Rien ne s'oppose à la nuit

Couverture du livre « Rien ne s'oppose à la nuit » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253164265
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence. D. de V.

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Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l'écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd'hui je sais aussi qu'elle illustre, comme tant d'autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence. D. de V.

Il fallait oser pour s'attaquer à un sujet déjà investi par les plus grands écrivains : le livre de ma mère. Et, pourtant, D. de Vigan a apporté sa touche originale, en plus de son talent à maîtriser un récit. [...] Ce roman intrigue, hypnotise, bouleverse. Il interroge aussi. Mohammed Aïssaoui, Le Figaro littéraire.

Malédiction familiale en même temps que questionnement passionnant sur les rapports entre l'écriture et la vie, [un] livre éblouissant. Olivia de Lamberterie, Elle.

Prix Renaudot des lycéens 2011 - Prix roman France Télévisions 2011 - Grand prix des lectrices de Elle 2012

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Le courrier des auteurs

Delphine de Vigan répond à nos questions ! (16/02/2013)

«Le choix des mots» par Jean Pruvost, grand amoureux des mots... Delphine de Vigan Rien ne s'oppose à la nuit. Rien, du latin res, rem, c'est-à-dire «quelque chose», c'est le tout premier sens du mot... Et Delphine de Vigan d'en «rendre compte» intensément, selon une formule souvent sienne. Quelque chose s'oppose en effet à la nuit : la «lumière secrète venue du Noir». Ce sont là les derniers mots de Pierre Soulages, juste avant que ne commence le roman. Soulages que Delphine de Vigan a spontanément élu pour ouvrir son ouvrage tout en noir et lumineux, consacré à sa mère : Lucile. Il n'y a pas de hasard, Lucile vient du latin lucilis, la lumière. Personne n'en doute, avec la première de couverture de Rien ne s'oppose à la nuit. Elle est là, Lucile, la lumière sur le front, lumineuse, émergeant dans le noir, une cigarette à la main. Lucile-Delphine, «mélange de beauté et d'absence». Elle «captait tout», comme le noir qui absorbe le rayonnement reçu, expliquent les physiciens. Alors, aux peintres et à Baschung de savoir que la nuit, noire, distille aussi sa lumière. Et puis au bout de chaque nuit revient le jour, d'abord gris, comme la quatrième de couverture. Une «démarche intime, parfois aveugle», s'interroge la romancière, à la manière de Baschung avec ses lunettes noires, voilà qui oblige à oser, oser, «explorer», dit Delphine. Deux préfixes «s'opposent», et se complètent, dès que la fille de Lucile réfléchit sur sa démarche : dés-enchantement, dé-sillusion, puis re-construction, re-constitution, comme l'instant, le fragment, les heures souterraines et la nuit re-colorés. C'est son mot pour les souvenirs. Le rêve de Lucile, c'était d'être invisible, le noir s'y prête, mais pas la lumière ; le rêve de Delphine est de «s'empêcher de penser», mais il y a l'écriture et la rencontre. Lou Delvig, son pseudonyme pour le premier roman Jour sans faim, écrivait le soir. Delphine (Del...) de Vigan (Vig) écrit désormais le matin. Rien ne peut s'opposer à la lecture de Delphine de Vigan. Soir et matin. Et même la nuit.

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Avis (76)

  • Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2018/06/21/rien-ne-soppose-a-la-nuit-delphine-de-vigan/

    J’ai longtemps été captivée par cette femme sur la photo en couverture. Lucile. D’une beauté magnétique. D’un regard profond aux pensées insaisissables. Une présence remarquée mais...
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    Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2018/06/21/rien-ne-soppose-a-la-nuit-delphine-de-vigan/

    J’ai longtemps été captivée par cette femme sur la photo en couverture. Lucile. D’une beauté magnétique. D’un regard profond aux pensées insaisissables. Une présence remarquée mais pas affirmée. L’écriture n’a fait que me séduire davantage.

    Je vous aurai prévenus: on ne sort pas indemne de cette lecture au sujet pourtant souvent abordé.

    Si beaucoup d’auteurs ont écrit sur leur mère, D. De Vigan ne peut s’empêcher de répondre à cette envie viscérale suite au suicide la sienne. L’auteur a glané de nombreux témoignages de sa famille et Lucile, sa vie, ses rencontres et ses tourments sont racontés à travers les yeux de sa fille qui tente de percer le mystère de sa souffrance.

    Difficile de résumer un roman dont l’émotion est l’essence principale et l’intrigue presque secondaire.

    On y découvre une famille nombreuse et haute en couleurs. Bruyante, joyeuse, à la figure maternelle imposante mais marquée par des drames qui entachent ce tableau idyllique.

