Jean-Baptiste Andrea

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Avis (61)

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    Couverture du livre « Cent millions d'années et un jour » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    Littéraflure sur Cent millions d'années et un jour de Jean-Baptiste Andrea

    L’homme qui a gardé son âme d’enfant court après un rêve. Celui de Stan, paléontologue, est de retrouver le squelette d’un dinosaure qu’un vieillard aurait entraperçu dans les Alpes. Les preuves sont maigres, l’entreprise insensée. Il s’élance, pourtant, conquérant de l’inutile. Il y a une...
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    L’homme qui a gardé son âme d’enfant court après un rêve. Celui de Stan, paléontologue, est de retrouver le squelette d’un dinosaure qu’un vieillard aurait entraperçu dans les Alpes. Les preuves sont maigres, l’entreprise insensée. Il s’élance, pourtant, conquérant de l’inutile. Il y a une vérité que les fonctionnaires de la raison ne comprendront jamais ; elle fait tourner la terre depuis deux mille ans : on peut attendre une vie entière la récompense de son obstination, puis la sacrifier au nom de la passion qui nous anime. C’est ainsi que les aventuriers donnent du sens à leur existence. Sur ce principe, on cherche le graal, l’arche perdue, on suit les traces de l’abominable homme des neiges, on veut retrouver Tchang, on croit au monstre du Loch Ness, on plonge vers un trésor englouti. Le voyage est plus important que la destination bien-sûr et s’il y a quête, elle est de soi-même, de réponses et d’absolu. Jean-Baptiste Andréa ressuscite la magie d’Hergé et de Jules Verne. La gravité et la profondeur en plus. Quelle émotion de retrouver mes sensations d’enfance, de m’associer aux bonheurs et aux déceptions des explorateurs ! Il m’a semblé entendre la voix de Daniel Costelle louant l’acharnement des pionniers qui firent la conquête des pôles. Ils sont intrépides, audacieux, un peu fous. La chance est leur secret, l’espoir leur unique boussole. Stan est l’un de ces héros. Un misanthrope qui s’intéresse aux fossiles, aux choses « vivantes mortes il y a longtemps ». Sur les pentes du glacier, il efface les occasions manquées : Mathilde dont il n’a pas osé toucher la poitrine adolescente, son salaud de père que la balle du fusil a raté… par manque de recul (superbe ironie). Après le magnifique « Ma reine », Andréa transforme l’essai. Peu de reproches : une fin moins intense, et un usage trop fréquent du mot « monde ». Des futilités, au regard du plaisir intense éprouvé à la lecture de son deuxième roman.
    Bilan

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    Couverture du livre « Cent millions d'années et un jour » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    Karine H sur Cent millions d'années et un jour de Jean-Baptiste Andrea

    Bien-sûr, on pense au Désert des Tartares.
    Enfin moi, je pense au Désert des Tartares.
    Dans les deux cas, il y a l'attente. Celle de l'attaque, chez Buzzati. Ici, celle de la découverte.
    Paléontologue, Stan entraîne deux collègues et un guide au cœur d'un glacier, à la recherche du squelette...
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    Bien-sûr, on pense au Désert des Tartares.
    Enfin moi, je pense au Désert des Tartares.
    Dans les deux cas, il y a l'attente. Celle de l'attaque, chez Buzzati. Ici, celle de la découverte.
    Paléontologue, Stan entraîne deux collègues et un guide au cœur d'un glacier, à la recherche du squelette d'un animal préhistorique. Les jours passent, puis les semaines, on croit toucher au but, mais celui-ci s'éloigne. Encore, encore un peu plus... Et l'automne arrive.
    Un magnifique roman, une écriture à la fois rude et poétique.
    Vraiment, une belle littérature.

    A paraître le 21 août aux éditions l'Iconoclaste.

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    Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    Nathalie Chartier sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    Conte initiatique qui se situe en 1965 en Provence, dont les premières pages plantent le décor d’une station-service paumée comme il s’en faisait à l’époque.
    C’est là que Shell , 12 ans, ainsi surnommé à cause de son blouson, évolue et vit avec ses parents ; il s’occupe à servir les rares...
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    Conte initiatique qui se situe en 1965 en Provence, dont les premières pages plantent le décor d’une station-service paumée comme il s’en faisait à l’époque.
    C’est là que Shell , 12 ans, ainsi surnommé à cause de son blouson, évolue et vit avec ses parents ; il s’occupe à servir les rares clients qui se présentent.
    Il est un peu différent Shell, n’est plus scolarisé à cause de son comportement, son cerveau serait « trop petit ». Comme il craint un placement ou de partir loin de ses repères, Il décide un jour de partir à la guerre (même s’il ignore la réalité de la guerre) et s’éloigne vers la colline derrière la station. Il s’enfonce alors dans la garrigue provençale.
    S’en suit un périple où il va rencontrer Viviane qui devient «sa reine », la première et seule amie de son existence.
    Et là, j’ai cessé d’accrocher (donc très vite) : ce qui aurait pu être émouvant et tendre m’a plus ou moins laissée de marbre et ne m’a pas emportée.
    Trop prévisible peut-être, il m’a manqué une étincelle, un grain de folie, ce je ne sais quoi qui m’aurait convaincue… En résumé, je suis déçue d’autant plus que beaucoup de commentaires sont élogieux.
    Ce premier roman est néanmoins très bien écrit et je suis rassurée de constater qu’il a plu à la majorité.

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    Couverture du livre « Ma reine » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste

    Lisa_D sur Ma reine de Jean-Baptiste Andrea

    Été 1965. Vallée de l’Asse. Provence. Une station d’essence où plus grand monde ne s’arrête. Shell, surnom qu’il devra au blouson qu’il porte, 12 ans, fan de la série télévisée Zorro, ne peut plus aller à l’école. Il est trop différent des autres, son médecin a expliqué à ses parents que sa «...
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    Été 1965. Vallée de l’Asse. Provence. Une station d’essence où plus grand monde ne s’arrête. Shell, surnom qu’il devra au blouson qu’il porte, 12 ans, fan de la série télévisée Zorro, ne peut plus aller à l’école. Il est trop différent des autres, son médecin a expliqué à ses parents que sa « tête avait arrêté de grandir ». La situation se complique encore lorsqu’il manque de mettre le feu accidentellement à la station. Bien décidé à prouver qu’il est un homme, il décide de partir à la guerre « vu que là-bas tout est déjà en feu ». Mais il se retrouve sur le plateau où il rencontre Viviane, non pas une fée, mais une reine. Elle lui fait promettre de ne pas chercher à savoir où elle demeure sinon elle redeviendra une fille banale…

    L’histoire est écrite du point de vue de Shell. Cela aurait pu sonner faux mais c’est écrit avec des mots simples et une certaine poésie. C’est parfois naïf, cruel comme le sont les enfants.
    Ce livre m’a rappelé la raison pour laquelle je lis ? Pour « tomber » sur une pépite comme Ma Reine, une parenthèse pour réenchanter le monde.

    « Elle n’avait jamais été aussi belle, aussi reine que là, dans son gilet bleu sous ses cheveux blonds et moi je ne m’étais jamais senti aussi bête, aussi sale, aussi sergent Garcia. »

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