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Cent millions d'années et un jour

Couverture du livre « Cent millions d'années et un jour » de Jean-Baptiste Andrea aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Une expédition paléontologique en pleine montagne où chaque pas nous rapproche du rêve et de la folie. Après le succès de "Ma reine", un deuxième roman à couper le souffle.
1954. C'est dans un village perdu entre la France et l'Italie que Stan, paléontologue en fin de carrière, convoque... Voir plus

Une expédition paléontologique en pleine montagne où chaque pas nous rapproche du rêve et de la folie. Après le succès de "Ma reine", un deuxième roman à couper le souffle.
1954. C'est dans un village perdu entre la France et l'Italie que Stan, paléontologue en fin de carrière, convoque Umberto et Peter, deux autres scientifiques. Car Stan a un projet. Ou plutôt un rêve. De ceux, obsédants, qu'on ne peut ignorer. Il prend la forme, improbable, d'un squelette. Apatosaure ? Brontosaure ? Il ne sait pas vraiment. Mais le monstre dort forcément quelque part là-haut, dans la glace. S'il le découvre, ce sera enfin la gloire, il en est convaincu. Alors l'ascension commence. Mais le froid, l'altitude, la solitude, se resserrent comme un étau. Et entraînent l'équipée là où nul n'aurait pensé aller.
De sa plume cinématographique et poétique, Jean-Baptiste Andrea signe un roman à couper le souffle, porté par ces folies qui nous hantent.

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Articles (1)

Avis (37)

  • Le père de Stan était violent, sa mère était fragile.
    Il veut fuir sa campagne natale et devient paléontologue.
    En fin de carrière, par l'intermédiaire d'une petite voisine, il apprend qu'un squelette d'animal préhistorique serait enfermé dans les glaces entre l'Italie et la France.
    Ça...
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    Le père de Stan était violent, sa mère était fragile.
    Il veut fuir sa campagne natale et devient paléontologue.
    En fin de carrière, par l'intermédiaire d'une petite voisine, il apprend qu'un squelette d'animal préhistorique serait enfermé dans les glaces entre l'Italie et la France.
    Ça devient son obsession, et il réunit un ancien collègue et son assistant et un guide, et les voilà partis dans une incroyable aventure à la recherche de ce squelette.
    C'est une recherche à but scientifique, certes, qui donnerait enfin la reconnaissance de ses pairs à Stan.
    Mais c'est aussi une recherche personnelle où se mêlent les souvenirs du passé et particulièrement de l'enfance.
    Le poids de l'enfance justement est lourd à porter et mène à une quête du sens de la vie en même temps qu'à l'accomplissement des rêves les plus enfouis.
    L'écriture est belle et poétique mais en même temps détachée ce qui empêche un peu de se laisser aller à l'empathie pour les personnages.
    Je l'ai trouvée plus efficace à magnifier la nature.
    Les montagnes y sont particulièrement vivantes.

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  • De Jean-Baptiste Andrea, j’avais beaucoup aimé « Ma reine » et je n’ai donc pas hésité une seconde à me plonger dans son dernier roman. J’ai plongé, oui, et quel plongeon ! L’histoire est fascinante, mélange de merveilleux et d’aventure, avec des retours sur l’enfance du narrateur.

    Lui,...
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    De Jean-Baptiste Andrea, j’avais beaucoup aimé « Ma reine » et je n’ai donc pas hésité une seconde à me plonger dans son dernier roman. J’ai plongé, oui, et quel plongeon ! L’histoire est fascinante, mélange de merveilleux et d’aventure, avec des retours sur l’enfance du narrateur.

