Sebastien Spitzer

Sebastien Spitzer

Sébastien Spitzer. Après l’IEP, il a effectué son service militaire au SGDN (Renseignement militaire) au sein du pôle Affaires internationales et stratégiques (Soudan, Afghanistan). Il est journaliste et a travaillé pour Jeune Afrique, CAPA TV, Marianne, Arabies….

Sébastien Spitzer est le lauréa...

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Sébastien Spitzer. Après l’IEP, il a effectué son service militaire au SGDN (Renseignement militaire) au sein du pôle Affaires internationales et stratégiques (Soudan, Afghanistan). Il est journaliste et a travaillé pour Jeune Afrique, CAPA TV, Marianne, Arabies….

Sébastien Spitzer est le lauréat du Prix Stanislas 2017 pour "Ces rêves qu'on piétine" son premier roman paru aux éditions de l'observatoire.

Crédit photo : Thibault Puyfontaine

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Avis (35)

  • Couverture du livre « Ces rêves qu'on piétine » de Sebastien Spitzer aux éditions L'observatoire

    Anne Marie PHILIPPE sur Ces rêves qu'on piétine de Sebastien Spitzer

    Un livre dont on n'en sort pas indemne. Nous sommes à la fin de la seconde guerre mondiale, c'est la débâcle pour les Allemands, les alliés entrent dans Berlin. Dans un bunker se cachent Hitler et ses fidèles dont Magda Goebbels, épouse de Joseph Goebbels, l'un des dirigeants le plus puissant du...
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    Un livre dont on n'en sort pas indemne. Nous sommes à la fin de la seconde guerre mondiale, c'est la débâcle pour les Allemands, les alliés entrent dans Berlin. Dans un bunker se cachent Hitler et ses fidèles dont Magda Goebbels, épouse de Joseph Goebbels, l'un des dirigeants le plus puissant du régime nazi. Elle tuera ses enfants et se suicidera. Parallèlement les camps sont libérés, ces survivants avancent et au milieu se trouve Ava, serré contre elle un rouleau de cuir avec des témoignages de juifs persécutés, elle est leur mémoire, elle ne le lâchera pas, il faut que le monde sache ce qu'il s'est passé...

  • Couverture du livre « Ces rêves qu'on piétine » de Sebastien Spitzer aux éditions L'observatoire

    nathalie vanhauwaert sur Ces rêves qu'on piétine de Sebastien Spitzer

    Quel premier roman magnifique que celui de Sébastien Spitzer. C'était un de mes premiers achats de la rentrée littéraire et je l'ai enfin sorti de mon immense Pal à l'occasion d'une rencontre au salon de Lire c'est libre à Paris fin janvier.

    Sébastien Spitzer s'est arrêté sur les derniers...
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    Quel premier roman magnifique que celui de Sébastien Spitzer. C'était un de mes premiers achats de la rentrée littéraire et je l'ai enfin sorti de mon immense Pal à l'occasion d'une rencontre au salon de Lire c'est libre à Paris fin janvier.

    Sébastien Spitzer s'est arrêté sur les derniers jours de la seconde guerre mondiale et de la fin de la domination des nazis, en particulier sur une femme et pas la moindre car elle était la première dame de la grande Allemagne, j'ai nommé Magda Goebbels.

    L'histoire, nous la connaissons, Magda se terre dans le bunker, dernier refuge d'Hitler et de ses proches, elle choisira pour la grandeur de l'Allemagne de supprimer ses enfants à la gloire du pays pour leur éviter le monde qui survivra après le troisième Reich.

    En parallèle, les survivants des camps de l'enfer sont sur la route, ils marchent, s'accrochent à leur vie, résistent. Parmi eux, une petite-fille - Ava - née dans les camps, sauvée par la bienveillance de sa mère Fela qui l'accompagne et surtout par le fait d'une infirmière Stanislava Leszczynska à qui elle doit son prénom.

    Ava est dépositaire de cette tragique mémoire, elle s'accrochera à ce qu'il reste de ses rencontres : un rouleau de cuir contenant des témoignages des survivants des camps mais surtout des lettres d'un certain Richard Friedländer, un père raflé parmi les premiers juifs. Tout aurait pu être différent pour lui si sa fille avait parlé, plutôt que de garder le silence. Sa fille : Magda Goebbels !

    C'est un premier roman magnifique, une fiction fidèle à l'Histoire qui contribue au devoir de mémoire. Ce livre m'a touchée au plus profond de moi. Il dégage une charge émotionnelle énorme et suscite pas mal de réflexion quant à la psychologie de Magda.

    Comment peut-on condamner ceux qui vous ont forgé ? Par ambition, pour le paraître ? Qu'est-ce qui pousse Magda à tant d'horreur, de froideur ? La fidélité à une idéologie ?

    Je me suis posé beaucoup de questions.

    Et puis, simultanément à cette noirceur, il y a l'histoire d'Ava, la lumineuse Ava portée par la vie après tant d'horreurs.

    J'ai posé le livre à plusieurs reprises en cours de lecture, l'émotion prenant le dessus. La plume est magnifique, poétique. Les personnages sont très bien travaillés. C'est sans conteste une plume à suivre. Un récit magnifique que je vous conseille vivement. Laissez vous emporter par ces rêves qu'on piétine.