    On y découvre des personnages aux failles nombreuses dont la sensibilité fait la beauté. Des personnages dont l’émotivité agit sur leur capacité à vivre et impacte sur le bonheur de leur entourage.

    L’écriture de D. De Vigan ne cessera de m’envoûter et j’ai pu sentir l’ambivalence de sentiments qu’elle a éprouvés envers sa mère. De l’amour pour sa fragilité, de l’admiration pour la poésie de ses écrits, de la colère pour son instabilité, de la peur face à ses crises bipolaires.

    Si l’auteur cherche à se pardonner ou à pardonner sa mère, une indulgence croissante se précise à mesure du récit.

    Delphine de Vigan est pour moi un des plus grands auteurs de notre siècle. Si certains épisodes douloureux de sa vie me sont familiers, le plus dur est de mettre des mots tangibles sur ce que l’on ressent. Or, l’écriture de ses doutes, de ses souffrances et des sentiments les plus complexes et équivoques n’ont aucun secret pour elle.

    Véritable cri d’amour dans les ténèbres, ce roman prolonge l’existence d’une Lucile dont la personnalité bipolaire m’a bouleversée. Simple perturbation chimique héréditaire ou conséquence de traumatismes de l’enfance ? La complexité des rapports familiaux est si grande qu’il est difficile de trancher entre noir ou blanc et difficile de blâmer une personne ou un acte pour unique responsable du devenir de chacun.

    Ce récit laisse des traces et je pense le garder en mémoire de longues années. Je ne peux que saluer le courage de l’auteur pour avoir publié un livre aussi personnel et au risque d’affronter les critiques de ses proches.

    « Alors j’ai demandé à ses frères et sœurs de me parler d’elle, de me raconter. Je les ai enregistrés, elle et d’autres, qui avaient connu Lucile et la famille joyeuse et dévastée qui est la nôtre. J’ai stocké des heures de paroles numériques sur mon ordinateur, des heures chargées de souvenirs, de silences, de larmes et de soupirs, de rires et de confidences. J’ai demandé à ma sœur de récupérer dans sa cave les lettres, les écrits, les dessins, j’ai cherché, fouillé, gratté, déterré, exhumé. J’ai passé des heures à lire et à relire, à regarder des films, des photos, j’ai reposé les mêmes questions, et d’autres encore.

    Et puis, comme des dizaines d’auteurs avant moi, j’ai essayé d’écrire ma mère. »

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  • Une force d'écriture. Le poids des drames familiaux qui empoisonnent l'existence. J'ai retrouvé aussi la l'atmosphère de la France des années 70-80. Comment se construire quand tout est gris !

    Une force d'écriture. Le poids des drames familiaux qui empoisonnent l'existence. J'ai retrouvé aussi la l'atmosphère de la France des années 70-80. Comment se construire quand tout est gris !

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  • J'ai découvert Delphine de Vigan par No et Moi puis par les Heures souterraines, avec une nette préférence pour le second.

    Je voulais lire Rien de s'oppose à la nuit car la folie m'attire. Et me fait peur. L'une de mes plus grandes peurs serait de devenir folle. Et je savais aussi que je...
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    J'ai découvert Delphine de Vigan par No et Moi puis par les Heures souterraines, avec une nette préférence pour le second.

    Je voulais lire Rien de s'oppose à la nuit car la folie m'attire. Et me fait peur. L'une de mes plus grandes peurs serait de devenir folle. Et je savais aussi que je passerais un bon moment avec cet auteur dont j'apprécie la plume.

    Je savais que la lecture ne serait pas simple (le thème, le côté biographique) mais pas à quel point cette lecture ne serait pas simple pour moi. J'ai dû l'arrêter en cours de route car je n'arrivais quasiment plus à respirer. J'étais du côté de Delphine, imaginant sans peine la difficulté d'avoir une mère bipolaire; et du côté de Lucille, cette femme, et mère, malade et aimant la vie autant qu'elle la déteste. Plutôt que de me hâter à le terminer et à me rendre malade, j'ai préféré faire une pause, lire quelque chose de plus léger et le reprendre à un moment où je me sentirais mieux. J'ai bien fait, ce livre est une petite pépite. Oh! ce n'est pas une lecture joyeuse mais il a le don de pouvoir "parler". Il m'a parlé.

