Olivier Adam

Olivier Adam
Né en 1974, Olivier Adam est notamment l'auteur de Poids léger (adapté au cinéma par Jean-Pierre Améris) et de Passer l'hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), disponibles en Points. Il écrit également pour la jeunesse et pour le cinéma.

Articles (3)

Voir tous les articles

Avis (219)

  • Couverture du livre « La tête sous l'eau » de Olivier Adam aux éditions R-jeunes Adultes

    Ghislaine DEGACHE sur La tête sous l'eau de Olivier Adam

    Classé roman ado, La tête sous l’eau, d’Olivier Adam, plaira à tous, ados et adultes.

    Dans ce livre, l’auteur nous fait entrer dans la tête d’Antoine, une quinzaine d’années, dont la sœur, Léa, a disparu, ce qui va pulvériser la famille.
    L’enquête piétine depuis des mois lorsque Léa va être...
    Voir plus

    Classé roman ado, La tête sous l’eau, d’Olivier Adam, plaira à tous, ados et adultes.

    Dans ce livre, l’auteur nous fait entrer dans la tête d’Antoine, une quinzaine d’années, dont la sœur, Léa, a disparu, ce qui va pulvériser la famille.
    L’enquête piétine depuis des mois lorsque Léa va être retrouvée. Sera-ce la fin du cauchemar ? En tout cas, la famille va essayer de se recomposer pour aider Léa à se reconstruire, comme il est coutume de dire…
    C’est un très beau roman à l’écriture sensible et juste. C’est très émouvant aussi car l’auteur joue sur les passions de ses personnages, leurs émotions, leurs souffrances, leurs doutes. C’est plein d’humanité, captivant du début à la fin.
    Le roman se déroule en Bretagne et la mer est omniprésente. Elle joue un très grand rôle auprès des personnages car souvent, elle seule parvient à les apaiser.

    Ce roman, basé sur le thème de la disparition m’a happée jusqu’à la dernière ligne. C’est aussi un roman où l’amour est présent de bout en bout.

    Superbe lecture !

  • Couverture du livre « La tête sous l'eau » de Olivier Adam aux éditions R-jeunes Adultes

    Jean-Paul Degache sur La tête sous l'eau de Olivier Adam

    Ce livre qui m’a rappelé Twist, de Delphine Bertholon, s’en distingue assez vite malgré les lettres puis les courriels qui jalonnent le récit. C’est surtout le narrateur, le frère de Léa, celle qui a disparu, qui apporte son originalité à ce dernier roman d’Olivier Adam, destiné, paraît-il à la...
    Voir plus

    Ce livre qui m’a rappelé Twist, de Delphine Bertholon, s’en distingue assez vite malgré les lettres puis les courriels qui jalonnent le récit. C’est surtout le narrateur, le frère de Léa, celle qui a disparu, qui apporte son originalité à ce dernier roman d’Olivier Adam, destiné, paraît-il à la jeunesse et aux jeunes adultes mais qui passionne bien au-delà.

    La tête sous l’eau, Antoine l’a souvent au sens propre puisqu’il surfe sur et sous les vagues de la côte bretonne, à Saint-Lunaire (Ille-et-Vilaine), mais surtout au sens figuré avec le malheur qui frappe sa famille.
    Une famille souffre et c’est bien décrit : « J’ai vu mes parents dans des états de douleur, de détresse, de chagrin et de peur indescriptibles. Je les ai vus hurler, pleurer, se cogner la tête contre les murs, devenir complètement hystériques ou au contraire tout à fait amorphes. » Le retour de Léa, on peut le dire, ne résout rien, bien au contraire et c’est là que l’auteur m’a capté et intéressé avec la recherche d’une vérité : « Trois semaines que nous oscillons entre le soulagement de l’avoir retrouvée, l’inquiétude de la voir si faible et friable, et l’impatience de savoir enfin ce qui lui est exactement arrivé. »
    Même si le père est journaliste, le rôle néfaste de la presse est dénoncé avec cette meute qui assiège une famille sans respecter l’indispensable intimité dont tout individu a besoin quand il vit une épreuve terrible, inimaginable.
    Il faut parler aussi de la mère, pas vraiment valorisée : « Il faut dire que ma mère peut être très chiante quand elle veut. C’est-à-dire souvent. » Il y a aussi l’oncle Jeff dont le rôle est important mais surtout Chloé qui fascine Antoine : « Tant de phrases impossibles à prononcer. D’interrogations à me vriller le cerveau. »
    C’est alors qu’il faut parler de l’amour qui sauve Léa et sa famille après un suspense bien mené, oppressant, palpitant, une psychologie bien étudiée pour chacun et une phrase magnifique pour conclure : « Je t’écris pour te remercier d’exister. »

