Sandrine Collette

Sandrine Collette
Sandrine Collette est née en 1970. Elle partage sa vie entre l'université de Nanterre et ses chevaux dans le Morvan. Des noeuds d'acier, son premier roman, paru chez Denoël en 2013, a rencontré un vif succès critique et public avec plus de 8 000 exemplaires vendus.

Vidéos relatives à l'auteur

  • Sandrine Collette, récit d’une glaciale Patagonie

    Tonitruant, comme un sol de terre sèche foulé par les sabots d'un criollo. Il reste la poussière est de ces livres qui ne vous promettent rien, et qui vous donnent beaucoup. D'une mine presque douce, mais néanmoins affutée, Sandrine Collette raconte la...

Avis sur cet auteur (198)

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    Couverture du livre « Il reste la poussière » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Joëlle Guinard sur Il reste la poussière de Sandrine Collette

    Sandrine Colette se concentre sur des univers ruraux souvent claustrophobes, après les montagnes enneigées de son dernier roman , "Six fourmis blanches", ce nouveau roman ne déroge pas à la règle.

    Nous sommes ici dans un roman de Nature Writing qui se découle en Patagonie argentine, dans les...
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    Sandrine Colette se concentre sur des univers ruraux souvent claustrophobes, après les montagnes enneigées de son dernier roman , "Six fourmis blanches", ce nouveau roman ne déroge pas à la règle.

    Nous sommes ici dans un roman de Nature Writing qui se découle en Patagonie argentine, dans les espaces infinis d'une steppe aride balayée par le vent, une sorte de western noir.

    Une mère et ses 4 fils vivent en huis clos dans une ferme isolée au milieu de terres brûlées par le vent et la sécheresse. C'est un monde rude où chacun doit travailler durement pour survivre de la tonte des moutons et de la viande des bovins pour lutter contre l'expansion des élevages intensifs. "Une vie de misère plombée par le travail et les terres arides" mais surtout un monde où domine une violence infinie, violence de la mère envers ses enfants qui ne sont qu'une force de travail pour elle, "Tout est sauvage et animal, jusqu'au regard qu'elle porte sur eux", violence des deux aînés, les jumeaux envers les plus jeunes, Esteban "le débile" et surtout Rafaël "le petit" ; "Les aînés cognent, commandent et humilient". Le père, quant à lui, a disparu il y a de nombreuses années.
    Une mère silencieuse et un monde sans paroles, sans attention et sans amour.

    Rafaël, le plus jeune, traqué et malmené par ses aînés, trouve auprès des moutons, des trois chiens et de son cheval le réconfort et la tendresse qui lui manquent. Mais un jour, alors qu'un des deux jumeaux a déjà dû quitter la ferme, Rafaël ramène à l'estancia une sacoche contenant un venin qui va les rendre fous...

    L'auteur a choisi de raconter cette histoire en donnant à chaque chapitre le point de vue de l'un des membres de cette famille, ce qui impulse un rythme intéressant au récit.

    Sandrine Collette excelle dans la description des grands espaces mais aussi dans la mise en ambiance des relations familiales dans une atmosphère de huis-clos étouffant. Elle brosse le portrait de personnages aux caractères bien tranchés et son amour des chevaux transpire à chaque page.

    Le rythme est lent mais sans jamais provoquer l'ennui. La nature est sublimement décrite dans ce roman d'ambiance au titre et à la couverture très bien choisies.

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2016/03/il-reste-la-poussiere-de-sandrine.html

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    Couverture du livre « Six fourmis blanches » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Sara Adrian sur Six fourmis blanches de Sandrine Collette

    Deux récits s'entrecroisent : celui de Mathias, sacrificateur dans les montagnes d'Albanie, et celui de Lou, partie en trek dans ces mêmes montagnes avec son compagnon Elias. Tandis que Mathias est conduit à fuir dans des circonstances inquiétantes, le séjour de Lou et Elias prend un tournant...
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    Deux récits s'entrecroisent : celui de Mathias, sacrificateur dans les montagnes d'Albanie, et celui de Lou, partie en trek dans ces mêmes montagnes avec son compagnon Elias. Tandis que Mathias est conduit à fuir dans des circonstances inquiétantes, le séjour de Lou et Elias prend un tournant tragique dans un milieu hostile et capricieux.

    A la lecture des premières pages, j'ai redouté une lecture pénible et peu prenante. Cependant, très rapidement, l'intrigue se noue, et le rythme s'accélère, l'histoire devient haletante, si bien que le lecteur est aspiré par les deux récits entremêlés sans parvenir à entrevoir le dénouement, surprenant et efficace.

