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Regis Jauffret

Regis Jauffret
Régis Jauffret est né en 1955 à Marseille. Il a publié une quinzaine d'ouvrages, dont une pièce de théâtre et de nombreux romans, en particulier Les jeux de plage (éditions Verticales, 2002), Univers, univers, prix Décembre (éditions Verticales, 2003, Folio n° 4170), L'enfance est un rêve d'enfan... Voir plus
Régis Jauffret est né en 1955 à Marseille. Il a publié une quinzaine d'ouvrages, dont une pièce de théâtre et de nombreux romans, en particulier Les jeux de plage (éditions Verticales, 2002), Univers, univers, prix Décembre (éditions Verticales, 2003, Folio n° 4170), L'enfance est un rêve d'enfant (éditions Verticales, 2004), Asile de fous, prix Femina (collection blanche, 2005).

Vidéos relatives à l'auteur

  • Autour d'un verre avec Régis Jauffret pour son recueil "Bravo"

    La France n'aime pas les romanciers, Régis Jauffret le dit et toute son argumentation, troublante, met en question la liberté d'expression et le pouvoir de la fiction.C'est à l'occasion de la publication de "Bravo" (ed. du Seuil), un recueil de nouvelles consacrées au...

Articles en lien avec Regis Jauffret (4)

Avis sur cet auteur (45)

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    Couverture du livre « Claustria » de Regis Jauffret aux éditions Points

    Unplatdelivres sur Claustria de Regis Jauffret

    Abandon
    Un roman sur l'affaire Fritzl qui est connue médiatiquement, j'en ai vaguement entendu parler. Je me lance les yeux fermés.
    C'est un pavé de plus de 500 pages. Dès le début j'avoue que je n'ai pas été à l'aise ! Les paragraphes se suivent.. pas de chapitres distincts, rien! On passe...
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    Abandon
    Un roman sur l'affaire Fritzl qui est connue médiatiquement, j'en ai vaguement entendu parler. Je me lance les yeux fermés.
    C'est un pavé de plus de 500 pages. Dès le début j'avoue que je n'ai pas été à l'aise ! Les paragraphes se suivent.. pas de chapitres distincts, rien! On passe d'une période à une autre comme ça d'un paragraphe à l'autre. Je ne sais si c'est du à la version numérique que j'ai ou est ce délibéré de la part de l'auteur.
    C'est plus un roman documentaire que j'ai malheureusement trouvé un peu lourdaud, je n'ai pas pu accrocher.
    Je vois un documentaire sur YouTube sur l'affaire, mais non ! Ça ne m'aide pas à reprendre la lecture, je n'arrive pas à aller au-delà de la 150 ème page, je décide de m'arrêter là !
    J'abandonne sans regrets.

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    Couverture du livre « Papa » de Regis Jauffret aux éditions Seuil

    Jean-Paul Degache sur Papa de Regis Jauffret

    « Malgré tout, ce bonheur inventé restera dans ma mémoire pour illuminer le visage de ce père tant désiré dont la vie m’a frustré. » Comment une simple phrase peut illuminer un livre ? Celle que je cite en préambule arrive au tout dernier chapitre de Papa, ce roman que Régis Jauffret a consacré...
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    « Malgré tout, ce bonheur inventé restera dans ma mémoire pour illuminer le visage de ce père tant désiré dont la vie m’a frustré. » Comment une simple phrase peut illuminer un livre ? Celle que je cite en préambule arrive au tout dernier chapitre de Papa, ce roman que Régis Jauffret a consacré à Alfred, son père.
    Le hasard d’un documentaire diffusé à la télévision à propos de la police de Vichy, le 19 septembre 2018, déclenche une aventure littéraire riche, émouvante, frustrante, un peu angoissante aussi. Sur une scène du film tourné en 1943, il a reconnu l’immeuble où il a passé son enfance. En sept secondes, il a vu deux gestapistes embarquer un homme menotté dans une Citroën traction avant : son père !
    À partir de là, l’écrivain reconnu qu’est Régis Jauffret – il dit même qu’à soixante-quatre ans, il figure dans le Petit Larousse illustré – se lance dans une quête émouvante, pleine de sensibilité, d’humour, de dérision parfois. Il n’hésite pas à être cru, à parler de la sexualité de ses parents, sujet tabou, s’il en est ! Lui, l’enfant unique, pousse un immense cri d’amour envers un père qui, enfermé dans une surdité devenue totale, n’a pas été le papa dont il rêvait.
    Le récit est une recherche. L’auteur hésite, tente des explications, reformule des hypothèses principalement sur cette fameuse arrestation dont aucune trace ne figure ailleurs que dans ces images. Il ergote, se lance dans une hypothèse, reconnaît que c’est une impasse, revient en arrière, parle de Madeleine, sa mère, raconte sa famille, recolle peu à peu les pièces d’un puzzle afin de retrouver ce père victime d’une surdité grandissante, faisant de lui un homme à part et souffrant d’une profonde dépression.
    Enfin, je l’ai mentionné au début, il y a ce chapitre qui illumine tout le livre. Régis Jauffret, comme à son habitude, écrit avec talent, utilise de temps à autre un tiret pour lancer une phrase, une réplique, une mise au point pour aboutir à un livre que beaucoup d’enfants auraient aimé écrire à propos de leur PAPA.

