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Ceux que je suis

Couverture du livre « Ceux que je suis » de Olivier Dorchamps aux éditions Finitude
  • Date de parution :
  • Editeur : Finitude
  • EAN : 9782363391186
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

À mort de leur père, garagiste à Clichy, les trois frères Mansouri ont la surprise d'apprendre qu'il désirait être enterré à Casablanca. Ils rechignent à se rendre dans un Maroc où ils se sont toujours sentis étrangers. Ce sera Marwan, le prof d'histoire-géo, qui accompagnera le cercueil dans... Voir plus

À mort de leur père, garagiste à Clichy, les trois frères Mansouri ont la surprise d'apprendre qu'il désirait être enterré à Casablanca. Ils rechignent à se rendre dans un Maroc où ils se sont toujours sentis étrangers. Ce sera Marwan, le prof d'histoire-géo, qui accompagnera le cercueil dans l'avion. C'est à lui que sa grand-mère racontera son histoire, celle d'une gamine berbère de 13 ans vendue à une riche famille marocaine. Elle lui avouera combien son propre fils, le père de Marwan, a eu honte de ce qu'elle avait subi, au point de quitter le Maroc pour la France. En déambulant dans les rues de Casa, en rencontrant les anciens amis de son père, Marwan commence à faire son deuil d'un homme dont il n'avait pas entrevu la complexité.

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Articles (1)

Avis (21)

  • Marwan est français. Professeur agrégé d’histoire géo, il est né en France et a grandi à Clichy avec ses deux frères dans une famille modeste, mais soucieuse de leur réussite. Ses parents, marocains, se sont parfaitement intégrés au prix de nombreux sacrifices: lui, mécanicien...
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    Marwan est français. Professeur agrégé d’histoire géo, il est né en France et a grandi à Clichy avec ses deux frères dans une famille modeste, mais soucieuse de leur réussite. Ses parents, marocains, se sont parfaitement intégrés au prix de nombreux sacrifices: lui, mécanicien propriétaire de son garage, elle, travaillant au supermarché du quartier, tenant farouchement à ce que seul le français soit parlé à la maison, attachés à leurs traditions, à leurs racines mais refusant tout communautarisme. Aussi, quand au décès brutal de leur père les frères apprennent qu’il veut se faire enterrer au Maroc, à l’ombre des orangers, c’est l’incompréhension et presque de la colère pour ce qu’ils vivent comme une trahison. Alors que ses frères et sa mère feront la route en voiture, c’est Marwan qui est désigné pour accompagner le cercueil de son père. Ce voyage sera l’occasion d’un retour à ses origines, d’une réflexion sur son identité et la mise en lumière de secrets de famille.
    .
    ⭐️⭐️⭐️ Ce roman est extrêmement délicat et profondément touchant. D’une plume lumineuse et avec beaucoup de simplicité, il aborde la question du deuil, de l’amitié, du sentiment d’exil, de la nostalgie de la terre natale. Mais c’est aussi une magnifique réflexion sur l’identité:« je ne me sens pas marocain. Et pourtant, où que je sois, en France ou au Maroc, je n’ai pas le choix de ma propre identité. Je ne suis jamais ce que je suis, je suis ce que les autres décident que je sois ».
    Ce roman est également un bel hommage à la famille et aux valeurs qu’elle nous transmet, famille que l’on ne connaît pas toujours vraiment, avec ses secrets, parfois lourds à porter.
    Un beau regard, enfin, sur le Maroc, chaleureux, coloré, mais rude aussi, bien loin des clichés.
    Un livre d’une grande délicatesse, teinté de tendresse et de nostalgie.
    Une lecture émouvante
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  • Marwan son jumeau Ali et leur frère Foued sont nés en France de parents marocains. C’est Marwan qui parle dans le roman. Ses frères et lui sont parfaitement intégrés, Ali est avocat, Foued en études supérieures et Marwan agrégé. Et pourtant… En France sa petite amie Capucine lorsqu’elle le...
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    Marwan son jumeau Ali et leur frère Foued sont nés en France de parents marocains. C’est Marwan qui parle dans le roman. Ses frères et lui sont parfaitement intégrés, Ali est avocat, Foued en études supérieures et Marwan agrégé. Et pourtant… En France sa petite amie Capucine lorsqu’elle le présente dit : « Je vous présente Marwan, il est marocain » et lorsqu’il se rend au Maroc, à l’aéroport on lui demande sa carte d’identité marocaine alors qu’il possède un passeport français et à Casablanca on le considère comme un français.
    Au début de ce roman, leur père décède brutalement à 54 ans et ses fils découvrent qu’il a tout prévu pour être enterré au Maroc , qu’il a désigné Marwan pour l’accompagner dans l’avion. Il va donc arriver avant sa mère et ses frères et sa grand-mère va lui révéler des secrets de famille.
    Ce livre est multiple, il parle de l’immigration économique, de la difficulté d’intégration, et de celle de l’identité, des racines mais aussi de la famille et de ses secrets, le tout avec beaucoup de finesse, de sensibilité, de pudeur. Il y a une justesse de ton dans ce livre mais aussi d’équilibre, Marwan est contrôlé « au faciès » en France mais se fait « exploiter » par ses cousins au Maroc.
    Je trouve que « Ceux que je suis » est un très grand premier roman et j’attends le second avec impatience.

