Encore plus de coups de cœur des jurés lecteurs du Prix Orange du Livre 2019 !

jeudi 03 octobre 2019

La première liste consacrée à la rentrée littéraire n'a pas suffi ? Voici la suite !

Encore plus de coups de cœur des jurés lecteurs du Prix Orange du Livre 2019 !

Il y a quelques semaines, les lecteurs membres du jury du Prix Orange du Livre 2019 vous proposaient leurs coups de cœur de cette rentrée littéraire.

 

Il a fallu bien vite se rendre à l’évidence : 2 livres par juré, pour des lecteurs aussi passionnés et insatiables, ce n’était pas assez !

Voici donc la suite de leurs romans favoris du moment, de quoi alimenter encore davantage de lectures automnales !

 

Croyez-les sur parole, ils ont un don pour identifier ce qui se fait de mieux en la matière !

  • Les coups de cœur de Ghislaine - Rentrée littéraire 2019

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      Couverture du livre « Un soleil en exil » de Jean-Francois Samlong aux éditions Gallimard

      Un soleil en exil de Jean-Francois Samlong

      2015. Ceci n’est pas une date mais un nombre. Celui des mineurs « déportés » de l’île de la Réunion vers la métropole, de 1962 à 1984.
      Jean-François Samlong, originaire de la Réunion et ayant lui-même échappé de peu à ce gouffre de l’exil, narre une histoire poignante et terrifiante. Si l’aspect romancé est le choix de l’auteur, il n’en demeure pas moins que les faits sont réels et tragiques.
      Un roman incontournable et peut-être un nouveau tremplin pour redonner de l’espérance à ces nombreux exilés dont l’enveloppe de l’enfance fut enlevée pour la jeter trop tôt dans un monde impitoyable d’adultes.

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      Couverture du livre « La part du fils » de Jean-Luc Coatalem aux éditions Stock

      La part du fils de Jean-Luc Coatalem

      Un récit romancé qui relate la pérégrination d’un petit-fils pour retrouver une trace de son grand-père dans le dédale de la deuxième guerre mondiale avec une narration qui cogne à chaque mot.
      Depuis un crépuscule Jean-Luc Coatalem a semé vers l’aube des lumières des petits cailloux pour retrouver la trace de celui qui est « mort pour la France », pour colmater une douleur qui paraissait inénarrable, pour tendre la main vers l’invisible. Peut-être également pour colmater la souffrance de l’âme et quoi de mieux que la psyché de l’écrit.
      Et ainsi semer cette mémoire qui ne doit pas s’effacer et même être marquée, comme une pierre de Dora déposée sur la montagne de Menez-Hom...
      @Ghislaine

  • Les coups de cœur de Nathalie - Rentrée littéraire 2019

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      Couverture du livre « Ceux que je suis » de Olivier Dorchamps aux éditions Finitude

      Ceux que je suis de Olivier Dorchamps

      Marwan est professeur d’histoire-géographie (ce qui n’est sans doute pas un simple hasard). Aîné d’une famille d’origine marocaine vivant en banlieue parisienne, il ne connaît du pays de ses parents que bien de choses, tout comme ses frères. Lorsque le père décède, les enfants découvrent éberlués son intention de reposer à Casablanca, là-bas, de l’autre côté de la mer, « chez eux ».
      Il a désigné Marwan pour l’accompagner en avion, le reste de la famille suivra par la route. Ceux que je suis, c’est la somme de ce que nous sommes tous, ce puzzle constitué de morceaux impossibles à renier. C’est une ode aux racines, aux liens du cœur, à la transmission, à la tolérance, à la différence, à la solidarité, à l’amour et à l’amitié . C'est un immense, immense coup de cœur pour moi. J'ai été bouleversée par cette histoire, séduite par la plume de l'auteur, une écriture pudique, juste et puissante.
      Un premier roman attachant, émouvant, qu'il faut absolument découvrir en cette rentrée littéraire !

