Couleurs de l'incendie

Couverture du livre « Couleurs de l'incendie » de Pierre Lemaitre aux éditions Albin Michel
  • Date de parution :
  • Editeur : Albin Michel
  • EAN : 9782226392121
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et... Voir plus

Février 1927. Le Tout-Paris assiste aux obsèques de Marcel Péricourt. Sa fille, Madeleine, doit prendre la tête de l'empire financier dont elle est l'héritière, mais le destin en décide autrement. Son fils, Paul, d'un geste inattendu et tragique, va placer Madeleine sur le chemin de la ruine et du déclassement.
Face à l'adversité des hommes, à la cupidité de son époque, à la corruption de son milieu et à l'ambition de son entourage, Madeleine devra déployer des trésors d'intelligence, d'énergie mais aussi de machiavélisme pour survivre et reconstruire sa vie. Tâche d'autant plus difficile dans une France qui observe, impuissante, les premières couleurs de l'incendie qui va ravager l'Europe.

Couleurs de l'incendie est le deuxième volet de la trilogie inaugurée avec Au revoir là-haut, prix Goncourt 2013, où l'on retrouve l'extraordinaire talent de Pierre Lemaitre.

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  • Une grande fresque historique, des personnages passionnants. Une suite remarquable, avec une Madeleine qui va se métamorphoser au fil des chapitres. La vengeance d'une femme fragile , manipulée. Grandiose !

    Une grande fresque historique, des personnages passionnants. Une suite remarquable, avec une Madeleine qui va se métamorphoser au fil des chapitres. La vengeance d'une femme fragile , manipulée. Grandiose !

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  • Couleurs de l’incendie, le deuxième volet de la trilogie de Pierre Lemaitre après l’excellent Au revoir là-haut qui se terminait, souvenez-vous, par le suicide d’ Edouard Péricourt. 7 ans après, le nouveau Lemaitre s’ouvre sur l’enterrement de Marcel Péricourt, le père, riche fondateur des...
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    Couleurs de l’incendie, le deuxième volet de la trilogie de Pierre Lemaitre après l’excellent Au revoir là-haut qui se terminait, souvenez-vous, par le suicide d’ Edouard Péricourt. 7 ans après, le nouveau Lemaitre s’ouvre sur l’enterrement de Marcel Péricourt, le père, riche fondateur des Etablissements banquiers Péricourt. Marcel était un homme apprécié, la tristesse se lit sur tous les visages, surtout celui de Madeleine, sa fille et la mère de l’unique héritier de la famille, Paul. Et soudain, au moment où le cercueil arrive dans la cour, le petit garçon, 7 ans, mu par on sait quelle force se jette par la fenêtre. Double drame en ce jour maudit, qui sonne le glas de la vie confortable de l’empire Péricourt. Paul ne meurt pas mais reste paralysé, en fauteuil. Madeleine est abattue, a du mal à faire face et se laisse manipuler par son entourage. C’est la dégringolade, Madeleine perd tout… Mais Madeleine n’est pas femme à se laisser faire, et la seconde partie du roman le prouve. La vengeance est un plat qui se mange froid, et quelle vengeance !

    Un roman dans la même veine que le précédent, riche, dense, haletant ! Cette fois encore, de nombreux personnages se croisent dans une période mouvementée, l’entre-deux guerres. La popularité de Hitler, la montée du fascisme, les fraudes fiscales, les nouvelles technologies, la presse, la politique et même l’opéra ; chaque personnages évolue dans un univers et l’auteur nous promène de l’un à l’autre avec délectation. C’est TRÈS bien ! J’ai hâte de lire le prochain, et pourtant, j’aime rarement les suites.

