Olivier Adam

Olivier Adam
Né en 1974, Olivier Adam est notamment l'auteur de Poids léger (adapté au cinéma par Jean-Pierre Améris) et de Passer l'hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), disponibles en Points. Il écrit également pour la jeunesse et pour le cinéma.

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Avis (213)

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    Couverture du livre « Une partie de badminton » de Olivier Adam aux éditions Flammarion

    Joe sur Une partie de badminton de Olivier Adam

    « Exister quel sport de rue / Sûr c’est pas du badminton / Exister si j’avais su / Aurai-je décliner la donne » Exister, Le désordre des choses, Alain Chamfort

    Tous les cinq ans, rendez-vous est donné avec Olivier Adam et son double littéraire, Paul. Après « Les lisières » quel plaisir de...
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    « Exister quel sport de rue / Sûr c’est pas du badminton / Exister si j’avais su / Aurai-je décliner la donne » Exister, Le désordre des choses, Alain Chamfort

    Tous les cinq ans, rendez-vous est donné avec Olivier Adam et son double littéraire, Paul. Après « Les lisières » quel plaisir de retrouver Paul Lerner, sa compagne Sarah et leurs enfants Manon et Clément.

    Comme dans la chanson, la vie n’est pas une partie de badminton pour Paul Lerner. Écrivain parti tout feu tout flamme à Paris au temps du succès, le voilà confronté au creux de la vague. Il est contraint de quitter Paris pour revenir en Bretagne, avec toute sa petite famille. Il travaille comme journaliste dans un petit journal local tandis que Sarah, qui est professeur de lettres, a obtenu sa mutation à Rennes. Quant aux enfants, Clément s’adapte très vite et Manon vit très mal d’avoir été arrachée à ses amis, à son lycée.

    En se projetant dans cette fiction, Olivier Adam manie l’auto-dérision à merveille. Il évoque le quotidien de son personnage en pleine dégringolade. Pour Paul Lerner, l’heure est au bilan. Son éditeur l’a quitté et il semblerait que la chance ait fait de même. Problèmes personnels, professionnels, familiaux, tout part en vrille. Des «emmerdes » à n’en plus finir, et c’est bien connu elles « volent toujours en escadrille ».

    Avec humour et acuité, l’auteur relie le quotidien de Paul et de sa famille aux grandes thématiques sociétales du moment : l’économie, l’écologie, l’accueil des migrants, le racisme … Et, les multiples rebondissements, parfois rocambolesques, du récit montrent de quelle manière les problèmes et les tensions politiques affectent la vie de son personnage et de ses proches, la vie de tous finalement. Il égratigne au passage le Paris intellectuel qui dédaigne la province, le milieu du cinéma, évoque les discordes familiales autour de l’adolescence, la vie de couple, les secrets de famille… et les réconciliations.

    Olivier Adam fait de Paul Lerner un personnage attachant et terriblement humain, un homme qui se perd dans ses contradictions, ses questionnements, ses tourments, mais qui devient de plus en plus pragmatique, très touchant dans ses relations avec ses enfants et lorsqu’il s’agit de sauver son couple.

    Sous le climat changeant de cette magnifique côte d’émeraude qu’il connaît parfaitement, de Saint Lunaire à Dinard, en passant par Cancale et Saint Malo, Olivier Adam pose un regard tendre et mélancolique sur cette famille. Une belle mise en abyme. J’ai aimé retrouver son univers, sa sensibilité, sa vivacité d’écriture. Un excellent moment de lecture !

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    Couverture du livre « Chanson de la ville silencieuse » de Olivier Adam aux éditions Flammarion

    Manika sur Chanson de la ville silencieuse de Olivier Adam

    La narratrice, fille d'un chanteur à grand succès, revient sur sa vie un peu particulière tout en partant à la chercher de ce père déclaré mort après avoir retrouver sa voiture avec ses effets personnes et sa paire de bottes au nord d'un fleuve. Elle veut bien croire à cette disparition jusqu'à...
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    La narratrice, fille d'un chanteur à grand succès, revient sur sa vie un peu particulière tout en partant à la chercher de ce père déclaré mort après avoir retrouver sa voiture avec ses effets personnes et sa paire de bottes au nord d'un fleuve. Elle veut bien croire à cette disparition jusqu'à ce qu'un mai lui montre une photo de son père jouant de la guitare dans un bar de Lisbonne.

