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Sebastien Spitzer

Sebastien Spitzer

Sébastien Spitzer. Après l’IEP, il a effectué son service militaire au SGDN (Renseignement militaire) au sein du pôle Affaires internationales et stratégiques (Soudan, Afghanistan). Il est journaliste et a travaillé pour Jeune Afrique, CAPA TV, Marianne, Arabies….

Sébastien Spitzer est le lauréa...

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Sébastien Spitzer. Après l’IEP, il a effectué son service militaire au SGDN (Renseignement militaire) au sein du pôle Affaires internationales et stratégiques (Soudan, Afghanistan). Il est journaliste et a travaillé pour Jeune Afrique, CAPA TV, Marianne, Arabies….

Sébastien Spitzer est le lauréat du Prix Stanislas 2017 pour "Ces rêves qu'on piétine" son premier roman paru aux éditions de l'observatoire.

Crédit photo : Thibault Puyfontaine

Articles en lien avec Sebastien Spitzer (3)

Avis sur cet auteur (93)

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    Couverture du livre « La fièvre » de Sebastien Spitzer aux éditions Albin Michel

    Jean-Paul Degache sur La fièvre de Sebastien Spitzer

    En pleine pandémie, Sébastien Spitzer m’a plongé dans une épidémie de fièvre jaune, à Memphis, dans le sud des États-Unis, en juillet 1878.
    Cet écrivain que j’ai déjà beaucoup apprécié avec Ces rêves qu’on piétine puis Le cœur battant du monde, confirme son grand talent avec La fièvre.
    Sans...
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    En pleine pandémie, Sébastien Spitzer m’a plongé dans une épidémie de fièvre jaune, à Memphis, dans le sud des États-Unis, en juillet 1878.
    Cet écrivain que j’ai déjà beaucoup apprécié avec Ces rêves qu’on piétine puis Le cœur battant du monde, confirme son grand talent avec La fièvre.
    Sans ménagement, il débute avec une scène horrible d’une action du Ku-Klux-Klan durant laquelle un nom est prononcé : Keathing.
    Ce Keathing est le propriétaire et rédacteur en chef du Memphis Daily, le quotidien local. Je vais le retrouver tout au long du roman dont le personnage principal est une ado de treize ans : Emmy. Malgré ses crises d’épilepsie, elle ne rêve que d’une chose : retrouver son père, Billy Evans, qui a promis de revenir pour son anniversaire : elle va avoir treize ans.
    Hélas, cet homme est un escroc, un caméléon habile mais beau. Il sort de prison et Emmy, folle d’espoir, va l’attendre sur le débarcadère car un bateau arrive, le Natchez. Par malheur, la fièvre s’est déclarée à bord et va contaminer toute la ville. Les événements vont s’enchaîner et seront vite dramatiques.
    Le troisième personnage important se nomme Anne Cook. Elle est la patronne du bordel, Mansion House, et son surnom, Poppy, signifie coquelicot, sa fleur préférée. Les Noirs ayant été affranchis depuis peu, le racisme fait fureur, encore et toujours. Emmy est traitée de négresse alors qu’elle est métisse. Les policiers, tous Irlandais, sont d’une brutalité incroyable avec les Noirs qui sont employés dans les champs de coton, comme avant.
    Les événements se précipitent, la fièvre s’étend, l’affolement aussi. Deux médecins sont sollicités : un charlatan (Fitzgerald) et un compétent mais très âgé, le Docteur Mitchell. Tous les habitants qui le peuvent tentent de fuir la ville à bord d’un train à bestiaux mais sont accueillis à coups de fusil dans la ville voisine.
    Ainsi, en contant l’évolution galopante d’une terrible épidémie dont personne ne connaît la cause, Sébastien Spitzer met en lumière les pires travers des humains comme leurs bons côtés : solidarité et dévouement contre cupidité et égoïsme. Pour être au plus juste dans son récit, il s’est abondamment documenté et a même vécu de longs mois à Memphis !
    Tout cela donne un roman passionnant, émouvant, éloquent, roman auquel il ajoute une information à mettre en exergue : la découverte du médecin cubain, Juan Carlos Finlay (1833 – 1915), dont la société bien pensante s’est abondamment moquée. C’est lui qui a trouvé le responsable de cette épidémie de fièvre jaune : le moustique ! Pourtant, bien que son nom ait été proposé sept fois pour le Nobel de médecine, jamais il ne l’a obtenu.
    Au cours de ma lecture, j’ai tremblé pour Emmy, été ému par le sort des habitants de Memphis. J’ai admiré le courage extraordinaire de T. Brown, ce géant noir créant une milice pour tenter de rétablir l’ordre dans la ville et la préserver des pillards. J’ai apprécié aussi l’évolution de Keathing tout en espérant qu’Anne Cook… mais je vais trop en dire et ce serait dommage de divulgâcher un roman qui fait partie de la sélection pour le Prix des Lecteurs de 2 Rives 2021, pour l’instant, mon favori.

