Olivier Dorchamps

Olivier Dorchamps

La biographie de cet auteur n'est pas encore disponible, proposez la vôtre : Contactez-nous

Avis (9)

  • add_box
    Couverture du livre « Ceux que je suis » de Olivier Dorchamps aux éditions Finitude

    Madame Tapioca sur Ceux que je suis de Olivier Dorchamps

    « Depuis la mort de mon père, j’ai pris conscience que le temps qui passe, c’est le temps qu’il reste »

    Il y a des livres qui font du bien et pourtant le roman d’Olivier Dorchamps ne verse ni dans la légèreté ni dans la facilité.
    Ce livre c’est juste du baume au cœur....
    Parce qu’il est...
    Voir plus

    « Depuis la mort de mon père, j’ai pris conscience que le temps qui passe, c’est le temps qu’il reste »

    Il y a des livres qui font du bien et pourtant le roman d’Olivier Dorchamps ne verse ni dans la légèreté ni dans la facilité.
    Ce livre c’est juste du baume au cœur....
    Parce qu’il est empli d’humanité, de pudeur, de douceur et de tendresse;
    Parce que parler de deuil, d’identité, de sacrifice, d’amour paternel, maternel et filial avec autant de justesse c’est rare;
    Parce que la famille de Marwan va vous réconcilier avec les Hommes.

    Sans effet de manches, avec simplicité et sincérité, « Ceux que je suis » est un premier roman d’une grande sensibilité qui vous emprisonne dans l’émotion dès les premières pages.

  • add_box
    Couverture du livre « Ceux que je suis » de Olivier Dorchamps aux éditions Finitude

    Emma C sur Ceux que je suis de Olivier Dorchamps

    Au décès brutal et inattendu de leur père, trois fils vont être confrontés, plus ou moins volontairement, aux racines marocaines de leur famille.
    Tous trois parfaitement intégrés à la société française, se vivant français et étrangers au Maroc vont devoir aller enterrer leur père à...
    Voir plus

    Au décès brutal et inattendu de leur père, trois fils vont être confrontés, plus ou moins volontairement, aux racines marocaines de leur famille.
    Tous trois parfaitement intégrés à la société française, se vivant français et étrangers au Maroc vont devoir aller enterrer leur père à Casablanca.
    Ils vont y découvrir les secrets de famille bien cachés par la génération des grands parents et les choix qui ont conduits leurs parents à s’installer en France.
    J’ai beaucoup apprécié ce roman, écrit avec beaucoup de douceur et de pudeur malgré les thèmes abordés.
    L’écriture est très belle et nous plonge réellement dans l’univers de cette famille.

  • add_box
    Couverture du livre « Ceux que je suis » de Olivier Dorchamps aux éditions Finitude

    CalliPetri sur Ceux que je suis de Olivier Dorchamps

    "Nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et de rien d'autre." - Christian Bobin, "L'inespérée"

    "La seule certitude que j’ai, c’est que je suis le fils de mon père.
    Et c’est la seule qui compte, me rassure Kabic. Tes frères et toi savez d’où vous venez. Ne te pose jamais la question...
    Voir plus

    "Nous ne sommes faits que de ceux que nous aimons et de rien d'autre." - Christian Bobin, "L'inespérée"

    "La seule certitude que j’ai, c’est que je suis le fils de mon père.
    Et c’est la seule qui compte, me rassure Kabic. Tes frères et toi savez d’où vous venez. Ne te pose jamais la question Marwan, tu n’as pas le droit. Ce serait une insulte à la mémoire de ton père, de ton grand-père et de Mi Lalla qui ont tout fait pour que tu aies des ancêtres."

    "Ceux que je suis", premier roman d’Olivier Dorchamps, est le récit intime et personnel d’une famille d’origine marocaine venue s’établir à Clichy, en région parisienne. Une famille comme tant d’autres que "les aléas du XXe siècle ont déracinée et replantée de l’autre côté de la Méditerranée."

    La mère a été naturalisée. Les enfants, trois garçons d’une presque trentaine d’années aujourd’hui, sont nés en France. Le père, propriétaire d’un garage rue de Paris, a gardé sa nationalité.

    "Mon père ne s’était jamais fait naturaliser. Il disait qu’à la douane, que ce soit à Paris ou à Casa, il serait toujours un Marocain en exil, jamais un Français en vacances, alors à quoi bon ?"