    C'est un coup de ♥

    Les jolies phrases

    C'est la peur qui fait mal. La peur que la mort prenne son temps.

    La révolution passe par les murs avant de gagner la rue.

    La vie c'est la vitesse, le mouvement. La mort, c'est l'arrêt.

    Plonger dans ce bunker. Se résoudre à la fin et se défaire de tout, tout ce qui avait fait d'elle une grande dame, respectée,exaltée, prise pour modèle par des millions de femmes. Magda n'aura plus de printemps, ni de villa, ni de jardin, ni de jasmin.

    Dénombrer, c'est attirer le "mauvais oeil". On ne dénombre pas les Juifs. On ne les désigne pas. Ils sont. Ils existent. Ils vivent. Les chiffres qu'on leur a tatoués sur la peau sont une désignation mortelle, un doigt comptable qui les livre à la mort. On ne compte pas les Juifs.

    Elle lit des heures pour combler ces néants. Elle en a fait descendre des livres. Des caisses pleines. Pour se soûler de mots, d'autres mots que tous ceux qui l'entourent, que ceux des tables à cartes et du poste radio. Assoiffée de mots d'amour, de mots de mer, d'océan, de voyages. Des mots dans tous les sens et d'ailleurs d'où qu'ils soient. Elle enchaîne les volumes, comme de bons vieux alcools. Elle s'assomme.

    C'est bien tout ce qui nous reste, les convictions, quand on n'a plus rien pour convaincre, pour rameuter les autres à soi.

    C'est sans doute le propre des grandes civilisations que d'atteindre des sommets dans l'art de faire le mal.

    Pas une fille. Pas sa fille. Dans ces camps de prisonniers-là, il n'y avait plus de mère, plus d'enfant, jamais de filiation. L'hérédité comme l'amour étaient proscrits. Ils n'avaient plus le droit d'être, ces rescapés.

    L e dos tourné des survivants est bien plus douloureux que le mal des bourreaux. L'injustice altère. L'ignominie réduit. La soumission gangrène.

    Elle va bientôt franchir la frontière qui sépare l'homme de l'animal. L'animal pris au piège se ronge le membre captif. Pas l'homme. Il attend qu'on le libère. Il peut se laisser mourir.

    Ces deux imbéciles peuvent bien jouer les héros, ils sont solubles comme le sucre sur cette table. Et quand vient la défaite, les héros disparaissent, au profit des héros ennemis. Magda sait qu'il n'y a pas d'Histoire. Il n'y a que des victoires et des défaites, les récits des vainqueurs et l'oubli des vaincus. Memento mori. Tout passe.

    https://nathavh49.blogspot.be/2018/02/ces-reves-quon-pietine-sebastien-spitzer.html

  • Couverture du livre « Ces rêves qu'on piétine » de Sebastien Spitzer aux éditions L'observatoire

    Lilia Tak-Tak sur Ces rêves qu'on piétine de Sebastien Spitzer

    Ils sont des milliers à arpenter les routes des territoires de l’Est. Des rescapés, affaiblis, hébétés, qui tentent de retrouver le chemin de la liberté, de fuir l’horreur des camps. Il y a Aimé, Fela, sa fille Ava, et aussi Judah qui détient dans un rouleau en cuir la mémoire des camps.
    Au...
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    Ils sont des milliers à arpenter les routes des territoires de l’Est. Des rescapés, affaiblis, hébétés, qui tentent de retrouver le chemin de la liberté, de fuir l’horreur des camps. Il y a Aimé, Fela, sa fille Ava, et aussi Judah qui détient dans un rouleau en cuir la mémoire des camps.
    Au même moment dans Berlin assiégée, les hauts dignitaires, réunis au Konzerthaus, reçoivent un carré de cuivre par personne, une dose de cyanure pour leur permettre de partir la tête haute. Parmi eux, Magda Goebbels, figure féminine la plus puissante du troisième Reich qui part rejoindre le bunker du führer où elle va préparer sa mort et celle de ses enfants.
    Avec une très belle plume, Sébastien Spitzer dépeint des personnages forts et uniques aux destins dramatiques. Il réussit à mêler réalité et fiction pour apporter une lumière atypique sur cette période si particulière de fin du nazisme. Il fait parler à tour de rôle ses personnages. Au fur et à mesure on apprend à les connaître. On découvre la survie de Fela dans les camps, sa fille Ava conçue et née dans le bloc 24-A à Auschwitz, celle de Richard Friedländer raflé parmi les premiers juifs et condamnés sans appel malgré la position et l’influence de sa belle- fille, Magda Goebbels dans le troisième Reich. On tente aussi de comprendre la personnalité complexe de cette dernière, ses motivations sans y voir juste le monstre.
    Un tableau singulier qui laisse néanmoins une part d’humanité à chaque personnage.

    Un premier roman fouillé, profond qui réveille en nous toutes sortes d’émotions et ne manque pas de poésie. Un tour de force qui montre le grand potentiel de Sébastien Spitzer.
    https://lamadeleinedelivres.blogspot.fr

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