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  • Marwan Mansouri est français, professeur d'histoire,d'origine marocain,il est née en France .

    A la mort de leur père, les trois frères Mansouri apprendrent que ceux-ci souhaite être enterrée au Maroc et c'est pour eux le choc.

    C est Marwan qui accompagner le cercueil dans l'avion,
    Il...
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    Marwan Mansouri est français, professeur d'histoire,d'origine marocain,il est née en France .

    A la mort de leur père, les trois frères Mansouri apprendrent que ceux-ci souhaite être enterrée au Maroc et c'est pour eux le choc.

    C est Marwan qui accompagner le cercueil dans l'avion,
    Il sera accompagnée de Kabic du meilleur ami de son grand père qui va lui transmettre des souvenirs de ces deux paternelles.

    Arrivée au Pays , Sa grand-mère Mi-Lalla dernière de sa ligné va lui raconter toute son histoire .

    Marwan va faire un grand voyage sur l'histoire de sa famille,pleins de secrets vont être dévoiler .

    Un beau témoignage sur l'exil, là d où on viens.
    Roman sensible qui nous touche à l intime et nous renvoie à nos origines et liens familiaux .

    Olivier Dorchamps est franco-britannique , il a trouver la nécessité d'ecrire un roman sur ce sujet: l'origine, d'ou on vient ? Chaque famille a une histoire, des secrets .
    Il a écrit ce témoignage et l'a dédicacé pour son ami Ramzy J d'où il aborde la vie de son ami.

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  • Le Maroc, c’est un pays dont j’ai hérité un prénom que je passe ma vie à épeler et un bronzage permanent qui supporte mal l’hiver à Paris, surtout quand il s’agissait de trouver un petit boulot pour payer mes études. »
    Marwan est français, un point c’est tout. Alors, comme ses deux frères, il...
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    Le Maroc, c’est un pays dont j’ai hérité un prénom que je passe ma vie à épeler et un bronzage permanent qui supporte mal l’hiver à Paris, surtout quand il s’agissait de trouver un petit boulot pour payer mes études. »
    Marwan est français, un point c’est tout. Alors, comme ses deux frères, il ne comprend pas pourquoi leur père, garagiste à Clichy, a souhaité être enterré à Casablanca. Comme si le chagrin ne suffisait pas. Pourquoi leur imposer ça ?
    C’est Marwan qui ira. C’est lui qui accompagnera le cercueil dans l’avion, tandis que le reste de la famille ­arrivera par la route. Et c’est à lui que sa grand-mère, dernier lien avec ce pays qu’il connaît mal, racontera toute l’histoire. L’incroyable histoire.

    Ceux que je suis est un roman qui traite de l'identité, des racines, de l'héritage culturel et de la transmission. Il s'ouvre sur la disparition du père et sur l'incompréhension de ses enfants de sa décision d'être inhumé au pays. D'ailleurs de quel pays est-on lorsque l'on naît dans un, que l'on vit dans un autre et que l'on y fonde sa famille ? Répondre à cette question existentielle est éminemment complexe et dépend du vécu de chacun. C'est donc à travers l'histoire d'une famille issue de l'immigration que l'auteur a choisi de nous interpeller. Au fil des pages il évoque la problématique de l'intégration, l'inévitable choc des cultures mais également les raisons qui ont poussé un homme à fuir son pays.

