Juste après la vague

Couverture du livre « Juste après la vague » de Sandrine Collette aux éditions Denoel
  • Date de parution :
  • Editeur : Denoel
  • EAN : 9782207140680
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

L'eau a tout envahi. Sur un bout de terre émergée survit une famille de onze personnes. La barque qui peut les sauver ne peut en embarquer que huit.

Il y a six jours, le flanc nord du volcan s'est effondré dans l'océan, soulevant une vague monstrueuse, et tout a disparu autour de Louie, ses... Voir plus

L'eau a tout envahi. Sur un bout de terre émergée survit une famille de onze personnes. La barque qui peut les sauver ne peut en embarquer que huit.

Il y a six jours, le flanc nord du volcan s'est effondré dans l'océan, soulevant une vague monstrueuse, et tout a disparu autour de Louie, ses parents et ses huit frères et soeurs. Leur maison, perchée au sommet d'une côte escarpée, a été ravagée mais a tenu bon. Au contraire du monde alentour. À perte de vue, il n'y a plus qu'une étendue d'eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes.
Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours. Mais seuls des débris et des corps gonflés flottent autour de leur île.
Et l'eau continue à monter. Madie, la mère, comprend qu'il faut partir.
Pata, le père, a calculé qu'il leur faudrait douze jours de navigation sur leur barque pour atteindre les hautes terres.
Mais ils ne peuvent embarquer qu'à huit. Madie refuse de choisir parmi ses neuf enfants. Pata le fait, lui, parce qu'il sait que c'est le seul moyen de sauver sa famille : ils prendront les deux aînés, qui le relaieront pour ramer. Et les quatre petites, qui ne peuvent se passer de leur mère.
Les trois du milieu, Louie, onze ans, Perrine, neuf ans, Noé, huit ans, sont autonomes. Ils s'en sortiront. Et dès l'arrivée sur les hautes terres, Pata repartira pour guider les secours jusqu'à eux.
Le lendemain matin, Louie se réveille dans la maison désertée de tout bruit et de toute joie. Dans la cuisine, un mot des parents, dans le cellier, de la nourriture.
Voilà Louie seul responsable. Et il ne peut s'empêcher de se demander pourquoi les parents les ont-ils laissés, eux ? Parce qu'ils sont les plus débrouillards, comme ils l'ont écrit dans leur lettre ? Ou parce qu'ils sont les trois enfants ratés de la famille ? Lui, Louie, qui boite depuis une vilaine maladie d'enfance. Elle, la jolie Perrine, qui a un oeil blanc.
Et Noé, qui ne grandit pas comme les autres.
D'un côté une petite barque seule sur l'océan, de l'autre trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Voilà l'histoire terrifiante que Sandrine Collette a choisi de nous raconter.

