Olivier Norek

Olivier Norek
OLIVIER NOREK est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quatorze ans. 93 Code zéro est son premier livre.
OLIVIER NOREK est lieutenant de police à la section Enquête et Recherche du SDPJ 93 depuis quatorze ans. 93 Code zéro est son premier livre.

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Avis (94)

  • Couverture du livre « Entre deux mondes » de Olivier Norek aux éditions Michel Lafon

    0.25

    Marie-Laure VANIER sur Entre deux mondes de Olivier Norek

    Waouh… c'est du très bon, n'y allons pas par quatre chemins. Quelle maîtrise, Monsieur Norek ! Je suis bluffée comme on dit. Sont réunis ici tous les ingrédients qui font un excellent polar : une construction au millimètre, une langue fluide et des dialogues dynamiques, du suspense (impossible...
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    Waouh… c'est du très bon, n'y allons pas par quatre chemins. Quelle maîtrise, Monsieur Norek ! Je suis bluffée comme on dit. Sont réunis ici tous les ingrédients qui font un excellent polar : une construction au millimètre, une langue fluide et des dialogues dynamiques, du suspense (impossible de reposer le bouquin), une plongée dans un univers, des personnages émouvants et très attachants… Tout y est : vraiment j'ai adoré !
    Bon, que je vous raconte un peu : si je vous dis « Calais », vous allez penser à quoi ? Son beffroi de 78 mètres, ses fameux bourgeois immortalisés par Rodin, son port, sa plage ?
    Pas vraiment, me direz-vous… Les mots qui vous viendront à l'esprit sont La Jungle, les migrants, le rêve du passage vers l'Angleterre (Youké, comprenez UK), la survie sous une tente, le froid, la faim, la misère, la violence, la mort.
    Et c'est là qu'Olivier Norek donne rendez-vous à ses personnages, dans ce lieu qui n'en est pas un, dans cet espace où la police ne met pas les pieds, le plus grand bidonville d'Europe : « vous y allez souvent ? - Aux abords tous les jours. A l'entrée, quand il le faut. Mais dedans, rarement. C'est à la fois une zone de non-droit et un bidonville » où des enfants, des femmes, des hommes tentent de survivre comme ils peuvent, épuisés par un voyage qu'aucun de nous ne ferait. Bref, un endroit à la marge, « entre deux mondes », une espèce de no man's land avec des hommes, enfin, ce qu'il en reste. Pour une plongée, c'est une plongée (l'auteur a partagé trois semaines la vie des réfugiés mais il a rencontré aussi les policiers, les politiques, les journalistes, les calaisiens...) et vous verrez, quand vous entendrez parler de Calais et des migrants, vous n'envisagerez plus tout à fait les choses de la même façon… et pour cause…
    Extrait d'une discussion entre flics en faction de nuit à Calais :
    « -C'est comme dans les films d'horreur, tu sais, quand la nana court dans la forêt, qu'elle se casse la gueule tous les trois mètres et que l'assassin la suit, tranquille en marchant.
    - Je vois pas le rapport.
    - Mais si, attends. Bon, elle a réussi à sortir de la forêt et elle tombe sur une petite maison. Elle cogne à la porte, elle dit qu'elle va se faire égorger, qu'un fou la suit et tout et tout. Là, le proprio, s'il ouvre pas, les spectateurs le traitent d'enfoiré. Normal, non ?
    - Ouais. Non-assistance à personne en danger. Mais je vois toujours pas le rapport.
    - Le rapport c'est qu'on fait exactement la même chose. Tous ces migrants, là, c'est comme s'ils fuyaient un assassin en série, qu'ils frappaient à notre porte et que nous, on faisait semblant de pas entendre.
    - D'accord, sauf qu'ils sont dix mille à toquer. Et avec le phénomène d'aspiration, si on ouvre pour ceux-là, dix mille autres se présenteront, puis dix mille autres.
    - Je sais, mathématiquement, ça tient, mais humainement, ça bloque toujours... »
    Bon, un peu longue ma citation, mais elle pose en quelques mots toute la complexité d'un problème quasi insoluble dont Olivier Norek nous dresse, sans manichéisme aucun, un état des lieux… A nous de nous interroger...
