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Les heures souterraines

Couverture du livre « Les heures souterraines » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253134213
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines est un roman vibrant et... Voir plus

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au coeur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai. Les Heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre, sans aucun bruit.

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Articles (3)

Avis (47)

  • Une plongée, deux univers. Une écriture subtile sur la question de la croisée des chemins en temps de glissement.

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    Ce roman qui précède la publication du primé « Rien ne s’oppose à la nuit » (2011, éditions Lattès) ne fait pas exception à la plume subtile et fouilleuse de Delphine de...
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    Une plongée, deux univers. Une écriture subtile sur la question de la croisée des chemins en temps de glissement.

    ***

    Ce roman qui précède la publication du primé « Rien ne s’oppose à la nuit » (2011, éditions Lattès) ne fait pas exception à la plume subtile et fouilleuse de Delphine de Vigan dans ce que nos vies peuvent comporter de sombre, enfoui, écorché et courageux aussi.

    Il est ici question des vies parallèles menées par deux personnages : Mathilde, employée dans une grosse entreprise de marketing à un haut poste de responsabilité et sous la coupe d’un supérieur cinglant, et Thibault, médecin généraliste se déplaçant de patient en patient pour le compte des Urgences Médicales de Paris.

    Elle, elle est mère de trois enfants et vit seule, se rend tous les jours dans ces bureaux qui l’ont vue collaborer à la définition du plan marketing, à la veille concurrentielle et aux décisions majeures concernant l’élaboration des produits de chaque marque, tout cela en gérant une équipe de sept personnes. Mais Jacques, son supérieur en décidera autrement. Un mot, un acte et tout bascule. L’enlisement dans cette mécanique silencieuse de l’isolement qui entrainera sa chute calculée et progressive la conduira à descendre très bas, mais jusqu’où ? A quel moment le sursaut de vie peut-il surprendre celle ou celui qui ne s’en pensait plus doté ?

    Lui, il est médecin au cœur de la ville après avoir connu les joies d’un cabinet rural de consultation en tant que médecin de village remplaçant puis à son compte, celui qu’on appelait Docteur au marché et que l’on respectait tant. Aujourd’hui sa vie n’est plus que trajets dans les méandres urbains de la Capitale, tel un courant d’air, à la merci de tous ces va-et-vient au volant de sa Clio défraîchie, épuisé de ne pas savoir dire non. Sauf à cette femme, à cette relation singulière, mais quelle sera sa place dans cet univers ?

    L’écriture se fait compte à rebours, le temps présent est à la recherche du fait générateur dans le passé, des indices et de l’accumulation des faits du quotidien les ayant amenés là où ils se trouvent, en ce premières pages où ils ouvrent les yeux sur leur état et leur devenir.
    A l’instar du titre qui annonce la couleur, la descente dans le souterrain de leur vie se fait par tous les chemins. D’un détail à un acte essentiel, chaque chose pèse son poids dans le processus de descente quotidienne, de glissement progressif, de perte de contrôle face à l’incompréhension, d’imbrication des causes et conséquences entre les dimensions personnelles et professionnelles de chacun.
    Quelles ressources mobiliser, quelle énergie à aller chercher dans les tréfonds de soi-même pour continuer ou pour briser le cercle vicieux ? Chacun a ses objectifs, sa vision, ses failles, ses courages, ses raisons d’espérer. La question qui nous taraude, nous lecteurs, et nous tient grâce à la plume agile de l’auteure, devient : vont-ils se croiser ? Tout semble construit à cet effet, l’étau se resserre, l’évidence se dessine. La vie ne tient qu’à un fil, les rencontres aussi.

    Point de jugement, l’auteure nous immerge dans des quotidiens sombres mais dont l’humanité des personnages rayonne d’autant plus et les rend profonds, attachants, fragiles et forts à la fois. La psychologie de l’écriture est d’une finesse à la hauteur de l’observation sociologique qui a dû la précéder.
    Jusqu’à la fin, nous attendons cette croisée des chemins. Aura-t-elle lieu ? Peut-elle les sauver d’eux-mêmes ? Est-ce que rencontrer quelqu’un qui vit une situation similaire peut nous arracher à la nôtre et constituer un soutien, un tuteur, un appui, comme cet effet miroir qui pourrait nous renvoyer ce que nous sommes devenus et ainsi en prendre conscience pour éventuellement rebondir ? Tout est moins sûr, tout est à lire.

    Ce roman est un allié précieux de la mise à distance lorsque l’on vit ou assiste impuissant à une situation identique. Car la résonance aide à ce ressenti d’universalité qui vient tenir la main de nos solitudes et les rendre bruyantes pour ne plus jamais les accepter dans le silence.

