Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

La part du fils

Couverture du livre « La part du fils » de Jean-Luc Coatalem aux éditions Stock
  • Date de parution :
  • Editeur : Stock
  • EAN : 9782234077195
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées.
« Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : "inconnu". Il sera conduit à la... Voir plus

Longtemps, je ne sus quasiment rien de Paol hormis ces quelques bribes arrachées.
« Sous le régime de Vichy, une lettre de dénonciation aura suffi. Début septembre 1943, Paol, un ex-officier colonial, est arrêté par la Gestapo dans un village du Finistère. Motif : "inconnu". Il sera conduit à la prison de Brest, incarcéré avec les "terroristes", interrogé. Puis ce sera l'engrenage des camps nazis, en France et en Allemagne. Rien ne pourra l'en faire revenir. Un silence pèsera longtemps sur la famille. Dans ce pays de vents et de landes, on ne parle pas du malheur. Des années après, j'irai, moi, à la recherche de cet homme qui fut mon grand-père. Comme à sa rencontre. Et ce que je ne trouverai pas, de la bouche des derniers témoins ou dans les registres des archives, je l'inventerai. Pour qu'il revive. »   J.-L.C.

Donner votre avis

Articles (1)

Avis (19)

  • Jean-Luc Coatalem a pris à bras le corps cette histoire douloureuse qu’il raconte à la fois pour lui et pour sa famille. Cette histoire, c’est celle de son grand-père paternel qu’il n’a jamais connu, car mort en déportation. Une chape de silence a recouvert le destin de cet homme dont on refuse...
    Voir plus

    Jean-Luc Coatalem a pris à bras le corps cette histoire douloureuse qu’il raconte à la fois pour lui et pour sa famille. Cette histoire, c’est celle de son grand-père paternel qu’il n’a jamais connu, car mort en déportation. Une chape de silence a recouvert le destin de cet homme dont on refuse de parler dans la famille. La douleur est toujours là, tapie dans le souvenir et le vide creusés par l’absence d’un père pour ses deux fils et d’un époux pour la grand-mère de l’auteur.
    Mêlant ses propres souvenirs de vacances en Bretagne, berceau de la famille Coatalem, l’auteur revient sur les traces de ce passé étouffé. Il cherche à comprendre la sidération et la souffrance provoqués par l’arrestation sur dénonciation, puis la déportation et la mort de Paol.

    Rassemblant des bribes de l’histoire, il va remonter les traces de l’aïeul, cheminer à ses côtés pour tenter de comprendre. « Longtemps je ne sus quasiment rien de lui, hormis ces quelques bribes arrachées, ces miettes »
    Né en 1894, Paol va connaitre l’enfer de 14-18. Officier de réserve, il partira deux ans en Indochine, laissant femme et enfants à Brest. Puis, en 1943, il est arrêté sur dénonciation et jeté dans les geôles de la Gestapo. Ensuite, après la prison à Brest, le camp de triage à Compiègne, suivra la déportation vers les camps de Buchenwald, Dora et Bergen Belsen.
    Ce livre d’un destin fracassé, l’auteur le porte en lui depuis longtemps. Il va entreprendre un long travail de recherche et de documentation, chercher des témoins, afin de retracer le parcours de Paol. Son père Pierre ne comprend pas cette obstination, et la souffrance de la disparition d’un père est encore là, à fleur de peau.
    Malgré la difficulté de l’entreprise, Jean-Luc Coatalem poursuit sa quête, allant même visiter ces lieux de mémoire que sont les camps, en particulier Dora. Creusé dans la montagne, Dora abritait l’usine de fabrication des V2. Les prisonniers, qui vivaient sous terre nuit et jour, travaillaient à creuser des galeries dans des conditions inhumaines. Rares ont été les survivants.
    Au-delà du travail de recherche, la beauté du roman tient à cette approche imaginée de la vie de Paol, tous ces manques que le petit fils tente de combler d’une plume vibrante et sensible. Partant de quelques photos retrouvées, il remaille les trous de l’histoire et nous offre un récit troublant.
    Je me suis laissée embarquée, à la fois par l’écriture, poétique, évocatrice, et par le récit émouvant.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un silence familial, un silence assourdissant et pesant, auquel Jean-Luc Coatalem se heurte. Qui était Paol, son grand-père? Pourquoi a-t-il été déporté? Dans ce récit, il tente de démêler les écheveaux de l'Histoire... Une histoire sombre dans laquelle son grand-père a été embarqué. C'est un...
    Voir plus

