Olivier Norek

Olivier Norek
OLIVIER NOREK est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quatorze ans. 93 Code zéro est son premier livre.
OLIVIER NOREK est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quatorze ans. 93 Code zéro est son premier livre.

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Avis (77)

  • Couverture du livre « Entre deux mondes » de Olivier Norek aux éditions Michel Lafon

    0.25

    Violaine belouard sur Entre deux mondes de Olivier Norek

    Bon bon bon, mettons les choses dans l'ordre !

    Présentation de l'auteur : pas besoin, Olivier Norek n'est plus un petit nouveau dans la littérature française...

    Présentation de l'éditeur : pas besoin non plus, Michel Lafon n'a pas besoin de mes services pour être connu...

    Avis sur le...
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    Bon bon bon, mettons les choses dans l'ordre !

    Présentation de l'auteur : pas besoin, Olivier Norek n'est plus un petit nouveau dans la littérature française...

    Présentation de l'éditeur : pas besoin non plus, Michel Lafon n'a pas besoin de mes services pour être connu...

    Avis sur le roman : BINGO, là je peux intervenir...

    Entre deux mondes c'est un livre qui cache drôlement bien son jeu...

    Commençons par le début : Michel Lafon m'agace...oui, je trouve que c'est cette propension à vous appâter en douceur avec une couverture tellement agréable au toucher qu'on se laisse charmer sans se rendre compte c'est vraiment trop injuste ;) (tiens ça me rappelle mon chat Calimero mais c'était surtout histoire de glisser que Norek n'a cette fois pas utilisé de chat dans son livre).

    Une fois le livre ouvert le plus dur sera de le refermer. Vous savez j'ai mis quelques jours à l'ouvrir...ma grande question était déjà : qu'est-ce que je lirai après Olivier Norek ?

    Et puis, au regard de la 4ème de couverture, je ne pouvais pas rester devant à me lamenter sur mon sort qui sera de savoir quoi lire après, il me fallait savoir ce que nous proposait Olivier Norek sur un sujet aussi épineux, délicat et sensible dans notre pays que cette "jungle calaisienne".

    Et pleurer sur votre sort après avoir lu ce roman sera la dernière chose à laquelle vous penserez, je vous l'assure ...

    Adam et Bastien seront deux personnages qui vous colleront à la peau, ils vous feront ressentir beaucoup d'émotions et parfois même vous donneront de grosses claques, mais n'ayez pas peur c'est aussi pour votre bien.

    Je lis assez rarement en écoutant de la musique et là étonnamment deux chansons me sont revenues assez régulièrement en tête.

    Il y a d'abord celle de Zazie "J'étais là". Autant vous dire que le livre et la musique font que vous aurez des frissons...de peur, d'angoisse et de colère... J'ai ressenti ces trois sentiments face à Olivier Norek, j'avais l'impression d'être à côté de lui et qu'il me disait "alors tu vois, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" ou encore "et toi tu choisirais quoi à leur place ? tu ferais quoi pour sauver ne serait-ce qu'une personne de cet enfer ?". Et Zazie qui en remettait une couche avec ses paroles notamment :

    J’ai bien vu le sort que le Nord réserve au sud
    Qui a compris le mépris !J’étais la pour compter les morts
    J’étais la et je n’ai rien fait
    Et je n’ai rien fait
    J’étais-la pourtant
    J’étais la et je n’ai rien fait

    alors vous pensez bien que la remise en question était totale...et il me fallait trouver des idées pour ne pas laisser ce livre seul dans ma bibliothèque, il faut qu'il vive et qu'il serve surtout à éradiquer l'individualisme qui guette nos sociétés...

    Et ensuite, j'ai aussi eu la chanson de Alain Souchon "C'est déjà ça" en tête et notamment ces paroles :

    Oh, oh, oh, et je rêve
    Que Soudan, mon pays, soudain, se soulève
    Oh, oh,
    Rêver, c'est déjà ça, c'est déjà ça.

    Je ne sais pas à quoi rêve les populations qui émigrent sans savoir quel pourra être leur avenir, mais j'espère que parmi elles certaines personnes arrivent à garder espoir et pourquoi pas donner aussi une dynamique à ceux qui les entourent pour s'en sortir et continuer de croire en l'Humain pour avancer. Toutes les personnes qu'ils croiseront ne sont pas des égoïstes...

    Je pense que beaucoup d'autres chansons pourraient compléter l'oeuvre d'Olivier Norek et cela me laisse à penser que si nous continuons à semer les graines que les artistes mettent devant nos yeux alors l'humanité ne pourra que gagner... Les artistes sont là pour mettre en avant et porter la parole d'une population, ce que des personnes "seules" ne peuvent faire. Alors agissons, prenons le train en route !

    Ce livre coup de poing n'est, je pense, pas un thriller. Un "roman type thriller" voudrait dire qu'on arrête un coupable et que le livre se termine et qu'on passe à une autre lecture. Or ici, le livre n'est que le début d'une nouvelle action... le coupable court encore et je suis sur que vous aurez un temps de réflexion avant d'ouvrir un autre livre !

    Ce livre "Entre deux mondes" est pour moi le meilleur d'Olivier Norek. (les autres sont excellents aussi mais celui-ci frappe encore plus dans mon quotidien de simple citoyenne)

    Meilleur dans le sens où l'auteur s'est rendu sur le lieu du récit pour vivre de l'intérieur le quotidien et ressentir ce que Adam et Bastien nous transmettent.

