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Olivier Rogez

Olivier Rogez

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Avis sur cet auteur (11)

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    Couverture du livre « Les hommes incertains » de Olivier Rogez aux éditions Le Passage

    Laulau Bob sur Les hommes incertains de Olivier Rogez

    Petit topo sur l’histoire : Anton est un jeune homme de 20 ans qui vit dans un petit village (très) retiré de la Russie, au fin fond de la Sibérie. Alors qu’il détient un pouvoir mystique qu’il ne sait pas encore maitriser, il décide de découvrir d’autres contrées et s’installe chez son oncle...
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    Petit topo sur l’histoire : Anton est un jeune homme de 20 ans qui vit dans un petit village (très) retiré de la Russie, au fin fond de la Sibérie. Alors qu’il détient un pouvoir mystique qu’il ne sait pas encore maitriser, il décide de découvrir d’autres contrées et s’installe chez son oncle Iouri Nesterov, à Moscou. Ce dernier, membre de la célèbre KGB, l’accueille à bras ouverts et lui fait découvrir entre deux missions, la vie urbaine d’une Russie en plein mouvement.

    Je découvre la plume d’Olivier Rogez avec ce roman et quelle claque. Son vocabulaire est d’une richesse telle qu’on ne ressent aucune « lourdeur » dans les chapitres et sa syntaxe est d’une telle maîtrise que ce mariage rend la lecture fluide et addictive. Le lecteur est spectateur d’un pays divisé entre révolutionnaires et communistes, entre complots, corruptions et manipulations. Bien que romancé, on retrouve des personnages clés de l’histoire de la Russie, notamment Gorbatchev, imaginé dans son intimité ou encore Boris Eltsine, présenté dans ses vices et ses réussites. On est transportés au cœur de l’âme russe, et on prend plaisir à (re)découvrir sa richesse artistique, culinaire et son penchant pour le mysticisme.
    J’ai trouvé les personnages recherchés et charismatiques. Le personnage type du KGB représenté par Iouri est l’image de l’homme qui n’a peur de rien, qui tente toujours le tout pour le tout et pour qui la confiance en soi est le point d’orgue d’une carrière réussie. D’un côté nous avons un peuple qui prône l’égalité et l’indépendance mais qui puise dans les réserves et regarde l’occident avec des étoiles plein les yeux. Puis, de l’autre côté, nous avons Anton, avec qui on bascule vers une Russie plus profonde, présentant l’image d’un peuple qui tente de survivre et qui cherche du réconfort dans tous ceux susceptible de lui redonner de l’espoir.

    En conclusion, Les hommes incertains est un réel coup de cœur. Tout y est : délicatesse et force dans la narration, notions historiques parcimonieuses mais de qualité, sentiments délicats et unanimes. On plonge dans un pan de l’histoire qui a fait basculer des années de communisme corrompu dans un faux-semblant de révolution.

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    Couverture du livre « Les hommes incertains » de Olivier Rogez aux éditions Le Passage

    Catherine L sur Les hommes incertains de Olivier Rogez

    Le début m’a beaucoup plu, avec l’endroit où vit Anton, un jeune homme de vingt ans : une forêt nommée « la forêt ivre » où les arbres poussent tout tordus, une ville appelée Tomsk 7, sans que nul ne sache pourquoi ce nombre, une usine atomique… Anton semble un personnage potentiellement...
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    Le début m’a beaucoup plu, avec l’endroit où vit Anton, un jeune homme de vingt ans : une forêt nommée « la forêt ivre » où les arbres poussent tout tordus, une ville appelée Tomsk 7, sans que nul ne sache pourquoi ce nombre, une usine atomique… Anton semble un personnage potentiellement passionnant, outre une particularité physique, il fait en effet des rêves prémonitoires. Son père, brillant scientifique, a un frère jumeau vivant à Moscou, et membre du KGB. Il accueillera Anton, qui n’en peut plus de la Sibérie, dans la capitale. À partir de ce moment, le roman se place presque entièrement du côté de Iouri, le frère, et de son entourage : son chef au KGB, un mafieux, une jeune voyante, une jeune peintre éblouie par les nouveaux riches, un starets mystérieux, une vieille dame touchante, un assistant parlementaire…
    C’est sûr que Iouri, qui se trouve pris entre ses idéaux, et ce que le pays est en train de devenir, ne manque pas d’intérêt. Malheureusement, les autres personnages qui semblaient pourtant avoir énormément de potentiel au début du roman, peinent à prendre chair, leurs interactions n’apportent pas grand chose, leurs dialogues sont souvent démonstratifs et peu naturels.
    Je retiens toutefois des points positifs : la documentation accumulée par l’auteur et sa très grande connaissance du pays et de cette période, des imbroglios politiques et économiques, de la rivalité entre Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine. La présence de pointes d’humour bienvenues pour contrebalancer les situations lourdes est aussi un point qui m’a bien plu. Le style ne m’a pas gênée, les descriptions regorgent d’images, qui m’ont parfois touchée, parfois fait sourire. Et toujours ce début, le décor et les habitants de Tomsk 7 bien plantés, les personnages plein de promesses.
    Ce qui me restera en mémoire, c’est le sentiment que l’auteur aurait pu faire de ce matériau de départ, et de ses connaissances, quelque chose de beaucoup plus romanesque. Au lieu de cela, des personnages nouveaux, parfois énigmatiques, apparaissent souvent ex nihilo, et je n’ai pas toujours compris dans quel but. Il faut dire que l’ennui m’avait déjà gagnée.
    Bref, ma première déception de rentrée, que je ne conseille qu’aux passionnés d’histoire contemporaine, ou aux curieux !

    avec les extraits : https://lettresexpres.wordpress.com/2019/09/30/olivier-rogez-les-hommes-incertains/

