Au revoir là-haut

Couverture du livre « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253194613
  • Série : (non disponible)
  • Support : Poche
Résumé:

Ils ont miraculeusement survécu au carnage de la Grande Guerre, aux horreurs des tranchées. Albert, un employé modeste qui a tout perdu, et Edouard, un artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », comprennent vite pourtant que leur pays ne veut plus d'eux. Désarmés, condamnés à l'exclusion,... Voir plus

Ils ont miraculeusement survécu au carnage de la Grande Guerre, aux horreurs des tranchées. Albert, un employé modeste qui a tout perdu, et Edouard, un artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », comprennent vite pourtant que leur pays ne veut plus d'eux. Désarmés, condamnés à l'exclusion, mais refusant de céder au découragement et à l'amertume, les deux hommes que le destin a réunis imaginent alors une escroquerie d'une audace inouïe... Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants. Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose avec talent la grande tragédie de cette génération perdue.Prix Goncourt 2013

Donner votre avis

Articles (7)

Voir tous les articles

Les derniers avis

  • Passionnant
    Instructif
    Émouvant

    Passionnant
    Instructif
    Émouvant

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • J'ai dévoré ce gros roman et j'ai adoré!
    Albert et Edouard sont liés l'un à l'autre pendant la guerre de 14-18, deux amis cassés par la guerre, deux personnages attachants.
    Tout a été écrit sur ce livre, je n'ajouterai rien d'autre sauf: à découvrir absolument!

    J'ai dévoré ce gros roman et j'ai adoré!
    Albert et Edouard sont liés l'un à l'autre pendant la guerre de 14-18, deux amis cassés par la guerre, deux personnages attachants.
    Tout a été écrit sur ce livre, je n'ajouterai rien d'autre sauf: à découvrir absolument!

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Au revoir là-haut a d'abord été, pour moi, l'histoire d'un coup de cœur vécu au cinéma. Je suis d'autant plus touchée par sa lecture. C'est un angle d'approche original et, il me semble, inédit de la Grande Guerre où se joue une Histoire qui est encore la nôtre.

    Dans ce récit, habilement...
    Voir plus

    Au revoir là-haut a d'abord été, pour moi, l'histoire d'un coup de cœur vécu au cinéma. Je suis d'autant plus touchée par sa lecture. C'est un angle d'approche original et, il me semble, inédit de la Grande Guerre où se joue une Histoire qui est encore la nôtre.

    Dans ce récit, habilement tissé, se mêle savamment la réalité et la fiction. D'ailleurs, la frontière entre le réel et l'imaginaire s'efface là où tout s'entremêle pour donner à ce roman un pouvoir de narration envoûtant et, tout simplement, humain.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • j'ai adoré. J'avais lu la BD que ma fille avait emprunté à la médiathèque où elle travaille.
    A la suite, j'ai voulu lire le roman, et là , un seul mot : magnifique.
    Par contre, j'ai voulu voir le film et alors là, j'ai été déçue. Je n'ai pas pu aller au bout, car je ne suis pas arrivée à...
    Voir plus

    j'ai adoré. J'avais lu la BD que ma fille avait emprunté à la médiathèque où elle travaille.
    A la suite, j'ai voulu lire le roman, et là , un seul mot : magnifique.
    Par contre, j'ai voulu voir le film et alors là, j'ai été déçue. Je n'ai pas pu aller au bout, car je ne suis pas arrivée à entrer dans le film.
    Comme quoi les adaptations cinématographiques de livres ne sont pas toujours heureuses

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • C'est pas mal, assez original (bien que la période de la première guerre mondiale ait été "sur-traitée") et bien écrit mais je crois que l'on m'en avait trop parlé.. Un petit peu déçue (un peu seulement) car j'ai trouvé le roman un peu long... je l'ai entrecoupé de lectures plus courtes car je...
    Voir plus

    C'est pas mal, assez original (bien que la période de la première guerre mondiale ait été "sur-traitée") et bien écrit mais je crois que l'on m'en avait trop parlé.. Un petit peu déçue (un peu seulement) car j'ai trouvé le roman un peu long... je l'ai entrecoupé de lectures plus courtes car je m'ennnuyais parfois...
    Les personnages sont néanmoins bien campés et intéressants et on participe avec eux à ce jeu de dupes..

