Et toujours les forêts

Couverture du livre « Et toujours les forêts » de Sandrine Collette aux éditions Lattes
  • Date de parution :
  • Editeur : Lattes
  • EAN : 9782709666152
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

Corentin, personne n'en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s'en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu'au jour où sa mère l'abandonne à Augustine, l'une des vieilles du hameau. Au... Voir plus

Corentin, personne n'en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s'en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu'au jour où sa mère l'abandonne à Augustine, l'une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l'aïeule, une vie recommence.
À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n'en finit pas d'assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l'espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d'un monde désert, et la certitude que rien ne s'arrête jamais complètement.

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Avis (13)

  • Oppressante cette lecture à l'heure où brûle l'Australie,où les inondations emportent tout!Est-ce ce qui nous attend demain?Comme Corentin,le personnage de ce livre,on tremble de peur:réchauffement climatique?!?Dire que certains sont sceptiques...Corentin que sa mère Marie a abandonné,cherche...
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    Oppressante cette lecture à l'heure où brûle l'Australie,où les inondations emportent tout!Est-ce ce qui nous attend demain?Comme Corentin,le personnage de ce livre,on tremble de peur:réchauffement climatique?!?Dire que certains sont sceptiques...Corentin que sa mère Marie a abandonné,cherche désespérément amour et affection.La Ville ne lui apportera que désillusions...Longue route dans le gris vers Augustine sa grand-mère et les Forêts!Comme toujours avec l'auteure,l'espoir viendra des enfants.
    Beaucoup pensé à Ravage de Barjavel,lors de la lecture,un rythme lent qui accentue la noirceur ,mais une écriture précise,métaphorique,qui vous enveloppe dans la désespérance.L'homme redevient un animal!(Animal:autre titre de Sandrine Collette).
    Les descriptions si imagées que l'on VOIT demain!une légère lueur à la fin...La nature aussi reprend ses droits!
    "Et qu'était devenu l'homme pour que,dans un monde où presque tout avait disparu,il s'obstine à détruire ses semblables un à un,à les dépouiller,à les achever?"
    "les survivants des camps nazis aussi avaient été soupçonnés de mensonge et de tricherie..."

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  • Personne n’a prêté attention aux signaux d’alerte. Aux températures qui montaient sans cesse, aux comportements des animaux étrangement différents, à l’air qui se raréfiait.

    Alors la terre a tremblé, implosé. Un terrible grondement, un souffle qui a tout dévasté sur son passage. Le monde tel...
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    Personne n’a prêté attention aux signaux d’alerte. Aux températures qui montaient sans cesse, aux comportements des animaux étrangement différents, à l’air qui se raréfiait.

    Alors la terre a tremblé, implosé. Un terrible grondement, un souffle qui a tout dévasté sur son passage. Le monde tel que nous l’avons connu n’existe plus. Tout n’est plus que cendres et cadavres. Un monde sans couleur, stérile, toxique, désolé.

    Corentin par chance a survécu, ivre avec des amis au fond d’un souterrain de la Grande Ville. Mais une fois remonté à la surface, que peut-il faire face à ce monde devenu brutalement hostile?

    Il se décide finalement à prendre la route, à marcher pour rentrer chez lui, dans sa Forêt, auprès de l’unique personne qui lui est chère, son arrière grand-mère Augustine. Que reste-t-il de l’endroit où il a grandi? Son aïeule est-elle toujours vivante? Mais surtout, la vie est-elle encore possible désormais?

    C’est le deuxième roman que je découvre de Sandrine Collette et j’ai une nouvelle fois été bluffée par l’atmosphère sombre et oppressante qu’elle parvient à distiller tout au long de ce récit. Une ambiance post-apocalyptique avec des descriptions qui nous transportent avec force dans ce monde ravagé.

    Corentin, qui a grandi sans amour, rejeté par ses parents, est un personnage cabossé attachant. Quant à la plume de l’auteure, elle est toujours aussi efficace. Une prose alerte et des phrases courtes qui donnent du rythme et de l’intensité à cette histoire qui nous tient en haleine jusqu’au dénouement.

