La bibliothèque idéale de Gilles Marchand

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Nous l'avons découvert avec "Une bouche sans personne", Gilles Marchand revient avec "Un funambule dans le sable" éditions Aux Forges de Vulcain

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Derniers avis

  • Couverture du livre « L'ange de Marchmont Hall » de Lucinda Riley aux éditions Charleston

    0.25

    Magali Dondeyne sur L'ange de Marchmont Hall de Lucinda Riley

    Auteure mondialement connue pour ses romances et la beauté de ses histoires, Lucinda Riley met encore la barre très haute avec cette magnifique histoire parue aux éditions Charleston.

    Elle nous plonge ici dans un récit familial qui nous fait voyager de 1945 à 1985 et le voyage est, je vous le...
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    Auteure mondialement connue pour ses romances et la beauté de ses histoires, Lucinda Riley met encore la barre très haute avec cette magnifique histoire parue aux éditions Charleston.

    Elle nous plonge ici dans un récit familial qui nous fait voyager de 1945 à 1985 et le voyage est, je vous le dis tout de suite passionnant. Malgré le nombres de pages qui pourrait en impressionner certains, ce roman se dévore en deux temps, trois mouvements.

    Greta, le personnage central et par lequel débute cette histoire ,va devoir, ainsi que sa famille, affronter des moments de tourmente et de malheur. C’est ainsi donc que les années vont s’écouler et que Lucinda Riley va nous narrer la vie sur une période de 40 ans, de ces personnages si attachants. Du début à la fin, le lecteur vibre au rythme des événements parfois si tristes mais aussi heureux que va vivre Greta, auprès des siens.git sta

  • Couverture du livre « Les chiens de Détroit » de Jerome Loubry aux éditions Calmann-levy

    0.1

    Valérie Lafitte sur Les chiens de Détroit de Jerome Loubry

    Ce qui m'a donné envie de découvrir ce polar, c'est Détroit. C'est une ville qui me fascine, sans doute un peu grâce à Eminem mais aussi parce que peu de villes ont comme elle été des symboles de réussite pour devenir l'antonyme du rêve américain et pour finir par rebondir à nouveau. Difficile...
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    Ce qui m'a donné envie de découvrir ce polar, c'est Détroit. C'est une ville qui me fascine, sans doute un peu grâce à Eminem mais aussi parce que peu de villes ont comme elle été des symboles de réussite pour devenir l'antonyme du rêve américain et pour finir par rebondir à nouveau. Difficile de savoir ce que cette ville deviendra dans quelques années. J'avais donc envie de me plonger dans les bas-fonds de cette ville et il y avait matière à m'enthousiasmer. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Je me suis vite ennuyée, il faut dire que le thème des kidnappings d'enfants me plait rarement parce que j'ai souvent l'impression de relire la même chose, à de rares exceptions près. Les enquêteurs et leurs fantômes bien cachés dans les placards finissent aussi par me lasser, je crois. J'attends donc un vrai beau roman/ polar mettant en scène cette ville qui le mérite amplement et qui méritait davantage que cette page 34 qui semble résumer à la va-vite son histoire. J'en ai aussi ras le bol de ces polars plein de testostérone dans lesquels les hommes se font justice eux-mêmes. J'ai été très étonnée par une phrase. Lors d'une relation sexuelle, une femme dit: "Je viens aussi". Si ce roman avait été écrit par un américain, j'aurais râlé contre cette grosse erreur de traduction ("come" a un sens sexuel qu'on apprend très vite quand on est assistante en Angleterre, il suffit de dire une fois "I'm coming" à une classe pour comprendre, aux sourires sur les visages des garçons, qu'on va désormais éviter cette phrase en cours) mais l'auteur est français et manifestement, la phrase ne peut se comprendre dans le sens propre du verbe venir. Quant à la plume, je vous laisse juge:
    Sa chevelure rousse ondoya comme les flammes d'un brasier incertain.git sta

  • Couverture du livre « L'Impurete » de Larry Tremblay aux éditions Alto Voce

    0.2

    nathalie vanhauwaert sur L'Impurete de Larry Tremblay

    Heureuse de retrouver la plume de celui qui m'avait tant enchantée dans "L'orangeraie", Larry Tremblay nous propose quelque chose de totalement différent.

