Les gratitudes

Couverture du livre « Les gratitudes » de Delphine De Vigan aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709663960
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs... Voir plus

« Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs d'hier et celles d'aujourd'hui. Les confidences.
Et la peur de mourir.
Cela fait partie de mon métier.
Mais ce qui continue de m'étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd'hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c'est la pérennité des douleurs d'enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s'efface pas. » Michka est en train de perdre peu à peu l'usage de la parole. Autour d'elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l'orthophoniste chargé de la suivre.

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  • https://dubonheurdelire.wordpress.com/


    Je pense avoir quasiment tout lu de Delphine de Vigan – avec un énorme coup de coeur pour Rien ne s'oppose à la nuit – et lorsque j'ai vu que le roman Les Gratitudes était publié, je ne pouvais pas ne pas le lire. J'avais déjà beaucoup aimé les...
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    https://dubonheurdelire.wordpress.com/


    Je pense avoir quasiment tout lu de Delphine de Vigan – avec un énorme coup de coeur pour Rien ne s'oppose à la nuit – et lorsque j'ai vu que le roman Les Gratitudes était publié, je ne pouvais pas ne pas le lire. J'avais déjà beaucoup aimé les Loyautés, le roman précédent qui constitue la trilogie des valeurs que Delphine de Vigan est en train d'écrire. Et évidemment je l'avais beaucoup aimé – au point de songer à l'étudier l'an prochain avec mes étudiants de BTS !

    L'histoire des Gratitudes s'articule entre trois personnages Michka, une vieille dame qui perd les mots, Marie, une jeune femme pour qui Michka est comme une seconde mère et Jérôme, l'orthophoniste de Michka.

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    « Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs d'’hier et celles d'’aujourd'’hui. Les confidences.
    Et la peur de mourir.
    Cela fait partie de mon métier.
    Mais ce qui continue de m'étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd'hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c'est la pérennité des douleurs d'enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s'efface pas. »

    Michka est en train de perdre peu à peu l'usage de la parole. Autour d'elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l'orthophoniste chargé de la suivre. "





    En lisant, non en dévorant, ce roman, j'aurais aimé ralentir ma lecture pour savourer un peu plus chaque moment – je pense d'ailleurs le relire d'ici peu. Les personnages sont bien sûr attachants et je n'ai pas pu m'empêcher de voir en Michka ma propre grand-mère mais la force de Delphine de Vigan est d'être capable de nous faire rire et sourire en nous racontant une histoire qui est pleine d'émotions et de larmes.

    Dans cette société de plus en plus individualiste et égoïste, à une époque où la mémoire d'un passé douloureux est en train de disparaître, Delphine de Vigan nous rappelle la force des mots mais aussi la force des Autres, de ceux que l'on a tendance à ne pas voir.

    Après la lecture de ce roman, on ressent le véritable sens du mot "merci" et parfois un roman peut recevoir notre pleine gratitude, surtout lorsqu'il nous ouvre les yeux sur les valeurs essentielles.

    En résumé : toujours avec force mais aussi douceur, Delphine de Vigan réussit encore à nous emporter au coeur de la beauté littéraire.

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  • Un très Grand livre sur la vieillesse qui révèle une bonne connaissance des personnes âgées : une humanité bienveillante et une générosité remarquable, bref : une réussite...
    5 étoiles ⭐️ ⭐️ ⭐️ ⭐️ ⭐️

    Un très Grand livre sur la vieillesse qui révèle une bonne connaissance des personnes âgées : une humanité bienveillante et une générosité remarquable, bref : une réussite...
    5 étoiles ⭐️ ⭐️ ⭐️ ⭐️ ⭐️

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  • Mille mercis aux éditions J.-C. Lattès pour m'avoir permis, via net galley, de découvrir Les gratitudes de Delphine de Vigan.
    Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole.
    Autour d’elle, deux personnes : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme,...
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    Mille mercis aux éditions J.-C. Lattès pour m'avoir permis, via net galley, de découvrir Les gratitudes de Delphine de Vigan.
    Michka est en train de perdre peu à peu l’usage de la parole.
    Autour d’elle, deux personnes : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l’orthophoniste chargé de la suivre.
    Quel bon moment de lecture, ce matin :) J'ai pris énormément de plaisir à lire ce roman d'une traite. Il est court, et l'écriture de Delphine de Vigan est toujours aussi agréable.
    Michka est une vieille dame qui va très bien.. et puis soudain elle ne va plus. Elle perd ses mots, les cherche.. L'aphasie est là, qui guette. Elle ne peut plus rester chez elle, alors elle se retrouve en EHPAD. Ce n'est pas évident quand on est une vieille dame qui perd les mots de ce retrouver dans ce genre d'établissement. Elle n'est pas toute seule, elle a des visites. On découvre notamment Jérôme, l’orthophoniste, mais aussi Marie, une jeune femme que notre vieille dame considère comme sa fille. Deux personnages touchants, attachants, que j'ai pris plaisir à découvrir.
    Quand à Michka, c'est une grand-mère comme on aimerait encore avoir près de nous. Ce qui lui arrive m'a beaucoup touché, car je connais quelqu'un atteint d'aphasie donc l'histoire de Michka m'a un peu parlé. Elle mélange les mots, parfois cela fait sourire. C'est triste, malheureusement cela peut faire partie de la vieillesse de chercher ainsi ses mots.
    Les gratitudes est un magnifique roman, court mais percutant, que je n'oublierais pas de suite.
    Je n'ai pas envie d'en dire trop, c'est un ouvrage qui se lit, j'ai du mal à le raconter.
    Ma note : un énorme cinq étoiles :)