    Un roman prenant, captivant, percutant. Une lecture qui interpelle inévitablement quant à l’avenir de notre planète.
    https://mesechappeeslivresques.wordpress.com/

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  • J’ai découvert Sandrine Collette avec ses polars et notamment Nœuds d’acier – je l’ai même proposé en lecture à des lycéens ! J’avais accroché à ce monde rural, noir, froid qu’elle mettait en scène dans ses romans. Je la retrouve donc avec plaisir dans le cadre du Grand Prix RTL/Lire avec Et...
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    J’ai découvert Sandrine Collette avec ses polars et notamment Nœuds d’acier – je l’ai même proposé en lecture à des lycéens ! J’avais accroché à ce monde rural, noir, froid qu’elle mettait en scène dans ses romans. Je la retrouve donc avec plaisir dans le cadre du Grand Prix RTL/Lire avec Et toujours les Forêts et je constate qu’elle est restée fidèle à son écriture, véritable marque de fabrique. Cette fois, point de polar mais le monde rural a toujours sa place comme refuge mais aussi comme lieu de dangers et de menaces.
    Le roman s’ouvre sur la naissance de Corentin, ce garçon né de l’adultère, ce garçon non désiré. Balloté de foyers en foyers, sa mère finit par l’abandonner chez Augustine, son arrière grand-mère . Elle vit dans les Forêts, isolée de tout ou presque mais elle va donner à Corentin ce que la vie lui refusait : l’amour d’une « mère » pour son « enfant ». Malgré la rudesse du cadre et de certains sentiments, elle l’élève. L’appel de la vi(ll)e est cependant plus grand, Corentin part. Mais la Chose détruit tout. L’Apocalypse est arrivée. Face à ce monde détruit, Corentin, rare survivant, part vers le seul refuge qu’il connaît, les Forêts. Espérant retrouver Augustine, il traverse le néant, adoptant sur sa route L’Aveugle, un chiot orphelin. Par miracle, Augustine a survécu à la Chose, tout comme Mathilde, l’amour de jeunesse de Corentin. A trois, ils survivent, reconstituent un semblant de famille alors que le monde qui les entoure semble mort, n’être que cendres et désolation. Quelques poussières d’étoiles apparaissent dans ce monde de dénuement : les enfants, leurs enfants mais le danger rôde, un danger bestial, viscéral…
    Sandrine Collette nous plonge dans un univers post-Apocalypse. L’humanité est décimée, le néant, la mort, les cendres, la bestialité ont remplacé la vie et l’espoir. Par une écriture à la fois froide et poétique, elle décrit cet univers de désolation. Au fil des pages, le lecteur ressent ce silence de mort, imagine, se représente ces paysages en noir et gris, ressent le désespoir de Corentin. C’est la force de Sandrine Collette de transformer cette fiction en réalité, de donner « vie » à ce néant.
    Derrière le récit glacial, noir, apparait une réflexion sur l’Homme et sur sa bestialité. Que construire, comment construire sur les ruines de la nature, de l’humanité ? Dans un élan final où la violence, où l’homme cède la place à la bête, au barbare, l’auteure glisse une lueur d’espoir, d’amour et de sacrifice. Après la nuit, le jour se lève délicatement sur l’humanité à laquelle il faut faire confiance – tel est l’ultime message de ce roman.
    En résumé : l’Apocalypse, cette menace, anéantira-t-elle l’humanité ? Sera-t-elle l’avènement et le règne de la barbarie ? Sandrine Collette par sa fiction délivre une réponse mais quelle réponse !

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  • Le voilà mon premier coup de coeur de l'année et cela pourrait être MON coup de l'année tout court tellement j'ai été percutée par l'intensité de ce roman dès les premières lignes, terribles, sur l'enfance perdue de Corentin.

    Et puis l'Apocalypse. Une implosion, un incendie, un monde rendu...
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    Le voilà mon premier coup de coeur de l'année et cela pourrait être MON coup de l'année tout court tellement j'ai été percutée par l'intensité de ce roman dès les premières lignes, terribles, sur l'enfance perdue de Corentin.

    Et puis l'Apocalypse. Une implosion, un incendie, un monde rendu stérile, sans couleur, sans soleil, sans plante, sans animaux, une population humaine décimée, la sixième extinction. Corentin a survécu.

    Oui, le genre post-apocalyptique est fort encombré et a donné lieu à de grands romans, des chefs d'oeuvre même. La Route ( Cormac McCarthy ), Ravage ( Barjavel ), Je suis une légende ( Richard Matheson ), Les Derniers hommes ( Pierre Bordage ), Dans la forêt ( Jean Hegland ), La Peste écarlate ( Jack London ). La liste est longue, j'affectionne tout particulièrement les romans post-apo. Et ce n'est pas le énième. Il est même plutôt inclassable, même si il est question de survivants errants sur la route, même s'il est question de forêts refuge.

    Sandrine Collette opte pour la lignée intimiste, rien n'est spectaculaire, tout est crépusculaire. A peine comprend-on que l'apocalypse est climatique. L'auteure joue sa propre partition en se recentrant sur le personnage de Corentin, comme dans un huis-clos de mots pour dire le vide, la solitude, la disparition des couleurs dans ces jours devenus sauvages que va connaître Corentin. J'ai été prise aux tripes par le destin de cet personnage accroché à la vie, pris dans un combat intérieur entre l'animal et l'humain, au bord de la démence, à la fois lâche et courageux, combatif et désabusé. Que faire de cette vie, de cet espoir qui ne meurt pas, de cet amour à donner encore ? Il n'est pas le seul à m'avoir bouleversé, il y le merveilleux personnage de l'Aveugle, ce chiot rescapé devenu compagnon indispensable.