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  • Six jours depuis la vague.
    Ce raz-de-marée qui a tout emporté. Pour seule ligne d'horizon, l'océan, à perte de vue.
    Ils sont seuls désormais, Pata, Madie et leurs 9 enfants. L'eau continue de monter et leur maison sera bientôt engloutie par les flots. Leur réserve de nourriture s'amenuise....
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    Six jours depuis la vague.
    Ce raz-de-marée qui a tout emporté. Pour seule ligne d'horizon, l'océan, à perte de vue.
    Ils sont seuls désormais, Pata, Madie et leurs 9 enfants. L'eau continue de monter et leur maison sera bientôt engloutie par les flots. Leur réserve de nourriture s'amenuise. Choqués et hagards, ils doivent pourtant prendre une décision. Partir. Trouver les terres hautes. Mais cela implique un sacrifice. En effet, la barque ne peut contenir l'ensemble de la famille. Ils devront laisser certains de leurs enfants, et revenir les chercher dans plusieurs jours.
    p. 19 : "Le problème, c'est ce que le père n'arrivait pas à dire et qui lui arrachait la gueule : ils n'avaient qu'une seule barque. Et la mère avait tout compris, comme il s'en doutait, parce qu'à ce moment-là elle posa sur lui un regard de feu, haine et désespoir mêlés, un regard qui l'accusait définitivement - et elle murmura, comme si c'était lui, rien que lui, comme si tout était sa faute, la mer, la tempête et le malheur : - Qui vas-tu laisser ? "
    C'est un déchirement pour la mère... Ils embarquent donc en pleine nuit, abandonnant les trois enfants infirmes de la famille : Louie, Perrine et Noé - le boiteux, la borgne et le nain.
    Les descriptions sont tellement réalistes et fortes que le lecteur a la sensation d'être sur la barque, au beau milieu de l'océan, subissant lui aussi le dérèglement climatique, l'épuisement et le rationnement.
    Au même moment, Louie, Perrine et Noé ont trouvé le mot de leur parent au réveil. Ils promettent de revenir les chercher. S'ensuivent des jours de pleurs, d'incompréhension et de colère. Mais petit à petit, ils s'organisent. Pour survivre. Ils comptent les jours, surveillent l'océan. Mais le niveau de l'eau n'en finit pas de monter, inexorablement. Eux aussi vont devoir prendre une décision, pour ne pas finir noyés avant le retour éventuel de leur parent.
    p. 215 : " Mais il n'a pas effacé de sa mémoire le désespoir qui lui a fait imaginer tout à l'heure une idée terrifiante, celle qui reviendra s'il ne trouve pas d'aide, parce que la fatigue est là, tapie au fond de lui, plus que la fatigue : le renoncement. S'il devait expliquer à Noé, il dirait seulement qu'il n'y arrive plus. Que ses pensées se sont arrêtées, qu'il n'a plus de solution à proposer, rien, que du vide comme jamais il n'en a vu, immense et effrayant, saturant l'espace. "
    Quelle lecture éprouvante ! Quelle lutte ! Cet instinct de survie est bouleversant. Lutter contre un élément aussi puissant que l'océan... les personnages vont s'y trouver confrontés, ballotés, éprouvés.
    J'ai été particulièrement touchée par la psychologie des personnages, notamment celui de la mère Madie. Bien que le choix apparaisse très "pragmatique" aux yeux du père, il va anéantir Madie : " si une mère ne sait plus protéger ses enfants. "
    Le lecteur fluctue sans cesse entre tragédie et espoir.
    Grand moment d'émotion... sous une jolie plume !

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  • Le volcan s’est effondré, une vague gigantesque a détruit une partie de la chaîne de vie qui peuplait les îles. Roulant les corps morts dans ses flots, sournoisement l’eau envahit ce qu’il reste de terres, sous la colère du ciel qui gronde encore.
    Fuir vers les hautes terres sur une barque trop...
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    Le volcan s’est effondré, une vague gigantesque a détruit une partie de la chaîne de vie qui peuplait les îles. Roulant les corps morts dans ses flots, sournoisement l’eau envahit ce qu’il reste de terres, sous la colère du ciel qui gronde encore.
    Fuir vers les hautes terres sur une barque trop petite pour onze personnes, choisir les enfants qui resteront sur ce monticule voué à l’engloutissement, dans l’espoir d’un second voyage…
    Sandrine Collette signe une histoire très sombre, stigmatise la faiblesse de l’homme face à la suprématie de la nature, sa rage de survivre et de préserver les siens. Dans le choix de laisser les plus faibles, c’est aussi celui d’abandonner ceux qui seront les moins utiles à un certain modèle de société.
    Inspiré d’une possible apocalypse due au déréglement climatique, le roman pointe le destin des populations contraintes à une nouvelle sorte d’exil.
    Des phrases martelées, sans verbe, produisent l’instantané, qu’il soit douleur, décision, peur ou notion de temps. Serait-ce dû à la construction en trois parties répétant la lutte des protagonistes, l’issue ne laisse guère de place au doute et qui passe à côté du roman dystopique. Dommage !

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  • Lorsque la paroi d’un volcan sous-marin s’effondre, une vague d’une centaine de mètres ensevelit les terres. Pata, Madie et leurs neuf enfants âgés de quinze à un an se retrouvent isolés dans leur maison située sur une colline de Levet. Six jours après la vague, l’eau continue inexorablement de...
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    Lorsque la paroi d’un volcan sous-marin s’effondre, une vague d’une centaine de mètres ensevelit les terres. Pata, Madie et leurs neuf enfants âgés de quinze à un an se retrouvent isolés dans leur maison située sur une colline de Levet. Six jours après la vague, l’eau continue inexorablement de monter. Il faut partir mais la barque ne peut emmener plus de huit personnes.