    Un silence familial, un silence assourdissant et pesant, auquel Jean-Luc Coatalem se heurte. Qui était Paol, son grand-père? Pourquoi a-t-il été déporté? Dans ce récit, il tente de démêler les écheveaux de l'Histoire... Une histoire sombre dans laquelle son grand-père a été embarqué. C'est un magnifique roman qu'a écrit Jean-Luc Coatalem, plein d'humanité.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Ce livre n'est pas un roman mais le récit de la quête de l'auteur pour découvrir son grand-père paternel, Paol, mort en déportation.

    Ce dernier, arrêté brutalement par la Gestapo en 1943, sans que sa famille n'en connaisse la véritable raison, est devenu un sujet tabou. Une chape de plomb...
    Voir plus

    Ce livre n'est pas un roman mais le récit de la quête de l'auteur pour découvrir son grand-père paternel, Paol, mort en déportation.

    Ce dernier, arrêté brutalement par la Gestapo en 1943, sans que sa famille n'en connaisse la véritable raison, est devenu un sujet tabou. Une chape de plomb s'est abattue sur la famille. le silence qui l'entoure intrigue son petit-fils qui décide de remonter le temps et de partir sur ses traces afin de découvrir la vérité.

    Ce « voyage » ne sera pas facile car J.L. Coatalem devra affronter la réticence de son propre père, la noirceur et l'obscurité du camp de Buchenwald.

    Mais arrivé au bout du parcours, c'est un homme apaisé qui verra le jour.

    « J'avais murmuré à Paol, cet inconnu familier, dans ce qui fut son hiver et sa ruine, que je ne l'oubliais pas, que j'étais venu jusqu'à lui, attentif, accablé aussi, non pas pour le faire renaître mais pour lui rendre un peu de son identité et, en songeant à la légende du roi Marc'ch, que j'irais ensuite déposer sur notre montagne à nous, en Bretagne, ce caillou des galeries du mont Kohnstein. Je lui avais soufflé que, même absent, dans sa tenue de forçat, rongé par la faim et l'angoisse, vacillant sur ses jambes de héron, il était une part de nous, que ses bourreaux ne l'avaient pas entièrement piétiné puisque je savais désormais son itinéraire et son destin. »

    « La part du fils » m'a beaucoup touchée.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Le non dit dans une famille... Personne ne parle du Grand Père, et il ne faut surtout pas en parler. Sujet Tabou. Pourquoi ? L'un de ses petits fils perce le mystère. Roman d'une belle facture, bien écrit. A lire.

    Le non dit dans une famille... Personne ne parle du Grand Père, et il ne faut surtout pas en parler. Sujet Tabou. Pourquoi ? L'un de ses petits fils perce le mystère. Roman d'une belle facture, bien écrit. A lire.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un beau roman sur trois générations d'hommes de la même famille, reliés par un même événement, à savoir l'arrestation sur dénonciation de Paol le grand-père de l'auteur-narrateur. Né à la fin du XIXème siècle, Paol va connaître les affres de la guerre 14/18, puis l'Indochine en tant qu'officier...
    Voir plus

    Un beau roman sur trois générations d'hommes de la même famille, reliés par un même événement, à savoir l'arrestation sur dénonciation de Paol le grand-père de l'auteur-narrateur. Né à la fin du XIXème siècle, Paol va connaître les affres de la guerre 14/18, puis l'Indochine en tant qu'officier de réserve, et enfin la 2ème guerre Mondiale en étant mobilisé de nouveau. Une vie riche et mouvementée avec comme point d'ancrage sa Bretagne natale.