    Si ce roman est aussi puissant, c'est parce qu'il est porté par une écriture superbe, tellurique et poétique, un tour de force. Les phrases sont courtes, avec des renvois à la ligne. Des phrases saccadées, qui claquent, cueillent l'émotion sans esbroufe, sans pathos. Authentiques avec leur syntaxe parfaite pour rythmer le parcours de vie de Corentin et son évolution psychologique dans ce chaos.

    « La seule couleur était celle du sang.
    Corentin s'en aperçut en s'écorchant la main à un morceau de bois, un soir qu'il faisait du feu. Cela roula sur sa paume. Cela coula sur ses doigts. Dans son esprit chaviré, cela prit des teintes d'automne flamboyantes, des lueurs de rubis, des incandescences d'un vermillon inouï. Cela refléta le soleil disparu.
    Il fut émerveillé.
    Il comprit que cela n'existait pas, avant.
    A présent, il savait créer la couleur. Il la portait en lui. Malgré tout le malheur, la chose n'avait pas pu détruire ce qu'il à avait à l'intérieur.
    Pas la foi.
    Pas son âme.
    Mais le rouge.
    Mais le sang.
    Parfois le long de l'autoroute, il piquait sa peau de la pointe du couteau pour être sûr que c'était toujours là. Deux ou trois gouttes écarlates. Il riait tout bas en les regardant. »

    Ecriture et récit sont en symbiose parfaite pour nous faire vibrer jusqu'à l'os. Sandrine Collette ne nous prend pas qu'aux tripes, ses mots résonnent jusqu'à notre tête pour nous pousser à la réflexion sur notre société qui gaspille et consomme, responsable du fléau qui s'abat sur Terre. Il ne s'agit pas pour elle de faire de Et toujours les forêts un roman idéologique ou politique, mais à l'heure où l'Australie brûle, ce récit instinctif prend de l'ampleur et terrifie.

    Un grand roman noir où brûle la flamme de la résilience, porté par une écriture sublime, épique et époustouflant, bouleversant d'humanité.

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  • Ils étaient dans les catacombes quelque part dans la Grande Ville quand cela arriva, tous les douze, étudiants qui termineraient bientôt leurs études, jeunes adultes désespérés à l’idée d’entrer dans la vraie vie, de se quitter, de se lancer seuls dans le monde. Mais le monde disparut ce jour-là...
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    Ils étaient dans les catacombes quelque part dans la Grande Ville quand cela arriva, tous les douze, étudiants qui termineraient bientôt leurs études, jeunes adultes désespérés à l’idée d’entrer dans la vraie vie, de se quitter, de se lancer seuls dans le monde. Mais le monde disparut ce jour-là et c’est un miracle s’ils survécurent, une chance infime qui pourtant les sépara définitivement. Car chacun voulut tenter de rejoindre les siens et Corentin entreprit un voyage improbable vers sa Petite Ville pour retrouver celle qui l’avait élevé, Augustine.
    Et malgré cette implacable extinction, la vie va passer, entre désespoir et renoncement mais aussi entre survie et joie, puisant dans l’innocence d’une nouvelle génération, l’espoir d’une renaissance.
    Quand Sandrine COLLETTE croise la route de Cormac McCARTHY, la rencontre est grandiose et le résultat est à la hauteur de ces deux immenses auteurs.
    Un magnifique roman, d’une noirceur insondable, écrit de ce style incomparable qui caractérise Sandrine COLLETTE, fait d’un mélange de sensations brutes et de parler familier, si naturel et si complexe à la fois.
    La fin est une apothéose que je ne cesse de revivre depuis que j’ai refermé la dernière page de ce livre qui laissera son empreinte dans ma mémoire encore longtemps.
    Superbe !