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Un livre qui me réconcilie avec les Goncourt.
    Une écriture efficace, un roman féroce mais passionnant.
    Bravo Monsieur Lemaître !

    Un livre qui me réconcilie avec les Goncourt.
    Une écriture efficace, un roman féroce mais passionnant.
    Bravo Monsieur Lemaître !

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • J'ai dévoré ce livre comme un grand classique! Dès le départ les personnages nous embarquent et on ne peut plus les quitter. Ce livre m'a fortement marqué. Malheureusement j'ai eu la curiosité de regarder l'adaptation ciné que j'ai trouvée trop légère par rapport à la force du roman.. Dommage...
    Voir plus

    J'ai dévoré ce livre comme un grand classique! Dès le départ les personnages nous embarquent et on ne peut plus les quitter. Ce livre m'a fortement marqué. Malheureusement j'ai eu la curiosité de regarder l'adaptation ciné que j'ai trouvée trop légère par rapport à la force du roman.. Dommage car j'ai du mal à ne conserver que mes premières impressions. Peut être en lisant la suite?

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • L'histoire d'Albert et d'Edouard commence à la fin de la guerre. Ces deux personnages vont être liés par ce qu'ils ont vécu lors de cette dernière bataille. Ce lien fait de cette relation où l'un à besoin de prendre soin de l'autre un tendre roman.

    L'histoire d'Albert et d'Edouard commence à la fin de la guerre. Ces deux personnages vont être liés par ce qu'ils ont vécu lors de cette dernière bataille. Ce lien fait de cette relation où l'un à besoin de prendre soin de l'autre un tendre roman.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • Au revoir là-haut
    La toile de fond de ce chef d'oeuvre, c'est la première guerre mondiale, le retour difficile des blessés de guerre et le sort qui leur est réservé, la difficulté de reprendre leur vie, le poids difficilement supportable de la filiation et surtout les commerces sordides...
    Voir plus

    Au revoir là-haut
    La toile de fond de ce chef d'oeuvre, c'est la première guerre mondiale, le retour difficile des blessés de guerre et le sort qui leur est réservé, la difficulté de reprendre leur vie, le poids difficilement supportable de la filiation et surtout les commerces sordides réalisés sur les victimes de la guerre.
    Le livre démarre en novembre 1918 dans les tranchées de la côte 113. On parle de l’armistice. Les soldats attendent la fin de la guerre que ce soit du côté des français comme de celui des allemands. Le décor est planté brutalement dès les premières pages.
    La troupe est commandée par le lieutenant Henri d’Aulnay-Pradelle, dit Pradelle. Aristocrate terriblement imbu de sa personne, issu d’une famille désargentée à laquelle il veut redonner sa place dans la bonne société, il veut sortir glorieux de la Grande Guerre. Pour s’assurer quelques lauriers supplémentaires à quelques jours de l’armistice, il décide de lancer une dernière offensive, celle de la cote 113. Pour motiver ses troupes peu disposées à se battre sachant que la fin est proche, il assassine deux de ses hommes et impute ce crime aux Allemands, situés à quelques centaines de mètres de leur tranchée. La bataille fait rage. Mais, lors de l’offensive, Albert Maillard, un petit comptable âgé d’une vingtaine d’années, s’aperçoit de son forfait. Conscient d’être pris au piège, Pradelle tente de faire disparaître Maillard dans l’assaut. Mais celui-ci est sauvé par Edouard Péricourt qui sera grièvement blessé. Le chemin d’Albert et d’Edouard se croise.

