Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement ou connectez-vous pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Une bête au paradis

Couverture du livre « Une bête au paradis » de Cecile Coulon aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Le roman fiévreux d'une lignée de femmes envoutées par ce qu'elles ont de plus précieux : leur terre. Puissant et Hypnotique.
La vie d'Emilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa... Voir plus

Le roman fiévreux d'une lignée de femmes envoutées par ce qu'elles ont de plus précieux : leur terre. Puissant et Hypnotique.
La vie d'Emilienne, c'est le Paradis. Cette ferme isolée, au bout d'un chemin sinueux. C'est là qu'elle élève seule, avec pour uniques ressources son courage et sa terre, ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel. Les saisons se suivent, ils grandissent. Jusqu'à ce que l'adolescence arrive et, avec elle, le premier amour de Blanche, celui qui dévaste tout sur son passage. Il s'appelle Alexandre. Leur couple se forge. Mais la passion que Blanche voue au Paradis la domine tout entière, quand Alexandre, dévoré par son ambition, veut partir en ville, réussir. Alors leurs mondes se déchirent. Et vient la vengeance.
« Une bête au Paradis » est le roman d'une lignée de femmes possédées par leur terre. Un huis clos fiévreux hanté par la folie, le désir et la liberté.

Donner votre avis

Articles (2)

Avis (69)

  • Si j'avais lu ce roman sans en connaitre l'auteure, il est fort probable que je l'aurais attribué à l'aveugle à Franck Bouysse. Et c'est un compliment.
    On y retrouve cette plongée dans les abysses de la ruralité. Toujours la ferme la plus éloignée. Toujours la famille un peu à part. Et pourtant...
    Voir plus

    Si j'avais lu ce roman sans en connaitre l'auteure, il est fort probable que je l'aurais attribué à l'aveugle à Franck Bouysse. Et c'est un compliment.
    On y retrouve cette plongée dans les abysses de la ruralité. Toujours la ferme la plus éloignée. Toujours la famille un peu à part. Et pourtant Cécile Coulon parvient à nous les rendre familiers, comme si nous devenions l'un d'eux.
    Sont-ils obtus ? Non. Ils sont concentrés sur leur vie, leurs animaux, leurs champs, leur domaine qui représentent leur univers tout entier depuis...toujours. Leur ancrage dans la terre est aussi forte que les racines d'un chêne centenaire. Alors les autres, ceux qui gravitent autour, sont aussi volatiles que des oiseaux de passage. On les accepte quand ils sont là, mais on sait qu'ils ne resteront pas. C'est comme ça.
    Sauf que quand l'amour s'emmêle, il crée des choix existentiels : le chêne se demande ce qui est plus fort entre ses racines et son amour pour l'hirondelle...
    Je n'irai pas plus loin dans le déroulé de l'histoire pour vous laisser le plaisir de sa découverte, mais on atteint un niveau digne d'une tragédie grecque.
    C'est extrêmement bien fait, bien écrit, avec un scénario machiavélique.
    Alors, faut-il le lire ? Oui. Je vous recommande également Seule en sa demeure, dont je vous livrerai bientôt mon avis...

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Cécile Coulon écrit comme d’autres peignent. Ce roman s’ouvre sur une description picturale des lieux dans lesquels les personnages principaux évoluent, prisonniers consentants de leur huis clos annoncé par une pancarte portant la mention : « Le Paradis ».
    C’est l’histoire d’Emilienne, de...
    Voir plus

    Cécile Coulon écrit comme d’autres peignent. Ce roman s’ouvre sur une description picturale des lieux dans lesquels les personnages principaux évoluent, prisonniers consentants de leur huis clos annoncé par une pancarte portant la mention : « Le Paradis ».
    C’est l’histoire d’Emilienne, de Blanche, de Gabriel, de Louis qui se joue ici. La grand-mère, les petits-enfants, le commis de la ferme.
    Et celle d’Alexandre, l’amoureux de Blanche.
    Une histoire d’amour dont les soupirs et les étreintes viennent s’échouer sur l’oreiller de la chambre de Blanche pendant qu’on tue le cochon dans la cour.
    L’histoire d’une vie au cœur d’un domaine dont la carte apparaît devant nos yeux : les Bas-Champs, le Sombre-Etang, la fosse à cochons. Et ce grand arbre au milieu de la cour, témoin du passage du temps, habitant immuable du domaine.
    La poésie est présente dans chaque phrase et brosse un tableau coloré et vivant, ajoutant des touches de vent dans les blés et des odeurs de campagne, des grincements de parquet et le piquant de la paille réunie en bottes qu’on escalade.
    Un roman prenant, beau, dramatique.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Quelle plume !
    Des chapitres courts, un style cru, ciselé ; Cécile Coulon ne prend pas de gant pour raconter.
    C'est l'histoire d'un amour qui déraille mais aussi d'un amour transi, d'un amour d'une grand mère, d'un amour pour un frère mais malgré tous ces sentiments, ce conte est triste et...
    Voir plus

