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Santiago H. Amigorena

Santiago H. Amigorena

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Avis sur cet auteur (36)

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    Couverture du livre « Le ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

    Dominique Jouanne sur Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena

    Par les yeux de son grand-père en Argentine, l’auteur livre un regard sans fiction, sur la Shoah telle elle s’est passée en Pologne mais surtout sur le sens de la culpabilité mis en tous ses états.

    Fatigué d’une mère juive trop accaparante, et amer de vivre dans une société polonaise et...
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    Par les yeux de son grand-père en Argentine, l’auteur livre un regard sans fiction, sur la Shoah telle elle s’est passée en Pologne mais surtout sur le sens de la culpabilité mis en tous ses états.

    Fatigué d’une mère juive trop accaparante, et amer de vivre dans une société polonaise et allemande qu’il trouve étouffante, Vicente Rosenberg décide de changer d’air. En 1928, il s’envole pour l’Argentine où il y retrouvera un ami d’enfance. Il y liera amitiés, s’y mariera, aura trois enfants, gérera une boutique de meubles.

    Sa mère lui écrit de Pologne. Il lui répond rarement et du bout des lèvres jusqu’à ce que les courriers deviennent inquiétants et concomitants avec les nouvelles incertaines de la presse internationale.
    L’inquiétude va grandissante jusqu’à ce qu’il soit trop tard pour faire venir la famille à Buenos Aires.
    Vicente vivra la Shoah à distance avec inquiétude et honte. Il n’aura de cesse de s’imaginer le ghetto de Varsovie et sa mère victime de « la solution finale » mise en place par les nazis ainsi que la mort de son frère athlétique médecin réduit à un tas d’os.

    Vicente pense aux siens en Pologne et se réfugie dans un mutisme total.

    Aux yeux des autres, mais aussi aux siens, Vicente est-il Polonais, Allemand, Argentin ou Juif ?

    Coupé de sa famille, il connaitra un sentiment de culpabilité grandissant au fil des nouvelles publiées par la presse reçues au compte-goutte et en retard sur les événements.

    Les lettres de sa mère qui avaient le don de l’agacer viennent à cruellement lui manquer depuis qu’il n’en reçoit plus. L’inquiétude est palpable. L’imagination va le renvoyer dans un état de choc au silence retentissant. Réduit au mutisme. Accablé, il ne parle plus. Il pense. IL se remémore. Il imagine. Il se déprécie. C’est le ghetto intérieur. Il se tait !

    Il pense devoir mourir à son tour mais la vie le rattrape avec la naissance d’un enfant…

    Ce texte me fait penser à Jorge Zalamea (auteur colombien réfugié en Argentine) et son « Le grand Burundun-Burunda est mort », (Collection Patte d’oie – Editions Macula) allégorie de la dictature, poème par lequel le dictateur veut réduire les hommes au silence.

    Son honneur, sa renommée, sa réputation, son prestige, toute son édification était en ruine.
    C’est l’histoire de toutes les dictatures. Bâtir des sociétés sans « pourquoi ? ».

    « Onze millions de personnes. Onze millions de personnes à assassiner. Peut-on penser l’impensable ? Peut-on comprendre l’incompréhensible ? Peut-on imaginer ce que personne n’a jamais vu, ce que personne n’a encore jamais cru que l’homme serait capable de faire ? »

    Un texte puissant et émouvant qui met en garde sur un passé qui peut resurgir à tout moment.

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    Couverture du livre « Le ghetto intérieur » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

    yves MONTMARTIN sur Le ghetto intérieur de Santiago H. Amigorena

    « J'ai souvent écrit que l'oubli était plus important que la mémoire. J'ai souvent songé, comme Pasolini, que celui qui oublie jouit plus que celui qui se souvient. »

    1940, Vicente juif polonais vit en Argentine avec sa femme et ses deux enfants. La guerre en Europe est si loin qu'on pourrait...
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    « J'ai souvent écrit que l'oubli était plus important que la mémoire. J'ai souvent songé, comme Pasolini, que celui qui oublie jouit plus que celui qui se souvient. »

    1940, Vicente juif polonais vit en Argentine avec sa femme et ses deux enfants. La guerre en Europe est si loin qu'on pourrait se croire en temps de paix. Sa mère et son frère sont encore en Pologne. Vicente se sent en ce temps-là bien plus argentin que juif ou polonais. À Varsovie, les Allemands ont commencé à bâtir un mur, mais partout dans le monde on ignore ce qu'est réellement la vie à l'intérieur du ghetto. Une zone d'à peine trois kilomètres carrés où vont vivre plus de quatre cent mille personnes. Les allemands vont mettre en oeuvre une véritable entreprise industrielle pour régler la question juive, onze millions de personnes à assassiner,