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    Couverture du livre « Les hommes incertains » de Olivier Rogez aux éditions Le Passage

    Pacifique sur Les hommes incertains de Olivier Rogez

    Lire ce livre, c'est plonger dans le grand plaisir de lecture d'un "roman russe" d'aujourd'hui, où l'auteur nous entraîne à la rencontre d'une galerie foisonnante de personnages tout aussi fascinants qu'attachants. Nous voyons à travers eux s'incarner cette époque, pas si lointaine, où le géant...
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    Lire ce livre, c'est plonger dans le grand plaisir de lecture d'un "roman russe" d'aujourd'hui, où l'auteur nous entraîne à la rencontre d'une galerie foisonnante de personnages tout aussi fascinants qu'attachants. Nous voyons à travers eux s'incarner cette époque, pas si lointaine, où le géant soviétique s'est vu basculer dans un nouveau monde dans lequel soudain tout allait devoir être réinventé. On s'inquiète, on tremble, on s'atermoie, on s'apitoie grâce au style précis et enlevé d'Olivier Rogez… En outre, la problématique de ce roman dépasse les lieux et le système évoqués car elle nous renvoie à l'époque actuelle et aux changements de paradigmes à l'oeuvre aujourd'hui partout dans le monde. Sur quoi ces mutations déboucheront-elles ? En attendant de le savoir, trouvons refuge dans ce roman comme au fond d'une forêt profonde et magnifiquement enneigée…

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    Couverture du livre « Les hommes incertains » de Olivier Rogez aux éditions Le Passage

    Anne-Marie Lemoigne sur Les hommes incertains de Olivier Rogez

    Lu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée 2019

    Automne 1989. Anton, 20 ans, étouffe dans sa ville interdite, perdue dans la Sibérie. Il pressent, grâce à l'un des rêves prémonitoires qui lui sont familiers, que la Russie est sur le point de se redresser et qu'il lui faut partir à...
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    Lu dans le cadre des Explorateurs de la rentrée 2019

    Automne 1989. Anton, 20 ans, étouffe dans sa ville interdite, perdue dans la Sibérie. Il pressent, grâce à l'un des rêves prémonitoires qui lui sont familiers, que la Russie est sur le point de se redresser et qu'il lui faut partir à Moscou. Son oncle Iouri va l'y accueillir. Lorsque Anton arrive, le mur de Berlin vient de tomber. L'URSS est alors à l'aube d'un bouleversement.

    Le roman se présente comme un roman d'apprentissage bâti sur un schéma classique : le jeune homme qui quitte les lieux de son enfance, « monte » à la capitale dont il découvre la vie, guidé par un mentor qui l'introduit dans la société et le protège.

    Anton, qu'on s'attend à trouver comme protagoniste principal, reste un peu en retrait tant son oncle Iouri, homme influent proche du KGB et introduit dans toutes les sphères de la société, lui vole, si j'ose dire, la vedette. Iouri devient, par là même pour le lecteur, celui qui lui ouvre les portes des différentes classes sociales et forces politiques, et lui fait découvrir le fonctionnement de la société soviétique des deux années charnières où l'URSS va basculer progressivement dans l'économie de marché.
    Avec lui, nous pénétrons partout, aussi bien dans les coulisses du pouvoir, chez les nantis, au milieu de « la faune sauvage « des profiteurs du système, que chez ceux qui en soufrent. C'est ainsi que toute la gamme des personnages de la comédie humaine russe défile dans le roman.

    Du politique, du social, et le romanesque, dans tout ça ? Il est bien là, il a sa source dans les aléas de la vie amoureuse de Iouri, étroitement mêlés à ses activités. Il est aussi présent dans les séquences où apparaît Anton. Celui-ci prend peu à peu ses marques dans la société, celle des jeunes du milieu underground dont il devient une sorte de gourou, encouragé par une douce présence féminine et sous le regard bienveillant d'un mystérieux staretz, aux pouvoirs occultes. Premier personnage introduit dans le roman, Anton sera aussi présent dans le dénouement, un dénouement qui vous surprendra.

    J’ai suivi avec curiosité et intérêt toutes les intrigues qui s'entrelacent et interfèrent entre elles, je me suis attachée aux personnages, appréciant la dimension mystique et irrationnelle qui hante par moments le récit, incarnée notamment par des « guérisseurs d'âmes » « comme il en naît parfois durant les temps troublés » auprès des dirigeants.
    Un roman dense, riche, à portée sociopolitique, inspiré de l'expérience d'Olivier Rogez, journaliste à Moscou dans les années 90.


    Explorateurs de la rentrée . Avis à la page 100

    Automne 1989 . Anton, 20 ans, étouffe dans sa ville interdite, perdue dans la Sibérie . Il pressent, grâce à l'un des rêves prémonitoires qui lui sont familiers, que la Russie est sur le point de se redresser et qu'il lui faut partir à Moscou . Son oncle Iouri, personnage influent proche du KGB va l'y accueillir. Lorsque Anton arrive, le mur de Berlin vient de tomber. L'URSS est alors à l'aube d'un bouleversement .
    A ce stade de la page 100, je m'attends à un roman dense et enrichissant à portée politique mais aussi à un roman d'apprentissage . On en a le schéma classique : le jeune homme qui quitte les lieux de son enfance, « monte » dans la capitale dont il découvre la vie, guidé par un mentor qui l'introduit dans la société et le protège.
    Quelque chose m'interroge cependant : l'accent mis à plusieurs reprises sur les visions fantasmagoriques d'Anton. Comment l'irrationnel peut-il trouver sa place dans la suite du récit qui, je l'imagine, se trouvera fortement ancré dans la réalité sociopolitique du pays, consécutive à la chute du rideau de fer ?

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