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      Couverture du livre « La grande escapade » de Jean-Philippe Blondel aux éditions Buchet Chastel

      La grande escapade de Jean-Philippe Blondel

      Voici une histoire simple, de gens ordinaires. Un microcosme. Ou plutôt deux.
      Une mini-société nichée au creux du groupe scolaire Denis Diderot, quelque part dans l’Est de la France, dans les années 1970.A l’image de ces enfants qui deviennent des adolescents, la société est en pleine mutation, les méthodes pédagogiques également.
      La grande escapade est une histoire douce-mélancolique (je tiens au trait d’union), sur une époque révolue, une histoire au goût de roudoudous et de mistrals gagnants, de liberté et d’amitié,d’’humour et d’un brin de nostalgie, doublée d’une véritable étude sociologique particulièrement intéressante, que l’on ait – ou pas – connu ces années-là.
      Les toutes dernières pages sont juste exquises !
      @Nathalie

  • Les coups de cœur de Charles - Rentrée littéraire 2019

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      Couverture du livre « Une bête au paradis » de Cecile Coulon aux éditions L'iconoclaste

      Une bête au paradis de Cecile Coulon

      Un roman du terroir comme seul sait les écrire Cécile Coulon.
      Elle est cette romancière qui donne corps aux paysages et qui sublime ce monde paysan où la rudesse du travail, côtoie une pureté d’âme sans commune mesure. Roman très cinématographique où l’homme cherche sa place dans un huis clos situé au milieu de grands espaces agricoles. Les femmes y sont splendidement fortes, les hommes superbement décrits.
      L’écriture magistrale de l’auteure est entièrement dédiée à cet espace qui soude les êtres comme il cause leur perte.

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      Couverture du livre « Les hommes incertains » de Olivier Rogez aux éditions Le Passage

      Les hommes incertains de Olivier Rogez

      Roman dense et exigeant, c’est une radiographie d’une époque du bloc soviétique qui va, du jour au lendemain, découvrir un monde nouveau.
      Après avoir mis 50 pages à maitriser les noms à consonances soviétiques, j’ai littéralement vécu ces clivages idéologiques et j’ai la sensation d’avoir vécu cette période historique qui, de par mon jeune âge à l’époque et mon éloignement géographique, m’était en grande partie méconnue.
      Force à l’auteur d’avoir comblé ces lacunes grâce à ce livre d’une précision chirurgicale.
      Assurément, il fera date chez les libraires…
      @Charlie et ses drôles de livres

  • Les coups de cœur d'Anthony - Rentrée littéraire 2019

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      Couverture du livre « Lost man ; trois frères. une mort. aucune réponse. » de Jane Harper aux éditions Calmann-levy

      Lost man ; trois frères. une mort. aucune réponse. de Jane Harper

      Dans un décor aux grandes étendues, Jane Harper crée un huis-clos étouffant. Avec une écriture simple et efficace, elle nous passionne pour le destin des personnages tourmentés.
      L’intérêt de Lost Man tient autant à la recherche du coupable qu’à l’observation de cette famille qui déraille lorsque les masques tombent. J’ai aimé ce jeu malsain des non-dits qui bouillonne comme une marmite avant d’exploser.
      Le résultat est aussi oppressant que stressant !

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      Couverture du livre « Orléans » de Yann Moix aux éditions Grasset Et Fasquelle

      Orléans de Yann Moix

      Ce texte a été le fruit d’une grande polémique dans les médias. Mais si on met de côté son côté sulfureux, le livre est magnifique.
      Même si les violences de ses parents sont au cœur de l’histoire et sont assez choquantes, le reste du livre est un ensemble de souvenirs nostalgiques qui font de l’auteur l’homme qu’il est aujourd’hui.
      Porté par une langue de haut niveau, le texte est maîtrisé et les mots toujours justes.
      Qu’on aime le personnage Yann Moix ou non, je peux dire que c’est un sacré écrivain !
      @Les livres de K79