    Retrouvez mes chroniques sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Papa » de Regis Jauffret aux éditions Seuil

    Ghislaine DEGACHE sur Papa de Regis Jauffret

    Immense surprise pour Régis Jauffret, le 19 septembre 2018, lorsqu'il aperçoit dans un documentaire sur la police de Vichy, son père menotté entre deux gestapistes sortant de l'immeuble marseillais où l'auteur a passé toute son enfance. Après avoir zoomé maintes fois, il n'y a pas de doute,...
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    Immense surprise pour Régis Jauffret, le 19 septembre 2018, lorsqu'il aperçoit dans un documentaire sur la police de Vichy, son père menotté entre deux gestapistes sortant de l'immeuble marseillais où l'auteur a passé toute son enfance. Après avoir zoomé maintes fois, il n'y a pas de doute, c'est bien lui et son visage exprime une grande terreur. Ces images auraient été tournées en 1943. L'écrivain va tenter d'analyser ce qui a pu se passer, en échafaudant tous les scénarios possibles. Son père Alfred, aurait-il fait de la délation, a-t-il été dénoncé, est-ce un film de propagande, donc une reconstitution, ces questions resteront sans réponse car, ni son père, ni sa mère n'ont jamais évoqué qu'il avait pu avoir affaire avec l'occupant. Les interrogations auprès de la famille ou des voisins n'apporteront rien. Personne ne sait. Ce sera l'élément déclencheur qui amènera Régis Jauffret à écrire ce superbe roman dans lequel il nous conte la vie de celui-ci, en l'appelant Papa, étant redevenu lui-même enfant.
    Ce père Alfred, avait quatre frères. Il était marié à Madeleine et est décédé en 1987, l'année de ses 72 ans. Si Régis Jauffret a écrit ce roman maintenant, c'est aussi parce qu'il va bientôt atteindre l'âge auquel son père est mort et qu'avec le temps, c'est peut-être plus facile d'en parler aujourd'hui. Alfred ayant eu une vie, une vraie vie, courte, furtive, car atteint d'un gros handicap de surdité, suite à une méningite, a subi d'inutiles interventions chirurgicales, sans réelle anesthésie, plusieurs cures de sommeil, est devenu bipolaire et a dû prendre de l'haldol, un neuroleptique, le reste de sa vie. Un pharmacologue dira d'ailleurs à son fils que « l'haldol, c'est un médicament qui empêche de penser. » Si ce dernier lui en a voulu, enfant : " En réalité je n'avais guère eu de père, presque pas. J'avais dû me contenter dans mon enfance d'un petit bout de papa..." puis : "D'ailleurs, Alfred en ce temps-là me servait-il à autre chose qu'à me faire honte.", maintenant, il en va autrement et il avoue : "Si je n'avais pas vu ces images tu serais resté dans les égouts de ma mémoire. --- , Je n'ai peut-être écrit tout au long de ma vie que le livre sans fin de tout ce que nous ne nous sommes jamais dit."
    J'ai eu un peu de mal à rentrer dans le roman, le début étant un continuel va et vient entre le présent et le passé, mais ensuite, je n'ai plus pu m'en détacher et ai été absolument conquise par le talent de Régis Jauffret. Il réussit à ouvrir comme il le dit "une case de l'enfance qu'il n'avait jamais ouverte" et à sauver cet homme qu'était son père, seule solution pour lui pour continuer à vivre. Comme il le fait bien ! Ce mélange de fiction et de réalité, la finesse la justesse et la poésie avec laquelle il nous raconte ce manque d'amour, cette souffrance, cette frustration dont il a souffert et la manière dont il fait revivre ce père plus beau qu'il n'a été et tente tout pour l'excuser. Ce que j'ai vraiment trouvé sublime, c'est lorsqu'il va recréer un souvenir éblouissant d'une journée qui en fait n'a pas existé. Comment ne pas être bouleversé ensuite par cette phrase : "Malgré tout, ce bonheur inventé restera dans ma mémoire pour illuminer le visage de ce père tant désiré dont la vie m'a frustré."
    Un formidable et sublime cri d'amour, tel est pour moi, ce bouleversant roman !
    Quelle plus belle conclusion que ces paroles prononcées par l'auteur lors de La grande librairie : "Grâce à la littérature, je suis arrivé à réparer mon père en moi".