    Adam Sarkis, ancien membre de l'Armée syrienne libre, recherché dans son pays pour trahison, se retrouve là, à Calais. Il attend sa femme Nora et sa fille Maya qui sont parties avant lui, pour plus de prudence. De Damas, elles doivent passer par Beyrouth, Amman, Tripoli, Pozzalo, puis… Calais. Voilà ce qui est prévu. Ils sont censés maintenant se retrouver. Après, ils verront. Mais pour le moment, elles ne sont pas encore là...
    Arrive aussi, à peu près au même moment, un flic, le lieutenant Bastien Miller affecté à la brigade de sûreté urbaine de Calais. On le prévient tout de suite, Calais, ce n'est pas une sinécure. Poids lourds pris d'assaut, agressions en tous genres, barrages sur l'autoroute, morts de migrants, vengeances, magouilles, meurtres, viols, tensions entre communautés (comme le dit Ousmane, un réfugié : « Tu dois faire attention aux Afghans. Ils ne sont pas pires que les autres, mais comme ce sont les plus nombreux, ils essaient de faire la loi. C'est naturel. C'est la survie. Nous devenons tous des monstres quand l'Histoire nous le propose. ») Présence, aussi, des recruteurs pour Daech. Et, bien sûr, des humanitaires débordés. De plus, la cohabitation est ultra-tendue avec les Calaisiens : des bagarres sont à déplorer, la ville perd ses touristes, les magasins ferment, le taux de chômage grimpe, les maisons ne valent plus rien… Il faut gérer ça au quotidien. Bref, Bastien est prévenu. Ses collègues n'en peuvent plus : dépressions, tentatives de suicide, arrêts-maladie, problèmes de couple et impossible de muter : quand on y est, on y reste.
    Et puis, il y a un problème dans cette Jungle (qui doit son nom au fait que les migrants iraniens ont appelé ce secteur boisé « La forêt » à savoir « jangal » en persan  : or, tout le monde a cru entendre « jungle »...), difficile d'intervenir comme l'expliquent les collègues de Bastien : « … tous ces types dans la Jungle fuient la guerre ou la famine. On n'est pas sur une simple migration économique mais sur un exil forcé. Ce serait un peu inhumain de leur coller une procédure d'infraction à la législation sur les étrangers et de les renvoyer chez eux. On passerait pour quoi ? Mais d'un autre côté, c'est plutôt évident que personne ne veut se soucier de leur accueil puisqu'on les laisse dans une décharge aux limites de la ville. Alors on leur a créé le statut de « réfugiés potentiels ». Un statut qui n'existe qu'à Calais : avec cette appellation de réfugiés potentiels, ni on ne les arrête, ni on ne les aide. On les laisse juste moisir tranquilles en espérant qu'ils partiront d'eux-mêmes. »
    Des gens que l’État français refuse de faire entrer dans son système judiciaire, ce qui reviendrait d'une certaine façon, à les intégrer. Et de ça, pas question... Alors, tout se passe comme s'ils n'existaient pas, n'avaient pas vraiment de statut, d'identité. Une zone de non-droit habitée par des fantômes qu'on espère de passage. Et le pire peut y arriver.
    Donc, tous les soirs, ça recommence, c'est l'assaut des camions, les grenades lacrymogènes en quantité qu'il faut jeter pour aveugler tout le monde, l'hélico qui survole et repère, les chiens surexcités, la trouille des chauffeurs et des migrants prêts à tout pour passer. Le cauchemar. Au quotidien.
    Enfin, Bastien sera prévenu : « -Réfléchissez pas trop lieutenant. C'est pas une bonne idée. Ce job, il se fait en apnée. Tentez pas de respirer sous l'eau. »
    Mais, comme vous l'imaginez, ce n'est pas forcément son genre au gars Bastien de ne rien dire et de ne rien voir… Trop humain pour fermer les yeux.
    « A la fin il faudra regarder tout ce qu'on a accepté de faire. Et ce jour-là, j'ai peur de me dégoûter. »
    Encore une fois, un polar rythmé, efficace, très bien documenté (une année d'enquête et six mois d'écriture) qui va vous faire découvrir un monde que vous n'imaginez même pas dans vos pires cauchemars ! Et des personnages que vous ne serez pas près d'oublier…
    A lire absolument !