    Olivier Dorchamps aborde ces sujets avec subtilité, humour et émotion. Le titre de son roman, volontairement ambivalent, Ceux que je suis, contient tout ce que l'auteur a voulu abordé, les origines multiculturelles et le regard que les autres portent sur celui qui est différent et de la nécessité de s'en affranchir. Ceux que je suis est un roman intimiste, écrit tout en retenue, en finesse. Côté plume , celle d'Olivier Dorchamps est fluide, ensoleillée et parfumée à l'essence de fleurs d'oranger.

    Ceux que je suis est un premier roman particulièrement réussi. Á Casablanca un fils, Marwan, a compris son histoire familiale tandis qu'à Londres un nouvel auteur français, Olivier Dorchamps, est né.

    https://the-fab-blog.blogspot.com/2020/01/mon-avis-sur-ceux-que-je-suis-dolivier.html

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  • Ils sont tous adorables, tous, autant qu’ils sont. Des fils aux grands-parents, en passant, comme eux par les parents ou les amis, par le Maroc et la France. Il y a de l’amour à tous les étages chez les Mansouri, même si ça grince un peu parfois entre les trois frangins, les deux jumeaux...
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    Ils sont tous adorables, tous, autant qu’ils sont. Des fils aux grands-parents, en passant, comme eux par les parents ou les amis, par le Maroc et la France. Il y a de l’amour à tous les étages chez les Mansouri, même si ça grince un peu parfois entre les trois frangins, les deux jumeaux surtout, même s’il faut parfois le deviner entre les silences du père, même s’il faut parfois s’extraire des inquiétudes de la mère. Chez les Mansouri on n’est plus marocain que de loin en loin et c’est très bien comme ça, c’est de l’histoire ancienne, celle d’une langue oubliée entre deux générations, celle de Mi Lalla, la grand-mère de là-bas, celle des parents qui l’ont laissée derrière eux pour planter les racines de leurs fils en France. Alors pourquoi, à l’heure de gagner sa dernière demeure, leur père leur joue-t-il ce sale tour de vouloir reposer dans la terre de ce pays qui l’a vu naître ? Pourquoi leur impose-t-il ce pèlerinage vers les racines de leur famille, de leur histoire ? Pourquoi les oblige-t-il à adopter un rythme qui n’a jamais été le leur ? Jamais ? Peut-être parce qu’il est temps pour eux de découvrir l’épaisseur des secrets entre les couches d’amour, l’acidité des oranges sous le sucré de leur jus, les épines sous le parfum des roses…
    Une épopée familiale belle tendre, délicate et pudique, à l’image de la plume d’Olivier Dorchamps qui réussit cet exploit de nous faire croire que , nous aussi, nous sommes de la famille, et crée en nous l’espoir fébrile d’avoir rapidement de ses nouvelles.