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  • Dans ce roman bouleversant qui m’ a chamboulée, Delphine de Vigan essaie de dessiner le portrait de sa mère Lucile suicidée en 2008 et de comprendre comment cette famille, sa famille, en apparence si joyeuse, fantasque, haute en couleurs a pu engendrer de tels drames. Car les suicides, les...
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    Dans ce roman bouleversant qui m’ a chamboulée, Delphine de Vigan essaie de dessiner le portrait de sa mère Lucile suicidée en 2008 et de comprendre comment cette famille, sa famille, en apparence si joyeuse, fantasque, haute en couleurs a pu engendrer de tels drames. Car les suicides, les accidents se sont succédés... L’auteur essaie de trouver sa vérité, questionne les proches, lit des écrits, entend des témoignages et se questionne elle-même sur l’écriture, sur la matière de son roman, car c’est sa vérité qui ne ressemble peut-être pas à celle de sa sœur ou de ses tantes, d’où la qualification de roman, pourtant c’est bien de sa vie, de son enfance livrée à elle-même, de l’enfance de sa mère, mais que sait-on de l’enfance de ses parents ? de la vie de ses grands-parents, couple hors-norme et fortes personnalités dérangeantes ( un grand-père ogre qui brisera tous ses enfants, une grand-mère, incroyable femme dévouée à son mari jusqu’au sacrifice des siens et paradoxalement lumineux personnage ) dont il s’agit... Un sujet pas évident et pourtant quelle délicatesse, quelle pudeur, quel respect... Elle dresse le portrait d’une femme infiniment attachante avec ses failles, ses secrets, ses non-dits, son mystère car quoiqu’elle ait pu apprendre sur elle, cette femme, sa mère restera à jamais un mystère... Un texte qui a résonné très fort en moi et m’a laissée à certains moments pantelante, sonnée et que j’ai profondément aimé. Je n’oublierai pas de sitôt Lucile et sa famille...

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  • Ce drame familial m'a bouleversée. Ecrire sur sa famille est un exercice très périlleux et Delphine de Vigan est parvenu à nous livrer un roman passionnant. Elle retrace avec minutie l'histoire de sa mère, et se confronte aux fantômes qui hantent sa vie.

    Ce drame familial m'a bouleversée. Ecrire sur sa famille est un exercice très périlleux et Delphine de Vigan est parvenu à nous livrer un roman passionnant. Elle retrace avec minutie l'histoire de sa mère, et se confronte aux fantômes qui hantent sa vie.

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  • C'est avec beaucoup de sensibilité et de pudeur que Delphine De Vigan a levé le voile sur son enfance et sa jeunesse, sur les difficultés à vivre avec une mère malade.
    Delphine De Vigan, une grande auteure que j'ai découverte avec "No et moi" et que je ne me lasse pas de lire

    C'est avec beaucoup de sensibilité et de pudeur que Delphine De Vigan a levé le voile sur son enfance et sa jeunesse, sur les difficultés à vivre avec une mère malade.
    Delphine De Vigan, une grande auteure que j'ai découverte avec "No et moi" et que je ne me lasse pas de lire

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  • Terrible drame familiale, on ne voit pas venir les rebondissements. On se sent au plus proche de la famille et de la narratrice. Toute la bibliographie de Delphine De Vigan est à lire.

    Terrible drame familiale, on ne voit pas venir les rebondissements. On se sent au plus proche de la famille et de la narratrice. Toute la bibliographie de Delphine De Vigan est à lire.

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  • Delphine découvre sa mère inanimée dans son appartement, et décide de raconter l'histoire de la vie de sa mère Lucile. Lucile est née dans une famille nombreuse, elle était plutot jolie, et elle fait même des photos, c'était une enfant réservée, quî restait tout le temps dans son coin, on appris...
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    Delphine découvre sa mère inanimée dans son appartement, et décide de raconter l'histoire de la vie de sa mère Lucile. Lucile est née dans une famille nombreuse, elle était plutot jolie, et elle fait même des photos, c'était une enfant réservée, quî restait tout le temps dans son coin, on appris au milieu du Livre, qu'elle as etait violer par son père, dans cette famille peu ordinaire, il y a eu plusieurs décès, un de ses frères est tomber dans un puits, deux autres frères se sont sucider, Lucille eu un amoureux tombait très vite enceinte à 18 ans et vécu 10 ans Avec le père de son enfant, ensuite elle se sépara, et la vie etait pas facile, eu une deuxième fille, et eu un abcès de folie jusqu'a voulu frappée sa 2eme fille, elle as fait plusieurs séjours en hôpital psy, et puis retrouva sa raison, après 10 ans de maladie, elle repris sa vie en main sous médicament, passez un diplôme d'assistance social, mais à l'ombre de sa retraite, elle appris qu'elle était atteinte d'un cancer des poumons, elle se battit pour un temps contre cette maladie et décida de mettre fin à ces jours - Cette histoire m'as bouleverser, je suis en larme, Car Moi auSsi j'ai perdu ma mère, donc ca réveille des choses, je raffole de la plume de #delphinedevigan , un véritable coup de cœur - Morale de l'histoire : on dois aimer sa mère qu'elle quelque soit

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