Delphine De Vigan

Delphine De Vigan

Delphine de Vigan vit à Paris. Après Jours sans faim sous le nom de Lou Delvig, et Les Jolis Garçons, recueil de nouvelles, elle signe avec Un soir de décembre son second roman.

Articles en lien avec Delphine De Vigan (8)

Avis sur cet auteur (384)

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    Couverture du livre « Les loyautés » de Delphine De Vigan aux éditions Lattes

    delnatlau sur Les loyautés de Delphine De Vigan

    Les loyautés de Delphine de Vigan . Je suis à la page 37 et je retiens mes larmes quasiment depuis le début, ça promet...
    Voilà, livre fini. C'est le deuxième livre que je lis de cette auteure (lu No et moi il y a plusieurs mois) et là encore il n'y a pas de fin! Ce livre n'est pas à lire pour...
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    Les loyautés de Delphine de Vigan . Je suis à la page 37 et je retiens mes larmes quasiment depuis le début, ça promet...
    Voilà, livre fini. C'est le deuxième livre que je lis de cette auteure (lu No et moi il y a plusieurs mois) et là encore il n'y a pas de fin! Ce livre n'est pas à lire pour se détendre, c'est du sérieux et c'est moche, très moche. Après les premières pages où j'avais envie de pleurer, c'est la colère, l'incompréhension et bien d'autres émotions "tristes" qui ceux sont succédées... L'histoire est finie et moi j'ai l'impression de les avoir abandonné alors qu'ils ont encore besoin d'aide, d'être soutenus, à moins qu'il ne soit déjà trop tard... Pour moi l'auteure dénonce un problème de société, voir plusieurs, le fait que la quatrième de couverture ne nous y prépare pas me dérange. Mais j'encourage chacune à le lire et surtout me donner son impression.

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    Couverture du livre « Les heures souterraines » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf

    Marie Hélène Fasquel sur Les heures souterraines de Delphine De Vigan

    Ce roman qui nous plonge dans les vies solitaires de Mathilde et Thibaut est d’une puissance rare. Ce texte nous donne à voir et à comprendre ce que ressentent deux personnages perdus dans un Paris qui avale et recrache tout le monde avec violence au détour d’un RER ou dans des rues qui sont...
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    Ce roman qui nous plonge dans les vies solitaires de Mathilde et Thibaut est d’une puissance rare. Ce texte nous donne à voir et à comprendre ce que ressentent deux personnages perdus dans un Paris qui avale et recrache tout le monde avec violence au détour d’un RER ou dans des rues qui sont parfois bouchées (métaphore filée de l’ouvrage : les relations qui ne mènent nulle part, qui sont à sens unique, comme tellement de voies dans le centre de Paris, la solitude du RER et du métro que l’on retrouve dans le monde du travail quand tous abandonnent Mathilde qui souffre de harcèlement, du jour au lendemain, pour avoir donné raison à un autre que son supérieur immédiat et mentor.)
    Un texte qui questionne nos vies (et même le sens de la vie), nos comportements et nous pousse à nous remettre en question quand on n’est pas capable de voir au-delà des apparences.
    Dans ce texte « L’enfer c’est les autres », parfois, souvent, mais c’est aussi et surtout le manque de l’autre.

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    Couverture du livre « No et moi » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf

    Eve Yeshé sur No et moi de Delphine De Vigan

    Ce que j’en pensais alors :



    Delphine de Vigan nous raconte l’histoire de 3 solitudes : celle de Lou enfermée dans son « surdouement » qui intellectualise tout, raisonne sans cesse mais est incapable de nouer ses lacets et qui pense pouvoir sauver No parce que rien ne doit être...
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    Ce que j’en pensais alors :



    Delphine de Vigan nous raconte l’histoire de 3 solitudes : celle de Lou enfermée dans son « surdouement » qui intellectualise tout, raisonne sans cesse mais est incapable de nouer ses lacets et qui pense pouvoir sauver No parce que rien ne doit être impossible. Elle est seule dans sa famille, face à la dépression, aux silences, au manque d’intérêt de sa mère qu’elle défend pourtant quand la famille ne supporte pas qu’elle ne fasse pas d’effort. Elle est enfermée dans un monde sans émotion, les adultes et les autres lycéens ne comprennent pas son mode de pensée.

    Puis la solitude de No, que sa mère a abandonnée quand elle était enfant car issue d’un viol collectif et qui a eu une vie à peu près normale tant que sa grand-mère a été là. Sa mère qu’elle cherche à retrouver mais qui la repousse toujours comme si elle voulait l’effacer de sa vie. Elle doit essayer de survivre quand les autres vivent, avec la cigarette dans une main la bière dans l’autre, dans le dénuement le plus absolu et l’indifférence générale.

    Il y a aussi une troisième solitude, celle de Lucas, jeune homme rebelle de 17 ans qui passe son temps à se faire renvoyer d’un lycée à un autre, qui se fait expulser des cours car il est dans la provocation. Il vit tout seul dans l’appartement d’un de ses parents. Son père est parti à l’étranger et vit sa vie, sa mère habite avec un autre homme et passe de temps en temps remplir le frigo et laisser de l’argent pour se donner bonne conscience.

    Delphine de VIGAN nous décrit superbement bien ces trois êtres paumés, réunis par leur vie solitaire et qui trouvent, en aidant No qui est encore plus abîmée qu’eux par la vie, un sens à la leur par l’empathie. Ils sont révoltés par l’indifférence générale vis-à-vis des SDF et refusent de restés passifs devant cette misère.

    Un beau livre bien écrit, qui m’a encore plus touchée que « rien ne s’oppose à la nuit » où je trouvais que les émotions étaient bridées.



    Et aujourd’hui:



    En relisant cette chronique l’émotion et l’enthousiasme sont toujours là. Je ne change pas un iota…

    Ce livre est un de mes préférés, peut-être mon préféré parmi tous les livres de Delphine de Vigan que j’ai lus.

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    Couverture du livre « Les gratitudes » de Delphine De Vigan aux éditions Lattes

    DUPREZ sur Les gratitudes de Delphine De Vigan

    L appetit qui s en va, des jambes qui ne peuvent plus bouger, des mots qui ne se bousculent pas et que l on ne trouve plus et l impuissance de soi et des autres.. l arrivee a l ehpad, delphine de Vigan dans son roman Les gratitudes, ecrit à base de dialogues entre 3 personnages , la vieil dame ,...
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    L appetit qui s en va, des jambes qui ne peuvent plus bouger, des mots qui ne se bousculent pas et que l on ne trouve plus et l impuissance de soi et des autres.. l arrivee a l ehpad, delphine de Vigan dans son roman Les gratitudes, ecrit à base de dialogues entre 3 personnages , la vieil dame , sa fille adoptive , son orthophoniste , nous parle de l affection et de la perte du quotidien, la vie qui s en va par petites touches
    par pudeur, on n ose pas s exprimer son affection , mais le temps presse
    comment dire? comment dire merci , avant qu il ne soit trop tard , un vrai merci. Avec délicatesse, attention a l autre, émotion contenue , avec dignité , sans description impudique , l auteure nous fait partager un moment intime d 'une fin de vie au delà des mots