Christine Montalbetti

Christine Montalbetti

Romancière, nouvelliste, essayiste, dramaturge, photographe, Christine Montalbetti est née au Havre et vit à Paris. Romancière (auteure chez P.O.L d’une huitaine de romans, d’un récit, de deux recueils de nouvelles), elle écrit aussi pour le théâtre: Baba court dans les paysages a été mis en espa...

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Romancière, nouvelliste, essayiste, dramaturge, photographe, Christine Montalbetti est née au Havre et vit à Paris. Romancière (auteure chez P.O.L d’une huitaine de romans, d’un récit, de deux recueils de nouvelles), elle écrit aussi pour le théâtre: Baba court dans les paysages a été mis en espace par Philippe Calvario au Festival de Hérisson (2008), L’Avare impromptu par Nicolas Lormeau à la Comédie française dans le cadre des « Petites formes » (2009). La Maison imaginaire répondait à une commande de France-Culture. En 2009, Denis Podalydès crée Le Cas Jekyll, dont le Théâtre National de Chaillot est co-producteur, et qui tournera pendant plusieurs saisons....

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Avis sur cet auteur (11)

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    Couverture du livre « Mon ancêtre Poisson » de Christine Montalbetti aux éditions P.o.l

    emmanuelle luang sur Mon ancêtre Poisson de Christine Montalbetti

    Christine Montalbetti nous parle ici de l'histoire de son arrière arrière grand-père Jules Poisson qui a commencé comme jardinier au jardin des plantes à Paris puis comme herboriste. Elle s'est attaché à cet ancêtre qu'elle n'a pas connu et a fait des recherches sur lui. Dans le livre et à...
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    Christine Montalbetti nous parle ici de l'histoire de son arrière arrière grand-père Jules Poisson qui a commencé comme jardinier au jardin des plantes à Paris puis comme herboriste. Elle s'est attaché à cet ancêtre qu'elle n'a pas connu et a fait des recherches sur lui. Dans le livre et à partir des documents qu'elle a trouvé elle imagine la vie qu'il a eu, la vie de ses enfants. Le livre est intéressant dans la mesure où il renseigne sur la vie de l'époque (Jules Poisson est né en 1833 et mort en 1919) mais le style est lourd. Le récit n'est pas chronologique et on est parfois un peu perdu dans le récit. On le voit vieillir puis les pages suivantes on le retrouve de nouveau jeune. C'est un peu perturbant et rend l'ensemble lourd. Le fait qu'elle s'adresse à son ancêtre en employant le pronom "tu" mets le lecteur à l'écart du récit. On a l'impression qu'elle écrit à son ancêtre pour que ce soit "lui" qui la lise et non le lecteur. Dommage.

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    Couverture du livre « Trouville Casino » de Christine Montalbetti aux éditions P.o.l

    Virginie Vertigo sur Trouville Casino de Christine Montalbetti

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2018/04/08/36302675.html

    Août 2011. Un septuagénaire décide de faire le casse du casino de Trouville. Il ressort avec à peine 7000 euros dans son sac. Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la tête de cette personne âgée sans histoires pour en...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2018/04/08/36302675.html

    Août 2011. Un septuagénaire décide de faire le casse du casino de Trouville. Il ressort avec à peine 7000 euros dans son sac. Qu’est-ce qui a bien pu se passer dans la tête de cette personne âgée sans histoires pour en arriver à ce braquage ? C’est à cette question que tente de répondre Christine Montalbetti quand elle découvre ce casse dans les faits divers des journaux. Dès cet instant, elle n’aura de cesse de travailler sur ce projet d’écriture dont Trouville Casino est le produit fini. L’idée était excellente mais le rendu l’est beaucoup moins pour moi.

    Ce qui marque quand on commence les premières lignes de ce roman, c’est la patte de Christine Montalbetti. L’écriture est primesautière, la construction « déconstruite » avec de nombreux allers et retours. Elle cherche aussi la connivence avec le lecteur en l’interpellant. Si ce procédé est intéressant, il a ses limites. Je peux très facilement accepter qu’un auteur tente de me mettre dans sa poche, de jouer la roublardise mais à condition que je sois embarquée dans le récit. Cela n’a pas été le cas. L’histoire avait pourtant bien commencé. J'ai été vite entraînée par le rythme et ces instants avant le braquage. Quelques digressions venaient s’intercaler mais rien de bien méchant. Après tout, quand on a déjà lu Philippe Jaenada, la digression on maîtrise et cela peut-être très amusant. Mais, au fur et à mesure du récit, les digressions ont pris une place de plus en plus importante au détriment de l’histoire du braquage. J’ai fini par me lasser de ce petit jeu du chat et de la souris d’autant plus que l’auteure tente systématiquement de justifier ses envolées lyriques (or, je pars du principe que quand on croit à sa façon de faire, on n’a pas besoin de se justifier). Bref, tout ce que je peux aimer chez Jaenada, je n’ai pas su l’apprécier avec Trouville Casino. Comme une lectrice me l’a dit quand nous avons parlé de ce livre, il manque un peu le casino du titre. Dommage pour moi. Mais je pense sincèrement qu’il pourra plaire à de nombreux lecteurs ; je n’en fais malheureusement pas partie.