    Meilleur car il ne juge pas, il constate et en face chacun le prend comme il l'entend.

    Meilleur car il est riche d'humanité et d'amour quand même.

    Meilleur car l'être humain qui est derrière cette plume est bienveillant, sensible...git sta

  • Couverture du livre « Entre deux mondes » de Olivier Norek aux éditions Michel Lafon

    0.25

    Alex Mot-à-Mots sur Entre deux mondes de Olivier Norek

    Le roman commence abruptement, continue en Syrie nous décrivant cette guerre sale, et se poursuit à Calais dans la Jungle.

    J’ai aimé (aussi bizarre que cela paraisse) découvrir cette Jungle de l’intérieur : son organisation avec ses Champs-Elysées, ses différents secteurs, ses trafics, la...
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    Le roman commence abruptement, continue en Syrie nous décrivant cette guerre sale, et se poursuit à Calais dans la Jungle.

    J’ai aimé (aussi bizarre que cela paraisse) découvrir cette Jungle de l’intérieur : son organisation avec ses Champs-Elysées, ses différents secteurs, ses trafics, la place des organisations humanitaires.

    J’ai aimé l’amitié entre le Military Men Adam qui attend désespérément sa femme et sa fille, et le jeune garçon qu’il sauve de l’esclavage sexuel et dont la langue est coupée.

    J’ai aimé découvrir leur parcours de vies avant Calais et leur espoir sans fin.

    J’ai souri aux déformations des mots français : Youké pour l’Angleterre, ou Djafari pour Jules Ferri.

    Une lecture qui a suscité des émotions fortes : l’espoir à chaque attaque de poids-lourds que certains puissent tout de même passer malgré la violence de l’action ; la fraternité active des policiers pour aider le garçon à passer ; le désespoir quand le destin s’en mêle.

    Un roman qui décrit des situations terribles de façon lucide (qui a cru un moment que le démantèlement de la Jungle serait définitif, non mais franchement ?) mais plein d’humanité.

    Plus qu’un roman policier, une ode à la fraternité.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la plage derrière la Jungle qui permet à Adam et au jeune garçon de se ressourcer.

    http://alexmotamots.fr/entre-deux-mondes-olivier-norek/git sta

  • Couverture du livre « Entre deux mondes » de Olivier Norek aux éditions Michel Lafon

    0.2

    yves MONTMARTIN sur Entre deux mondes de Olivier Norek

    " Tous les pays riches, n'ont qu'une seule trouille, c'est de voir l'autre partie du monde venir se décrotter les pompes sur leur paillasson. ".

    Calais 2016, les pelleteuses chargées de réduire à néant le camp de migrants mettent à jour sept cadavres.

    Damas juin 2016, quand le prisonnier...
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    " Tous les pays riches, n'ont qu'une seule trouille, c'est de voir l'autre partie du monde venir se décrotter les pompes sur leur paillasson. ".

    Calais 2016, les pelleteuses chargées de réduire à néant le camp de migrants mettent à jour sept cadavres.

    Damas juin 2016, quand le prisonnier va parler, il donnera son nom, Adam deviendra une cible , sa femme Nora et sa fille Maya aussi. Elles doivent quitter immédiatement la Syrie, sans lui. Adam est un agent de l’armée Syrienne libre, infiltré dans la police du régime syrien.
    La torture c’est aussi du répit, sinon ça ne fonctionne pas, les fils électriques, l’acide, les yeux arrachés, un abattoir rempli de cadavres humains, bienvenue chez Bachard-el-Assad.
    Nora et Maya passent une nuit en Libye, puis c’est la traversée de la méditerranée en zodiaque surchargés de migrants

    Bastien Miller nommé au commissariat de Calais va faire la connaissance d’Adam qui est à la recherche de sa femme et de sa fille dans la jungle calaisienne. Dix mille personnes qui n’ont rien à faire de leur journée qu’attendre le milieu de la nuit pour tenter de monter dans un camion vers l’Angleterre. Quand il pleut à Calais, c’est de la grosse grêle, cailloux, briques écrous de chantier. Les commerces fermes, les touristes se barrent. Réglements de comtes, punitions, viols et agressions. Deux mosqués dont l’une version intégrale et brutale sert de base aux recruteurs de l’état islamique. Soudanais et Afghans se disputent le leadership sur le camp à coups de machettes et de couteaux.


    Après sa trilogie sur les banlieues, Olivier Norek nous propose un roman noir ayant pour fond la jungle de Calais.Une fois de plus il ne fait pas dans la dentelle, tout sonne juste, on est à la limite du reportage notamment pendant la traversée de la méditérranée, où lorsque des centaines de migrants partent à l’assaut des camions L’écriture sans fioriture de l’auteur nous décrit l’horreur du quotidien de la jungle où l’atrocité n’a pas de limite. Des personnages remplis d’humanité apportent un peu de lumière à ce roman sombre et dérangeant. Comment oublié Kilani l’enfant soldat devenuun homme du jour au lendemain une arme à la main. « Face à la violence de la réalité, je n’ai pas osé inventer, seule l’enquête de police, basée sur des faits réels, a été romancée », écrit Olivier Norek, voilà tout est dit.git sta

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