    Dans ce roman, Santiago Amigorena nous raconte une histoire vraie, celle de son grand-père Vicente, mais ce roman est avant tout l'histoire du silence. Celui des informations qui sont confuses, incomplètes, les journaux donnent une version incertaine des atrocités qui ont lieu. Partout dans le monde on préfère ne pas parler, ne pas savoir. le silence dans lequel va se réfugier Vicente . Une lettre de sa mère va lui ouvrir les yeux, il aurait préféré ne pas savoir, il cesse de croire que la vie est plus importante que la mort. Tout ce qu'il a soupçonné tout ce qu'il n'a pu imaginer est moins horrible que la vérité.
    Une réflexion sur l'identité,
    « Pawel avait une mère juive et un père chrétien. Et il disait toujours que c'était bizarre, parce que si on lui demandait s'il était chrétien il disait toujours non et ça s'arrêtait là, mais si on lui demandait s'il était juif il disait toujours non, et il se sentait coupable. »

    Une réflexion sur les origines,
    « C'est comme si cette origine juive était une grosse valise qu'il fallait se trimballer pendant toute notre existence... comme un héritage tellement lourd, tellement immense. »

    Mais surtout une réflexion sur la culpabilité. Alors que sa mère et son frère sont enfermés dans le ghetto de Varsovie, Vicente va s'enfermer dans un ghetto intérieur, ignorant ses enfants et sa femme. Un récit bouleversant, qui alterne la progression de la mise en place de l'extermination des juifs avec le drame intime vécu par Vicente étouffé par sa culpabilité, sa culpabilité de survivant.

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    Couverture du livre « Des jours que je n'ai pas oubliés » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

    Sophie MC sur Des jours que je n'ai pas oubliés de Santiago H. Amigorena

    En même temps très original sur la forme, très fort en émotion, mais trop peu d'intérêt pour le lecteur. Une seule thématique tout au long du livre, on décroche assez vite.

    En même temps très original sur la forme, très fort en émotion, mais trop peu d'intérêt pour le lecteur. Une seule thématique tout au long du livre, on décroche assez vite.

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    Couverture du livre « Des jours que je n'ai pas oubliés » de Santiago H. Amigorena aux éditions P.o.l

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur Des jours que je n'ai pas oubliés de Santiago H. Amigorena

    Une pépite au fond d’une bibliothèque perdue dans la campagne !...
    Je ne sais par quel hasard je suis « tombée dessus » mais j’aimerais bien qu’une telle découverte me surprenne plus souvent !
    Et je crois bien que ce sera aussi votre appréciation au dernier mot de mes quelques lignes…
    Notre...
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    Une pépite au fond d’une bibliothèque perdue dans la campagne !...
    Je ne sais par quel hasard je suis « tombée dessus » mais j’aimerais bien qu’une telle découverte me surprenne plus souvent !
    Et je crois bien que ce sera aussi votre appréciation au dernier mot de mes quelques lignes…
    Notre écrivain, narrateur de sa propre histoire, vit très mal le départ de son épouse, célèbre comédienne, qui l’a quitté le laissant seul. Il est prêt au pire mais à la pensée de ne plus revoir ses enfants, surmonte sa douleur et se contente de faire un voyage en Italie sur les trace de son bonheur perdu.
    Au cours de son périple, Il s’adresse à la femme qu’il aime dans une sorte de lettre ininterrompue à travers laquelle il perpétue son amour dans un long monologue.
    L’intérêt de cet ouvrage ne réside certes pas dans son thème hélas banal, mais dans la transcendance avec laquelle l’écriture absolument lumineuse de l’auteur va lui donner son relief.
    J’aurais pu m’arrêter là, mais j’ai éprouvé tellement de plaisir et d’émotion à sa lecture que m’intéressant à son auteur inconnu, absent de mes souvenirs en tout cas, j’ai fini par une découverte bien dans l’air du temps… Santiago H. Amigorena est tout simplement l’ex-mari de … Julie Gayet !
    Une chance que ce livre ait échappé à la fureur médiatique et soit resté ainsi un joyau dans cette histoire autobiographique et ne soit pas devenu un livre « people ».

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