Delphine De Vigan

Delphine De Vigan

Delphine de Vigan vit à Paris. Après Jours sans faim sous le nom de Lou Delvig, et Les Jolis Garçons, recueil de nouvelles, elle signe avec Un soir de décembre son second roman.

Articles (8)

Voir tous les articles

Avis (321)

  • Couverture du livre « Les loyautés » de Delphine De Vigan aux éditions Lattes

    Carnet-plume.fr sur Les loyautés de Delphine De Vigan

    J’ai adoré l’imbrication, les liens entre les personnages, que Delphine De Vigan nomme les loyautés, le fait que l’on connaisse les différents points de vue d’une situation en fonction de celui qui a la parole. Cette professeure bienveillante à la sensibilité accrue m’a tellement bouleversée...
    Voir plus

    J’ai adoré l’imbrication, les liens entre les personnages, que Delphine De Vigan nomme les loyautés, le fait que l’on connaisse les différents points de vue d’une situation en fonction de celui qui a la parole. Cette professeure bienveillante à la sensibilité accrue m’a tellement bouleversée ainsi que Théo, le jeune adolescent lassé de la vie, à qui elle essaye de venir en aide.

    Le personnage de Théo est lui glaçant. On pressent qu’il sombre un peu plus au fil de l’histoire, qu’il nous file entre les doigts et que nous ne pouvons rien faire. Le fait qu’il tombe dans l’alcool si jeune dans le seul but de ne plus avoir à penser est très difficile à lire…

    Et pourtant, je suis embêtée car je ne sais pas comment interpréter la fin de l’histoire… Je me suis même demandée s’il ne manquait pas une dizaine de pages… Je pense que certains points m’ont échappée. Je pense le relire une deuxième fois pour percer toutes les sensibilités du roman.

  • Couverture du livre « Les loyautés » de Delphine De Vigan aux éditions Lattes

    Jean-Paul Degache sur Les loyautés de Delphine De Vigan

    Lorsque j’ai terminé ce roman passionnant, intrigant, dérangeant, signé Delphine de Vigan, j’ai relu la première page - ce que je conseille fortement - car l’auteure définit remarquablement ce que sont ces fameuses loyautés :
    « Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres – aux...
    Voir plus

    Lorsque j’ai terminé ce roman passionnant, intrigant, dérangeant, signé Delphine de Vigan, j’ai relu la première page - ce que je conseille fortement - car l’auteure définit remarquablement ce que sont ces fameuses loyautés :
    « Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres – aux morts comme aux vivants – ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons l’écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous-mêmes, des mots d’ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de nos mémoires. »

    Quelques lignes suivent encore mais lisez ce livre et revenez à cette première page indispensable après avoir suivi Théo, Hélène, Cécile et Mathis, les quatre personnages essentiels dont on vit les tourments.

    Si tout tourne autour de Théo, collégien trimballé dans un incessant va-et-vient hebdomadaire entre une mère et un père séparés et en conflit, les trois autres sont très importants. Mathis va avoir 13 ans comme Théo et se trouve dans la même classe. Une amitié solide les unit. Hélène est professeur principal de leur classe. Elle est intriguée par cet élève qui lui paraît maltraité.
    D’un personnage à l’autre, l’histoire se déroule sur un temps assez restreint mais j’ai découvert avec stupeur l’engrenage infernal de l’addiction à l’alcool chez un adolescent et son ami sans que les adultes qui les côtoient ne se doutent d’une chose aussi grave, ces mêmes adultes étant renvoyés à leur passé, très douloureux aussi.
    Delphine de Vigan dont j’avais apprécié Rien ne s’oppose à la nuit et D’après une histoire vraie, réalise, avec Les loyautés, un roman totalement différent posant tout de même des questions essentielles sur les rapports parents-enfants. Au travers du cas du père de Théo, elle montre la destruction d’un homme plongé dans les affres du chômage alors que celui de Mathis, bien sous tous rapports, révèle une autre face des plus sombres.

    L’étude psychologique que propose ce roman est fine. Elle permet, dans un cadre parisien, de suivre deux générations qui peinent énormément à communiquer et cela peut mener au désastre. C’est très noir mais j’ai refermé ce livre avec un espoir qui pourrait engendrer, peut-être, une suite.

  • Couverture du livre « Les loyautés » de Delphine De Vigan aux éditions Lattes

    Anne-Marie Lemoigne sur Les loyautés de Delphine De Vigan

    Quatre personnages embarqués dans une spirale dramatique liée à la découverte par Hélène, prof de collège, de l'alcoolisation régulière de Théo, élève de 5e.

    Un roman en trente-trois séquences de longueur variable, chacune titrée du prénom de l'un des 4 protagonistes de la fiction. S'y...
    Voir plus

    Quatre personnages embarqués dans une spirale dramatique liée à la découverte par Hélène, prof de collège, de l'alcoolisation régulière de Théo, élève de 5e.

    Un roman en trente-trois séquences de longueur variable, chacune titrée du prénom de l'un des 4 protagonistes de la fiction. S'y entrelacent les monologues à la 1e personne d'Hélène et de Cécile, mère de Mathis, copain de Théo et des récits à la 3e personne, plus distanciés mais traduisant un regard intérieur, pour les deux garçons. Il se présente donc comme un roman choral , il est cependant écrit d'une même plume.

    Chacun est porteur d'une fêlure cachée.
    Pour Hélène, d'avoir été enfant battue, victime d'un père bourreau. Pour Cécile, d'avoir été fille d'alcoolique et d'avoir découvert récemment une facette honteuse de son mari. Pour Théo, de tenter d'échapper par l'alcool au traumatisme du divorce, à l'épuisement d'avoir à supporter une situation trop lourde . Pour Mathis , c'est l'impossibilité de se libérer de l'emprise de Théo .

    Un roman très sombre, très noir, qui ne prend tout son sens qu'à la lumière du prologue. Les situations oppressantes où se pose le choix de la fidélité à des valeurs ou à la parole donnée sont choisies pour illustrer les définitions de la notion de loyauté présentées en préambule.

    Ce ouvrage, profondément ancré dans la société de notre époque reflète de questions sociétales aussi diverses que le chômage, les dérives des roseaux sociaux et interroge le lecteur sur une variété de problèmes familiaux liés au divorce, aux conduites déviantes, aux traumatismes d'enfance .
    Une chronique compatissante, un concentré de hontes et de secrets servi par une écriture vigoureuse et sans graisse, et dont l'auteur a su confier au lecteur le soin d'imaginer le dénouement.
    A chacun d'y voir une issue tragique ou rassurante.

Voir tous les avis