    Alice Livingstone, auteur à succès décède tragiquement le 23 décembre 1998. Elle a 44 ans et laisse Antoine, son mari mais aussi le...
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    Heureuse de retrouver la plume de celui qui m'avait tant enchantée dans "L'orangeraie", Larry Tremblay nous propose quelque chose de totalement différent.

    Alice Livingstone, auteur à succès décède tragiquement le 23 décembre 1998. Elle a 44 ans et laisse Antoine, son mari mais aussi le manuscrit de son tout dernier roman à paraître "Le coeur pur".

    Antoine va avec la lecture du manuscrit se replonger dans ses jeunes années, il va revivre sa jeunesse, sa rencontre avec Alice, son ami de collège Félix Maltais au destin particulier.

    Je ne vous dirai pas grand chose de plus si ce n'est que l'auteur nous emmène ici à réfléchir aux relations de couple, à la pureté des sentiments.

    Antoine est prof de philo et il ne croit pas que la pureté des sentiments existe, il est cynique, machiavélique, il veut démontrer à tout prix que l'amour pur n'existe pas. Larry Tremblay analyse avec nous le tréfonds de l'âme humaine, la cruauté de l'être.

    C'est un roman dans le roman qu'il nous propose. La mécanique de ce récit est bien huilée, c'est savamment construit. La structure de ce court roman est un véritable piège qui se referme sur le lecteur. Quelle claque ! Bravo Monsieur Tremblay vous m'avez bien embarquée.

    C'est vraiment très beau, cela se lit d'une traite. Il y a de belles références littéraires. Découvrez-le vous ne serez pas déçu.

    Ma note : 9/10

    Les jolies phrases

    C'est comme pour la musique. Est-ce qu'on doit expliquer, est-ce qu'on doit comprendre la musique ? Non. La musique, c'est ce qui ressemble le plus au coeur de Tchich Quang Duc. Quelque chose qui agit dans tout l'univers sans qu'on puisse l'expliquer ou le comprendre, tu saisis ?

    Un personnage de roman ne possédera jamais la densité de n'importe quel être vivant. La vie, c'est le mystère à l'état pur. On ne peut pas aller plus loin. Le reste, vous comprenez, c'est un peu comme de la poussière soulevée par le vent.

    Moi, si j'ai un enfant , je serai son nid et aussi le ciel où il déploiera ses ailes.

    L'éternité a toujours existé. C'est le temps qui est venu après. Le temps, ça ne dure pas. Le temps, c'est l'enfant de l'éternité.

    Je te parle de la pureté du coeur. Une force qu'on ne peut pas expliquer, qui se trouve en chacun de nous mais que très peu d'entre nous utilisent. Un amour détaché de tout désir : c'est ça, pour moi, la pureté du coeur.


    L'homme n'est ni le début ni la fin de toutes choses. L'homme est apparu, va disparaître, l'univers ne va pas pour autant cesser d'exister. Quelque chose est supérieur à l'homme, ne serait-ce que la lumière dont la vitesse ne peut être dépassée.

    Les mots ne sont jamais innocents. Ils cachent des intentions secrètes qui orientent l'attention du lecteur, suscitent en lui des images, éveillent des désirs, engendrent des besoins.

    La question est : qu'est-ce que l'être humain quand il perd son humanité, quand il détruit ce qu'il aime le plus au monde, quand il ne sait pas pourquoi il le fait ?

    https://nathavh49.blogspot.be/2017/11/limpurete-larry-tremblay.htmlgit sta

  • Couverture du livre « Carnets noirs » de Stephen King aux éditions Albin Michel