    Lui, c’est Stan, devenu paléontologue. Il en rêvait lorsqu’il était ce petit garçon timide déjà passionné par les fossiles.
    Le conte, c’est la découverte fortuite d’un morceau d’os dans les affaires d’un concierge décédé et l’histoire d’une gamine à qui il racontait sa rencontre avec un dragon dans les entrailles de la montagne tout près d’un glacier.
    « Il racontait un squelette immense, un corps qui s’enfonçait dans les ténèbres, si loin qu’on n’en voyait pas la fin, une tête étonnamment petite au bout d’un cou démesuré »
    Des années plus tard, en 1954, Stan décide de se lancer sur les traces de ce squelette de dinosaure. Il monte son expédition dans les Dolomites italiennes en compagnie de son ami Umberto, de Peter et d’un guide expérimenté.
    La chance de retrouver ce fossile de dinosaure sous un glacier parce qu’un vieil homme aimait raconter aux enfants sa rencontre avec un dragon est si ténue que l’on pourrait hausser les épaules. Oui mais voilà ! Jean-Baptiste Andrea est un mystificateur, un conteur né qui fait briller nos yeux comme des enfants curieux et nous embarque dans une aventure-épopée- exploration - appelez ça comme vous voulez, et qu’on n’aura de cesse de creuser dans la glace avec les quatre hommes, de souffrit du froid avec eux et d’élaborer des hypothèse s en croisant les doigts pour trouver ne serait-ce qu’un bout d’os vieux de millions d’années.
    J’ai fait miennes les illusions de Stan que tous prenaient pour un vieux fou. Un squelette gigantesque vieux de millions d’années ? Pourquoi pas ? On a déjà vu des découvertes aussi étonnantes. Et la rigueur scientifique dans tout ça ? Bâtie sur un conte tout de même ! Mais ça marche, Stan convainc son public, il va faire la découverte de sa vie. Enfin !
    Sa mère avait raison de croire en lui, sa mère morte alors qu’il ‘avait que neuf ans, le laissant aux mains d’un père maltraitant qui l’humiliait.
    Le récit est ponctué de ces retours sur l’enfance qui nous en apprennent un peu plus à chaque fois sur la personnalité de ce paléontologue solitaire qui a gardé un peu de son âme d’enfant.
    La plus grande partie de ce récit se déroule en montagne, dans des conditions extrêmes mais la montagne, si belle et inaccessible, se mérite.
    « Un glacier, de près. C’est un spectacle qu’il faut avoir vu une fois dans sa vie : la Terre bâille une langue énorme, crevassée, se lèche avec curiosité et attrape au passage, si elle y parvient, les alpinistes qui osent s’y risquer. »
    Il faut voir rester humble devant tant de force car le danger est là, à chaque pas « Ici, la pierre est plus dangereuse que les loups », c’est le vieux guide qui parle.
    J’ai été littéralement emportée par cette histoire singulière au souffle épique, cette odyssée d’un homme qui veut aller jusqu’au bout de son rêve.

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  • Jean-Baptiste Andréa est un auteur qui a réalisé son rêve d’enfant. A 9 ans, il se rêvait poète. Amoureux des mots, il a d’abord fait ses armes dans le cinéma comme scénariste et réalisateur mais les rêves d’enfant sont coriaces et un jour rattrapent l’homme pour lui souffler lors d’une balade...
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    Jean-Baptiste Andréa est un auteur qui a réalisé son rêve d’enfant. A 9 ans, il se rêvait poète. Amoureux des mots, il a d’abord fait ses armes dans le cinéma comme scénariste et réalisateur mais les rêves d’enfant sont coriaces et un jour rattrapent l’homme pour lui souffler lors d’une balade l’histoire de Ma reine. Il couche les mots sur le papier, l’envoie à de multiples éditeurs et les éditions de l’Iconoclaste voit ce que les lecteurs verront entre les lignes une histoire qui touche, qui bouleverse et transporte. Lauréat de plusieurs prix, il écrit son deuxième – et non second car le troisième fera sa rentrée littéraire en janvier 2021 – roman Cent millions d’années et un jour. C’est l’histoire de Stan, un paléontologue, la cinquantaine, qui vend son appartement et quitte tout pour partir à la recherche d’un « dragon » dans les montagnes entre la France et l’Italie. Son rêve ? découvrir un dinosaure qui lui apportera la reconnaissance de ses pairs mais qui lui permettra de réaliser la promesse faite à sa mère décédée : s’offrir un appartement avec moulures. Avec son ami Umberto, le jeune Peter et le guide Gio, ils partent chercher la grotte où serait enfoui le squelette d’un prétendu dinosaure.