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  • Quand j’ai lu, il y a quelques années déjà « Au revoir là-haut », je ne savais pas que Pierre Lemaitre compter lui donner une suite. Sept ans après la mort de son fils, c’est au tour de Marcel Pericourt de succomber. Le jour de ses funérailles, devant le tout Paris, son petit fils Paul âgé de 7...
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    Quand j’ai lu, il y a quelques années déjà « Au revoir là-haut », je ne savais pas que Pierre Lemaitre compter lui donner une suite. Sept ans après la mort de son fils, c’est au tour de Marcel Pericourt de succomber. Le jour de ses funérailles, devant le tout Paris, son petit fils Paul âgé de 7 ans (le fils de Madeleine et de l’infâme Pradelle) de défenestre. Il survit, mais demeure paraplégique. Cette tragédie incompréhensible va faire vaciller la fragile Madeleine qui, seule héritière de la banque Péricourt, va se révéler une proie pour tous les profiteurs qui l’entourent. Son oncle Charles, député affairiste et vénal, son amant André, qui se fait entretenir jusqu’à lancer sa carrière de journaliste, et Gustave, le fondé de pouvoir de la banque, qui comptait bien épouser l’héritière. Lorsque Madeleine refuse, il semble bien prendre la chose mais en réalité, il la dupe avec une facilité confondante. Mal conseillée, manipulée, Madeleine va connaitre la ruine et le déclassement, dans cette France de l’entre deux-guerre minée par la crise économique de 1929, et tentée par le fascisme. Alors qu’on la croit éliminée du jeu, Madeleine va découvrir dans l’épreuve une force de caractère, une dureté qu’elle ne soupçonnait pas. Usant de procédés intelligents, risqués et même franchement immoraux, elle entreprend de se venger de tous ceux qui l’ont fait souffrir. Comme « Au revoir là-haut », « Couleurs de l’incendie » est l’histoire d’une vengeance. Moins flamboyante et cynique que la première, celle de Madeleine sera multiple, faisant chuter l’un pour faire vaciller l’autre, elle prendra le temps qu’il faut, paiera le prix qu’il faut pour que les coupables de ses malheurs soient châtiés, non par elle mais par le système, par la justice, par la vindicte populaire. Le roman de Pierre Lemaitre se lit, ou plutôt se dévore avec une vraie gourmandise. Le style fluide, presque complice de l’auteur (qui encore une fois nous parle directement), la petite pointe d’humour, la façon qu’il a de croquer des personnages avec une vraie tendresse et une vraie profondeur, son intrigue claire malgré le nombre de personnage et parfois la complexité des sujets évoqués (placements bancaires, technologie…), tout est totalement maitrisé. On retrouve le vrai plaisir de « Au revoir là –haut », même en l’absence d’Edouard et d’Albert. Madeleine, qui n’avait qu’un rôle secondaire dans le premier tome, trouve ici une réelle épaisseur de femme fragile et forte, douce et cinglante, toute en complexité et en nuance. Autour d’elle, si l’on excepte Paul et sa passion dévorante pour l’Opéra, les hommes sont souvent plus monolithiques, souvent mués seulement par leur ambition et leur vénalité, ils peuvent paraitre un tout petit peu caricaturaux. La France de 1927 à 1936, c’est la France affairiste qui se laisse tenter par l’antiparlementarisme, qui se laisse un peu emporter par le fascisme italien et la tentation nationaliste allemande. Lorsque Pierre Lemaitre fait parler les hommes politiques de l’époque, on croit entendre les hommes politiques de 2018, mêmes arguments, mêmes vociférations, mêmes revendications économiques, mêmes tentations nationalistes. Sur le moment, c’est amusant et puis, après, on y repense et là, ça devient bien plus angoissant. « Couleurs de l’incendie » enfonce magistralement le clou d’ « Au revoir là-haut » et pose définitivement Pierre Lemaitre dans le paysage littéraire français. Dans le polar ou dans le roman, Lemaitre est en train d’en devenir un !

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  • Poetique et lucide. Fresque d'une societe et de destins croises.

    Poetique et lucide. Fresque d'une societe et de destins croises.

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  • Quel bonheur et quel talent, bonheur de retrouver quelques personnages de
    "Au-revoir là-haut", talent de Monsieur Lemaître de n'avoir pas fait une suite pour une suite mais d'avoir creusé deux personnages du premier volet.
    J'ai retrouvé avec plaisir Madeleine mais surtout le formidable talent...
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    Quel bonheur et quel talent, bonheur de retrouver quelques personnages de
    "Au-revoir là-haut", talent de Monsieur Lemaître de n'avoir pas fait une suite pour une suite mais d'avoir creusé deux personnages du premier volet.
    J'ai retrouvé avec plaisir Madeleine mais surtout le formidable talent de conteur de cet auteur, un véritable souffle romanesque, du rythme, des personnages fouillés, un grand plaisir de lecture.