    « Qui vas-tu laisser? »

    Cette phrase cruelle sonne le glas du bonheur familial.

    La famille part pour un voyage périlleux vers les hautes terres, laissant Louie, Perrine et Noé endormis dans leur chambre. Pourquoi eux? Parce qu’ils ne sont pas aussi bien que les autres ou parce que c’était le choix le plus judicieux. Le père promet à sa femme qu’il viendra ensuite les rechercher. Madie commence une longue descente aux enfers pour sauver la chair de sa chair.

    Sandrine Collette excelle à enchaîner les drames tant pour les enfants sur l’île que pour la famille sur l’eau. Pas question de laisser une seconde de répit aux lecteurs. A peine le temps de s’attendrir face à la naïveté des enfants qui ne peuvent comprendre pleinement la situation que nous sommes sans cesse repris par la violence des éléments.

    « Les jours se succèdent sans douceur et sans lumière, sans avoir le temps d’espérer entre deux tragédies, ni même de reprendre son souffle, un tout petit souffle, une inspiration trop courte et trop peureuse. »

    Inutile de trop en dire sur les péripéties qui attendent chaque membre de cette famille, le lecteur pourra se ronger les ongles d’angoisse.

    Comme dans ses deux romans précédents ( Il reste la poussière et surtout le dernier Les larmes noires sur la terre), les unités de lieux et de temps sont imprécis. Nous retrouvons toutefois les liens familiaux et l’enfermement dans la spirale du malheur.

    Juste après la vague est une très bonne lecture qui confirme le talent exceptionnel de Sandrine Collette à nous faire vibrer mais à part les thèmes de l’abandon, de l’amour maternel et de la force de la nature, il offre peut-être moins de sujets de réflexion que le roman précédent.

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  • Un volcan qui s'effondre dans l'océan.
    Un énorme raz de marée ravageur, meurtrier, qui fait tout disparaître autour de Madie, Pata et leurs 9 enfants.
    Un monde post-apocalyptique, à perte de vue.
    La décision de partir et trouver refuge vers des terres plus hautes pour leur survie.
    Une...
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    Un volcan qui s'effondre dans l'océan.
    Un énorme raz de marée ravageur, meurtrier, qui fait tout disparaître autour de Madie, Pata et leurs 9 enfants.
    Un monde post-apocalyptique, à perte de vue.
    La décision de partir et trouver refuge vers des terres plus hautes pour leur survie.
    Une barque,
    8 places seulement.
    Un choix impossible, mais inévitable...
    Le décor est planté.
    L'ambiance aussi...
    Et pas qu'un peu.
    Sandrine Collette, elle sait y faire, pour vous foutre la boule au ventre et faire en sorte qu'elle ne vous quitte plus jusqu'à la fin.
    Oh ça oui, elle maitrise !
    J'ai tremblé, j'ai espéré, j'ai tellement eu peur...
    Face à cet océan enragé, ces espaces indomptables, si menaçants, si vastes, malgré cette atmosphère si oppressante, ces enfants innocents, si petits et si grands à la fois, faisant face à l'impensable, n'ayant que pour arme, leur instinct de survie...
    Face à cet acharnement du malheur et toute cette misère, cette noirceur omniprésente, ce choix, ces décisions, cette culpabilité, cette résilience , je me suis sentie bien impuissante, meurtrie...
    Je n'ai pas une famille aussi nombreuse, mais malgré tout cette histoire nous pousse à la réflexion.
    Elle n'est pas sans rappeler certains faits d'actualité.
    Les migrants, les réfugiés, le réchauffement climatique et les bouleversements, catastrophes naturelles qui en résultent...
    Cette mère, ça peut très bien être moi.
    Qu'aurais je fait à sa place ?
    Je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir.
    Non, jamais.
    Sandrine Collette, c'est mon petit rendez vous incontournable de début d'année.
    Renod, merci, de m'avoir accompagnée pour la 3ème année consécutive dans ces sombres aventures.
    Une auteure, qui, une nouvelle fois, m'a ravie et bouleversée.
    Ce livre, je le dois à un autre de mes amis. Je l'embrasse fort. Merci.
    Et pis, aujourd'hui, c'est un peu un jour spécial...
    C'est mon anniversaire Babelio.
    3 ans.
    Il fallait donc que je célèbre cela, comme il se doit, avec un titre qui me touche tant.

