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Sandrine Collette

Sandrine Collette
Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l'université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d'acier, son premier roman, paru chez Denoël en 2013, a rencontré un vif succès critique et public avec plus de 8 000 exemplaires vendus.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Sandrine Collette, récit d’une glaciale Patagonie

    Tonitruant, comme un sol de terre sèche foulé par les sabots d'un criollo. Il reste la poussière est de ces livres qui ne vous promettent rien, et qui vous donnent beaucoup. D'une mine presque douce, mais néanmoins affutée, Sandrine Collette raconte la...

Avis sur cet auteur (296)

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    Couverture du livre « On était des loups » de Sandrine Collette aux éditions Lattes

    silencieuse sur On était des loups de Sandrine Collette

    Jamais déçue avec Sandrine Collette ! Je la suis depuis le tout début et chaque nouveau roman est pour moi un réel bonheur. Ce petit dernier est tout aussi réussi que les précédents, je l'ai lu les larmes aux yeux, la tension qui montait page après page, la peur du drame, le partage des...
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    Jamais déçue avec Sandrine Collette ! Je la suis depuis le tout début et chaque nouveau roman est pour moi un réel bonheur. Ce petit dernier est tout aussi réussi que les précédents, je l'ai lu les larmes aux yeux, la tension qui montait page après page, la peur du drame, le partage des sentiments. Tout est remarquable dans ce texte parfois violent, où père et fils s'affrontent, se perdent et se retrouvent dans des instants magiques que la nature veut bien leur accorder. Une fois de plus, Sandrine Collette prend un risque et gagne largement son pari.

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    Couverture du livre « On était des loups » de Sandrine Collette aux éditions Lattes

    Regine Zephirine sur On était des loups de Sandrine Collette

    Dans chacun de ses romans, Sandrine Collette sait nous surprendre avec des sujets singuliers où la violence est tapie, prête à jaillir dès qu’on baisse la garde. Et ça marche car on en ressort chamboulé.
    Liam est le narrateur de cette histoire. Il raconte comme il parle et ça va droit au...
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    Dans chacun de ses romans, Sandrine Collette sait nous surprendre avec des sujets singuliers où la violence est tapie, prête à jaillir dès qu’on baisse la garde. Et ça marche car on en ressort chamboulé.
    Liam est le narrateur de cette histoire. Il raconte comme il parle et ça va droit au but, sans filtre et parfois, c’est comme se prendre un coup de poing.
    Le personnage central, c’est donc cet homme peu loquace, avec, dans son ombre, son fils dont on n’entend que rarement la voix mais qui occupe toutes ses pensées jusqu’à l’obsession.
    C’est un solitaire qui vit du produit de sa chasse dans un endroit reculé et sauvage de la montagne.

    « …et pour moi, ça avait toujours été clair, je voulais vivre au milieu de nulle part et chasser et vendre mes peaux et voir le soleil se lever chaque matin sur la montagne.

    Ava est venue partager sa vie, un petit garçon est né. Tout va bien jusqu’à la disparition dramatique de la mère. Le père se retrouve seul avec son gamin dont il ne sait que faire. Ils vont partir, chevaucher des jours au rythme lent de leurs deux chevaux, et, tout au long de ce voyage, Liam va s’interroger sur sa paternité. Il ne sait pas parler à son fils, il est maladroit et supporte difficilement l’idée d’avoir à assumer seul son rôle de parent. Lui reviennent les souvenirs de son enfance, faite de maltraitance jusqu’à sa fuite à 16 ans.

    « Le souci, c’est que je n’ai pas les mots. Je ne suis pas capable de parler à un enfant j’ignore comment on fait »

    Liam va devoir envisager un avenir pour ce gamin taiseux et fragile mais il n’y a pas de place pour lui dans sa vie de chasseur pisteur. Ce cheminement d’un homme rustre pas taillé pour le rôle de père se déroule dans une nature sauvage et hostile ou rodent les bêtes sauvages et tous les dangers, où les éléments peuvent se déchainer sans crier gare. Mais la brutalité des hommes est aussi présente et elle va provoquer ce basculement où les rôles s’inversent. La violence poussée à son paroxysme peut parfois donner naissance contre toute attente à des pensées plus humaines.
    Dans ce texte dense et tendu comme un arc, on suit pas à pas un père et son fil qui doivent s’apprivoiser tout en faisant face à l’adversité.
    Dans une écriture efficace et sans fioritures, Sandrine Collette nous livre un récit de vie abrupt et sombre, reflet de ces montagnes rudes et insensibles à la détresse humaine. Et on en sort bouleversé.