    0.15

    Laurette Bob sur Carnets noirs de Stephen King

    "Carnets Noirs" ou les dérives de la passion de la lecture. Morris Bellamy est, en 1978, un jeune homme dangereusement fougueux, issu d'une famille d'un milieu correcte (ils ne sont pas à la rue mais ne sont pas non plus couvert d'or), avec des fréquentations douteuses et un penchant pour la...
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    "Carnets Noirs" ou les dérives de la passion de la lecture. Morris Bellamy est, en 1978, un jeune homme dangereusement fougueux, issu d'une famille d'un milieu correcte (ils ne sont pas à la rue mais ne sont pas non plus couvert d'or), avec des fréquentations douteuses et un penchant pour la brutalité. Sa passion ? La lecture et plus particulièrement John Rothstein, un écrivain renommé qui a créé le personnage de Jimmy Gold dont Morris se sent (très) proche. Accompagné de collègues, il va s'infiltrer dans la maison reculée de l'écrivain pour lui voler ses écrits (notamment des cahiers Moleskine), écrits que des ragots disent secrètement et jalousement conservés dans un coffre fort. Cependant, le cambriolage va mal tourner et Morris, emballé par sa passion pour Jimmy Gold, va perdre les pédales et assassiner l'écrivain ainsi que ses acolytes. Quelque temps plus tard, après avoir pris soin de cacher les précieux carnets de John Rothstein et l'argent volé en le enterrant sous un arbre, il se fera interpeller pour viol sans être inculpé pour les meurtres commis qui resterons, pendant un temps, insoupçonnés. Il écopera de plus de vingt années de prison au cours desquelles il tentera de réduire sa peine. Quelques années plus tard, Peter Saubers, fils de l'une des victimes du City Center (Cf : Mr Mercedes), va trouver par hasard les carnets et l'argent qu'il voit comme un graal pour sauver sa famille qui rencontre des difficultés. Mais cela est sans compter sur la remise en liberté de Morris, prêt à tout pour récupérer sont du. Au cours du récit, on retrouvera l'inspecteur Hodges, Holly et Jérôme, nos détectives en herbe du premier volet de la saga, qui vont apporter une aide précieuse au jeune Peter.

    Ce deuxième volet ne m'a pas emballée plus que cela, malheureusement. J'espérais, après ma déception envers le roman Mr Mercedes, retrouver la plume des années 90/2000 de Stephen King mais je ne suis pas parvenue à partager les sentiments des personnages, à ressentir leurs émotions, pas autant que pour "La Ligne Verte" ou encore "Shining". L'écriture reste fluide, agréable à lire (nous sommes tout de même avec Monsieur King, ne l'oublions pas), mais le fond manque de personnalité et les chapitres traînent en longueur. L'auteur s'assagirait-il ? Ou peut-être que cette saga est davantage destinée à un public préférant des descriptions "softs" ? Dans tous les cas on a la sensation d'un polar un peu délaissé par l'auteur, un polar qu'il n'a pas vraiment ressenti au cours de son écriture et malheureusement la lectrice que je suis l'a ressenti au fil des pages.
    L'histoire en elle-même est, à l'image de Mr Mercedes, un peu trop "simpliste" à mon goût, un récit un peu trop "déjà-vu". La chose qui peut éventuellement intriguer sont les nouvelles capacités paranormales du tueur à la Mercedes, personnage que l'on retrouve dans quelques pages du présent polar. Apparaît également la figure du père qui aimerait sauver sa famille mais que des évènements extérieurs viennent perturber, une famille aimante mais néanmoins à deux doigts du drame. La figure de l’assassin ayant une enfance difficile, des conflits avec ses parents sont des sujets récurrents, qui auraient mérité d'avoir davantage la patte de Stephen King.

    Un polar à lire les jours de grand vide dans sa PAL, dommage.git sta

  • Couverture du livre « Seules les bêtes » de Colin Niel aux éditions Rouergue

    0.25

    Anna Sörés sur Seules les bêtes de Colin Niel

    Comme toujours, j’étais contente de lire un polar qui se joue dans un endroit inconnu pour moi. Au cas échéant, le causse, les bergers, les éleveurs. Mais tout à coup, on se retrouve dans un autre monde, dans ceux des brouteurs ivoiriens. C’est hallucinant, c’est haletant, tout petit élément a...
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    Comme toujours, j’étais contente de lire un polar qui se joue dans un endroit inconnu pour moi. Au cas échéant, le causse, les bergers, les éleveurs. Mais tout à coup, on se retrouve dans un autre monde, dans ceux des brouteurs ivoiriens. C’est hallucinant, c’est haletant, tout petit élément a sa place, l’histoire et les personnages sont dans une harmonie parfaite. Excellent, tout simplement.git sta