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  • Quelque part sur la Terre, un volcan en éruption a déchaîné la mer, et celle-ci a englouti le monde. Six jours après, Pata, Madie et leurs neuf enfants, qui n'ont survécu que grâce à leur maison en hauteur, voient l'eau qui les entoure monter inexorablement, les cernant chaque jour un peu plus....
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    Quelque part sur la Terre, un volcan en éruption a déchaîné la mer, et celle-ci a englouti le monde. Six jours après, Pata, Madie et leurs neuf enfants, qui n'ont survécu que grâce à leur maison en hauteur, voient l'eau qui les entoure monter inexorablement, les cernant chaque jour un peu plus. Il faut partir, sinon ils mourront noyés. Mais cela signifie qu'il va falloir choisir, car la barque ne pourra pas les contenir tous. "Choisir, c'est renoncer" a dit André GIDE. Ici, choisir c'est sacrifier. Alors lequel des deux parents sera le bourreau et désignera les victimes?
    Confronter des gens ordinaires à des situations extraordinaires (et se confronter à ses propres phobies - celle de l'eau et de la fin du monde notamment - en malmenant ses personnages), c'est ce qu'affectionne Sandrine COLLETTE. Pousser l'humain dans ses retranchements et obliger le lecteur à se demander ce qu'il aurait fait, lui, à la place des protagonistes de l'histoire.
    Avec JUSTE APRES LA VAGUE, cela fonctionne assurément. Pour avoir débattu férocement avec ma Cousine de lectures et échangé avec d'autres lecteurs lors de la soirée BABELIO au cours de laquelle nous avons rencontré l'auteur, j'ai constaté sans conteste les passions contraires déclenchées par ce roman. Personne n'avait le même avis mais celui de chacun était tranché, des décisions des personnages à la fin choisie par l'auteur, le débat fut vif, preuve que JUSTE APRES LA VAGUE est un livre qui n'a laissé personne indifférent et qui fait bien cogiter son lecteur.
    Evidemment, le choix cornélien des parents, l'idée de devoir choisir entre ses enfants, est au coeur du livre et provoque une réaction assez épidermique. Cette réaction n'est pourtant jamais la même selon le lecteur. La plupart voueront le père aux gémonies pour avoir été celui qui va séparer la famille, la mère étant incapable de le faire... parce qu'une mère ne pourrait jamais faire ça à ses enfants. Cette vision simpliste m'a fortement agacée et j'ai eu un ressenti tout à fait différent : quel que soit son choix, le père, lui, a au moins le courage de le faire et de l'assumer, quand lâchement la mère lui abandonne cette responsabilité. D'autant que sans que je puisse en dire plus, elle finira elle-même par faire un choix tout aussi contestable que celui qu'on reproche au père! J'imagine que chacun réagit en fonction de sa situation personnelle et c'est souvent cela la force d'un bon roman, cette capacité à pouvoir parler aux lecteurs de tant de manières différentes.
    Mais au-délà de cela, j'avoue que c'est aussi et surtout la solidarité des enfants sacrifiés que j'ai retenue, leur capacité à survivre et à surmonter l'épreuve. Ces enfants malmenés par la vie vont s'unir et faire de leurs handicaps des forces, se surpassant, transcendés par leur volonté de vivre. Déchirée par les parents, la famille reprend vie au travers des trois enfants laissés sur le bord du chemin, soudés plus que jamais.
    Même la fin a divisé les lecteurs. Moi je l'ai trouvée parfaite, et évidemment vous n'en saurez rien, d'autant que comme me l'a demandé Sandrine COLETTE, j'ai promis de défendre ses fins "contre vents et marées".