    Roman qui fait la part belle aux ressentis et aux paysages, aux ambiances et aux références musicales mais qui restent malgré tout peu crédible. Cette fille perdue semble partir à la recherche de son père plus par obligation que par conviction ou envie.

    Cette quête est prétexte à faire le point sur sa vie sur ce qui l'a construite et fait ce qu'elle est aujourd'hui, plus une spectatrice qu'une actrice.

    Un roman vous l'avait compris que ne m'a pas vraiment passionnée.

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    Couverture du livre « Une partie de badminton » de Olivier Adam aux éditions Flammarion

    Clara et les mots sur Une partie de badminton de Olivier Adam

    Olivier Adam faisait partie des auteurs dont je lisais systématiquement (ou presque) ses romans. "Lisais" à l’imparfait car oui il y a eu un désamour ou plutôt une overdose de ses thèmes de prédilection. Les lisières ayant été de trop, je le boudais. Une partie de badminton m’a intriguée par son...
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    Olivier Adam faisait partie des auteurs dont je lisais systématiquement (ou presque) ses romans. "Lisais" à l’imparfait car oui il y a eu un désamour ou plutôt une overdose de ses thèmes de prédilection. Les lisières ayant été de trop, je le boudais. Une partie de badminton m’a intriguée par son titre et sans lire la quatrième de couverture, je me suis lancée (je vis dangereusement) à le lire.

    Alors me direz-vous ? Si Olivier Adam ne s’est toujours pas converti au roman léger et bien il fait preuve d’une jolie auto-dérision avec son personnage de Paul Lerner. Cet écrivain revenu en Bretagne près de Saint-Malo a connu le succès et à quarante-cinq ans, il croyait que ses livres allaient lui assurer un bel avenir. Lui qui avait embarqué sa femme et ses deux enfants en Bretagne a eu envie de retourner vivre à Paris. Sauf que l’argent s’est tari comme la vente de ses livres : adieu la vie parisienne et re-bonjour les terres bretonnes. Parce qu’il faut faire faire bouillir la marmite, il travaille comme journaliste local, sa femme souvent absente jongle entre ses cours de prof et un centre d’accueil aux migrants. Leur fille Manon adolescente regrette amèrement Paris et l’exprime à sa façon tandis que son frère âgé de dix ans s’est très bien adapté. Pour Paul, sa vie d’écrivain est du passé et il se questionne. A-t-il fait les bons choix pour lui et pour sa famille ?

    Il y a du piquant, des réflexions joliment menées et d'autres beaucoup moins. Et selon moi, la fin tombe dans des clichés rocambolesques. Mais j’ai aimé ce Paul Lerner avec ses interrogations sur sa vie, sur son rôle de père et celui d’époux mais aussi avec toutes ses ambiguïtés. Dans ce portrait d'un homme et de notre société, l'auteur m'a surprise par l'humour dont il fait preuve. Malgré des défauts, ce roman m'a presque réconciliée avec Olivier Adam.

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    Couverture du livre « Une partie de badminton » de Olivier Adam aux éditions Flammarion

    Bill sur Une partie de badminton de Olivier Adam

    Olivier Adam est un des auteurs dont je surveille les parutions pour les lire au plus vite.

    Cette fois, je n’ai même pas attendu de retourner à St Malo pour m’y plonger.

    Grâce à ses si belles descriptions, je me suis promenée de la Richardais à Saint Lunaire, fait un saut chez Colette à...
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    Olivier Adam est un des auteurs dont je surveille les parutions pour les lire au plus vite.

    Cette fois, je n’ai même pas attendu de retourner à St Malo pour m’y plonger.

    Grâce à ses si belles descriptions, je me suis promenée de la Richardais à Saint Lunaire, fait un saut chez Colette à Roz-Ven, et aperçu le fort de Léo Ferré dans l’anse du Guesclin.

    J’ai regardé les surfeurs jouer avec les vagues, senti les embruns et la pluie ...

    Un roman moins « feel-bad »que les précédents, une histoire de vie où les personnages se lient plus qu’ils ne se croisent.

    Des mots justes, un excellent moment de lecture.