    ******

    Citation p.54, éditions Le Livre de Poche :
    « Elle sait que les gens qui aiment au-delà de ce qu’on peut leur donner finissent toujours par peser. »

    Citation p.128, éditions Le Livre de Poche :
    « L’échec amoureux n’est ni plus ni moins qu’un calcul coincé dans les reins ? de la taille d’un grain de sable, d’un petit pois, d’une bille ou d’une balle de golf, une cristallisation de substances chimiques susceptible de provoquer une douleur forte, voire insoutenable. Qui finit toujours par s’éteindre. »

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  • Je suis restée complètement sur ma fin. Le postulat de base n'est pas assez exploité à mon sens. On pourrait aussi penser que cette impression qu'il manque quelque chose pour conclure ce livre est justement à l'image du mal-être et de la solitude décrits avec beaucoup de réalisme. Finalement, la...
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    Je suis restée complètement sur ma fin. Le postulat de base n'est pas assez exploité à mon sens. On pourrait aussi penser que cette impression qu'il manque quelque chose pour conclure ce livre est justement à l'image du mal-être et de la solitude décrits avec beaucoup de réalisme. Finalement, la vie est ainsi faite, cet état n'en finit pas et il n'y a pas toujours une "happy end".
    Tout au long du livre, je me suis sentie stressée, tendue et déprimée, ce que ressentent ses personnages. L'auteure a un incroyable talent de communiquer ces sensations par son écriture.

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  • Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2019/03/05/les-heures-souterraines-delphine-de-vigan/

    Violence feutrée. Lamentations retenues. Paris oppressant et agitation souterraine. Environnement où tumulte, rudesse, indifférence et insensibilité noient deux personnes en...
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    Avis issu de : https://hanaebookreviews.wordpress.com/2019/03/05/les-heures-souterraines-delphine-de-vigan/

    Violence feutrée. Lamentations retenues. Paris oppressant et agitation souterraine. Environnement où tumulte, rudesse, indifférence et insensibilité noient deux personnes en détresse.
    Les heures Souterraines, nous immergent dans deux solitudes, un lundi 20 Mai.

    Veuve et mère de trois enfants, Mathilde excelle depuis 8 ans dans un travail qui lui a redonné le gout de vivre. Brutalement victime du harcèlement moral de son chef, sa descente aux enfers s’opère insidieusement et le lecteur assiste impuissant à ses humiliations, sa mise à l’écart, son auto-musèlement et à sa destruction physique et morale.

    Thibaut, 43 ans et médecin urgentiste, lutte contre son amour pour Lila. Conscient qu’elle ne l’aimera jamais en retour, il la quitte au matin du 20 Mai avec pour seule réponse « Merci pour tout ». Le cœur meurtri et l’esprit embrumé, s’il guérit les malades, il ne peut guérir son cœur et la misère affective de ses patients l’affecte plus qu’il ne faudrait.

    Les heures souterraines se matérialisent par le métro et les déplacements dans les entrailles de Paris. Ces dédales de couloirs qu’on enchaine de manière mécanique. Chaque jour, les mêmes corridors. Chaque jour les mêmes successions des lignes 1 puis 9 puis du RER D, empruntées par Mathilde. Chaque jour les mêmes trajets souterrains qu’on parcourt sans réfléchir ; pressés par le temps, grognant contre ceux qui nous freinent, indifférents au tumulte et même acteurs de celui-ci, niant l’individu face à la masse. De par sa description du métro, D. De Vigan montre à quel point la violence subie et journalière use, fatigue et éprouve le corps jusqu’à faire du quotidien une épreuve.
    C’est le cas de Mathilde qui, alors qu’elle a su reconstruire une routine après son veuvage, se trouve laminée par son patron. Au bord du gouffre son corps tangue dangereusement vers les rails.

    Les heures souterraines c’est aussi l’étouffement. On étouffe sur la rame bondée aux heures de pointe, on étouffe dans les embouteillages avec Thibaut et on étouffe surtout face à la détresse des personnages.
    Mathilde contient son envie de hurler et Thibaut vit dans l’attente d’un message de Lila.
    J’ai suffoqué avec chacun d’eux, impuissante face à l’inertie de leurs situations. On les sent coincés, prisonniers d’un quotidien, étouffés au milieu d’une société pressée et agitée. Cet étouffement contenu fini par les broyer ; paralysés, le renoncement s’installe, la résistance se tarit et la paralysie s’impose. Ainsi Mathilde n’est plus capable de réagir et Thibaut ne maitrise plus rien.