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  • Avez-vous fait attention à l’illustration de la couverture ? Les mines peu engageantes de ces hommes en gris ou noir et cette petite femme fluette, perdue au milieu de cette sinistre foule, c’est Madeleine, l’héroïne de cette histoire. L’auteur c’est Frans Masereel et Wikipedia nous en apprend...
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    Avez-vous fait attention à l’illustration de la couverture ? Les mines peu engageantes de ces hommes en gris ou noir et cette petite femme fluette, perdue au milieu de cette sinistre foule, c’est Madeleine, l’héroïne de cette histoire. L’auteur c’est Frans Masereel et Wikipedia nous en apprend beaucoup sur cet artiste qui semble, depuis longtemps, avoir les faveurs des éditeurs pour illustrer les plus grands auteurs (Tolstoï, Hugo, Zola, Baudelaire ou Hemingway en autres). Sachant qu’il a été, lui aussi, ostracisé par les nazis après leur accession au pouvoi, et que le roman se passe dans ces années-là, il me semble nécessaire de féliciter la personne de chez Albin Michel qui a fait ce choix plus qu’à propos. Je ne manquerai pas, à mon prochain passage au Centre Pompidou, d’aller y admirer l’original. Ca me rappellera Madeleine et ce ne sera pas du temps perdu.
    Revenons à la couverture, La seule touche de couleur, c’est Madeleine. Pourtant le ciel s’assombrit au-dessus de l’héritière. Son fils unique s’est défenestré le jour de l’enterrement de son grand-père, la faillite la guette. Madeleine est trahie, ruinée, humiliée, elle va bientôt devoir se résoudre à « aller manger des frites chez Eugène », tandis que plus personne ne lui apportera de lilas. Elle devient Edmond Dantès, avec pour compagnon, à la place de l’Abbé Faria, un fils tétraplégique de sept ans.
    La suite, c’est un peu comme si Edmond Dantès recrutait les Pieds Nickelés pour obtenir réparation. Chut ! Disons simplement, que c’est toujours un festival de bons mots (« Elle fit l’essai. André fit l’affaire ») ou de clins d’œil malicieux (lorsque Madeleine croise le précepteur de son fils qui est également le pourvoyeur de ses menus plaisirs dans la mansarde du dernier étage, elle lui glisse « A ce soir, là-haut !» ou lorsqu’un coffre-fort est dévalisé, l’inspecteur chargé de l’enquête s’appelle Fichet). Il y a toujours les personnages ridicules de veulerie et de bêtise que l’auteur se plaît à maltraiter pour notre plus grand plaisir. Tout le monde fait chanter tout le monde, bien qu’il n’y ait qu’une seule cantatrice, diva italienne née dans le Jura ! On pense à Feydeau, mais ici les portes ne claquent pas et Madeleine se fait toute de suavité et de délicatesse pour mener à bien sa vengeance. La corporation des journalistes se fait tailler un costume sur mesure (« un journaliste est quelqu’un qui connait le prix de l’information, la vôtre vaut dix-mille francs ») qui ressemble beaucoup à celui des politiciens affairistes, lesquels continuent à recevoir le même traitement musclé qu’ils avaient mérité dans Au Revoir Là-haut. Le lecteur s’étonne, en revanche, que les juges de cette saga Péricourt, nourris par les dénonciations anonymes ou pas, fassent preuve d’une célérité qui, à sa connaissance, n’a jamais été légendaire. J’entends déjà la défense de l’auteur : « Objection, votre Honneur ! ». Oui, on pourrait trouver, ici ou là, dernièrement sans doute, juste avant une élection, un exemple infirmant avec éclat l’adage voulant que la Justice, manquant plus de moyens que de procédures, comme la tortue de La Fontaine « se hâte avec lenteur ». « Objection retenue ! Pan ! Accusé Lemaitre, vous êtes relaxé ! »
    On pourrait également voir un Pierre Lemaitre chantre de la libre entreprise et des « self-made men » car, comme Edouard son oncle, c’est en créant une entreprise que Paul, le paralysé va pouvoir remonter la pente. Modérons toutefois les ardeurs des organisations patronales qui souhaiteraient faire de la récupération car il nous faut malheureusement observer que ces deux entreprises ont comme point commun de ne reposer que sur une publicité séduisante dont l’efficacité est sans rapport avec la banalité du produit, pour l’une, et du vent, pour l’autre. Encore deux corporations qui ne passent pas au travers des gouttes.
    Les lecteurs de ce billet, du moins les persévérants parvenus jusqu’ici, auront compris que je me suis énormément amusé à la lecture de ce livre formidablement bien écrit, inventif et coloré. Pour moi, c’est certain, la Madeleine de Lemaitre va, elle aussi, se faire un nom !