  • Couverture du livre « Serre-moi fort » de Claire Favan aux éditions Pocket

    0.1

    Nathalie Chartier sur Serre-moi fort de Claire Favan

    J'ai lu ce livre sur les conseils d'une amie lors d'un salon du livre où l'auteure était présente.
    Le livre se découpe en trois parties, de 1994 à fin 2015.
    J'étais enthousiaste et la première partie du livre a bien fonctionné. Hélas, les deux autres sont cousues de fil blanc, émaillées de...
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    J'ai lu ce livre sur les conseils d'une amie lors d'un salon du livre où l'auteure était présente.
    Le livre se découpe en trois parties, de 1994 à fin 2015.
    J'étais enthousiaste et la première partie du livre a bien fonctionné. Hélas, les deux autres sont cousues de fil blanc, émaillées de scènes inutilement complaisantes.
    J'estime avoir perdu mon temps et prends le partie d'abréger ma chronique.git sta

  • Couverture du livre « La disparue de Noël » de Rachel Abbott aux éditions Belfond

    0.2

    Alexandra Delvalle sur La disparue de Noël de Rachel Abbott

    Dans la disparue de Noël, nous découvrons une petite famille de la banlieue de Manchester tout à fait parfaite. David qui a réussi dans sa vie professionnelle a épousé Emma, femme douce et adorable, et tous deux sont parents d'un petit garçon plein de vie , Ollie. Mais la vie de famille parfaite...
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    Dans la disparue de Noël, nous découvrons une petite famille de la banlieue de Manchester tout à fait parfaite. David qui a réussi dans sa vie professionnelle a épousé Emma, femme douce et adorable, et tous deux sont parents d'un petit garçon plein de vie , Ollie. Mais la vie de famille parfaite va voler en éclat, le jour où Natasha, première fille de David, disparue des années plus tôt , vient frapper à leur porte. Alors retour miraculeux ou coup fourré , à vous de le découvrir . 

    Le moins que l'on puisse dire, c'est que Rachel Abbott sait mener le suspense. ses personnages sont intéressants, mystérieux à souhait et assez déroutants. Pour chaque personnage, on passe par diverses émotions : on trouve Emma timide et effacé, puis elle s révéle courageuse et determinée . On a de la peine pour David, avant de peu à peu le détester... Car au-delà du suspense et de la résolution de l'affaire, on s'intéresse surtout à la psychologie des personnages , pourquoi agissent-ils ainsi , que ferais-je à leur place ? 

    Et la mayonnaise prend, les personnages nous happent dans leurs esprits, dans leurs pensées dans leurs actes. Les pages s'enchainent vite, très vite...

    Certes l'histoire n'est pas des plus originales, mais la façon dont elle est écrite la rend  addictive. Et même si la résolution finale est satisfaisante, elle nous laisse avec une touche de mystère qui ne demande qu'à découvrir la suite.

    Un thriller psychologique qui colle à la saison hivernale , et qui vous assure de passer de bonnes heures de lecture. A découvrir donc chez Belfond .git sta

  • Couverture du livre « Les visages » de Jesse Kellerman aux éditions Points

    0.05

    alexandra Ovre sur Les visages de Jesse Kellerman

    Ethan Muller met la main sur une série de dessins, il espère pouvoir enfin se faire un nom sur le marché de l’art, l'auteur, Victor Crack, a disparu . Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c’est l’œuvre d’un génie.Mais les ennuis commencent lorsqu’un flic à la...
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    Ethan Muller met la main sur une série de dessins, il espère pouvoir enfin se faire un nom sur le marché de l’art, l'auteur, Victor Crack, a disparu . Dès que les dessins sont rendus publics, la critique est unanime : c’est l’œuvre d’un génie.Mais les ennuis commencent lorsqu’un flic à la retraite reconnaît dans certains portraits les visages d’enfants victimes, des années plus tôt, d’un tueur en série.

    Il faut avouer que la couverture du livre m'a fait de l’œil, l'histoire me paraissait sympa ... souvent nommé par les lecteurs comme un thriller ce ne fut pas le cas, mais cité ailleurs comme polar je confirme .

