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Jean-Luc Coatalem

Jean-Luc Coatalem

D'origine bretonne (Finistère), né à Paris en 1959, Jean-Luc Coatalem est écrivain et rédacteur en chef adjoint au magazine Géo. Il a publié notamment Je suis dans les mers du Sud (Grasset, 2001), un essai sur Paul Gauguin, prix des Deux Magots et prix Bretagne, Le Gouverneur d’Antipodia (Le Dile...

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D'origine bretonne (Finistère), né à Paris en 1959, Jean-Luc Coatalem est écrivain et rédacteur en chef adjoint au magazine Géo. Il a publié notamment Je suis dans les mers du Sud (Grasset, 2001), un essai sur Paul Gauguin, prix des Deux Magots et prix Bretagne, Le Gouverneur d’Antipodia (Le Dilettante, 2012), prix Nimier, Nouilles froides à Pyongyang (Grasset, 2013), et dernièrement Fortune de mer (Stock, 2014).

Articles en lien avec Jean-Luc Coatalem (2)

Avis sur cet auteur (56)

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    Couverture du livre « Le grand jabadao » de Jean-Luc Coatalem aux éditions Le Dilettante

    Miss Marple sur Le grand jabadao de Jean-Luc Coatalem

    Et voilà un bon polar breton, qui nous fait prendre l'air frais de Brest, l'air putride d'une cache bien planquée au cœur d'une île perdue et inhabitée, l'air empoisonné d'une histoire rocambolesque d'un Gauguin oublié car un peu olé olé pour la grand mère de jumeaux bretons !
    Le jabadao est...
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    Et voilà un bon polar breton, qui nous fait prendre l'air frais de Brest, l'air putride d'une cache bien planquée au cœur d'une île perdue et inhabitée, l'air empoisonné d'une histoire rocambolesque d'un Gauguin oublié car un peu olé olé pour la grand mère de jumeaux bretons !
    Le jabadao est une danse bretonne interdite en son temps, lointain !! par l'église car endiablée, les filles sautaient un peu trop haut et montraient un peu trop leurs jambes !! le tempo était rapide, ici aussi !
    Le pauvre Scorff se fait bien prendre, charmé qu'il est par cette découverte et l'histoire véridique, c'est juré !! de ce Gauguin ! Nous, nous y croyons, vérifions si en effet il y avait bien une toile manquante, ce que faisaient Gauguin et ses amis le soir après avoir peint et pinté !
    Une autre embrouille s'ajoute et nous voilà au cœur d'une histoire mafieuse !
    Un bon coup de vent, pas trop d'horreurs, ça fait du bien !

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    Couverture du livre « Le grand jabadao » de Jean-Luc Coatalem aux éditions Le Dilettante

    Fanny C. sur Le grand jabadao de Jean-Luc Coatalem

    Polar léger, agréable à lire, fluide. L'intrigue est chargée de rebondissements inattendus autour d'un faux de Gauguin d'abord pris pour un vrai. On y croise dans une rade bretonne les jumeaux Kervern peu scrupuleux qui rêvent de partir s'installer en Amérique du Sud avec le magot qu'ils...
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    Polar léger, agréable à lire, fluide. L'intrigue est chargée de rebondissements inattendus autour d'un faux de Gauguin d'abord pris pour un vrai. On y croise dans une rade bretonne les jumeaux Kervern peu scrupuleux qui rêvent de partir s'installer en Amérique du Sud avec le magot qu'ils s'apprêtent à recevoir, on y rencontre un antiquaire endetté très naïf qui risque de se faire avoir par les Kervern, son
    assistant Donato y disparaît…
    C'est cocasse, plein d'humour.

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    Couverture du livre « Le grand jabadao » de Jean-Luc Coatalem aux éditions Le Dilettante

    DUPREZ sur Le grand jabadao de Jean-Luc Coatalem

    ce jour la, le sang de scorff , marchand d art parisien , n a fait qun tour. Alors que lz tresorerie de sa petite entreprise est chancelante , deux bretons lui proposent de qui ressemble bien à l affaire de sa vie
    les deux freres sont les propriétaires d un tableu de paul gauguin , inconnu...
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    ce jour la, le sang de scorff , marchand d art parisien , n a fait qun tour. Alors que lz tresorerie de sa petite entreprise est chancelante , deux bretons lui proposent de qui ressemble bien à l affaire de sa vie
    les deux freres sont les propriétaires d un tableu de paul gauguin , inconnu jusqua present , qui en rappelle un autre , l origine du monde , de gustave courbet
    Il y a de quoi se laisser tenter. le marchand d art se precipite a la point du finsitere pour retrouver les deux loustrics qui attendent de palper les billets pour mettre les voiles
    mais l affaire est un peu cousie de fil blanc...
    Jean luc coathalem a rassemblé tous les ingredients d une histoire déjantée , avec des personnages a louest . C est drole, avec une pointe de trgique aussi, on devine qu il s est beaucoup amusé à écrire le grand jabadao, le bien nomme
    C est aussi le nom d uen danse traditionnelle bretonne bien rythméee!!