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  • On nous a promis un tome 3, il va falloir qu’il arrive vite !
    Couleurs de l’Incendie de Pierre Lemaitre est un de ces livres qu’on est triste de quitter. J’y ai retrouvé un côté balzacien mêlé à l’énergie d’un Dumas, l’humour en plus. Des personnages truculents, une mère courage qui ne recule...
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    On nous a promis un tome 3, il va falloir qu’il arrive vite !
    Couleurs de l’Incendie de Pierre Lemaitre est un de ces livres qu’on est triste de quitter. J’y ai retrouvé un côté balzacien mêlé à l’énergie d’un Dumas, l’humour en plus. Des personnages truculents, une mère courage qui ne recule devant rien pour retrouver sa dignité et se venger. Des personnages de femmes attachants : Madeleine, Vladi, Solange et même Léonce. Un fils, Paul, terriblement sensible et intelligent.
    Et bien sûr la description d’une époque, au bord d’un gouffre, prête à basculer de nouveau dans l’horreur. Un moment rare de lecture et un pur régal de bout en bout.
    L’intensité tient autant aux personnages principaux qu’aux secondaires à qui Pierre Lemaitre prend la peine de donner consistance pour enrichir le récit.

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  • Je viens de survoler les critiques : 18 pages avec une très grande majorité de 4 ou 5 étoiles.
    Je me sens un peu hors de cet engouement.
    C’est l’histoire de Madeleine Péricourt, donnant une suite à Au revoir là-haut.
    Héritière d’un empire financier, elle ne se consacre qu’à Paul, son fils...
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    Je viens de survoler les critiques : 18 pages avec une très grande majorité de 4 ou 5 étoiles.
    Je me sens un peu hors de cet engouement.
    C’est l’histoire de Madeleine Péricourt, donnant une suite à Au revoir là-haut.
    Héritière d’un empire financier, elle ne se consacre qu’à Paul, son fils paraplégique.
    Ruinée par la trahison de ses proches, elle décide de se venger.
    Outre l’histoire de Madeleine, c’est celle de l’entre-deux guerres, dans un milieu politique et financier pourri, à l’aube d’un nouveau conflit mondial.

    Pierre Lemaitre écrit bien, se documente scrupuleusement, et a écrit là une histoire complexe qui se lit avec plaisir.
    Malheureusement, je n’ai pas retrouvé le côté original si particulier à l’auteur et n’ai pas bien saisi l’utilité de faire une suite à Au revoir là-haut..
    Si ce n’est qu’il s’agit de Madeleine Péricourt y faisant référence, il aurait pu s’agir de n’importe quel autre personnage.
    Et ça me donne l’impression d’un effet médiatique, ce qui pourrait expliquer le petit truc qui manque à ce roman.
    Je n’ai pas eu la petite étincelle qui aurait pu déclencher l’incendie.
    Ceci dit, Pierre Lemaitre a quand même beaucoup d’imagination et un incontestable talent d’écriture.