    Quelle plume !
    Des chapitres courts, un style cru, ciselé ; Cécile Coulon ne prend pas de gant pour raconter.
    C'est l'histoire d'un amour qui déraille mais aussi d'un amour transi, d'un amour d'une grand mère, d'un amour pour un frère mais malgré tous ces sentiments, ce conte est triste et cruel.
    C'est un hommage à la nature ; une nature belle, séduisante mais qui enferme, qui peut faire devenir fou.
    Une beau roman, délicat malgré sa noirceur, sa dureté ; il faut un sacré talent pour cela.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Roman noir ...
    Une histoire d'amour, de trahison et de drame ! un vrai roman terroir ... Nous voici plongé dans l'ambiance de la ferme ;) Une plume vive ! l'autrice est directe et percute parfois le lecteur. J'ai passé un bon moment en compagnie des personnages.

    Roman noir ...
    Une histoire d'amour, de trahison et de drame ! un vrai roman terroir ... Nous voici plongé dans l'ambiance de la ferme ;) Une plume vive ! l'autrice est directe et percute parfois le lecteur. J'ai passé un bon moment en compagnie des personnages.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Une bête au paradis, prix littéraire Le Monde 2019 est un titre si médiatisé qu’il est difficile de ne pas avoir lu au moins quelques avis avant d’y mettre le nez. J’ai vu passer des articles tant positifs que négatifs sur ce roman, et le moins que je puisse dire après l’avoir lu est que je ne...
    Voir plus

    Une bête au paradis, prix littéraire Le Monde 2019 est un titre si médiatisé qu’il est difficile de ne pas avoir lu au moins quelques avis avant d’y mettre le nez. J’ai vu passer des articles tant positifs que négatifs sur ce roman, et le moins que je puisse dire après l’avoir lu est que je ne me suis pas ennuyée un seul instant. Bien qu’ayant deviné assez tôt la tournure qu’allait prendre le récit, l’écriture magnétique de Cécile Coulon m’a de nouveau séduite.

    Une bête au paradis est une histoire de femmes, de battantes, habitées par une seule et même cause : préserver et défendre leurs terres, envers et contre tout. Dans une ferme isolée appelée Le Paradis, Emilienne élève ses deux petits-enfants, Blanche et Gabriel, orphelins depuis le décès de leurs parents dans un accident de la route. Emilienne n’est pas une femme avec qui l’on transige et les petits, bien que ne manquant pas d’amour, sont élevés à la rude. Adolescente, Blanche rencontre Alexandre, son premier amour, mais celui-ci, dévoré par l’ambition, ne tarde pas à la quitter pour partir en ville. Lorsqu’il revient, leurs mondes se déchirent.

    Le style de l’autrice est âpre, froid et dur comme de la terre gelée, un style qui colle à la rudesse de la vie agricole, celle que l’on ignore ou que l’on dénigre dans les villes. Mais derrière la glace se révèle une poésie de la ruralité, du temps qui passe inexorablement et de l’attachement aux racines. Cécile Coulon possède cette faculté incomparable de s’approprier un univers qui n’est pas le sien et cela force l’admiration. Il est difficile de situer temporellement cette histoire : pas de repère temporel, des personnages que l’on ne peut « caser » dans une époque précise : pas de téléphone, ni quelconque modernité technologique. Les personnages, tels des fantômes, semblent appartenir à la ferme, corps et âmes peut-être pour l’éternité, ils ne peuvent dés le départ échapper à leur destin… Des êtres auxquels il est difficile de s’attacher tant ils apparaissent froids et rudes, pourtant ils marquent les esprits par leurs actes et leur opiniâtreté. Cette puissante et tragique évocation du thème de prédilection de l’autrice, l’avancée des villes sur la campagne, classe Une bête au paradis parmi les romans français incontournables de ces dernières années.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Un roman sombre et puissant sur une passion tragique qui n'épargne pas le lecteur.