    Enfin le titre fait écho à la violence tapie et ignorée qui existe dans la société moderne. Thibaut partage ses journées entre « 60 % de rhino-pharyngites et 40 % de solitude » et pénètre le quotidien miséreux et solitaire de patients en détresse.
    Mathilde subit l’évitement de ses collègues et l’impuissance d’une DRH qui, rongée par sa mauvaise conscience, n’a aucun poids sur la situation. A cela s’ajoute la culpabilité de Mathilde qui cache à ses proches une situation dont elle a honte et qui l’isole petit à petit.

    Sans pathos ni drame, D. De Vigan met le doigt sur la responsabilité de l’individu qui, fondu dans la masse, laisse faire l’injustice de peur de perdre ses avantages ou d’être pollué par l’autre.

    Quiconque suit mon blog connait mon admiration pour cette auteure qui écrit la vie plus qu’elle n’écrit des histoires. Son écriture est toujours aussi touchante et percutante et j’ai été sensible à Mathilde qui m’a rappelé des souvenirs dans une entreprise déshumanisée où les discours sur le travail en équipe juraient avec la réalité quotidienne.

    « Elle pourrait téléphoner à Patricia Lethu, lui demander de descendre sur-le-champ et constater qu’elle ne dispose même plus d’un ordinateur.
    Elle pourrait jeter ses dossiers à travers la pièce, de toutes ses forces contre les murs.
    Elle pourrait sortir de son nouveau bureau, se mettre à hurler dans le couloir, ou bien chanter Bowie à tue-tête, mimer quelques accords plaqués sur une guitare, danser au milieu de l’open space, onduler sur ses talons, se rouler par terre, histoire qu’on la regarde, histoire de se prouver qu’elle existe.
    Elle pourrait appeler le Directeur Général sans passer par sa secrétaire, lui dire qu’elle n’en a plus rien à foutre de la pro-activité, de l’optimisation des savoir-être, des stratégies win-win, du transfert de compétence, et de tous ces concepts fumeux dont il les abreuve depuis des années, qu’il ferait mieux de sortir de son bureau, de venir voir ce qui se passe, renifler l’odeur nauséabonde qui a envahi les couloirs.
    Elle pourrait débarquer dans celui de Jacques armée d’une batte de base-ball et détruire tout, avec méthode, sa collection de vases de Chine, ses gris-gris rapportés du Japon, son fauteuil « Direction » en cuir, son écran plat et sa base centrale, ses lithographies encadrées, les vitrines de son meuble de rangement, elle pourrait arracher de ses propres mains ses stores vénitiens, d’un geste ample balancer toute sa littérature Marketing par terre et la piétiner avec rage.
    Parce qu’il y a cette violence en elle, qui enfle d’un seul coup : un cri contenu trop longtemps. »

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  • Ce roman qui nous plonge dans les vies solitaires de Mathilde et Thibaut est d’une puissance rare. Ce texte nous donne à voir et à comprendre ce que ressentent deux personnages perdus dans un Paris qui avale et recrache tout le monde avec violence au détour d’un RER ou dans des rues qui sont...
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    Ce roman qui nous plonge dans les vies solitaires de Mathilde et Thibaut est d’une puissance rare. Ce texte nous donne à voir et à comprendre ce que ressentent deux personnages perdus dans un Paris qui avale et recrache tout le monde avec violence au détour d’un RER ou dans des rues qui sont parfois bouchées (métaphore filée de l’ouvrage : les relations qui ne mènent nulle part, qui sont à sens unique, comme tellement de voies dans le centre de Paris, la solitude du RER et du métro que l’on retrouve dans le monde du travail quand tous abandonnent Mathilde qui souffre de harcèlement, du jour au lendemain, pour avoir donné raison à un autre que son supérieur immédiat et mentor.)
    Un texte qui questionne nos vies (et même le sens de la vie), nos comportements et nous pousse à nous remettre en question quand on n’est pas capable de voir au-delà des apparences.
    Dans ce texte « L’enfer c’est les autres », parfois, souvent, mais c’est aussi et surtout le manque de l’autre.

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  • Un livre que j'ai lu avec plaisir, sans pouvoir le poser. Une idée, qui n'a selon moi, pas été exploitée jusqu'au bout. On ressent ce qu'elle vit surtout si dans son passé ce genre de situation nous est de près ou de loin, familière, on comprend qu'elle ait voulu créer cette atmosphère...
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    Un livre que j'ai lu avec plaisir, sans pouvoir le poser. Une idée, qui n'a selon moi, pas été exploitée jusqu'au bout. On ressent ce qu'elle vit surtout si dans son passé ce genre de situation nous est de près ou de loin, familière, on comprend qu'elle ait voulu créer cette atmosphère insoutenable, la longueur des minutes, pourtant, je pense qu'elle aurait pu pousser plus loin encore. On a tendance à souhaiter qu'un livre nous livre une fin, un dénouement, la vie est souvent ainsi faite...elle se poursuit...