    Chronique illustrée à retrouver sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « La fièvre » de Sebastien Spitzer aux éditions Albin Michel

    Ghislaine DEGACHE sur La fièvre de Sebastien Spitzer

    Un vrai coup de cœur pour La fièvre, troisième roman de Sébastien Spitzer, après Le cœur battant du monde et Ces rêves qu’on piétine que j’avais beaucoup appréciés.
    Le roman démarre avec une scène terrible où un homme est maintenu face contre terre, pour être ligoté puis pendu. Il s’agit d’un...
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    Un vrai coup de cœur pour La fièvre, troisième roman de Sébastien Spitzer, après Le cœur battant du monde et Ces rêves qu’on piétine que j’avais beaucoup appréciés.
    Le roman démarre avec une scène terrible où un homme est maintenu face contre terre, pour être ligoté puis pendu. Il s’agit d’un noir et ses tortionnaires font partie du Ku Klux Klan.
    Rapidement, nous allons faire connaissance avec les principaux personnages du roman. Nous sommes à Memphis, début juillet 1878, et une partie de la ville s’apprête à célébrer le jour de l’Indépendance.
    Emmy dont la mère est noire et aveugle est impatiente et fébrile car ce 4 juillet est aussi celui de son anniversaire, elle a treize ans. Son père Billy Evans qu’elle n’a jamais vu, va arriver par le vapeur, elle en est sûre, il le lui a promis dans la seule lettre qu’il lui a adressée en treize ans.
    Quand le bateau va arriver, immense déception car les passagers commençant juste à descendre vont bientôt devoir remonter, poussés par les policiers, car un des passagers est décédé de la fièvre et le navire doit être placé en quarantaine.
    Anne Cook, elle, tient la maison close, Mansion House, la plus luxueuse de la ville et a prévu un bal costumé pour ce soir.
    Keathing, proche du Ku Klux Klan, patron du Memphis Daily surveille la sortie des cinq mille exemplaires du journal.
    Quant à T. Brown, ce géant noir, ancien esclave, il est le chef d’orchestre de la fanfare qui s’apprête à défiler. Lui et Keathing sont bien sûr ennemis intimes.
    Mais voilà qu’un repris de justice, Billy Evans, justement, vient s’écrouler en plein jour au milieu de la rue, en sortant du bordel. Ce sera le début d’une terrible épidémie, une fièvre mystérieuse que personne ne savait encore soigner, ne sachant pas non plus comment elle était transmise. Beaucoup d’habitants vont rapidement fuir la ville tandis que l’on assiste à une hécatombe et que les pillards débarquent. C’est dans ces circonstances que nos personnages vont révéler leur véritable personnalité et se comporter soit en héros, soit en lâches.
    Face à cette terrible réalité, à cet événement hors du commun que représente cette épidémie meurtrière, certains vont faire preuve d’un immense courage, de solidarité et se mettre entièrement au service des malades se comportant en véritables héros, alors que d’autres, terrassés par la peur réagiront comme des lâches.
    On est presque incrédule en voyant à quel point, dans ces moments critiques, leurs regards sur le monde a changé du tout au tout et souvent pour le meilleur. Comment ne pas être ébloui par l’exemplarité de certains comportements ? Et comment ne pas faire le parallèle avec la pandémie actuelle ?
    Ce roman passionnant, est inspiré d’un fait historique, la fièvre jaune qui sévit en 1878, à Memphis et dévasta cette ville en quelques mois, faisant plus de cinq mille morts.
    N’oublions pas que l’abolition de l’esclavage ne date que de 1865 et dans cette ville du sud des États-Unis, le racisme est encore très virulent en 1878 et Sébastien Spitzer fait remarquablement revivre cette époque. Si les noirs sont théoriquement libres, ils sont encore très loin de vivre à égalité avec les blancs, ils en restent les serviteurs.
    La fièvre, ce roman dans lequel un événement de l’Histoire est rattrapé par la réalité est une magnifique leçon de courage, d’amour et de solidarité.
    C’est un bouquin qui m’a véritablement emportée et bouleversée. Les personnages resteront pour moi inoubliables. Certains ont réellement existé, l’auteur dédie d’ailleurs son roman entre autres « à la mémoire de Raphaël T. Brown qui a sauvé sa ville ».

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    Couverture du livre « Ces rêves qu'on piétine » de Sebastien Spitzer aux éditions L'observatoire

    Carrie sur Ces rêves qu'on piétine de Sebastien Spitzer

    J'avais découvert il y a quelques mois la plume de Sébastien Spitzer avec Le cœur battant du monde qui parlait, en substance, du fils caché de Karl Marx. J'avais beaucoup aimé et ce livre avait surtout été pour moi la découverte d'un auteur doté d'une très belle plume. J'étais donc curieuse de...
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    J'avais découvert il y a quelques mois la plume de Sébastien Spitzer avec Le cœur battant du monde qui parlait, en substance, du fils caché de Karl Marx. J'avais beaucoup aimé et ce livre avait surtout été pour moi la découverte d'un auteur doté d'une très belle plume. J'étais donc curieuse de découvrir un autre livre de Sébastien Spitzer.