    Trois hommes en sortiront vivants : le fameux lieutenant et, quelques pas derrière lui, Albert Maillard et Edouard Péricourt, un rêveur et un artiste. Et ensuite ? C'est le temps de la démobilisation, du retour à la vie civile qui, justement, intéresse Pierre Lemaitre – le temps où la France, occupée à glorifier ses morts, oublie les survivants.
    De là, démarre le récit émouvant du difficile retour à la vie normale d’Albert et d’Edouard et l’ascension fulgurante du lieutenant Pradelle.
    Rescapés du chaos de la Grande Guerre, Albert et Édouard comprennent rapidement que le pays ne veut plus d’eux. Malheur aux vainqueurs ! La France glorifie ses morts et oublie les survivants.
    Albert, employé modeste et timoré, a tout perdu. Édouard, artiste flamboyant devenu une « gueule cassée », est écrasé par son histoire familiale. Désarmés et abandonnés après le carnage, tous deux sont condamnés à l’exclusion. Refusant de céder à l’amertume ou au découragement, ils vont, ensemble, imaginer une arnaque d’une audace inouïe qui mettra le pays tout entier en effervescence… Et élever le sacrilège et le blasphème au rang des Beaux-Arts.
    Bien au-delà de la vengeance et de la revanche de deux hommes détruits par une guerre vaine et barbare, ce roman est l’histoire caustique et tragique d’un défi à la société, à l’État, à la famille, à la morale patriotique, responsables de leur enfer.
    Dans la France traumatisée de l’après guerre qui compte son million et demi de morts, ces deux survivants du brasier se lancent dans une escroquerie d’envergure nationale d’un cynisme absolu.
    Le duo de héros, Albert et Édouard, reflète l’opposition traditionnelle dans la littérature : raison et sentiments. L’existence du premier homme est régie par ses principes moraux et la moindre incartade à ce que lui dicte sa raison provoque en lui une profonde détresse. Quant à Édouard, c’est l’artiste, l’excentrique, l’original à la fougue difficile à contenir.
    Quant à Pradelle, celui-ci monte une entreprise juteuse de vente de cercueils pour les milliers de soldats morts dans les tranchées et à qui les familles souhaiteraient offrir une sépulture décente.
    L'oeuvre de Pierre Lemaitre, Au revoir là-haut, s'inspire de faits réels ou encore de phénomènes sociaux.
    Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
    A lire absolument...

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
  • urt 2013
    Lors d'une lecture d'extraits de livres à voix haute aux Sables d'Olonne, sur la monstruosité du corps, vue par les autres ou par soi, j'ai découvert un extrait de ce roman qui m'a profondément marqué par la précision de l'écriture, du choix des mots, sa concision dans les...
    Voir plus