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  • Marie est appelée d'urgence un jour par une employée de la téléassistance : Mme Seld, une vieille femme sur laquelle elle veille et chez qui elle se rend régulièrement pour voir si tout va bien, a demandé de l'aide. Depuis le matin, elle a peur de se lever et de tomber et elle n'a rien bu ni...
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    Marie est appelée d'urgence un jour par une employée de la téléassistance : Mme Seld, une vieille femme sur laquelle elle veille et chez qui elle se rend régulièrement pour voir si tout va bien, a demandé de l'aide. Depuis le matin, elle a peur de se lever et de tomber et elle n'a rien bu ni mangé de la journée. Après avoir appelé le médecin, Marie se rend immédiatement chez son ancienne voisine qui s'est occupée d'elle pendant son enfance. Effectivement, Michèle Seld dite Michka va devoir entrer dans un EHPAD: vivre seule n'est plus possible pour elle.
    Cette femme intelligente et cultivée qui était correctrice dans un grand journal est victime d'aphasie : elle perd ses mots, les remplace par d'autres ou par le silence. Marie souffre terriblement de voir se dégrader si vite cette amie qu'elle aime tant.
    Dans cet EHPAD, Michka sera prise en charge chaque semaine par un orthophoniste, Jérôme, qui tentera de rééduquer son langage grâce à différents exercices auxquels Michka aura bien du mal à se soumettre. En revanche, elle aimera parler avec Jérôme de sa vie à elle, mais aussi de celle du jeune homme, en conflit avec son père...
    « C'est un beau roman, c'est une belle histoire » comme dirait l'autre… Oui, assurément, c'est un beau roman plein de bons sentiments, de gens gentils, attentifs, dévoués, à l'écoute des autres, prêts à aider, à donner de leur temps et de leur personne pour le bien-être d'autrui.
    Comme j'aimerais vivre dans ce monde…
    Mais je ne suis pas sûre que dans les vrais EHPAD tout le personnel soit toujours aussi attentif au bien-être de chacun.
    Je ne suis pas sûre que dans les vrais EHPAD les vraies directrices prennent soin de demander à leur personnel d'éviter de commettre la moindre maladresse risquant de vexer les patients, ou, si elles le font, que ces recommandations soient toujours suivies d'effets.
    Je ne suis pas sûre non plus que dans les vrais EHPAD, les vrais orthophonistes aient la délicatesse de profiter de quelques jours de vacances pour aider des patients à rechercher des gens qui leur sont chers et reviennent en disant à leurs malades qu'ils leur ont manqué.
    Non, lorsque j'y suis allée, dans un vrai EHPAD, j'ai vu des personnels en nombre très insuffisant, complètement débordés, et donc pas toujours susceptibles d'être suffisamment attentifs aux besoins des patients. Osons dire la vérité. J'y ai vu des personnels chaque jour différents, ce qui rendait un vrai suivi du résident bien difficile. J'y ai vu aussi des gens souffrant de la maladie d'Alzheimer qui auraient eu besoin d'être sans cesse sollicités, stimulés, dynamisés. Or, ce n'était pas le cas.
    Alors, oui, c'est une belle histoire, oui j'aurais aimé y croire, oui j'espère que de belles personnes, comme on dit, existent à travers le monde (et ce doit être le cas) mais, hélas, non, je n'y ai pas cru, et cette histoire, aussi belle soit-elle, ne m'a donc pas touchée. Je l'ai lue de loin, imaginant que peut-être Marie et Jérôme allaient un jour tomber amoureux l'un de l'autre… Vous voyez, j'étais sur les rails… Ils sont tellement mignons tous les deux, à la fin du roman, reprenant, avec beaucoup de tendresse, les lapsus poétiques de leur Michka… (Encore un procédé qui m'a semblé très artificiel.)
    Oui, j'imaginais tout cela, perdue dans ma rêverie, et peut-être aussi qu'un jour, Jérôme enverrait une lettre à son père en pensant à Michka… Ce serait tellement beau…
    Mais, après tout, la littérature a droit aux bons sentiments, non ?
    Sans doute, mais au-delà d'une certaine dose, elle n'est plus pour moi… Eh oui, je ne suis pas très « feel good »...
    Allez, je repenserai tout de même encore à cette belle histoire quand j'irai voir mon père dans son EHPAD, emmuré, le regard vide, dans son silence et sa solitude.
    Histoire de rêver un peu...

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