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    Couverture du livre « On était des loups » de Sandrine Collette aux éditions Lattes

    Carobookine sur On était des loups de Sandrine Collette

    Dans ce nouveau roman, j’ai retrouvé toute la sensibilité de Sandrine Collette qui a cette plume si particulière qu’elle réussit à nous faire passer par de nombreuses émotions avec peu de mots. Le lecteur est mené à la baguette par l’avancée de Liam, mais aussi par ses sentiments qui font des...
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    Dans ce nouveau roman, j’ai retrouvé toute la sensibilité de Sandrine Collette qui a cette plume si particulière qu’elle réussit à nous faire passer par de nombreuses émotions avec peu de mots. Le lecteur est mené à la baguette par l’avancée de Liam, mais aussi par ses sentiments qui font des hauts et des bas, ses tergiversations intérieures. Et il y a même de la place pour une touche de poésie. C’est beau, c’est vibrant et c’est sincère.

    A noter : la volonté de la romancière de très peu ponctuer son texte. C’est surprenant, mais ça fonctionne parfaitement dans la mesure où c’est Liam qui raconte sa propre histoire et que Liam est un homme des montagnes qui s’exprime « brut de fonderie ». Sans fioritures, il dit ce qu’il pense et fait ce qu’il dit. Et nous, lecteur, on le suit bien volontiers.

    On était des loups, c’est l’histoire d’un homme qui devient le père de son fils. On dit souvent l’inverse, mais ce roman est unique sur l’instinct paternel et cette relation qui, au contraire d’être innée, se construit. Surtout quand on est seuls, en pleine nature et qu’il faut avancer coûte que coûte. A lire d’une traite pour rester dans l’ambiance : au coeur des montagnes, au bord d’un lac, avançant sur le dos d’un cheval, avec pour seules vivres le strict nécessaire. Le silence seulement brisé par les cris des animaux. Et notamment des loups.

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    Couverture du livre « On était des loups » de Sandrine Collette aux éditions Lattes

    krol franca sur On était des loups de Sandrine Collette

    Ce roman, c’est avant tout un ton. Il fallait le trouver ce ton particulier du narrateur, ni trop familier, ni trop lourd, ni trop artificiel. Sandrine Collette a opté pour une ponctuation partielle qui traduit parfaitement les pensées du personnage. On y croit, on le suit, et même si on ne le...
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    Ce roman, c’est avant tout un ton. Il fallait le trouver ce ton particulier du narrateur, ni trop familier, ni trop lourd, ni trop artificiel. Sandrine Collette a opté pour une ponctuation partielle qui traduit parfaitement les pensées du personnage. On y croit, on le suit, et même si on ne le comprend pas toujours, si on n’acquiesce pas toujours en sa faveur, il est authentique, il est bien incarné. En ce sens, le roman est réussi.
    Nous ne connaissons ni le nom de ce narrateur, ni le lieu où se passe l’action, peu importe, nous savons simplement qu’il vit avec sa femme et son fils dans la montagne, dans une nature hostile, sauvage, loin d’une civilisation au sein de laquelle le narrateur ne peut plus vivre, parce qu’il n’est pas adapté aux relations humaines.
    Ce n’est pas un énième roman survivaliste, non pas du tout, c’est le roman d’une relation père-fils, une relation presque perdue d’avance, et pourtant… On ne nait pas père, on apprend à l’être, même malgré soi, même quand plus rien ne nous le fait espérer. C’est noir et lumineux, c’est dur et à peine teinté de tendresse, c’est d’une folle puissance.
    Je ne veux rien raconter de l’histoire, c’est tellement plus agréable de la découvrir par soi-même, tellement plus percutant.
    Ce texte est court mais il est efficace !