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2018/03/18/36173336.html

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  • je viens juste de finir ce livre
    la destinée de cette famille prise par dans les tourmentes d'une tempête qui arrache et englouti tout sur son passage.
    Le choix fait par les parents des neufs enfants
    ceux qui partent et ceux qui restent
    Les descriptions de la fureur de la mer, la violence...
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    je viens juste de finir ce livre
    la destinée de cette famille prise par dans les tourmentes d'une tempête qui arrache et englouti tout sur son passage.
    Le choix fait par les parents des neufs enfants
    ceux qui partent et ceux qui restent
    Les descriptions de la fureur de la mer, la violence des flots et les eaux qui montent
    Les trois enfants bloqués sur une petit bout de terre avec quelques dizaines de poules pendant que les parents essaient de sauver le reste de la fratrie
    je vais m'intéresser aux autres livres de cet auteur

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  • résumé Nathalie Bullat 14 03 18
    Imaginez un gigantesque tsunami, un raz de marée titanesque qui recouvre plaines, villages, habitations.
    Dès le prologue une vision d’apocalypse, une version moderne du déluge biblique bouscule le lecteur.
    Roman d’anticipation où le ciel et les saisons...
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    résumé Nathalie Bullat 14 03 18
    Imaginez un gigantesque tsunami, un raz de marée titanesque qui recouvre plaines, villages, habitations.
    Dès le prologue une vision d’apocalypse, une version moderne du déluge biblique bouscule le lecteur.
    Roman d’anticipation où le ciel et les saisons déréglées, la terre giflée par les vents annoncent la « catastrophe, la vraie, la grande »
    Roman sur l’isolement, l’abandon, mais aussi sur l’amour familial et la nécessité de vivre.

    Avec des phrases courtes qui galopent Sandrine Collette raconte la rage des éléments. Son style haché, ciselé, ses mots vifs frappent et jouent avec nos nerfs. L’instinct de survie au fil des pages est poussé aux maximum presque animal. « Chacun lutte pour soi, le monde autour a disparu. Plus de pensée, plus rien »
    Rares rescapés, un couple et leurs neuf enfants vivent sur une petite île. Voyant la montée des eaux progresser un peu plus chaque jour, ils décident de rejoindre les hautes terres. Mais la barque alourdie de vivres, ne peut être occupée que par 8 personnes !
    Les parents décident de laisser 3 enfants. Pourquoi et lesquels ? Le père promet son retour. La mère rongée par la culpabilité semble perdre la raison.
    Atteindront ils leur but dans cet océan qui frappe et qui cogne s’amusant de courtes accalmies sournoises.
    les scènes de tempêtes se suivent, nous essoufflent. Le lecteur cherche l’éclaircie.
    Quant aux 3 robinsons, trop jeunes pour craindre la mort, ils affrontent les problèmes avec l insouciance de leur âge ; ce sont eux les plus intéressants et les plus attachants.
    Une fois de plus Sandrine Collette nous accroche dans cet huis-clos à ciel ouvert, mettant ses personnages face à une nature hostile, et cette fois c est dans un désordre d’écume, de lames cassantes, d’eau vivante comme une bête furieuse.

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  • Lu en une après midi, j'ai englouti ce roman littéralement prise par les mésaventures des personnages.
    Une catastrophe. La Terre est inondée et l'eau monte inexorablement. Les secours ne viennent pas. Il faut quitter la maison perchée sur un sommet.
    2 parents, 9 enfants mais seulement 8 places...
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    Lu en une après midi, j'ai englouti ce roman littéralement prise par les mésaventures des personnages.
    Une catastrophe. La Terre est inondée et l'eau monte inexorablement. Les secours ne viennent pas. Il faut quitter la maison perchée sur un sommet.
    2 parents, 9 enfants mais seulement 8 places dans la barque...
    3 enfants ne pourront pas partir et devront rester, seuls. Lesquels seront "choisis"?

    Au fil des pages, on suit en parallèle, avec angoisse, la barque perdue au milieu des flots avec ses 8 occupants et puis ces 3 enfants seuls, abandonnés, et terriblement attachants, dans leur maison sur leur petit bout d'île où chaque jour l'eau monte un peu plus.