    C'est très naturellement que je me suis tourné vers son premier roman, Ces rêves qu'on piétine. Comme dans Le cœur battant du monde, Sébastien Spitzer part d'une réalité historique, ou du moins un fait avéré, pour ensuite dérouler son récit et en faire un roman. Et ici il s'attaque à un gros morceau puisqu'il nous narre les derniers instants du IIIème Reich par l'intermédiaire de Magda Goebbels, cependant qu'il focalise également son action sur les « marches de la mort » ou les dernières monstruosités des derniers SS. Le choix de Magda Goebbels est particulièrement judicieux puisque le père adoptif de « la première dame du Reich », comme elle aime se nommer dans le roman, était juif et fut l'un des premiers déportés. Aurait-elle pu le sauver ? Là est l'une des questions en filigrane de ce roman.

    J'avais déjà beaucoup aimé Le cœur battant du monde, je peux dire que j'ai encore préféré celui-ci.
    Peut-être parce que la période historique m'intéresse davantage.
    Peut-être parce que je suis désormais familiarisée avec la plume de l'auteur.
    Je ne sais pas vraiment, mais ce fut une très bonne lecture.

    J'ai mis environ 50 pages à rentrer dans le roman, la faute à la narration un peu déconcertante au démarrage ainsi qu'un nombre important de personnages dont certains n'auront finalement aucune destinée dans la suite du livre. Mais une fois bien dedans, j'aurais pu le lire d'une traite. Mais... Il faut bien travailler. Il faut bien dormir. Il faut aussi sortir à la bonne station de métro (et oui j'ai bien failli la louper).

    Enfin, un dernier mot sur l'écriture : quand on a affaire à un auteur qui n'écrit pas avec ses pieds, on fonce !

    Lu en janvier 2021

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    Couverture du livre « La fièvre » de Sebastien Spitzer aux éditions Albin Michel

    Catherine Airaud sur La fièvre de Sebastien Spitzer

    Un écrivain que je suis et que j'ai découvert grâce à 68premiéresfois et à la lecture de ce troisième roman, je n'ai pas été déçue.
    Publié, à propos, ce livre, "la fièvre" est un écho saisissant face à notre pandémie actuelle et à ce que nous vivons actuellement.
    L'auteur l'a préparé et écrit...
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    Un écrivain que je suis et que j'ai découvert grâce à 68premiéresfois et à la lecture de ce troisième roman, je n'ai pas été déçue.
    Publié, à propos, ce livre, "la fièvre" est un écho saisissant face à notre pandémie actuelle et à ce que nous vivons actuellement.
    L'auteur l'a préparé et écrit avant l'arrivée de ce satané virus sur notre planète. Son texte est très romanesque, bien qu'il parte de faits réels (découvert grâce à une chanson d'Elvis Presley, natif de Memphis). Il nous raconte l'arrivée de la fièvre jaune à Memphis en 1878, à travers l'itinéraire de plusieurs personnages.
    Memphis en 1878, quelques années après la guerre de Sécession (1861-1865), une ville qui se reconstruit, se structure et qui vit encore avec le souvenir douloureux du passé. L'esclavage a été aboli, le nord et le Sud s'est unifié. Les noirs affranchis essaient de se trouver une place dans la société, les blancs ont l'impression d'avoir perdu leur suprématie et c'est le début du mouvement terrible du KKK.
    Plusieurs personnages jalonnent ce texte.
    Il y a Keathing, rédacteur en chef du journal de la Vile, très proche du KKK et qui haï le nouveau maire, qui vient du Nord (!!).
    Emmy, une jeune métisse de 13 ans, qui vit avec sa mère qui est toujours servante d'une riche famille blanche qui vit dans la belle maison au bout de l'allée et qui attend le retour de son père blanc, Billy, un petit escroc, qui a dû fuir la ville mais qui a promis de revenir. Il va rentrer mais être l'une des premières victimes de cette épidémie.
    Il y a Anne Cook, la tenancière du bordel de la ville, qui connaît bien les hommes et leurs qualités et défauts, qui va transformer son bordel en hôpital.
    T Brown, ancien esclave et devenu barbier. Il va reprendre son uniforme de la guerre et devenir le chef de la milice lors de l'épidémie et va protéger la ville des émeutes..
    Il y a aussi deux médecins, un apprenti du journal, une prostituée qui est restée, les bonnes soeurs qui s'occupent de l'orphelinat.
    La fièvre va arriver en ville, et l'épidémie va se propager : que faire, fuir, fermer la ville, décréter ce que l'on appelle des gestes barrières (un incessant son de cloche du fossoyeur rythme les journées).
    Mais chaque personnage va affronter ce fléau à sa manière, le journaliste va se transformer face à la maladie, à l'amour, la tenancière va transformer son bordel en hôpital...
    Un sacré roman, qui se lit d'une traite et qui foisonne de personnages (touchants, agaçants, polyvalents) et des scènes qui restent en mémoire (cette fuite vers la gare pour quitter la ville, ce face à face entre habitants de la ville et ses émeutiers qui se sont réfugiés dans la forêt, ce son de cloche du fossoyeur..).
    Malgré ce sujet terrible, un plaisir de lecture et un sacré écho avec ce que nous vivons actuellement.