    La paléontologie n’est pas le sujet de prédilection que je recherche dans un roman, loin de là mais j’ai dévoré, aimé, adoré ce roman et je suis plus que ravie qu’il ait obtenu le prix des lecteurs Privat. Pourquoi ? parce que c’est une épopée, une tragédie, une quête qui nous renvoie à nos désirs et rêves d’enfant, à cet être qui sommeille en nous et que par peur, par crainte, par conformisme social nous bridons. Parce que Jean-Baptiste Andréa dresse un tableau magnifique de la montagne, entre refuge et environnement hostile. Parce que je retrouve cette écriture que j’avais déjà aimée dans Ma reine. Parce qu’après avoir rencontré l’homme entier, sans détour, simple et à l’écoute, je comprends mieux pourquoi ses livres me touchent. Alors certes le sujet de la paléontologie n’est pas « sexy » mais c’est un roman de l’universel, un roman qui trouvera un écho chez le lecteur. Certains passages sont durs – notamment ceux sur l’enfance de Stan -, le personnage peut parfois être antipathique et exaspérant mais le chemin qu’il parcourt pour retrouver celui qu’il était est un chemin que l’on a envie de suivre avec lui.

    En résumé : Un prix amplement mérité et une superbe rencontre avec un auteur qui a su se battre pour ses rêves d’enfant !

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  • Ce roman est à la fois un récit d’aventure, et une quête de soi. Stan part à la recherche de cet hypothétique dragon, mais en même temps, c’est la recherche de lui-même qu’il entreprend. On lit ce roman sans s’arrêter, tant on veut connaître le résultat de cette double quête. J’ai écouté en même...
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    Ce roman est à la fois un récit d’aventure, et une quête de soi. Stan part à la recherche de cet hypothétique dragon, mais en même temps, c’est la recherche de lui-même qu’il entreprend. On lit ce roman sans s’arrêter, tant on veut connaître le résultat de cette double quête. J’ai écouté en même temps la bande originale de ce livre sur Spotify. Pour moi qui suis musicienne, elle rend compte du rythme de l’écriture et de l’aventure. Une jolie surprise qui me donne envie de lire Ma reine, premier roman de l’auteur !

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  • Mon troisième gros coup de coeur de la sélection. Ce livre fait partie de ceux qui nous habitent longtemps une fois refermés.
    J’avais repoussé la lecture, la paléontologie n’étant pas une de mes passions ! Mais une fois ouvert impossible de le refermer.
    On vit cette quête avec les...
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    Mon troisième gros coup de coeur de la sélection. Ce livre fait partie de ceux qui nous habitent longtemps une fois refermés.
    J’avais repoussé la lecture, la paléontologie n’étant pas une de mes passions ! Mais une fois ouvert impossible de le refermer.
    On vit cette quête avec les personnages, on a froid avec eux, on espère avec eux, on a peur parfois de l’échec.
    Jean-Baptiste Andréa réussit ce tour de force de rendre ses personnages vivants. Même ceux dont il dit peu de choses, il leur donne de la consistance. Stan le narrateur a brisé toutes ses chaînes pour l’accomplissement de sa vie.
    Très beau roman

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  • Ce roman se passe dans les années 1950. Stan est paléontologue et a un projet fou, un dernier projet… partir à la recherche d'une grotte entre la France et l'Italie où se trouverait le squelette d'un dragon. Il embarque avec lui une équipe et part affronter la montagne. C'est aussi l'occasion...
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    Ce roman se passe dans les années 1950. Stan est paléontologue et a un projet fou, un dernier projet… partir à la recherche d'une grotte entre la France et l'Italie où se trouverait le squelette d'un dragon. Il embarque avec lui une équipe et part affronter la montagne. C'est aussi l'occasion pour lui de se remémorer son enfance et de nous dévoiler ses tourments.