    Si vous voulez savoir qui écrit ces mots dans un courriel et à qui ils s’adressent, pas d’hésitation : lisez La tête sous l’eau !

  • Couverture du livre « La tête sous l'eau » de Olivier Adam aux éditions R-jeunes Adultes

    Clara Pailhon sur La tête sous l'eau de Olivier Adam

    Depuis plusieurs semaines, j'attends parler de La tête sous l'eau, le nouveau roman d'Olivier Adam à paraître chez Collection R. Le résumé me donnait envie donc aussitôt arrivé au travail, je me suis empressée de l'emprunter et de le lire. Avec ce roman, je partais à la découverte d'un récit...
    Voir plus

    Depuis plusieurs semaines, j'attends parler de La tête sous l'eau, le nouveau roman d'Olivier Adam à paraître chez Collection R. Le résumé me donnait envie donc aussitôt arrivé au travail, je me suis empressée de l'emprunter et de le lire. Avec ce roman, je partais à la découverte d'un récit mais aussi d'une écriture. C'est le premier livre de cet auteur que je lis.

    Ce qui m'a avant tout frappé durant ma lecture, c'est l'écriture de l'auteur. Elle est vive et impactante. Les longues phrases se mêlent aux phrases courtes qui rend le récit percutant. Ces phrases nous transpercent. Et Olivier Adam a une écriture particulière. J'ai été déroutée de ne pas savoir le prénom du narrateur, personnage principal, au début de l'histoire comme c'est souvent le cas. Ici, on ne l'apprendra qu'à la moitié du récit. Un peu comme si l'auteur voulait qu'on se fasse une image du personnage avant de nous dévoiler son identité.

    Le récit au présent se mêle aux moments passés, ce qui fait que les éléments de l'histoire se révèlent au fur et à mesure pour former un tout. Entre les chapitres, des mails sont glissés et j'ai adoré les lire. Cela nous permet de se rapprocher du personnage concerné, on en apprend plus sur sa personnalité, sur ses sentiments et sur comment il vit les événements et se relève.

    Dans ce roman sur fond de thriller, l'auteur aborde la reconstruction ; la reconstruction de soi après avoir été victime d'un tel drame mais aussi celle familiale. Après le drame, Léa doit se reconstruire et la famille doit réapprendre à vivre. Cette dernière est désemparée et ne sait pas comment appréhender le sujet avec Léa. Ils s'imaginent le pire mais ne peuvent pas la brusquer. Ils ne savent pas s'il faut lui laisser de l'espace ou au contraire la protéger. Ils vont devoir apprendre ensemble, trouver des repères et trouver un nouvel équilibre, si cela est possible après un tel événement. Je me suis attachée aux personnages notamment à Léa et au narrateur. ​

    L'histoire est addictive, on a envie de savoir la suite et la fin. L'ambiance est lourde et sombre. Je suis très vite rentrée dans le récit et il s'est lu d'une traite. Les deux cents pages défilent sans même qu'on s'en rende compte. J'ai beaucoup aimé ma lecture !

Voir tous les avis