    urt 2013
    Lors d'une lecture d'extraits de livres à voix haute aux Sables d'Olonne, sur la monstruosité du corps, vue par les autres ou par soi, j'ai découvert un extrait de ce roman qui m'a profondément marqué par la précision de l'écriture, du choix des mots, sa concision dans les descriptions.
    Je me suis empressée de le trouver (et là il y a un sentiment d'urgence) afin de le lire et surtout avant la sortie cette semaine de sa version cinématographique réalisée par Albert Dupontel et dont je vous parlerai la semaine prochaine car je veux découvrir son adaptation maintenant que je l'ai lu....
    Et bien oui, ce roman m'appelait, m'invitait à un voyage dans le temps, les années 1918/1920, la fin de la première guerre mondiale et l'après guerre.
    Il était longtemps resté interdit, tendu dans une attitude de résistance aveugle, comme d'autres soldats, à ce qu'on disait, demeuraient figés dans la position dans laquelle on les avait retrouvés, pliés, recroquevillés, tordus, c'est fou ce que cette guerre avait pu inventer (p214)
    L'histoire : Albert Maillard, homme simple et bon, à 9 jours de l'armistice, se trouve être témoin d'un acte ignoble dans les tranchées, de la part d'un officier français, Henri d'Aulnay-Pradelle. Il ne devra la vie qu'à Edouard Péricourt, jeune homme artiste, qui sera défiguré lors de ce sauvetage.
    La vie d'Edouard s'effondrait parce qu'elle n'avait même plus la haine pour se soutenir (p217)
    Les trois destins se trouvent désormais liés bien au-delà de la guerre.
    Je n'en dirai pas plus sur l'histoire sinon qu'il y est question d'escroquerie, d'argent, de magouilles, d'ambition, d'amour, de deuil, de chagrin, d'argent, d'intérêts enfin tout ce qui fait, malheureusement notre monde.
    Le dénuement est pire encore que la misère parce qu'il y a moyen de rester grand dans la ruine, mais le manque vous conduit à la petitesse, à la mesquinerie, vous devenez bas, pingre ; il vous avilit parce que, face à lui, vous ne pouvez pas demeurer intact, garder votre fierté, votre dignité.
    Les événements s'enchaînent très vite, on ne lâche pas ce pavé de 560 pages et l'on en redemande car on est pris dans un tourbillon. Tous les personnages sont importants, rien n'ai laissé au hasard et y a-t-il un hasard ? Ils sont bien décrits, situés : ils sont devant nos yeux, entre les lignes, entre les phrases. A la différence d'Edouard, gueule cassée immonde comme il y en eut tant, mais à l'intelligence vive et fougueuse, les protagonistes ont un visage, un passé, une conscience et un devenir jamais rien n'est figé ni ne dure.
    Il est question de la première guerre mondiale, une des plus meurtrières, de ses enjeux avant, pendant et après pour certains hommes, qui tirent toujours profit de tout, des différences de classe mais aussi d'entraide, de solidarité, de secrets de famille. Mais aussi l'absence après un deuil, une perte, les regrets de ne pas avoir su voir, dire, se contenter de juger..... Tout cela était-il le plus important ? S'apercevoir du manque de l'autre alors qu'on l'avait renié, écarté, ignoré.
    Et puis cette guerre, sanglante et dont les enjeux vont bien au-delà des batailles. Il y a l'après-guerre et ce que l'on pourra encore exploiter, en tirer comme bénéfices quitte à exploiter la mort et la tristesse des familles.
    C'est très bien écrit, construit, plausible. Tout s'imbrique parfaitement. C'est une histoire de la démesure, comme la guerre peut l'être, des excès, des bassesses, et du pouvoir.
    La femme y est ramenée à un rôle subalterne car la guerre est une affaire d'hommes dit-on, mais ce sont les femmes qui ont parfois à faire certaines besognes. Mais Madeleine, cette femme qui s'est construite et forgée auprès d'hommes de pouvoir et qui observé, appris à leur contact, rétablit l'équilibre avec brio.
    C'est riche de rebondissements, d'action mais aussi de sentiments, d'amour, de tendresse, d'épouvante.
    Comment survivre quand on a plus de visage, d'identité, quand la douleur est physique et mentale ? N'y a-t-il pas une revanche à prendre ?
    Louise, une enfant, à la personnalité à la fois forte et douce, ne pose pas de jugement face à ce monstre et soutiendra l'homme meurtri dans sa folie.
    Vous l'avez compris, j'ai adoré ce roman : je n'en avais jamais entendu parler auparavant (il y a des romans qui parfois sont placés sur votre chemin, vous l'ouvrez et c'est un véritable voyage), je ne connaissais pas l'auteur (mais je ne suis pas une fan de polars et apparemment les siens sont particulièrement durs).
    Pour celui-ci voyage dans l'histoire mais aussi chez les hommes, leurs espoirs, leurs survies, leurs ambitions et comme souvent comme pour les guerres on finit par comprendre, trop tard parfois, que tout cela n'a servi à rien.

    comment Commentaire (0) flag Signalez un abus
Voir tous les avis

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.

Récemment sur lecteurs.com