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Santiago H. Amigorena

Santiago H. Amigorena

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Avis sur cet auteur (36)

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    Couverture du livre « Le ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

    Mireille B sur Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena

    En 1928, Vicente Rosenberg quitte la Pologne et s’installe à Buenos Aires. Distendre un peu les liens familiaux, prendre un peu de large avec ses racines, se construire un bel avenir. Très vite, Vicente rencontre Sammy et Ariel, juifs polonais comme lui, fréquente les bars, fonde un foyer avec...
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    En 1928, Vicente Rosenberg quitte la Pologne et s’installe à Buenos Aires. Distendre un peu les liens familiaux, prendre un peu de large avec ses racines, se construire un bel avenir. Très vite, Vicente rencontre Sammy et Ariel, juifs polonais comme lui, fréquente les bars, fonde un foyer avec Rosita…

    12 ans plus tard, « le 13 septembre 1940, à Buenos Aires, l’après-midi était pluvieuse et la guerre en Europe si loin qu’on pouvait se croire encore en temps de paix. »
    12 ans plus tard, sa conscience se brise. Depuis son départ, Gustawa sa mère, lui écrivait des lettres auxquelles il ne répondait, mais maintenant, elle lui parle « du grand mur que les Allemands ont construit ». Puis les lettres s’espacent, leur ton est dramatique et, plus de nouvelles. Un ghetto d’un autre type s’érige à l’intérieur de Vicente, qui sera brisé par la culpabilité, les regrets et l'impuissance.

    Une première lecture de l’œuvre de Santiago H. Amigorena que je n’oublierai pas. J’ai rejoint Vicente, petit-fils de l’auteur, au plus profond de sa mélancolie et suis sortie de la lecture extrêmement touchée. Quelques jours plus tard en écrivant ces lignes, je me sens très petite et suis reconnaissante envers l’auteur de communiquer avec habileté, force, pudeur et sensibilité sur la shoah, d’enseigner et de transmettre la mémoire des familles.
    Pour ce petit-fils, l’écriture de ce roman a été l’exutoire « pour combattre le silence qui m’étouffe depuis que je suis né ».
    A lire absolument avant de partager largement.

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    Couverture du livre « Le ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

    Isa Pouteau sur Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena

    Déçu par la politique et animé par une envie de réussite, Vicente Rosenberg quitte la Pologne en 1928 pour s’installer à Buenos Aires.
    Laissant sa mère et son frère à Varsovie, il fonde une famille et vit heureux jusqu’à l’invasion de la Pologne par les nazis en 1939.
    Car s’il a vécu en...
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    Déçu par la politique et animé par une envie de réussite, Vicente Rosenberg quitte la Pologne en 1928 pour s’installer à Buenos Aires.
    Laissant sa mère et son frère à Varsovie, il fonde une famille et vit heureux jusqu’à l’invasion de la Pologne par les nazis en 1939.
    Car s’il a vécu en oubliant le passé et les siens, la souffrance de la population de Varsovie murée dans le ghetto va le révéler à sa condition de juif et l’enfermer dans un silence dont il ne pourra sortir, comme si les mots ravivaient son remord de ne pas avoir été là où il aurait dû être.
    Ce roman nous interpelle sur la difficile et pesante «appartenance mi-religieuse et mi-ethnique» à ce peuple juif que la douleur a réuni de tous temps.
    Le propos de Santiago H. AMIGORENA est une révélation d’une telle justesse qu’elle est difficile à supporter et l’on se sent coupable de n’être pas plus que les spectateurs de cette catastrophe humaine.
    Une écriture simple et lancinante qui nourrit le malaise du remord et crée une irrépressible empathie pour ces êtres déracinés qui ont vécu l’holocauste emprisonnés dans un «ghetto intérieur».
    L’émotion est au rendez-vous dans ce court roman qui fût une révélation pour moi et que je ne suis pas prête d’oublier.