    Le début de l'histoire était bien : la découverte des dessins, que ces dessins représentent des visages d'enfants disparus des années avant encore mieux ( là je me suis dis qu'on pourrait en faire un film) mais une fois passé cela il n'a rien plus rien trop de concentration sur la vie d'Ethan (ses amours, ses problèmes familiaux ...) pendant des pages, les interludes qui nous font plonger en arrière d'habitude cela ne me dérange pas (cela m'a même plu dans d'autres livres...) mais là pareil je m'ennuyais ...des fois quelques vérités...me replongeait dans le bouquin en me disant que une fois arrivé vers la fin quelque chose de surprenant en sortirait , une fin inattendu (cela est deja arrivé sur d'autres lectures) mais ce fut pas le cas. A lire si vous aimez les policiers voir les secrets de famille ...git sta

  • Couverture du livre « Femme à la mobylette » de Jean-Luc Seigle aux éditions Flammarion

    0.15

    Marie-Laure VANIER sur Femme à la mobylette de Jean-Luc Seigle

    Un bon test à faire : lire un roman et ne pas le chroniquer immédiatement afin de voir ce qu'il en « reste » un mois plus tard… Ce n'est évidemment pas une expérience que j'ai faite volontairement mais plutôt contrainte et forcée par un calendrier bien rempli.
    Alors, que me reste-t-il de cette...
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    Un bon test à faire : lire un roman et ne pas le chroniquer immédiatement afin de voir ce qu'il en « reste » un mois plus tard… Ce n'est évidemment pas une expérience que j'ai faite volontairement mais plutôt contrainte et forcée par un calendrier bien rempli.
    Alors, que me reste-t-il de cette lecture ? Peu de choses, je dois bien l'avouer… J'ai lu ce texte comme un conte parce qu'il ne m'a pas semblé très crédible, une espèce de conte social : l'histoire d'une femme qui n'a plus rien et dont le mari est parti, la laissant seule avec trois enfants et la peur qu'il les reprenne. Un jour, elle trouve une mobylette qui va lui permettre d'obtenir un travail : elle devient thanatopractrice et grâce à ses dons de couturière, elle fabrique de beaux vêtements pour les morts. Artiste, elle crée aussi des boîtes, des « tissanderies », dans lesquelles elle confectionne des scènes qui représentent de façon symbolique la vie du défunt. J'ai beaucoup aimé l'idée de ces « tissanderies », j'ai même cru que ça existait mais n'ai rien trouvé sous ce terme dans le dictionnaire. De l'histoire, je ne vous dis pas plus… Si j'ai lu ce roman avec plaisir et assez rapidement, ce ne fut pas vraiment un coup de coeur : malgré de beaux passages assez poétiques, on n'échappe pas aux clichés, à une vague impression de déjà vu, déjà lu.
    Je terminais donc ce roman un peu déçue, il faut bien le dire, lorsque je découvris qu'il était suivi d'un texte d'une quarantaine de pages intitulé « À la recherche du sixième continent de Lamartine à Ellis Island, relation de voyage ». Très intriguée, je me lançai dans ce petit essai dans lequel l'auteur raconte comment il a été amené à visiter, un peu malgré lui, la ville de New York et de quelle façon il comprit en découvrant Ellis Island l'origine même de la démesure de cette ville, à savoir qu'elle a été bâtie par des émigrés qui, ne possédant rien, ont voulu créer quelque chose de grandiose. « New York… m'apparut être la plus grande ville de pauvres du monde, la seule entièrement faite par des pauvres, construite par des pauvres et même rêvée par eux. » Selon l'auteur, cette ville est « bien plus qu'une cité idéale, elle est un manifeste sur la puissance des pauvres gens, sur la force à inventer un monde et à le bâtir. Et ce n'est pas le rêve américain que j'ai touché là-bas, c'est le rêve socialiste originel. »
    Lumineuse analyse qui pour l'auteur devrait nous inciter à être plus accueillants par rapport aux migrants, afin de ne pas se priver de toute la richesse qu'ils pourraient nous apporter…
    Mais cela va plus loin : en effet, je me demande si ce petit essai ne vient pas aussi éclairer le sens même du roman qui le précède. Je m'explique  : Jean-Luc Seigle raconte que, pour des cours qu'il préparait, il a découvert que Lamartine était d'une certaine façon à l'origine du roman populaire avec son oeuvre parue en 1850 : Geneviève ou l'histoire d'une servante.
    Il paraît, en effet que, dans la préface de ce roman, Lamartine parle d'une jeune couturière d'Aix-en-Provence nommée Reine (comme l'héroïne de La femme à la mobylette) venue jusqu'à Marseille pour le rencontrer. Elle souhaitait le remercier pour ses écrits poétiques qui la transportaient et elle lui dit ces mots très touchants : « Quand on vit seule comme moi, on a quelquefois besoin de se parler tout haut pour se convaincre qu'on vit. »
    Persuadé qu'elle lisait aussi des romans, Lamartine l'interrogea sur ce sujet mais à sa grande surprise, elle répondit qu'elle ne lisait pas de romans : « aucun ne s'adresse à elle, aucun ne parle d'elle ou de ses semblables. Les romans, affirme-t-elle, sont bien trop éloignés de la réalité des gens ordinaires. » Là-dessus, Madame Lamartine de renchérir en remarquant qu'il n'existait pas, en effet, de véritable héroïne populaire.
    Lamartine est convaincu : il faut écrire un roman pour le peuple et dans lequel le peuple serait véritablement au premier plan.
    Et soudain, je comprends : n'ai-je pas, sous les yeux, l'héroïne féminine que cherchait à créer Lamartine ? La petite Reine de Lamartine, la petite couturière qui a fait des kilomètres pour rencontrer le grand poète est là, devenue personnage littéraire sous la plume de J-L Seigle. Et ce roman n'est-il pas, d'une certaine façon, une œuvre politique, celle des petites gens dont on parle peu, qui vivent de pas grand-chose et qui meurent sans personne ?
    Oui, je pense soudain mieux comprendre le sens de tout cela : est-ce le roman du peuple et pour le peuple dont rêvait Lamartine que nous propose ici J-L Seigle ?
    Alors, pourquoi ne pas lire le livre « à l'envers » en commençant par cette postface et en la transformant en préface ?
    Allez, je vous laisse découvrir tout cela. Surtout, n'hésitez pas à me dire comment vous voyez la chose...