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  • Marwan Mansouri, le narrateur, est français de parents marocains.
    « Tout ce qu’on peut trouver dans une bibliothèque je l’ai lu. Mais la vie de ma famille avant la France, je ne la connais qu’au travers d’anecdotes et de souvenirs de seconde main un peu comme une veste d’occasion dont la coupe...
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    Marwan Mansouri, le narrateur, est français de parents marocains.
    « Tout ce qu’on peut trouver dans une bibliothèque je l’ai lu. Mais la vie de ma famille avant la France, je ne la connais qu’au travers d’anecdotes et de souvenirs de seconde main un peu comme une veste d’occasion dont la coupe m’irait tant bien que mal, mais dont la couleur aurait fané. »
    Le lecteur entre dans cette histoire sur le ton de la confidence, l’auteur s’adresserait à un ami avec pudeur pour dévoiler la complexité de l’identité.
    Un soir, Marwan, prof d’Histoire-Géo est fatigué, il a été largué par sa petite amie qui le rêvait différent.
    Sa mère l’alerte sur le fait que son père se plaint d’une douleur au cœur et qu’il est parti se coucher en refusant de manger son tajine.
    En rallumant son téléphone, le lendemain, le choc « papa est mort », il n’avait que 54 ans.
    Trois fils Marwan, l’aîné et le narrateur, Ali son jumeau qui se fait appeler Alexandre et qui est avocat, et le cadet Foued encore chez ses parents car il finit ses études.
    Une vie de labeur pour cet homme qui n’a pas demandé la nationalité française alors que sa femme et ses fils l’ont.
    Après le choc de la mort survient celui des dernières volontés du défunt, dont ils n’avaient pas connaissance : être inhumé au Maroc, il avait même souscrit une assurance pour cela.
    « Maman explique que mon père et elle en ont souvent discuté ; pour eux c’est naturel d’être inhumés au Maroc. Ils sont nés là-bas. Ils ont toujours eu l’intention d’y retourner vieillir ; c’était leur projet. Maintenant il n’y a plus de projet. Maintenant elle est veuve et son devoir, c’est de respecter ce que son mari voulait. »
    Les fils découvrent le rituel du deuil marocain : les femmes n’assistent pas aux obsèques et un seul des fils est désigné pour accompagner la dépouille dans l’avion. La mère et les autres fils iront au Maroc en voiture.
    Ce désir d’être inhumé dans son pays d’origine sonne comme une double peine, la brutalité de la mort et une tombe sur laquelle ils ne pourront se recueillir…
    Kabic est un ami indéfectible du grand-père paternel va accompagner Marwan, il est la mémoire de la famille et Marwan la toujours considéré comme son grand-père de France.
    « Lui (Kabic) qui a traversé la vie sans diplômes, sans carrière et sans le sou ; Diogène marocain échoué à Clichy. Il a pourtant guidé mes pas, ceux de mes frères et ceux de mes parents qui n’auraient jamais quitté leur destin si Kabic n’avait, le premier, creusé un sillon d’espoir vers la France. »
    C’est ainsi qu’un coin du voile de cette vie d’immigrés va être levé.
    Mille anecdotes pour vêtir la misère d’humour.
    Marwan va découvrit plus encore, la jeunesse des ses parents, les us et coutumes de ce pays dont il est issu et qu’il ne connait absolument pas, une culture qu’il a ignorée et dont parfois les stigmates en France lui ont fait honte.
    Une culture jamais revendiquée, l’explication en est peut-être celle-ci :
    « Si mes parents ont quitté le Maroc, c’était pour commencer une nouvelle vie, pas pour prolonger celle qu’ils avaient ici. Bien sûr, la nostalgie du pays les hantait ; ma mère ne disait-elle pas qu’au Maroc, ils se sentaient vivants ? Ils y avaient leurs amis, leurs habitudes, leurs souvenirs, mais en France, il y avait la Liberté. Je repars vers le cimetière en songeant à cette sagesse de mes parents que j’ai si souvent méprisée. »
    L’écriture est élégante, fluide, douce, le ton juste sans jamais de fausse note. Riche d’enseignement sans jamais être moralisateur, ce livre montre la complexité des origines cosmopolites, mais je pense que cela va aussi au-delà car cela pourrait s’appliquer à beaucoup de familles simples, celles qui n’ont pas les mots pour transmettre.
    Ce qui nous constitue chacun d’entre nous est tellement complexe qu’un arbre généalogique de serait que l’écorce sans la sève de ce qui nous a fait ce que nous sommes.
    Un premier roman très réussi dont j’ai tout aimé, l’écriture, la musicalité et les couleurs et un livre qui nous interroge et qui nous bouleverse.
    La transmission dans la simplicité « Mon père, il avait peu de mots, mais il avait les bons et sa présence me rassurait, me donnait l’illusion d’être invincible. Mais tu es invincible, mon fils ! A ton âge, rien n’est insurmontable. »
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 12 janvier 2020.

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  • Coup de ❤ pour ce premier roman époustouflant de justesse et d'émotions ! Cette histoire de famille entre Clichy et Casablanca, entre France et Maroc, est tout simplement lumineuse.

    Connait-on vraiment ses parents ? Souvent quand on réalise que non, c'est trop tard, ils ne sont plus...
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    Coup de ❤ pour ce premier roman époustouflant de justesse et d'émotions ! Cette histoire de famille entre Clichy et Casablanca, entre France et Maroc, est tout simplement lumineuse.