  • Les coups de cœur d'Henri-Charles - Rentrée littéraire 2019

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      Couverture du livre « Une partie de badminton » de Olivier Adam aux éditions Flammarion

      Une partie de badminton de Olivier Adam

      Paul Lerner est un écrivain sur le déclin. Avec Sarah, son épouse, il décide de quitter Paris pour s’installer en Bretagne où il a trouvé un emploi de journaliste.
      Funeste décision, car les ennuis ne cessent de s’accumuler. Manon part rejoindre son petit ami à Paris, Sarah a une relation avec Lise, la femme d’un policier, Paul subit les foudres du maire qui lui avait mis le pied à l’étrier. Son ami Aurélien meurt. Et pour couronner le tout, une femme prétend être sa demi-sœur.
      C’est là que la plume d’Olivier Adam fait merveille, mêlant lucidité et autodérision, choisissant de relever la tête et faisant un parallèle avec les soucis du pays il nous offre un condensé de l’évolution de notre société. On se régale !

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      Couverture du livre « Le coeur battant du monde » de Sebastien Spitzer aux éditions Albin Michel

      Le coeur battant du monde de Sebastien Spitzer

      Dans son second roman, Sébastien Spitzer nous emmène dans l’Angleterre de la seconde moitié du XIXe siècle où sont réfugiés Friedrich Engels et Karl Marx. Engels est à Manchester où il dirige une filature et Marx à Londres où il s’attaque à la rédaction de ce qui va devenir Le Capital.
      C’est dans cette «ville-monde immonde» que Charlotte se voit confier Freddy, un bébé qui va devenir objet de toutes les convoitises et nous vaudra guet-apens, tentative d’assassinat, fuite effrénée, avant de déboucher sur une quête des origines dans laquelle on retrouvera nos deux pourfendeurs du capitalisme.
      Voilà un formidable roman, une fresque historico-politique époustouflante et la confirmation du talent de Sébastien Spitzer.
      @Henri-Charles

  • Les coups de cœur de Joëlle - Rentrée littéraire 2019

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      Couverture du livre « Unpur » de Isabelle Desesquelles aux éditions Belfond

      Unpur de Isabelle Desesquelles

      L’enlèvement d’un enfant par un pédophile. La force de cette histoire est qu'elle est racontée par la voix de Benjamin, l'auteure parvient à nous mettre dans la peau de cette victime, à retranscrire son malaise face à ce qu'il est devenu et à disséquer ses émotions ambivalentes.
      J'ai aimé son économie de mots pour dire l'indicible sans aucune complaisance ni aucun voyeurisme. J'ai aimé la construction très habile du roman qui mène le lecteur de rebondissement en rebondissement entre rêve et réalité.
      Le sujet est certes dérangeant et la lecture est par moments éprouvante mais l'écriture nous envoûte par une poésie et par une musicalité qui nous bercent.
      Un roman qui bouscule où l'auteure explore avec subtilité la question de la perte de l'enfance, de la perte de l'innocence avec infiniment de finesse et de sensibilité.
      Un roman lu en apnée...

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      Couverture du livre « Le ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

      Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena

      Ce récit d'une incroyable force retrace l'histoire de Vicente, le grand-père de l'auteur, c'est une vraie page d'histoire.
      Ce roman décortique la sidérante descente dans la mélancolie de Vicente, un homme exilé en Argentine affreusement torturé qui ne veut pas savoir, qui ne veut pas imaginer ce qui se passe en Europe et ce que vit sa famille restée à Varsovie en 1940.
      Un récit bouleversant dont l'intensité va crescendo. L'auteur dépeint un homme qui, lorsqu'il apprendra la réalité de la Shoah, se sentira coupable d'avoir manqué à sa destinée, de ne pas avoir été là où il aurait dû être et vivra à partir de ce moment-là "comme un fantôme, silencieux et solitaire."
      Inoubliable roman sur la culpabilité des survivants
      @Joëlle

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