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  • Encore une grande fresque historique que nous offre Pierre Lemaitre (que j'ai pu découvrir grâce à Lecteur.com et l'édition Albin Michel que je remercie), à une autre époque que son ouvrage précédent : l’entre-deux guerres, une période faste en évènements ,lourde en atmosphère ,une période où...
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    Encore une grande fresque historique que nous offre Pierre Lemaitre (que j'ai pu découvrir grâce à Lecteur.com et l'édition Albin Michel que je remercie), à une autre époque que son ouvrage précédent : l’entre-deux guerres, une période faste en évènements ,lourde en atmosphère ,une période où l’Homme est un loup pour l’Homme. Et Pierre Lemaitre excelle à nous le prouver .
    La première partie que j’ai dévorée semble écrite à la façon du XIXème siècle, elle raconte la vie d’une femme manipulée, entourée d’hommes vénals pour qui l’argent reste l’ascenseur social. Cette femme, c’est Madeleine ,qui dans l’œuvre Aurevoir là haut, a déjà bien souffert des hommes. On l’observe avec inquiétude tomber dans des pièges ,tendus par des personnages sans scrupules, offrant au lecteur une palette d’émotions : de l’indignation à l’effroi.
    La deuxième partie, d’une verve différente nous la présente transformée. Une femme qui va utiliser son énergie, son argent pour se venger et cette vengeance est machiavélique, entrainant une foule de personnages, certains qui apparaissent au milieu de l’ouvrage, lors de la nouvelle vie de l’héroîne. La narration alternent ces personnages à un rythme trépidant , obligeant parfois le lecteur à remettre le personnage dans l’action. Le roman se fait plus rapide, dense et complexe, suscitant à chaque page le suspens. Le roman semble chercher sa forme : récit d’apprentissage, polar , récit historique ? Il m’a un peu désorientée : l’écriture de la deuxième partie m’a moins subjuguée et j’ai trouvé la fin de l’œuvre beaucoup moins romanesque, tirant plus sur le compte-rendu. D’ailleurs certains personnages , pourtant haut en couleurs et dont l’histoire mise à part est truculente (je pense à Valdi et surtout à Solange Gallinato), ne m’ont pas semblé apporter beaucoup au développement de l’histoire (outre leur aide à Paul et beaucoup de fantaisie).Je reconnais à ce roman et à son auteur une indéniable folie dans l’écriture : une forme d’humour décalé ,des images surprenantes , des scènes inoubliables qui font de ce roman une belle suite à Aurevoir là haut. Malheureusement pas suffisant pour moi, pour me donner comme son prédecesseur, l’envie de le relire. Il reste une suite avec les mêmes ingrédients que le premier mais pas le même engouement.

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  • Une lecture jubilatoire, voilà en deux mots comment je qualifierai le dernier livre de Pierre Lemaître.

    Quel bonheur de retrouver la famille Péricourt abandonnée à la fin de Haut revoir là-haut avec le suicide d’Edouard Péricourt. Le second volet débute de façon tout aussi dramatique avec les...
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    Une lecture jubilatoire, voilà en deux mots comment je qualifierai le dernier livre de Pierre Lemaître.

    Quel bonheur de retrouver la famille Péricourt abandonnée à la fin de Haut revoir là-haut avec le suicide d’Edouard Péricourt. Le second volet débute de façon tout aussi dramatique avec les obsèques en grande pompe de Marcel Péricourt, et un autre événement terrible dont je ne parlerai pas tant j’ai pris plaisir à avoir une surprise à chaque page ou presque de ce roman.

    Madeleine Péricourt, fille de Marcel se retrouve donc à la tête d’un empire financier (la banque familiale), à la veille des années 30 et de la crise financière de 1929 … je vous laisse découvrir la suite.

    Il y a de l‘Alexandre Dumas dans ce livre. L’écriture, que certains jugeront un peu surannée est très XIXème mais les mots courent en de belles envolées toujours très fines. Il y a un côté feuilleton et de surprises en surprises, de chapitres en chapitres, le livre ne se lache pas !

    Pierre Lemaître brosse ses personnages avec une ironie féroce (les deux jumelles de Charles délicieusement bêtes et laides rappellent les demi-sœurs de Cendrillon par leur côté revêche, Solange la Diva a des airs de Castafiore …) et l’époque avec une précision chirurgicale. L’aspect politique est très fort. La crise de 1929, les scandales boursiers, l’évasion fiscale, le monde du journalisme ... Pierre Lemaître dissèque brillamment l’époque et réussit paradoxalement un roman très contemporain.

    Extrait :
    « Sur Paris, le froid était brusquement retombé. La ville était surplombée par un ciel laiteux, dont il avait été difficile de percer les intentions jusqu’au retour d’une pluie glaciale et pénétrante.
    Le bureau de maître Lecerf plongé dans la pénombre fût éclairé, on secoua les manteaux avant de les accrocher au perroquet, on s’installa.
    Hortense avait tenu à être présente aux côtés de son époux. Cette femme brève de seins, de fesses et d’esprit considérait Charles comme un être prodigieux … »

    Je trouve que ces quelques lignes résument à merveille le brio de Pierre Lemaître. Les dialogues sont truculents … attendre la suite va me sembler bien long !

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