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    Couverture du livre « Trouville Casino » de Christine Montalbetti aux éditions P.o.l

    Dominique JOUANNE sur Trouville Casino de Christine Montalbetti

    Les paragraphes s’enchaînent entre séquences de réalité, soit l’histoire vraie d’un fait divers consternant concernant un septuagénaire qui braque la caisse du casino de Trouville, et séquences imaginées, ces dernières permettant à l’auteur de s’échapper sur un débit littéraire qui semble lui...
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    Les paragraphes s’enchaînent entre séquences de réalité, soit l’histoire vraie d’un fait divers consternant concernant un septuagénaire qui braque la caisse du casino de Trouville, et séquences imaginées, ces dernières permettant à l’auteur de s’échapper sur un débit littéraire qui semble lui faire du bien et ainsi on se retrouve dans une guinguette en bord de Seine, chez le coiffeur, en prison, bref dans un fouillis délirant avec force synonymes et redondances ainsi que nombre de parenthèses où elle se met à notre place voire pense à notre place !
    Avec Trouville casino, l’auteur va se servir de l’histoire d’un fait divers pour traiter de la digression en littérature et revendiquer un style d’écriture anticonformiste. La définition du Larousse pour ‘digression’ est : Développement s’écartant du sujet principal d’un texte ou d’un discours. « Se perdre en digressions»…
    Page 179, elle se fait son propre avocat en revendiquant la rêverie dans la littérature : « Pourquoi réclamer un roman balisé, taillé au cordeau, policé, encadré par des barrières de sécurité, quand c’est avant tout de rêverie qu’il s’agit ? » Adieu chefs d’œuvre ennuyeux, règles de grammaire, vocabulaire élaboré, élégance de la langue, syntaxe, oxymore, litote, etc. ! Fi donc tout cela ! Écrivons comme qu’on cause même si qu’on cause mal !!! Puis, C. Montalbetti continue de sauter du coq à l’âne et enchaîne sur l’histoire d’un perce-oreille qui grimpe sur du velours côtelé, tout en nous informant que l’introduction d’un insecte dans ses romans est devenu en quelque sorte une de ses marques de fabrique. Bon… Comme cela, nous sommes au courant. Elle se perd en digressions mais nous indique qu’elle en est consciente : « Je vous supplie, n’écrivez pas sur vos blogs qu’il est dommage que je digresse. Avant de sortir votre stylo rouge mental et de me corriger un peu scolairement (avouez), avec votre petit air sévère, qui me blesse (eh oui), posez-vous sincèrement la question : la digression, est-ce-que ce n’est pas l’espace même de la liberté ? Digresser, le gros mot pour dire musarder, pour dire rêver… » Donc, nous y voilà. Madame Christine Montalbetti en s’éloignant du sujet (pour lequel j’ai acheté le livre, soit dit en passant), traite de la digression en littérature et nous offre pour cela, un délire imaginatif débordant, anarchique, inutile et fastidieux très éloigné de l’histoire du vieux braqueur.
    Néanmoins j’ai bien aimé l’accroche, soit les 70 premières pages et quelques paragraphes descriptifs des alentours de Trouville et de son casino. Paragraphes courts. Roman qui se lit vite. Écriture irrégulière. Ton parlé et familier.
    Une nouvelle sortie littéraire, honorer les éditions POL, une auteure à découvrir, une bonne idée de mettre en lumière ce fait divers, être confortablement installée avec des descriptions de Trouville, une ville chère à mon cœur et à laquelle je suis fort attachée, me balader en Normandie sans bouger de mon fauteuil : je convoitais ce livre mais son style et son ambiance m’ont déçue.

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    Couverture du livre « Le bruiteur » de Christine Montalbetti aux éditions P.o.l

    Alsk di Speranza sur Le bruiteur de Christine Montalbetti

    Toutoum...
    Toutoum...
    Toutoum...
    Les entendez-vous les battements de mon coeur ?
    A moitié sourde, mon oreille droite a baissé les armes il y a longtemps. Depuis, j'ai très souvent l'impression de ne capter les bruits qui m'entourent qu'en une seule dimension.
    Mais les sons du Bruiteur, par...
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    Toutoum...
    Toutoum...
    Toutoum...
    Les entendez-vous les battements de mon coeur ?
    A moitié sourde, mon oreille droite a baissé les armes il y a longtemps. Depuis, j'ai très souvent l'impression de ne capter les bruits qui m'entourent qu'en une seule dimension.
    Mais les sons du Bruiteur, par la verve de Christine Montalbetti, me sont parvenu en un feu d'artifice.
    Puisque cette auteure a le chic et le grand talent de sublimer nos cinq sens.
    Le bruiteur nous raconte l'histoire qu'il nous apprête à illustrer.
    Le froissement d'ailes des oiseaux avec un poireau.
    Le clapotis de l'océan avec sa vieille bassine débordante.
    Le ressac des vagues en froissant un sac plastique.
    A peine lu, je testais ces tours des sens avec mes enfants.
    Montalbetti m'ensorcelle à chacune de ses parutions.
    C'est une magicienne aux mots de velours.