    LIREAULIT http://lireaulit.blogspot.fr/

  • Couverture du livre « Code 93 » de Olivier Norek aux éditions Pocket

    0.2

    Yves Mabon sur Code 93 de Olivier Norek

    J'aime assister à la naissance d'un héros récurrent, même si sur ce coup, j'ai quelques années de retard, mais les deux tomes suivants étant édités en poche, je sens que je vais me faire la série. Car Coste, je l'aime bien, lui et son équipe. Olivier Norek en fait un flic réel, pas un...
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    J'aime assister à la naissance d'un héros récurrent, même si sur ce coup, j'ai quelques années de retard, mais les deux tomes suivants étant édités en poche, je sens que je vais me faire la série. Car Coste, je l'aime bien, lui et son équipe. Olivier Norek en fait un flic réel, pas un super-héros. D'ailleurs son polar est à la fois fictionnel et réaliste, certains détails sont intéressants, comme par exemple "L’obstacle médico-légal" qui est émis par le médecin qui constate le décès pour que le corps soit examiné par un médecin légiste, le magistrat nommé devra lui, demander une autopsie. C'est la première fois que je lis cette procédure, les flics de série allant souvent au plus direct.

    Coste et son équipe me plaisent, leurs relations sont bien rendues, j'ai encore des trucs à apprendre mais je le ferai dans les épisodes suivants j'imagine. L'enquête est bien menée et si le lecteur connaît avant les flics le ou les coupables, la tension reste vive jusqu'au bout. Olivier Norek est flic, ce qui aide sans doute à construire une intrigue qui tienne la route et qui paraisse plausible, mais tous les flics ne peuvent pas se targuer de pouvoir écrire des polars.

    Construit en quatre parties, j'avoue cependant que je me serais volontiers passé de la troisième qui explique en détails les modus operandi du ou des coupables, mes petits âme et cœur sensibles ont failli ne pas aller jusqu'au bout des descriptions un peu gore. Comme cette partie est la plus courte et que les autres sont très bien, dans ma grande mansuétude, je pardonne à l'auteur, et même comme je le disais plus haut, j'irais bien voir si les autres titres avec le capitaine Coste sont aussi bons que ce premier.

  • Couverture du livre « Surtensions » de Olivier Norek aux éditions Pocket

    0.25

    patrice chauville sur Surtensions de Olivier Norek

    Un polar pur et dur...
    Tous les ans, dans mes lectures, je sais qu'à un moment je vais tomber. Assommé, le souffle coupé, les tripes nouées. Ben, ça y est, janvier même pas terminé et c'est arrivé.
    Le coupable ? Olivier Norek. L'arme ? Surtensions.
    Avant de me lancer, dans quelques semaines,...
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    Un polar pur et dur...
    Tous les ans, dans mes lectures, je sais qu'à un moment je vais tomber. Assommé, le souffle coupé, les tripes nouées. Ben, ça y est, janvier même pas terminé et c'est arrivé.
    Le coupable ? Olivier Norek. L'arme ? Surtensions.
    Avant de me lancer, dans quelques semaines, dans Entre deux mondes, son dernier opus, je tenais à lire le précédent, troisième volet de la trilogie Coste. Ce roman refermé, à peine remis des émotions ressenties, j'espère que Norek fera plaisir à ses fans (dont je fais partie assurément) et nous livrera d'autres romans avec son flic et ses équipiers.
    Surtensions, c'est une histoire de flics, le Groupe Crime 1, Coste, johanna, Sam et entre autres, mais c'est aussi la délinquance avec tous les excès, et c'est la prison. Et la prison selon Norek, c'est la vraie, pas celle d'un conte de fées qu'un public, abreuvé de fausses infos, imagine comme une colonie de vacances. Là, on viole, on passe à tabac, personne n'est à l'abri, bourreau un jour, victime le lendemain.
    Quant aux flics selon Olivier, qui sait de quoi il parle, ils ne sont pas des super-héros. Ce sont des hommes et des femmes, avec leurs forces et leurs faiblesses.
    Tout commence par un kidnapping. Coste et son équipe sont mobilisés, déterminés, mais quand ça veut pas, quand tout part de travers.... la mort guette.
    Olivier Norek m'a pris dans ses filets. Son roman est prenant, sans temps morts, violent comme la vie, comme le quotidien de ces policiers et de ces voyous.
    Un auteur de polars qui fait, sans aucun doute partie des meilleurs du genre, qui n'a qu'un but, je crois, nous dire la vérité sur notre société.
    Peut-être que, parfois, nos lectures sont là pour nous en détourner, mais Norek, lui, il nous botte les fesses et nous rappelle, avec ce roman, qu'on ne vit pas dans le monde des bisounours.
    Ah et puis, il a aussi réussi à me mettre la larme à l'oeil et avant de vous gausser, lisez donc Surtensions et on en reparle après.....

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