Sandrine Collette

Sandrine Collette
Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l'université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d'acier, son premier roman, paru chez Denoël en 2013, a rencontré un vif succès critique et public avec plus de 8 000 exemplaires vendus.

Avis (125)

  • Couverture du livre « Un vent de cendres » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Christine Faura sur Un vent de cendres de Sandrine Collette

    Première lecture d’un roman de Sandrine Collette… et pas déçue du tout !

    Octave, Andreas et Laure ont subi un terrible accident de voiture voilà 10 ans. Laure en est morte.

    A présent, Octave accueille chaque été des vendangeurs, dont cette année, Malo et sa sœur Camille.

    Mais Malo...
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    Première lecture d’un roman de Sandrine Collette… et pas déçue du tout !

    Octave, Andreas et Laure ont subi un terrible accident de voiture voilà 10 ans. Laure en est morte.

    A présent, Octave accueille chaque été des vendangeurs, dont cette année, Malo et sa sœur Camille.

    Mais Malo trouve étrange la fascination d’Octave pour Camille, même si celle-ci est partagée entre « attirance et répulsion » en raison de la balafre d’Octave. Jusqu’à ce que Malo disparaisse après une dispute.

    Des battues sont organisées pour retrouver Malo… sans succès. Une ambiance malsaine s’installe, Camille se sent épiée par Octave. Tous pensent que Malo est parti. Seule, Camille s’obstine. Jusqu’à découvrir le secret du maître des lieux.

    Un roman dérangeant, horrifiant. Des descriptions du paysage alentour parfois pleines de douceur versus une histoire abominable. Tout est juste, les mots servent pleinement la tension instillée par l’auteure. L’impression d’être là, dans la tour, dans la vigne, dans le pressoir, tous les sens en alerte. Un suspense haletant, une fin incroyable.

    Et une envie de découvrir d’autres livres de cette auteure, s’ils sont de même facture.

    lirelanuitoupas.wordpress.com

  • Couverture du livre « Juste après la vague » de Sandrine Collette aux éditions Denoel

    Missbook85 sur Juste après la vague de Sandrine Collette

    Six jours depuis la vague.
    Ce raz-de-marée qui a tout emporté. Pour seule ligne d'horizon, l'océan, à perte de vue.
    Ils sont seuls désormais, Pata, Madie et leurs 9 enfants. L'eau continue de monter et leur maison sera bientôt engloutie par les flots. Leur réserve de nourriture s'amenuise....
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    Six jours depuis la vague.
    Ce raz-de-marée qui a tout emporté. Pour seule ligne d'horizon, l'océan, à perte de vue.
    Ils sont seuls désormais, Pata, Madie et leurs 9 enfants. L'eau continue de monter et leur maison sera bientôt engloutie par les flots. Leur réserve de nourriture s'amenuise. Choqués et hagards, ils doivent pourtant prendre une décision. Partir. Trouver les terres hautes. Mais cela implique un sacrifice. En effet, la barque ne peut contenir l'ensemble de la famille. Ils devront laisser certains de leurs enfants, et revenir les chercher dans plusieurs jours.
    p. 19 : "Le problème, c'est ce que le père n'arrivait pas à dire et qui lui arrachait la gueule : ils n'avaient qu'une seule barque. Et la mère avait tout compris, comme il s'en doutait, parce qu'à ce moment-là elle posa sur lui un regard de feu, haine et désespoir mêlés, un regard qui l'accusait définitivement - et elle murmura, comme si c'était lui, rien que lui, comme si tout était sa faute, la mer, la tempête et le malheur : - Qui vas-tu laisser ? "
    C'est un déchirement pour la mère... Ils embarquent donc en pleine nuit, abandonnant les trois enfants infirmes de la famille : Louie, Perrine et Noé - le boiteux, la borgne et le nain.
    Les descriptions sont tellement réalistes et fortes que le lecteur a la sensation d'être sur la barque, au beau milieu de l'océan, subissant lui aussi le dérèglement climatique, l'épuisement et le rationnement.
    Au même moment, Louie, Perrine et Noé ont trouvé le mot de leur parent au réveil. Ils promettent de revenir les chercher. S'ensuivent des jours de pleurs, d'incompréhension et de colère. Mais petit à petit, ils s'organisent. Pour survivre. Ils comptent les jours, surveillent l'océan. Mais le niveau de l'eau n'en finit pas de monter, inexorablement. Eux aussi vont devoir prendre une décision, pour ne pas finir noyés avant le retour éventuel de leur parent.
    p. 215 : " Mais il n'a pas effacé de sa mémoire le désespoir qui lui a fait imaginer tout à l'heure une idée terrifiante, celle qui reviendra s'il ne trouve pas d'aide, parce que la fatigue est là, tapie au fond de lui, plus que la fatigue : le renoncement. S'il devait expliquer à Noé, il dirait seulement qu'il n'y arrive plus. Que ses pensées se sont arrêtées, qu'il n'a plus de solution à proposer, rien, que du vide comme jamais il n'en a vu, immense et effrayant, saturant l'espace. "
    Quelle lecture éprouvante ! Quelle lutte ! Cet instinct de survie est bouleversant. Lutter contre un élément aussi puissant que l'océan... les personnages vont s'y trouver confrontés, ballotés, éprouvés.
    J'ai été particulièrement touchée par la psychologie des personnages, notamment celui de la mère Madie. Bien que le choix apparaisse très "pragmatique" aux yeux du père, il va anéantir Madie : " si une mère ne sait plus protéger ses enfants. "
    Le lecteur fluctue sans cesse entre tragédie et espoir.
    Grand moment d'émotion... sous une jolie plume !

  • Couverture du livre « Les larmes noires sur la terre » de Sandrine Collette aux éditions Denoel

    Aurélie Blanche sur Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette

    Une plongée captivante dans un univers brutal qui n'épargne rien à ses protagonistes.
    Un petit groupe de femmes attachant, aux profils variés, des vies loin d'être idéales, des parcours différents, et au final, un même destin dans ce lieu violent et crasseux.
    Être un déchet parmi les déchets,...
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    Une plongée captivante dans un univers brutal qui n'épargne rien à ses protagonistes.
    Un petit groupe de femmes attachant, aux profils variés, des vies loin d'être idéales, des parcours différents, et au final, un même destin dans ce lieu violent et crasseux.
    Être un déchet parmi les déchets, n'être plus rien aux yeux de la société, voilà l'avenir pour les occupants de cette casse poisseuse. Un centre d'accueil qui n'a rien d'accueillant, les humains y sont entreposés comme de vulgaires objets dénués de tout intérêt.
    Des conditions inhumaines, mais l'espoir, même ténu, fait vivre, ou plutôt survivre.

    Une lecture prenante, sans concession, à la fois effrayante et émouvante, dans un univers particulièrement hostile, rythmée par les désillusions, la solidarité, l'espoir et la violence.


    http://www.faimdelire.com/2018/06/les-larmes-noires-sur-la-terre-de.html

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  • Sandrine Collette, récit d’une glaciale Patagonie

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