    Une histoire prenante avec un bon suspens et où la terrible question de savoir ce que nous, nous aurions fait, nous effleure mais que l'on s'empresse de chasser en étant bien contents de ne pas vivre cette situation terrifiante et surtout de ne pas avoir à faire ce terrible choix.

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  • Il était une fois un couple : Pata et Madie, et leurs neuf enfants: Louie, Noé, Sidonie, Émilie, Liam, Mattéo, Lotte, Marion et Perrine. Une famille heureuse… à ceci près que leur maison s'est retrouvée entourée d'eau et donc coupée du monde : « Devant eux, c'était la mer, mais pas que....
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    Il était une fois un couple : Pata et Madie, et leurs neuf enfants: Louie, Noé, Sidonie, Émilie, Liam, Mattéo, Lotte, Marion et Perrine. Une famille heureuse… à ceci près que leur maison s'est retrouvée entourée d'eau et donc coupée du monde : « Devant eux, c'était la mer, mais pas que. Derrière, à gauche, à droite, c'était aussi la mer. En six jours, ils n'avaient pas eu le temps de s'habituer, mais ils avaient compris que le monde ne serait plus jamais comme avant. »

    Que s'était-il passé ?

    Une vague puissante transformée en raz-de-marée avait recouvert les terres. D'après le père, « sur l'île perdue dans la mer en face d'eux, le volcan s'était effondré. » Ils en avaient réchappé car leur maison, perchée sur une colline, s'était trouvée protégée par l'altitude.

    Autour, tout avait disparu : les hommes, les bêtes, les végétaux, tout était mort noyé, recouvert d'une vaste étendue d'eau.

    Les politiques savaient-ils ? Si oui, pourquoi n'avaient-ils rien dit, rien fait ? Quelques vieux du village avaient bien senti que le climat n'était plus le même mais on les avait pris pour des fous. (Tiens, ça me rappelle des choses qu'on entend à la radio tous les jours, des histoires de réchauffement climatique, d'événements météorologiques extrêmes, de montée des eaux, de villes côtières menacées et d'îles du Pacifique déjà englouties…)

    C'est Louie qui nourrissait les poules ce soir-là et qui l'avait vue arriver le premier, cette terrible vague. Depuis, sur la mer, flottaient quelques cadavres, on apercevait au loin deux, trois embarcations.

    Terrible.

    Mais le pire était à venir : « le septième jour, l'eau se remit à monter ». Ils devaient partir, tout allait certainement être rapidement englouti. Les parents possédaient une barque, oui, il fallait un peu la réparer mais c'était déjà ça. Aller vers l'Est, vers les hautes terres. Fuir au plus vite.

    Oui mais onze personnes dans la barque, ce n'était même pas envisageable. Le père devait ramer, la mère s'occuper des petits. Il fallait donc laisser trois gamins et sauver le reste de la tribu. Abandonner trois enfants, mais lesquels ?

    Le choix de Madie… Impensable choix…

    J'ai lu ce roman comme un conte (Le Petit Poucet?), un conte terrible, effrayant, ponctué de références mythologiques et bibliques, une histoire oppressante qui nous serre la gorge à chaque moment parce que la mort est là, toujours, omniprésente, dans la tempête qui se prépare, l'eau et la nourriture qui viennent à manquer, les mauvaises rencontres, et cette eau qui monte toujours, grignotant quotidiennement quelques mètres du terrain comme une bête affamée. Pour tout vous avouer, j'en ai même fait un cauchemar ! Inutile de me proposer une balade en mer… Je crois que je vais mettre un peu de temps à me réconcilier avec l'espace marin. D'ailleurs, il paraît que Sandrine Collette a elle-même une peur panique de l'eau. Elle a donc d'autant mieux su nous transmettre sa terreur…

    Sans conteste, l'auteur est talentueuse : elle maîtrise parfaitement les règles du suspense et cette montée de l'eau incessante est particulièrement angoissante. C'est donc un roman vraiment réussi malgré, peut-être, quelques longueurs (il faut dire, j'avais tellement hâte de savoir ce qui allait arriver aux gamins que j'aurais voulu parfois que le rythme s'accélère! Quel stress !)