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    Couverture du livre « Le ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

    Magali BERTRAND sur Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena

    « […] les mots ne dépendent pas de ce que croit dire celui qui les dit : les mots disent ce qu’ils deviennent, ils racontent toujours une histoire, des histoires. »
    Les mots de Santiago H.Amigorena glissent un pied dans la porte de l’histoire verrouillée de silence de sa famille. Lorsque...
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    « […] les mots ne dépendent pas de ce que croit dire celui qui les dit : les mots disent ce qu’ils deviennent, ils racontent toujours une histoire, des histoires. »
    Les mots de Santiago H.Amigorena glissent un pied dans la porte de l’histoire verrouillée de silence de sa famille. Lorsque Vicente Rosenberg, son grand-père, quitte Varsovie en 1928 pour aller s’installer en Argentine, il n’est pas (et il ne peut pas être, pas encore, pas si tôt !) un juif qui fuit la menace nazie, il n’est qu’un jeune homme comme tant d’autres, gonflé de l’espoir de construire sa vie dans un pays plein d’avenir et, surtout, loin de l’amour étouffant de sa mère. Alors, oui, il répond à ses lettres, mais pas toujours, mais de loin en loin, mais de moins en moins. Jusqu’à ce que des mots terribles, des mots qui seront les derniers, tracent les contours d’une réalité qu’il ne voulait pas voir, qu’il ne pouvait pas croire et contre laquelle il ne peut plus rien. Alors, de douleur et d’impuissance, il se tait.
    L’histoire que racontent les mots de Santiago H.Amigorena est, paradoxalement, celle d’un silence qui se creuse dans le fracas lointain des armes, dans la douleur montante des larmes, dans la terreur sournoise des flammes d’une terre brûlée à venir. Celle d’un silence qui se bâtit, à grand renfort de honte et d’angoisse sur les ruines encore fumantes d’une existence dont on ne soupçonnait pas la valeur, de souvenirs dont on ignorait qu’on les chérissait. Les mots de Santiago H.Amigorena racontent un gouffre qui se creuse, un mur qui se construit, un silence qui se fige peu à peu entre le racontable et l’indicible, entre ce que les mots peuvent traduire et ce qu’aucun d’entre eux, jamais, n’aura le pouvoir de dire avec assez de force, de poids, d’horreur et de justesse. Ils racontent l’histoire du nouveau péché originel, celui de la génération « d’après », entravée pour toujours des chaînes de la culpabilité d’avoir échappé au pire, de n’avoir pas su le voir, le dire et d’avoir osé vivre tandis que tant d’autres mourraient. Les mots de Santiago H.Amigorena racontent le silence coupable de ceux qui n’ont pas voulu croire aux mots qui racontaient et qui donnaient à voir et à hurler, le silence qui enferme et qui tue, le silence qui condamne. Qui « damne avec » ?
    En retrouvant les mots enfouis, les mots qui n’ont pu être dits avant lui, Amigorena dévoile, avec justesse et une douloureuse lucidité, la Genèse d’un silence qui, à votre tour, vous laissera sans voix.

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    Couverture du livre « Le ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

    CARLAFZ sur Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena

    Pourquoi Vicente décide brutalement de se plonger dans le silence ?
    Santiago H. Amigorena raconte le mutisme de son grand-père qui lui pèse depuis tant d’années. Une histoire de famille basée sur des non-dits à propos de l’Holocauste.

    Le ghetto intérieur est un roman court et saisissant...
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    Pourquoi Vicente décide brutalement de se plonger dans le silence ?
    Santiago H. Amigorena raconte le mutisme de son grand-père qui lui pèse depuis tant d’années. Une histoire de famille basée sur des non-dits à propos de l’Holocauste.

    Le ghetto intérieur est un roman court et saisissant par les sentiments ambivalents que nous fait ressentir l’auteur : tant on est fasciné par la complicité et l’amour inconditionnel qui lient Vicente et Rosita, tant on partage avec lui le sentiment d’impuissance face à une famille que l’on détruit à douze mille kilomètres de là.

    Un énième roman sur cette période noire et atroce du génocide juif, mais un nouveau regard : celui d’un exilé impuissant face à ce drame familial.

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