    Un excellent thriller!

    Ma chronique complète est ici : http://viederomanthe.blogspot.fr/2016/03/six-fourmis-blanches-sandrine-collette.html

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    Couverture du livre « Des noeuds d'acier » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Christian Laurent sur Des noeuds d'acier de Sandrine Collette

    Un premier roman plutôt réussi avec lequel Sandrine Collette aborde le huis-clos selon l'angle du roman noir, en traitant avant tout de la dépersonnalisation de la victime et de survie.
    Elle a également l'habileté d'y confronter un personnage peu sympathique, Théo, un ex-taulard condamné pour...
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    Un premier roman plutôt réussi avec lequel Sandrine Collette aborde le huis-clos selon l'angle du roman noir, en traitant avant tout de la dépersonnalisation de la victime et de survie.
    Elle a également l'habileté d'y confronter un personnage peu sympathique, Théo, un ex-taulard condamné pour avoir quasiment réduit son propre frère en bouillie après que celui-ci ait séduit sa fiancée. Un pari audacieux, car jamais ce personnage principal ne réussira à susciter durant son calvaire beaucoup d'empathie de la part du lecteur.
    Malgré une écriture parfois un peu plate, elle réussit à planter un décor et une situation crédible et glaçants. Seules la rapidité et la facilité apparentes avec lesquels son personnage se soumet et abandonne toute tentative de révolte ou de fuite sont assez déconcertantes, avec pour résultat une progression dramatique du récit qui semble un peu trop courte, comme amputée d'un dénouement qui aurait pu faire culminer la tension.
    Malgré cela, le découpage serré du texte et sa relative brièveté facilitent et accélèrent sa lecture. Bien que captivant et globalement bien mené, on peut toutefois être un peu déçu de constater qu'une fois la dernière page tournée, ce premier roman prometteur se révèle au final un peu trop "court en bouche", et qu'il n'ait pas ancré davantage de sensations, d'images, de souvenirs et d'émotions dans l'imaginaire du lecteur.

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    Couverture du livre « Un vent de cendres » de Sandrine Collette aux éditions Lgf

    Christian Laurent sur Un vent de cendres de Sandrine Collette

    Avec Un vent de cendres, Sandrine Collette se hisse parmi les grandes plumes du roman noir français !
    Après le succès critique et public de son premier roman Des noeuds d'acier, consacré qui plus est par le Grand Prix de Littérature Policière, inutile de dire que Sandrine Collette était...
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    Avec Un vent de cendres, Sandrine Collette se hisse parmi les grandes plumes du roman noir français !
    Après le succès critique et public de son premier roman Des noeuds d'acier, consacré qui plus est par le Grand Prix de Littérature Policière, inutile de dire que Sandrine Collette était attendue au tournant.
    Or, si je n'avais personnellement pas été totalement convaincu par son premier roman qui pêchait à mon avis par quelques menus défauts, j'avoue que j'ai été impressionné par Un vent de cendres et par sa maitrise absolue. Là où Des noeuds d'acier m'avait un peu frustré en ne me laissant pas vraiment de souvenir marquant, Un vent de cendres sera parvenu à me laisser un certain nombres d'images et de sensations fortes.
    Il faut dire que Sandrine Collette frappe ici très fort dès les premières pages, avec un prologue d'une redoutable efficacité, aussi percutant qu'habilement placé dans le récit, dont il permettra d'ailleurs de mieux interpréter le dénouement.
    Par la suite, Sandrine Collette nous plonge dans une sorte de version sombre et hautement vénéneuse de La Belle et la Bête, dévoilant un incontestable talent pour créer et jouer avec les atmosphères, alternant les ambiances, soufflant tantôt le chaud puis le froid.
    Le cadre naturel dans lequel se déroule l'intrigue est parfaitement restitué, des champs de vignes à la forêt qui les entoure, jusqu'à la grande maison élégante de ces propriétaires qui vivent reclus, blessés voire même au bord de la folie pour l'un. Les sentiments humains y semblent exacerbés, de l'attirance entre Octave et Camille dont naît une sensualité à fleur de peau à la colère de Malo face à ce rapprochement qu'il perçoit comme malsain.
    Grâce à une écriture évocatrice et un style qui a gagné en maturité, Sandrine Collette envoûte le lecteur dans cette espèce de conte revisité où la tension grandissante finit par exploser dans les derniers chapitres, jusqu'à un épilogue d'une infinie noirceur qui clôt ce magnifique roman noir par une seconde grosse claque pour le lecteur. Impressionnant !