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/git sta

  • Couverture du livre « Le géant » de David Litchfield aux éditions Belin

    0.25

    Elodie Noizet sur Le géant de David Litchfield

    Que ce soit la couverture ou les illustrations, ce album est magnifique. On entre dans un univers plein de poésie et d'enchantement. Chaque illustration semble comme illuminée et c'est un ravissement. C'est un album jeunesse qui ravira les petits (dès 5 ans) comme les plus grands. Les thèmes...
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    Que ce soit la couverture ou les illustrations, ce album est magnifique. On entre dans un univers plein de poésie et d'enchantement. Chaque illustration semble comme illuminée et c'est un ravissement. C'est un album jeunesse qui ravira les petits (dès 5 ans) comme les plus grands. Les thèmes abordés sont la différence et l'amitié. Apprendre à un enfant de ne pas avoir peur de ce qui est différent, être ouvert aux autres et faire preuve de sociabilité. Mes enfants ont adoré! Bref, c'est notre dernier coup de coeur.

    http://auchapitre.canalblog.com/archives/2017/11/19/35873672.html
    Ma page Facebook Au chapitre d'Elodiegit sta

  • Couverture du livre « Et je danse, aussi » de Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat aux éditions Pocket

    0.2

    Maitre Hibou sur Et je danse, aussi de Anne-Laure Bondoux - Jean-Claude Mourlevat

    Un livre bien écrit qui aborde les sujets de la vie courante, les mésaventures d’un couple etc. mais abordées sur un ton d'humour auto dérision vraiment bien tourné.
    J’ai passé un moment agréable même s’il ne m'a pas donné envie de danser ou de chanter contrairement à ce qui était annoncé.
    On...
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    Un livre bien écrit qui aborde les sujets de la vie courante, les mésaventures d’un couple etc. mais abordées sur un ton d'humour auto dérision vraiment bien tourné.
    J’ai passé un moment agréable même s’il ne m'a pas donné envie de danser ou de chanter contrairement à ce qui était annoncé.
    On rentre dans le vif du sujet de suite, une correspondance entre deux personnes dont le personnage principal, un écrivain en panne d'inspiration et une inconnue. On est touché par le lien qui se crée petit à petit entre ces deux personnages, même si leur rencontre reste virtuelle.git sta

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