    Un magnifique roman que vous aurez du mal à lâcher. Et peut-être l'occasion pour vous de découvrir un éditeur qui gagne à être connu : L'Iconoclaste.
    Gros coup de cœur !

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  • J’écris cette chronique alors que je viens de refermer le livre et j’ai envie de mettre « à chaud » mon ressenti concernant ce roman. A la différence de Stan, le narrateur, je me suis lancée dans cette lecture sans aucune préparation autre que les très bons avis que je voyais passer ici ou là....
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    J’écris cette chronique alors que je viens de refermer le livre et j’ai envie de mettre « à chaud » mon ressenti concernant ce roman. A la différence de Stan, le narrateur, je me suis lancée dans cette lecture sans aucune préparation autre que les très bons avis que je voyais passer ici ou là. N’ayant pas lu Ma reine, son premier roman qui avait reçu déjà beaucoup d’éloges, je ne pouvais pas ne pas lire celui-ci qui offrait du dépaysement et j’avais besoin de dépaysement, de visiter des territoires où je m’aventure que rarement et sa disponibilité à la bibliothèque en a décidé.

    Je dois reconnaître que le démarrage a été un peu lent, peut-être le temps de l’échauffement, mais malgré tout intéressant. Les projets de ce paléontologue d’une cinquantaine d’années qui décide de se lancer à la découverte dans les Alpes dans les années 50 d’un squelette d’un « dragon » qui pourrait se révéler être un Brontosaure ou Apatosaure sur les simples affirmations d’une enfant me paraissaient assez étranges et devaient cacher autre chose… Mais j’étais assez curieuse de découvrir cet homme, assez terne, dont on ne sait que peu de choses, se lancer dans une aventure dont il n’a entre les mains qu’un petit fragment et les dires d’une enfant. Un drôle de personnage finalement, ambigu, un aventurier de la dernière chance….

    Alos j’ai écouté Stanilas Henri Armengol, se raconter, il m’a présenté ses compagnons : Umberto, Peter et son double effronté : Youri, Gio et j’ai commencé à prendre goût à leur expédition. Mais Stan n’est pas là par hasard et au fil de la narration, sans lui-même s’en rendre compte, il se dévoile dans ce journal de bord de l’expédition, le petit garçon qu’il était, orphelin d’une mère d’origine espagnole, partie parce que la vie conjugale n’était que violence et tristesse, orphelin d’un chien, Pépin, son seul véritable ami, disparu sans explication et fils d’un homme, le Commandant, qu’il déteste pour bien des raisons…..

    Cette quête qu’il mène durant quelques mois est surtout une quête de reconnaissance, lui cet obscur professeur d’université qui n’a jamais réussi à faire le deuil d’une enfance gâchée. Au milieu de l’immensité des montagnes, du froid, les personnalités de chacun vont s’affronter dans un huis clos intense et émouvant.

    Il y a dans ce roman une montée en puissance du récit, dont je ne veux rien vous révéler de plus pour vous laisser le plaisir de découvrir, l’auteur réussissant grâce à une écriture à la fois poétique et sobre à nous faire palpiter au rythme des recherches, à confronter blessures du passé et répercussions (inconscientes) sur sa vie d’homme.

    "Les seuls monstres, là-haut, sont ceux que tu emmènes avec toi (p59)"

    J’ai senti les morsures du froid, j’ai accueilli les pensées d’un homme livré à lui-même, à ce qu’il a de plus secret, ce qu’il n’a parfois jamais avoué, ses délires et hallucinations dans l’immensité blanche, ses regrets et remords, j’ai senti mon cœur battre quand je l’apercevais au bord de la folie comme au bord d’un gouffre.

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