    Un roman sombre et puissant sur une passion tragique qui n'épargne pas le lecteur.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • Blanche et Gabriel ont perdu leurs parents dans un accident de voiture, ils sont recueillis par leur grand mère Emilienne qui vit dans une ferme, le Paradis. Tout le monde vit heureux, en harmonie. Quand Blanche tombe amoureuse elle espère bien faire sa vie au Paradis avec Alexandre mais celui...
    Voir plus

    Blanche et Gabriel ont perdu leurs parents dans un accident de voiture, ils sont recueillis par leur grand mère Emilienne qui vit dans une ferme, le Paradis. Tout le monde vit heureux, en harmonie. Quand Blanche tombe amoureuse elle espère bien faire sa vie au Paradis avec Alexandre mais celui ci rêve de quitter ce village un peu trop étroit à son gout. Blanche ne peut s'y résoudre, elle va donc rompre sans pour autant que l'amour meurt. Au retour d'Alexandre les choses vont prendre une trochure bien inattendue.

    Qu'ils sont attachants ces personnages, avec leur amour à la terre, à l'amour, à la vie. Malgré le dur travail de la ferme, les aléas de la vie, la vieillesse qui s'installe peu à peu, l'attachement au lieu est plus fort et Blanche se bat coute que coute.

    Alors que l'ambiance est festive comme un jour d'été au début du roman on sent peu à peu l'ambiance se détériorer au fil des chapitres. Blanche garde sa colère, mais on la sent gronder et prendre de plus en plus de place.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)
  • « Elle se tient là, prostrée devant ce petit bouquet de campagne, si joli au milieu de cette fosse que sa grand-mère, Emilienne, a fait creuser pour ses cochons. C’était il y a longtemps. Elle se souvient de tout.
    Car si aucun animal n’habite plus cette arène de planches et de terre, une bête...
    Voir plus

    « Elle se tient là, prostrée devant ce petit bouquet de campagne, si joli au milieu de cette fosse que sa grand-mère, Emilienne, a fait creuser pour ses cochons. C’était il y a longtemps. Elle se souvient de tout.
    Car si aucun animal n’habite plus cette arène de planches et de terre, une bête s’y recueille chaque matin.
    Blanche ».

    Au bord de cette arène, Blanche se souvient. Elle se souvient de ses 80 années de vie au Paradis, et de ces évènements qui l’ont conduite 50 ans plus tôt à cette mise à mort, dans cette même arène, devant laquelle elle se tient, droite, tous les matins, malgré le poids des années et du passé sur les terres du Paradis. Ces terres qui ont malmené les hommes comme les animaux, et aiguisé les sentiments jusqu’à les rendre inévitablement tranchants.

    Blanche a 5 ans lorsqu’elle est confiée ainsi que Gabriel, son frère cadet, à sa grand-mère Emilienne, suite au décès accidentel de leurs parents. Véritable force de la nature au cœur aussi bourru que tendre et pilier central du Paradis, cette ferme qu’elle dirige seule depuis qu’elle est veuve, Emilienne deviendra le moule dans lequel Blanche se fondra pour survivre à son chagrin, à la différence de Gabriel, qui restera à jamais fragilisé par le drame familial et préfèrera prendra ses (petites) distances avec les lieux pour réussir à se construire.

    Louis, adolescent de 16 ans cabossé par la vie et surtout pas un père violent, qu’Emilienne recueillera, s’installera définitivement au Paradis pour y seconder Emilienne et Blanche, dont il est épris. Vivant au sein de cette famille sans vraiment y trouver sa place, Il musèlera son amour pour Blanche qu’il verra douloureusement s’éprendre d’un autre.

    Tout est prêt : la bête sommeille encore… bientôt , elle se réveillera et transformera ce Paradis, qui n’a de paradisiaque que le nom, en une terre à jamais brûlée, mais que pour rien au monde, elle n’aurait quitté.
    Et moi aussi, j’ai aimé m’y trouver sur ces terres sous tensions, témoin consentant je l’avoue, de ce huit clos à ciel ouvert qui ne pouvait que connaitre une issue tragique, l’attendant presque, devinant ses contours, sans me douter qu’elle surgirait soudainement ce matin là, au pied de cette même fosse au bord de laquelle se tient désormais Blanche tous les jours, arène d’un ultime combat entre l’amour et la vengeance que la Bête remporta.

    Je découvre la plume de Cécile Coulon avec ce roman et je l’ai aimé cette plume : discrètement redoutable, épurée et ciselée, elle ne laisse rien au hasard et tisse doucement mais assurément la toile d’un drame, que l’on sent inévitable et qui m’a emportée, prisonnière volontaire de ce Paradis pavé d’enfer.

    thumb_up J'aime comment Commentaire (0)

Donnez votre avis sur ce livre

Pour donner votre avis vous devez vous identifier, ou vous inscrire si vous n'avez pas encore de compte.