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  • Qu’est-ce que la fin du monde ? Que se passera-t-il après la fin du monde ?
    Pour répondre à ces questions, il faut lire ce roman angoissant, oppressant, terrifiant. Il n’y a plus rien, plus personne. Il ne s’agit plus de vivre, mais de survivre dans un univers hostile, toxique.
    Le récit est...
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    Qu’est-ce que la fin du monde ? Que se passera-t-il après la fin du monde ?
    Pour répondre à ces questions, il faut lire ce roman angoissant, oppressant, terrifiant. Il n’y a plus rien, plus personne. Il ne s’agit plus de vivre, mais de survivre dans un univers hostile, toxique.
    Le récit est très bien écrit, l’auteur sait très bien nous donner le contexte, nous faire vivre dans cette atmosphère de peur et de survie. La plume est direct, sans fioriture. Elle est brutale et sans détour.
    Un roman très actuel, un roman d'anticipation sur ce qui pourrait se passer si il y avait la fin du monde, si l’être humain continue d’agir égoïstement sans penser à nos enfants, futurs citoyens de ce monde en état de destruction. Ici il est question, de façon sous-entendu, de changement climatique, d’évolution des saisons, d'extinction des espèces. Il est question de ce que l’Homme a toujours besoin de pouvoir, de violence et de guerre, même dans le dénuement.
    J’ai perçu tout de même un petit espoir venu de nos enfants. Les enfants, synonymes d’innocence, de renouvellement, d’espoir, de joie.
    Un bon roman, même si je n’ai pas vraiment adhéré. Les romans d’anticipations, les scénarii catastrophes je n’aime pas trop. Je trouve cela assez contre productif pour nous faire prendre conscience que notre monde va mal. Peut-être que certaines personnes ont besoin d’un électrochoc et ce roman sera parfait, alors.

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  • Abandonné par ses parents, le narrateur a été élevé par la vieille Augustine dans un hameau de la vallée des Forêts, avant de rejoindre Paris pour ses études. Lorsqu'il survit miraculeusement à la catastrophe qui détruit soudain quasiment tout ce qui vit à la surface de la terre, il n'a de cesse...
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    Abandonné par ses parents, le narrateur a été élevé par la vieille Augustine dans un hameau de la vallée des Forêts, avant de rejoindre Paris pour ses études. Lorsqu'il survit miraculeusement à la catastrophe qui détruit soudain quasiment tout ce qui vit à la surface de la terre, il n'a de cesse de parvenir à rejoindre ce qu'il reste des Forêts et, espère-t-il, Augustine. Que trouvera-t-il là-bas? Quelle vie pourra-t-il avoir, rare survivant dans un monde post-apocalyptique ?

    Pas du tout adepte de la science-fiction et de la dystopie, je me suis plongée dans celle-ci avec l'enthousiasme suscité par mes précédentes lectures de romans de Sandrine Collette.

    Malgré les improbables retrouvailles du narrateur aux Forêts, le récit se développe de manière plutôt crédible et a su balayer mes a priori légèrement réticents à ce genre d'histoire. J'ai certes ressenti une baisse de rythme en milieu de parcours, au cours du huis-clos qui s'installe aux Forêts, pour finalement me laisser à nouveau emporter avec plaisir par les derniers développements dont on se demande longtemps de quoi ils pourront bien être faits.

    Si l'intrigue est bien pensée, le style, sans provoquer d'émerveillement particulier, se distingue par son efficacité : le rythme est insufflé par des phrases courtes, voire hachées. La perception de l'incertitude des personnages est renforcée par un questionnement récurrent, reflet des doutes et des peurs qui les traversent. Le ton est délibérément moderne, il restitue sans fard le langage quotidien et confère à l'ensemble vie et réalisme, vivacité et spontanéité.

    Alternant grands tableaux épiques et scènes intimistes, l’inépuisable imagination de Sandrine Collette célèbre ici le miracle de la vie, petit îlot de chaleur et de couleur au sein d'une immensité noire et stérile, capable d'une extraordinaire résilience fut-ce au prix, pour certains, de l'impitoyable loi du plus fort.

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  • Tout commence ici par une histoire de famille. Attention, pas la banale histoire de famille heureuse, non, ici ce n’est ni banal ni heureux, c’est même carrément violent et ce dès le début. Et puis ensuite, autant le dire tout de suite, rien ne s’arrange bien au contraire puisque ce n’est rien...
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    Tout commence ici par une histoire de famille. Attention, pas la banale histoire de famille heureuse, non, ici ce n’est ni banal ni heureux, c’est même carrément violent et ce dès le début. Et puis ensuite, autant le dire tout de suite, rien ne s’arrange bien au contraire puisque ce n’est rien de moins que l’apocalypse qui survient.

    Sandrine Collette livre ici un roman post-apocalyptique. Le lecteur suit le protagoniste principal sur des chemins désolés et à travers des villes en ruine. Et puis après le road-trip apocalyptique vient le temps de l’installation et de l’organisation pour la survie. C’est un roman plutôt très noir, à ne pas lire les soirs de déprime.

    L’écriture de l’écrivaine est impeccable et au fil du récit on découvre le meilleur mais aussi le pire de l’être humain qui se révèle dans des circonstances dramatiques. J’ai été hypnotisé par ce roman, par cette histoire, par cette écriture. Il y a bien quelques longueurs par-ci par-là mais rien de dérangeant puisque le faux rythme installé nous immerge encore plus profondément dans ce monde ravagé.

    Une franche réussite donc que ce roman post-apocalyptique et la plume de Sandrine Collette est une belle découverte à côté de laquelle il ne faut pas passer.

    Ma note : 4,5/5

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