    Chronique à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Papa » de Regis Jauffret aux éditions Seuil

    dubonheurdelire sur Papa de Regis Jauffret

    Cette année j’ai l’immense plaisir de participer au Grand Prix rtl/lire grâce à ma super librairie : Privat ! J’ai donc reçu la sélection finale constituée de 5 romans avec des récits très divers. Comme il faut bien débuter, j’ai commencé par Papa de Régis Jauffret. La quatrième de couverture...
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    Cette année j’ai l’immense plaisir de participer au Grand Prix rtl/lire grâce à ma super librairie : Privat ! J’ai donc reçu la sélection finale constituée de 5 romans avec des récits très divers. Comme il faut bien débuter, j’ai commencé par Papa de Régis Jauffret. La quatrième de couverture explique le point de départ de ce roman – et le terme roman n’est pas du tout anodin ! Régis Jauffret aperçoit lors d’un reportage sur la Gestapo à Marseille l’arrestation de son père dont il n’avait pourtant jamais entendu parler ! Commence alors le récit de ce père…

    « Dans ce cas les maigres souvenirs positifs de notre relation seraient sublimés. Ces sept secondes de film ont réveillé l’enfant tapi dans les couches profondes de mon être, me donnant une inextinguible soif de père. »
    Voici la présentation de l’éditeur – Seuil
    19 septembre 2018, j'aperçois dans un documentaire sur la police de Vichy mon père sortant menotté entre deux gestapistes de l'immeuble marseillais où j'ai passé toute mon enfance. Ils semblent joyeux alors que le visage de mon père exprime la terreur. D'après le commentaire, ces images ont été tournées en 1943. Non seulement mon père n'a de sa vie parlé de cet incident mais je n'ai jamais entendu dire par personne qu'il avait eu affaire à l'occupant.
    J’ai mis un peu de temps à écrire ma chronique car je ne savais pas comment exprimer les sentiments à l’issue de ma lecture de ce roman.
    J’ai eu la sensation d’avoir été un peu leurrée par la quatrième de couverture. Alors que je pensais découvrir à travers ce récit un père héroïque qui aurait caché un passé douloureux, je n’ai pu que constater que mes attentes ne seraient pas assouvies. En revanche, « La réalité justifie la fiction ».
    « Moi, le conteur, le raconteur, l’inventeur de destinées, il me semble soudain avoir été conçu par un personnage de roman »
    Tout ce jeu de va et vient entre les bribes réelles et des histoires fantasmées, inventées ne cesse de rompre la lecture pour savoir quelle est la part de vérité. Surtout quand l’auteur s’amuse de ce jeu vrai/faux :
    « On ne doit dire de ses parents que le vrai. (…] Je n’étais pas un enfant menteur, pour le raconter j’essaie de me montrer digne de lui »
    Si je me suis donc sentie un peu déçue par cette quête du père héroïque, je n’ai pu que constater que dans ce récit, il y avait un vrai cri d’amour d’un fils à un père qui n’était peut-être pas la hauteur, qu’il n’a pas vraiment connu, à ce père qui était coupé du monde par sa surdité, qui n’a pas su montrer son amour paternel. Par les mots, leur intemporalité, l’auteur a pu dire son amour filial :
    « Papa, je voudrais tant t’aimer . »
    « Pendant que j’en écrivais le récit, je me suis rapproché de toi. »
    Au fil des pages, au creux des mots, on lit une vraie déclaration d’amour à ce père disparu. Par ce roman, Alfred, le père, devient Papa.
    En résumé : des attentes en partie déçues mais une belle déclaration d’amour au père.

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