    Et puis, être capable d'écrire 300 pages sur une poignée de personnages, quelques poules et une vaste étendue d'eau, une espèce de huis clos à ciel ouvert avec la mer comme personnage principal. Chapeau !

    J'ai d'ailleurs beaucoup aimé ce dépouillement qui tire le conte vers la tragédie (et c'en est une au fond!), d'ailleurs, la règle des trois unités est quasi respectée : temps, lieu, action. La tragédie du Déluge... Un texte qui, je l'espère, n'a rien de prophétique !

    Je repense soudain aux témoignages des pauvres gens qui ont vu (ou voient encore!) leur maison inondée cet hiver. L'eau montait chaque jour. Un vrai traumatisme dont on se remet bien difficilement ! Il nous faudra certainement un jour ou l'autre prendre conscience du danger qui nous guette en changeant radicalement nos modes de vie. Cela, je crois, devient urgent !

    Enfin, je suis sortie de toute cette eau vidée (rincée ah, ah!) pantelante, les jambes molles, les mains moites. Je n'ai pas trop le pied marin et suis en plus d'un naturel plutôt angoissé… Déjà, et pour d'autres raisons évidemment, Des nœuds d'acier m'avaient rendue insomniaque ! Quelle petite nature je fais !

    Il va me falloir une lecture plus calme maintenant pour me remettre de mes émotions !

    En tout cas, n'hésitez pas à vous plonger dans ce roman… Sensations garanties...

    LIREAULIT http://lireaulit.blogspot.fr/

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  • Me voici rattrapé par mon passé, hanté par mes vieux démons, soumis à mes phobies.
    Un requin de carton pâte, terrorisant les plages de la station balnéaire d'Amity avait déjà bien oeuvré pour m'écarter des fonds marins. Un jeu aussi stupide que dangereux, quelques mois plus tard, avait failli...
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    Me voici rattrapé par mon passé, hanté par mes vieux démons, soumis à mes phobies.
    Un requin de carton pâte, terrorisant les plages de la station balnéaire d'Amity avait déjà bien oeuvré pour m'écarter des fonds marins. Un jeu aussi stupide que dangereux, quelques mois plus tard, avait failli me coûter la vie (Je me demande encore, d'ailleurs, comment ce jour-là, j'ai réussi à échapper à la noyade), et avait définitivement contribué à mon aquaphobie.
    Sandrine Collette vient d'en remettre une couche avec son nouveau roman, Juste après la vague.
    Bon, vous me direz qu'elle ne m'a pas pris par surprise, le titre est explicite.
    Une tempête, un volcan qui fait des siennes, un raz-de-marée. Un monde disparaît. Reste un ilot. Une mère, un père, 9 enfants. Une barque. Pas de place pour tout le monde.
    Et voilà c'est parti.
    Sandrine Collette est cette auteure qui crée des huis clos dans des immensités et qui le fait avec talent. Ici c'est la mer. L'eau. Qui monte. Angoissante. En mouvement perpétuel. Qui remue. Qui n'en finit pas. Qui engloutit. Qui terrorise. Qui tue. Sournoise. Qui laisse de l'espoir avant de rugir plus fort encore. Et puis l'eau c'est aussi les larmes. de parents, d'enfants, de peurs de souffrances, de détresse.
    Un roman noir comme les fonds marins.
    Où l'espoir de survivre s'amenuise de jour en jour. On scrute cet horizon sans fin, on cherche la terre, le bateau, l'humain.
    La nature déchaînée, et l'homme si petit qui lutte contre les éléments, qui est capable, par instinct, du pire comme du meilleur.
    Et nous, qu'aurions-nous fait ?
    Que serions-nous capables de faire ?
    Que serions-nous coupable de faire ?
    N'ayez pas peur de vous noyer, en bon lecteur que vous êtes, plongez dans cette lecture addictive. Moi, je reste sur la terre ferme, je garde juste un oeil sur la Saône tout près de chez moi, trop près ?
    Quand à Sandrine Collette, après les sentiers de randonnée, la haute montagne, les vignes, la Patagonie, une casse automobile, vers quelle contrée m'entrainera-telle dans son prochain ? le Kamtchatka ?

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