    Quand le père décède prématurément à 54 ans, la famille Mansouri découvre ses dernières volontés : être enterré en terre marocaine, à Casablanca.
    Pour les jumeaux Marwan (professeur agrégé d’Histoire-Géo) et Ali (avocat), pour leur frère Foued (brillant étudiant), "dénués de toute fibre patriotique, envers le Maroc comme envers la France d'ailleurs ; paradoxe d'une intégration réussie sans doute", c’est l’incompréhension. Par contre pour leur mère, nulle surprise : "On vit ici, on meurt chez nous."

    Vient donc le moment de faire le chemin à rebours, non plus celui de l’exil, du déracinement, mais bien celui du retour à sa terre, de l’enracinement. Marwan, l’aîné de quelques secondes, accompagnera le cercueil en avion avec Kabic, vieux sage ami de leur grand-père, alors que le reste de la famille prendra la route.

    "Maintenant que mon père est mort, lui qui voulait tellement nous parler de son pays, j’ai un regret immense de ne jamais l’avoir laissé, parce qu’au fond, en voulant nous faire aimer le Maroc, il voulait surtout que nous l’aimions lui, et que nous sachions qu’il nous aimait."

    Entre la France et le Maroc, il n’y a pas qu’une mer, une frontière. Il y a aussi un monde, des barrières, à commencer par celle de la langue, celle des usages, mais aussi celle des secrets et de leurs silences.

    "Comme souvent avec les secrets, ça a commencé par un incident effroyable, bien que banal pour l’époque. Et comme souvent avec les secrets, on l’a enveloppé dans plusieurs couches de honte, et des vies entières, jusqu’à la mienne, en ont été tapissées."

    C’est un retour au pays, à cette terre étrangère, en même temps qu’une remontée vers la source d’une histoire familiale tue, sur trois générations. Revenir au temps où le père était un fils, où Mi Lalla, petite fille berbère, courait dans le Moyen Atlas avant que ne se produise l'inavouable qui laissera sa trace indélébile.

    "— Il y a des secrets qui doivent reposer avec les morts.
    — Des secrets ? Mais quels secrets ?
    — Laisse le temps les emporter, Marwan.
    — Tu veux dire que mes frères et moi ne saurons jamais ? Quand tu m’as demandé tout à l’heure, je t’ai dit que j’étais de la génération qui a besoin de vérité. Pas de celle qui hérite des secrets !"

    Pour Marwan, opportunément professeur d’Histoire, voici venu le moment de devenir le dépositaire de celle de sa famille et d’enfin réfléchir aux questions essentielles : qu’hérite-t-on de son père ? Peut-on accepter, comme Kabic le suggère, d’être "l’enfant de deux pays" ? Que transmet-on à défaut d’une langue ? "les gestes, les rires, les couleurs et les saveurs de son pays" ? Qui sont ceux que je suis ?
    J’aime ce que la langue française peut avoir ici d’équivoque : "suis" ; l’hésitation, l’oscillation entre "être" et "suivre" et, entre les deux, pourquoi devrait-on choisir ?

    "Il y a deux sortes de souvenirs Marwan, ceux que l’on a de quelqu’un et ceux que l’on a avec quelqu’un. Les plus importants sont les deuxièmes."

    "Ceux que je suis" aborde des thèmes qui ne sont guère inédits en littérature : le deuil, les racines familiales, la quête d’identité, l’incertain rapprochement de deux cultures pour les fondre en une seule que l'on a tôt fait de qualifier abusivement de "double".
    Ce voyage par-delà la Méditerranée est beau, porté par une écriture douce, pudique, émouvante, tendre, pleine d’une humanité et d’un humour qui excluent toute mièvrerie.

    "Grandir, c'est perdre des morceaux de soi."
    Quelle que soit notre origine, n’est-ce pas le cas ?

    1er roman, lu pour la session automne 2019 des #68premieresfois

    https://www.calliope-petrichor.fr/2019/11/03/ceux-que-je-suis-olivier-dorchamps-finitude/

  • add_box
    Couverture du livre « Ceux que je suis » de Olivier Dorchamps aux éditions Finitude