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    Couverture du livre « La part du fils » de Jean-Luc Coatalem aux éditions Stock

    Dominique Jouanne sur La part du fils de Jean-Luc Coatalem

    Entre récit personnel et roman, la charge émotionnelle est magnifiquement rendue par un texte puissant et sombre gorgé de poésie en l’honneur « d’un homme disparu dans la tourmente de la seconde guerre mondiale » à qui l’auteur tient à « lui rendre, par-delà silence et oubli, un peu de sa vie...
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    Entre récit personnel et roman, la charge émotionnelle est magnifiquement rendue par un texte puissant et sombre gorgé de poésie en l’honneur « d’un homme disparu dans la tourmente de la seconde guerre mondiale » à qui l’auteur tient à « lui rendre, par-delà silence et oubli, un peu de sa vie forte et fragile. »

    Le grand-père de Jean-Luc Coatalem, remarqué pour sa volonté et son courage lors de la guerre 14-18, retourne en 1919 dans le civil comme officier de réserve dans son petit village breton, à Kergat, où il fondera une famille.
    En 1943, sous le régime de Vichy, alors qu’l travaillait aux Chantiers de Bretagne, il sera arrêté par la Gestapo sur dénonciation, ne réapparaitra plus et deviendra sujet tabou au sein de la famille.
    Or, l’auteur pense qu’en tant que petit-fils non seulement il lui revient de plein droit de comprendre ce qui est arrivé à son grand-père mais aussi il a besoin de savoir ce qui se mure derrière le silence pour soulager ce vide qui reste être une douleur tapie en lui.
    Il décide de mener l’enquête et prendre la part de son père, c’est-à-dire la part du fils, qui lui, n’avait jamais cherché à savoir.

    « Cette quête pour d’infimes particules que le temps avait dispersées, et pour laquelle je me dépensais sans compter, était devenue dévorante… »

    Sur les pas de son grand-père disparu, Jean-Luc Coatalem va encrer les pages blanches avec son imagination inventive pour ce qui ne peut être su et avec les faits connus de l’Histoire concernant les parcours des gens arrêtés par la Gestapo et déportés dans les camps nazis.

    « Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j'irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l'inventerai. Pour qu'il revive. "

    De Brest à Bergen-Belsen en passant par Pontaniou, Compiègne-Royallieu, Buchenwald, Dora-Mittelwerk, le mont Kohnstein, Ellrich, des V2 aux premiers pas sur la lune, c’est un voyage érudit mais acre et amer baratté par un malaise ambiant constant comme une mise en apnée où l’air n’est qu’un souffle pour reprendre quelques vitales respirations sous l’uppercut de la noirceur charbonneuse des archives et des endroits où eurent lieu tant d’atrocités tues si longtemps.

    JL Coatalem a entre les mains une photo de famille finistérienne épanouie à Plomodiern, où on voit Jeanne l’épouse, Paol le grand-père et leurs deux fils, l’un étant le père de l’auteur et l’autre, Ronan son oncle. L’autre photo montre le grand-père soldat en Indochine.
    La plume de Jean-Luc Coatalem tirera de grands envols d’écriture paysagère talentueuse pour dépeindre et la Bretagne chère à son cœur et l’ex-Indochine où il a souvent voyagé.

    « Et ce Saigon colonial, quel fantasme ! Et tant pis ou tant mieux si la vérité qui affleurait paraissait plus complexe, composite. Mais ce que nous ne savions pas me hantait, moi, et ce qui était tu, effacé ou presque, m'ordonnait encore. Qui était Paol, qu'avait-il fait ? Pourquoi donc étais-je travaillé par cet "avant".

    Un travail de mémoire remarquable et une poésie saisissante pour un hommage percutant d’émotion rendu à une lignée familiale et de ce fait, à tous les disparus de cette effroyable période nazi.

    « Brest est ce qui nous reste, l’eau s’est refermée, le mystère a été bu. »