    Ce livre est aussi le récit d'une quête de la part d'un petit-fils, qui part à la recherche de cet aïeul qu'il n'a jamais connu et dont son propre père, Pierre, ne semble pas encourager son fils dans ses recherches. A force de consultations de documents et d'archives, de recueil de témoignages, de visites sur le terrain, Jean-Luc Coatalem va reconstituer la vie de Paol. Cette recherche de ses origines est un thème fort de ce livre d'autant plus dans une famille où la discussion et le fait de se confier des choses n'était pas de mise.

    Le roman alterne entre la reconstitution de la vie de Paol, notamment son arrestation puis sa déportation à Buchenwald, et l'intense réflexion de l'auteur sur ses impressions et ses ressentis en marchant sur les traces de son grand-père. J'ai aimé la pudeur du texte surtout concernant un thème si lourd, pour lequel nous avons déjà lu beaucoup d'autres œuvres littéraires et autres récits, souvent très beaux. L'objectif n'était de pas faire pleurer sur le sort dramatique de ce grand-père inconnu mais peut-être de montrer comme il est important de savoir d'où l'on vient, du besoin de vérité dans les familles.
    Une très belle lecture !

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Dans ce récit en partie autobiographique Jean-Luc Coatalem se lance à la recherche de son grand-père paternel breton, Paol, dont l'arrestation pendant la deuxième guerre mondiale et les conditions de celle-ci sont tues par la famille. Il fut dénoncé, arrêté et n'est jamais revenu.

    Voulant en...
    Voir plus

    Dans ce récit en partie autobiographique Jean-Luc Coatalem se lance à la recherche de son grand-père paternel breton, Paol, dont l'arrestation pendant la deuxième guerre mondiale et les conditions de celle-ci sont tues par la famille. Il fut dénoncé, arrêté et n'est jamais revenu.

    Voulant en savoir un peu plus, il se lance sur ses traces mais aussi sur l'histoire d'une famille, sa famille et plus particulièrement sur trois hommes : Paol, son fils Pierre (le père de Jean-Luc Coatalem) et également sur lui-même. Famille de taiseux où l'on ne parle pas ou peu, préférant le silence plutôt que les paroles, l'auteur va se lancer dans une enquête afin de trouver des informations, peu nombreuses, auprès de certains descendants ou témoins, administrations et associations et pour ce qu'il n'a pu trouver, imaginer ce qui a pu se passer.

    "Comme dans ce conte où le coffret interdit ne cache qu'un fragment de miroir, sa vérité était ailleurs, mon histoire raccommodée ne le résumerait pas : Paol était surtout ce que je ne savais pas, ce que je ne saurais jamais, n'apprendrais en aucun cas. Allant vers lui, j'avais fait au mieux un peu de chemin vers moi..... (p158)"

    L'auteur navigue  (en bon breton) entre trois générations, trois hommes, Paol,  Pierre et lui-même et c'est peut-être cela qui m'a un peu gênée sans toutefois me perdre. On peut comprendre que ce genre d'événement, de disparition mais surtout de savoir qui l'avait dénoncé et pourquoi, peut laisser peser sur la famille une chape de silence et l'on ressent d'ailleurs tout le poids de celui-ci sur chaque génération, toutes les questions qui restent en suspens, sans réponse. Pour ma part je suis restée à distance, peu touchée à la fois par le style et l'écriture.

    Il évoque l'arrestation (très rapidement disposant de peu d'éléments), la déportation et les camps mais tout cela j'ai trouvé sans chaleur, ni émotion et pourtant je pense que retrouver l'histoire de ceux qui nous ont précédés doit provoquer un chamboulement intérieur et mettre en lumière certains comportements, attitudes et caractères de la famille.

    Découvrir les personnalités d'aïeuls permet parfois de se trouver soi-même et comme souvent le but n'est finalement le plus important, c'est le chemin qui y mène qui est le plus révélateur. Pour moi le chemin était peut-être trop personnel, pas assez abouti au niveau émotionnel, peut-être un manque d'adéquation entre l'écriture et les faits...