    Mylene Colas sur Ceux que je suis de Olivier Dorchamps

    la faveur d’un week-end pluvieux, je me suis plongée dans ce joli livre d’Olivier DORCHAMPS, sans rien en attendre et sans avoir entendu ni lu tout le bien que certains en pensait.
    C’est donc vierge de toute empreinte médiatique ou autre que j’ai commencé ma lecture…sans pouvoir...
    Voir plus

    la faveur d’un week-end pluvieux, je me suis plongée dans ce joli livre d’Olivier DORCHAMPS, sans rien en attendre et sans avoir entendu ni lu tout le bien que certains en pensait.
    C’est donc vierge de toute empreinte médiatique ou autre que j’ai commencé ma lecture…sans pouvoir l’arrêter.
    Parce qu’Olivier DORCHAMPS a écrit un magnifique livre sur le deuil, le déracinement, les secrets de famille et l’immigration, il faut absolument que je vous en parle….
    Fin d’été en région parisienne, Marwan ,29 ans prof d’histoire-géo en banlieue, revient de vacances au Portugal et apprend que sa petite amie depuis 4 ans a décidé de le larguer. Alors quand sa mère , un soir, lui téléphone pour l’informer que son père se sent mal,que lui qui ne se plaint jamais, a une douleur au thorax ,Marwan n’est pas très réceptif et raccroche en rassurant sa mère d’un « ça ira mieux demain après une bonne nuit de sommeil , papa travaille trop ». Car oui, Tarek, son père est garagiste et a toujours travaillé comme un forcené pour offrir le meilleur à ses 3 fils, à sa femme, pour envoyer de l’argent à sa famille restée au pays, au MAROC.
    Sauf qu’après une bonne nuit de sommeil, Tarek ne se réveille pas, foudroyé par un arrêt cardiaque. Effondré, Marwan culpabilise, ses frères aussi, notamment Ali,son jumeau, à qui sa mère a aussi téléphoné la veille au soir. La mère, Khadija, est dévastée, elle est perdue sans son pilier, que va-t-elle devenir ? Mais heureusement, Tarek avait déjà tout prévu pour ses funérailles, il voulait se faire inhumer au pays, terre de ces ancêtres et a souscrit une assurance obsèques.
    Les garçons ne comprennent pas, s’énervent, ils sont français, le MAROC c’est loin, ils n’y vont jamais, leur vie est en FRANCE et leurs parents les ont toujours incités à s’intégrer, à devenir de bons petits français, à réussir....et ils ont réussi ! Pourquoi vouloir se faire enterrer au MAROC ?
    Malgré l’agacement et l’incompréhension, Marwan accompagnera le cercueil de son père en avion selon ses dernières volontés et les autres membres de la famille traverseront le SUD de l’EUROPE en voiture pour rejoindre CASABLANCA.
    Marwan, qui subit ce voyage, va vite comprendre que ce retour aux sources est aussi pour lui une manière de redécouvrir ce père tutélaire et aimant, cet homme dont il ne sait finalement rien ou seulement ce qu’il a bien voulu dire à ses fils. Ce jeune homme va apprendre à mieux se connaître à travers la tragédie qui le frappe et comprendre l’attachement de ses parents pour leur terre natale.

    Olivier DORCHAMPS distille subtilement le récit de la vie de Tarek, ce père adoré, figure charismatique qui a su transmettre à ses fils les valeurs qui lui étaient chers : le travail, le respect, la tradition et l’amour. Tarek a tout fait pour que ses fils deviennent de bons français au risque de renier leurs origines. Evidemment, la nouvelle des obsèques marocaines déstabilise la fratrie et obligent Foued , Ali et Marwan à se questionner sur leur attachement au MAROC et a tenté de comprendre la volonté de leur père.
    A travers l’histoire de ses trois frères, Olivier DORCHAMPS interroge et tente de comprendre cet écartèlement entre deux cultures, deux continents, il met en évidence les problèmes d’intégration tout en ne cédant pas à la facilité. Rien n’est écrit, rien n’est tout noir ni tout blanc. Marwan va apprendre qui était vraiment son père, va s’approprier son histoire familiale à travers les paroles de sa grand-mère pour mieux appréhender son futur et tenter de trouver sa place entre la FRANCE qui l’a vu naître et le MAROC qui est la patrie de ses aïeuls.
    CEUX QUE JE SUIS est un très beau premier roman qui m’a touchée par son intensité et sa vérité. . Sa trame dramatique gagne en profondeur au fil des pages tout en restant juste et délicate. Le style fluide et authentique de l'auteur m'a beaucoup plu.
    A travers ce beau récit, Olivier DORCHAMPS rend hommage avec sensibilité à la famille, à ses valeurs, il construit des ponts entre la FRANCE et le MAROC pour nous parler avec finesse et pertinence d’exil, de recherche d’identité, d’intégration et de transmission au-delà des frontières.
    Une vraie belle découverte que je vous conseille vivement !

    MYMY

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2019/10/31/37745286.html

Discussions autour de cet auteur

Il n'y a pas encore de discussion sur cet auteur

Soyez le premier à en lancer une !