allusive à ce point de fuite du temps et de l’espace qui est le champ de notre mémoire et le terreau de nos désirs – dont l’origine remonte à l’étoile, justement, le sidus, la constellation sidérante. Écoutons la conteuse nous convier à l’assemblée des elfes, dans la clairière des géants d’écorce et de mousse, autour du feu de joie qui renaît chaque nuit. Écoutons la nostalgie et le vouloir, le passé et le futur qui trouvent leur lieu de rendez-vous, aurait dit Carlos Fuentes, dans la « consécration de l’instant, scellée par la fable des origines ». Oui, pour toujours et à jamais, il était une fois...

    Novembre 2017.
    Jean Christophe Monclargit sta