    J'avais très envie de le lire et il m'a manqué un "je ne sais quoi" pour l'apprécier pleinement. Je l'ai lu jusqu'au bout voulant connaître le résultat de ses recherches mais je suis restée à distance.

    Roman, témoignage, récit autobiographique ? Part du fils, du petit-fils, réelles ou imaginées ? L'auteur a pris l'option roman pour parler d'une histoire d'une famille française, la sienne mais que j'ai lu plus comme un témoignage et sans réel éclairage sur les zones d'ombre qui la hante.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • C'est un récit doux, sensible et terrible à la fois sur les traces de son grand-père, déporté pendant la seconde guerre . Malgré une famille réticente , il commence une enquête grâce aux documents officiels et quelques témoignages. L'auteur veut connaître cet homme , lui rendre hommage.
    Il se...
    Voir plus

    C'est un récit doux, sensible et terrible à la fois sur les traces de son grand-père, déporté pendant la seconde guerre . Malgré une famille réticente , il commence une enquête grâce aux documents officiels et quelques témoignages. L'auteur veut connaître cet homme , lui rendre hommage.
    Il se dégage une grande sensibilité dans sa recherche.
    Cette lecture m'a fait découvrir toute l'horreur du camp de Dora ou les déportés travaillaient sous terre comme des rats pour construire des fusées. Cette partie historique est bien décrite sans alourdir le texte.
    Un beau moment de lecture

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un grand roman de cette rentrée littéraire à l’encre d’une histoire familiale Brestoise.
    Ce 1er septembre 1943 sur une infâme lettre de dénonciation pour faits de résistance Paol, Camille Coatalem décoré de la croix de guerre, ex officier colonial est arrêté par la gestapo puis déporté. Son...
    Voir plus

    Un grand roman de cette rentrée littéraire à l’encre d’une histoire familiale Brestoise.
    Ce 1er septembre 1943 sur une infâme lettre de dénonciation pour faits de résistance Paol, Camille Coatalem décoré de la croix de guerre, ex officier colonial est arrêté par la gestapo puis déporté. Son sort est scellé dans les affres des abysses dont il ne reviendra pas. Un destin brisé injustement en plein vol à 49 ans. Dès les premières pages poignantes, l’atmosphère crépusculaire laisse un faisceau de nébuleuses conjectures et toutes ces interrogations obsédantes et muettes qui ont accompagnées le silence viscéral de Pierre le fils de Paol légué comme les lois de l’atavisme. Jean Luc Coatalem son petit fils hanté par cette disparition nous entraîne dans son sillage, sur ses pas. Il ouvre une porte fermée à double tour et entre sans clé malgré le douloureux mur de silence que lui oppose son père. Il veut enfin rompre ce mutisme de tous ces blancs assourdissants. Il part sur ses pas, et enquête pour rattraper son grand-père.
    Son voyage le plus personnel et important sûrement: De sa Bretagne natale, à l’Indochine coloniale où il fut mobilisé à sa déportation dans un camp de Bergen-Belsen et à Dora le camp de l’horreur, dans une galerie minière à la fabrication des V2, les prémices de la conquête spatiale.
    Avec fougue et minutie monacale, il écale les archives, les pistes, recherche les témoins encore en vie et, se rend en Allemagne, comme un détective. Plus il avance dans ses investigations, plus Paol évanescent se dérobe et lui échappe. Alors le narrateur fait revivre fièvreusement et intensément la vie de Paol son destin, et les transcende.. Entre ellipse et éclipse, la mémoire dans les mots.
    A travers une prose lyrique où brille l’alchimie poétique et gracieuse, Il imagine également sa survie, et tous ces moments orphelins qu’ils n’ont pas vécu réellement mais qui lui manquent. Le fantasme enlace la réalité comme une litanie, et, un dialogue s’ouvre avec son grand-père pour mieux se retrouver, retrouver son essence au plus près de lui.
    Avec « La part du fils » Jean Luc Coatalem clôture le thème de la disparition après « Je suis dans les mers du sud », et « Mes pas vont ailleurs » en faisant entrer Paol son grand père dans son panthéon littéraire. Un grand livre à lire d'urgence!!!

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.