    Connait-on vraiment ses parents ? Souvent quand on réalise que non, c'est trop tard, ils ne sont plus là...Marwan est chargé d'accompagner le corps de son père au Maroc dont il était originaire, pour y être inhumé. Lorsqu'il l'apprend, il est bouleversé et en colère comme ses frères, il ne comprend pas. Pourquoi vouloir être enterré là-bas ? À Clichy , où vivent ses parents depuis 30 ans, où son père tenait un garage, il y a un cimetière musulman où tous les rites sont respectés et où ses frères, lui, sa mère pourraient se recueillir sur sa tombe... Il connaît si peu le Maroc, dont il ne parle pas ou mal la langue, dont il ne maîtrise pas les codes, où il est toujours moqué par ses cousins quand ceux-ci ne le prennent pas pour une vache à lait...Il va partir en avion avec le plus vieil ami de son grand-père, Kabic et ce voyage va changer sa vie...

    Avec une douceur et une bienveillance extraordinaire Olivier Dorchamps nous entraîne à la suite de Marwan dans une quête d'identité bouleversante.
    Dès les premières pages, l'empathie pour ce jeune homme à cheval entre deux cultures est immédiate tant il est attachant. Il y avait beaucoup de tensions, d'incompréhensions, de honte dans cette famille où les enfants nés en France ne comprenaient pas toujours leurs parents. Les secrets de famille que Marwan va découvrir vont réunifier la famille et permettre à sa génération de trouver un équilibre et une richesse dans les deux cultures.

    D'une justesse remarquable, d'une grande pudeur, d'une belle puissance évocatoire, avec de beaux personnages, rempli d'amour et d'humanité, ce premier roman est magnifique. Je me suis sentie remplie de gratitude pour tous les sentiments nés à sa lecture. Lisez-le !

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  • Le hasard, bon compagnon, a voulu que je lise "Ceux que je suis" juste après "Impasse Verlaine"; tous deux sont un premier roman fort réussi, tous deux évoquent l'exil (le 1er celui d'un homme ayant quitté le Maroc avec sa femme marocaine, le 2ème celui d'une femme ayant quitté l'Algérie avec...
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    Le hasard, bon compagnon, a voulu que je lise "Ceux que je suis" juste après "Impasse Verlaine"; tous deux sont un premier roman fort réussi, tous deux évoquent l'exil (le 1er celui d'un homme ayant quitté le Maroc avec sa femme marocaine, le 2ème celui d'une femme ayant quitté l'Algérie avec son mari algérien), l'identité à chercher ou à construire pour les enfants, l'intégration souvent difficile en France. Mais la comparaison s'arrête là.
    Ce roman est l'histoire d'une famille marocaine dont une partie, la grand-mère, les tantes et les cousins sont restés à Casablanca et une partie, les parents du narrateur, Marwan, se sont exilés en France. Le roman débute avec la mort inattendue du père, Tarek, qui contre toute attente, a souhaité être enterré au Maroc; sa femme et ses 3 fils l'accompagnent dans ce dernier voyage.
    Pour les 3 frères et Marwan, en particulier, la perte de leur père les rapproche de leurs origines, de leurs racines marocaines qui, jusque-là, ne les intéressaient pas. Marwan, arrivé le premier au Maroc, découvre au fur et à mesure sa famille, les amis de son père et surtout le secret que lui révèle sa grand-mère et qui a pesé sur leur destin. Cela crée une intensité dramatique, une sorte de suspense qui tient en haleine.
    Ce roman traite de sujets maintes fois évoqués en littérature comme l'exil, la quête de l'identité, la double culture, l'intégration, les racines mais l'auteur le fait avec pudeur, tendresse, délicatesse, mélancolie et même un certain humour. Son style simple et fluide laisse les émotions du lecteur/trice affleurer naturellement.
    Ce roman offre également une approche du Maroc , de ses traditions autour du deuil, de son histoire, des relations sociales, de la culture. La couverture lui rend d'ailleurs hommage avec les oranges omniprésentes dans le roman et le jaune étincelant de la terre et du soleil marocains.
    Une très belle découverte.

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