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  • Nous suivons deux personnages au cours de la même journée:

    - Mathilde, mise au placard par son patron alors leur collaboration avait si bien commencé entre eux;
    - Thibault, médecin, qui sillonne la capitale au gré des appels, qui vient de quitter la femme qu'il aime mais qui ne l'aime pas en...
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    Nous suivons deux personnages au cours de la même journée:

    - Mathilde, mise au placard par son patron alors leur collaboration avait si bien commencé entre eux;
    - Thibault, médecin, qui sillonne la capitale au gré des appels, qui vient de quitter la femme qu'il aime mais qui ne l'aime pas en retour.

    Nous ferons des allers-retours entre les deux protagonistes, parcourant leur passé mais aussi leurs failles et fêlures qui sont autant de forces (purée, c'est presque aussi beau que du Goldman ce que je viens d'écrire...)

    Finiront-ils par se rencontrer?

    Un très joli roman porté par la très belle plume de Delphine de Vigan.

    NB: une mention spéciale au film - même titre - qui est très très très juste.

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  • Autant vous le dire tout de suite ce n'est pas un roman joyeux. Mais comme chaque fois avec cet auteur j'ai été happée dès les premières lignes. C'est l'histoire d'une femme Mathilde,veuve élevant seule ses enfants, prise au piège du harcèlement moral dans la grande entreprise où elle travaille...
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    Autant vous le dire tout de suite ce n'est pas un roman joyeux. Mais comme chaque fois avec cet auteur j'ai été happée dès les premières lignes. C'est l'histoire d'une femme Mathilde,veuve élevant seule ses enfants, prise au piège du harcèlement moral dans la grande entreprise où elle travaille comme bras droit du chef d'un des services. Et du jour au lendemain ce "connard en costume trois pièces"entreprend une entreprise de démolition en règle d'une violence inouïe sur laquelle par lâcheté tout le monde ferme les yeux, trop heureux de ne pas en être la cible. L'écriture est d'une précision inimaginable, l'auteur a-t-elle connu pareille situation? On assiste le coeur serré à la lente descente aux enfers de cette jeune femme. Parallèlement c'est aussi l'histoire de Thibault, médecin aux Urgences médicales de Paris, englué dans un quotidien usant où passant un temps infini dans sa voiture, d'embouteillages en stationnement en double-file, il gère "60% de rhinopharyngites et 40% de solitude" et englué dans une relation amoureuse avec une femme indifférente. Ces deux solitudes vont-elles se rencontrer et pouvoir se faire du bien ? Je vous laisse le découvrir.
    Je vous avoue avoir ressenti plus d'empathie pour elle que pour lui. On dirait que ce quotidien usant choisi par lui n'est qu'une longue punition pour n'avoir pas pu aller au bout de son rêve d'être chirurgien. On a envie de lui dire mais secoue-toi, change de vie ! Alors qu'elle... J'ai aimé ce personnage fort et courageux. J'aurais aimé fermer le livre en la sachant sauvée...
    Un roman sur la solitude urbaine, la violence de l'entreprise où la volonté d'une seule personne peut transformer le lieu de travail en une machine à broyer les hommes/femmes de façon inexorable...J'ai envie de dire que ce peut être une lecture salutaire. Pour comprendre les mécanismes du harcèlement moral et savoir comment réagir. Parler, ne pas s'isoler, ne pas avoir honte...

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  • Mathilde avait une vie professionnelle épanouissante : cadre reconnue par ses supérieurs et ses collaborateurs, c’est avec enthousiasme qu’elle travaille sans compter ses heures. Jusqu’au jour où elle contredit son N+1. La descente aux enfers commence, qui va durer des mois, jusqu’à ce 20 mai...
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    Mathilde avait une vie professionnelle épanouissante : cadre reconnue par ses supérieurs et ses collaborateurs, c’est avec enthousiasme qu’elle travaille sans compter ses heures. Jusqu’au jour où elle contredit son N+1. La descente aux enfers commence, qui va durer des mois, jusqu’à ce 20 mai où une voyante lui annonce qu’elle va rencontrer un homme qui va lui changer sa vie, et qu’enfin un espoir apparaît, ténu.
    Ce même jour, Thibaud, au petit matin, met fin à son histoire d’amour avec Lila, pour ne pas mourir mais en étouffant sa vie.
    Ces deux-là vivent ce 20 mai en soufflant, haletant dans un Paris trépidant. Ames sœurs, ils ne sont pas loin de l’autre, au bord de la rencontre, de la reconnaissance.
    Un roman intranquille, plein de suspens.

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