Juste après la vague

Couverture du livre « Juste après la vague » de Sandrine Collette aux éditions Denoel
  • Date de parution :
  • Editeur : Denoel
  • EAN : 9782207140680
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

L'eau a tout envahi. Sur un bout de terre émergée survit une famille de onze personnes. La barque qui peut les sauver ne peut en embarquer que huit.

Il y a six jours, le flanc nord du volcan s'est effondré dans l'océan, soulevant une vague monstrueuse, et tout a disparu autour de Louie, ses... Voir plus

L'eau a tout envahi. Sur un bout de terre émergée survit une famille de onze personnes. La barque qui peut les sauver ne peut en embarquer que huit.

Il y a six jours, le flanc nord du volcan s'est effondré dans l'océan, soulevant une vague monstrueuse, et tout a disparu autour de Louie, ses parents et ses huit frères et soeurs. Leur maison, perchée au sommet d'une côte escarpée, a été ravagée mais a tenu bon. Au contraire du monde alentour. À perte de vue, il n'y a plus qu'une étendue d'eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes.
Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours. Mais seuls des débris et des corps gonflés flottent autour de leur île.
Et l'eau continue à monter. Madie, la mère, comprend qu'il faut partir.
Pata, le père, a calculé qu'il leur faudrait douze jours de navigation sur leur barque pour atteindre les hautes terres.
Mais ils ne peuvent embarquer qu'à huit. Madie refuse de choisir parmi ses neuf enfants. Pata le fait, lui, parce qu'il sait que c'est le seul moyen de sauver sa famille : ils prendront les deux aînés, qui le relaieront pour ramer. Et les quatre petites, qui ne peuvent se passer de leur mère.
Les trois du milieu, Louie, onze ans, Perrine, neuf ans, Noé, huit ans, sont autonomes. Ils s'en sortiront. Et dès l'arrivée sur les hautes terres, Pata repartira pour guider les secours jusqu'à eux.
Le lendemain matin, Louie se réveille dans la maison désertée de tout bruit et de toute joie. Dans la cuisine, un mot des parents, dans le cellier, de la nourriture.
Voilà Louie seul responsable. Et il ne peut s'empêcher de se demander pourquoi les parents les ont-ils laissés, eux ? Parce qu'ils sont les plus débrouillards, comme ils l'ont écrit dans leur lettre ? Ou parce qu'ils sont les trois enfants ratés de la famille ? Lui, Louie, qui boite depuis une vilaine maladie d'enfance. Elle, la jolie Perrine, qui a un oeil blanc.
Et Noé, qui ne grandit pas comme les autres.
D'un côté une petite barque seule sur l'océan, de l'autre trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Voilà l'histoire terrifiante que Sandrine Collette a choisi de nous raconter.

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  • Suite à un raz de marée, l'eau monte inlassablement. La famille doit fuir mais le bateau trop petit oblige les parents à laisser à terre trois de leurs neuf enfants avant de venir les rechercher plus tard.

    Sur mer, la frêle embarcation est prise dans les tempête, perdue sur les flots, en...
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    Suite à un raz de marée, l'eau monte inlassablement. La famille doit fuir mais le bateau trop petit oblige les parents à laisser à terre trois de leurs neuf enfants avant de venir les rechercher plus tard.

    Sur mer, la frêle embarcation est prise dans les tempête, perdue sur les flots, en proie à de multiples dangers. Sur terre, les enfants démunis ont peur, se sentent perdus, doivent s'organiser pour subsister. Partout, pour tous, la menace, la frayeur.

    A la fois roman d'aventures, roman d'apprentissage et thriller, l'ouvrage haletant aux péripéties variées voit s'affronter puissance des éléments déchaînés et faiblesse des hommes.

    L'écriture dense et rythmée, l'emploi constant du présent dans le récit donne au lecteur l'impression d'être pris au milieu des secousses, des bruits, des coups, des morsures dans la lutte désespérée des personnages aux prises avec des forces maléfiques protéiformes.

    Un épopée humaine à tonalité fantastique dont les personnages, bien différenciés face aux épreuves, ballottés par le destin, sont attachants et suscitent l'empathie.
    Un conte initiatique moderne à portée universelle.

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  • Pata et Madie, les parents de neuf enfants ont une décision difficile à prendre après le passage d’une terrible vague qui a tout submergé et qui continue à progresser obligeant la famille à partir. Partir oui, mais l’embarcation ne peut contenir que 8 personnes.

    Qui laisser, qui emmener,...
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    Pata et Madie, les parents de neuf enfants ont une décision difficile à prendre après le passage d’une terrible vague qui a tout submergé et qui continue à progresser obligeant la famille à partir. Partir oui, mais l’embarcation ne peut contenir que 8 personnes.

    Qui laisser, qui emmener, pourquoi ? Quelles seront leurs chances de revenir les chercher ou de survie ?

    Ma lecture

    Je n’ai entendu que des éloges sur ce roman d’une auteure encore jamais lu (je rappelle que je ne suis pas fan des polars et des thrillers). Je devais le lire dans le cadre d’un comité de lecture et je dois aussi confesser que le côté « thriller psychologique » mis en avant m’a convaincu.

    Dès les premières pages on est plongé, c’est le cas de le dire, dans la tragédie : choisir parmi ses enfants ceux qui ont une chance de s’en sortir, en sacrifier d’autres. Cornélien mais vital.

    Le contexte est planté, reste maintenant à découvrir les personnages et l’auteure le fait parfaitement. Personnage prédominant la mère : c’est par elle que nous vivons principalement le côté parental, à travers elle. Son instinct de protection de ceux qu’elle a mis au monde, qu’elle a nourris, protégé. Impossible pour elle de se résigner à en abandonner certains. Elle nous fait partager également ses sentiments de femme : sa vie, son couple, ses maternités, son souhait de penser enfin à elle avant la vague, mais rien n’arrive comme l’aurait souhaité.

    Voudrait s’endormir et jamais se réveiller. Ou s’enrouler dans un trou, un terrier, une tanière, et qu’on la laisse pour de bon, mérite pas mieux, se tapir bien au fond loin de la vie qui ne vaut rien, c’est comme dormir, échapper à l’existence, oublier. (p138)

    Presque comme une bête elle se bat avec acharnement pour chacun de ses petits, même quand la douleur est insoutenable, elle continue, elle ne renoncera jamais.

    Il y a également un des enfants, je ne vous dirai pas lequel afin de ne pas gâcher votre lecture, qui va prendre la direction du petit groupe resté à la maison, sur ce coin de terre qui se trouve envahit peu à peu par les eaux. Il devient un parent de substitution, doit prendre les décisions, organiser leur survie, avoir des idées pour manger, partir, vivre.

    Je ne cache pas que l’on ne peut s’empêcher de trembler pour cette famille dont on suit les péripéties de part et d’autre : ceux qui sont partis, ceux qui ont été abandonnés. C’est efficace et régulièrement les éléments se déchaînent faisant accroître l’angoisse.

    On ne connaît rien du lieu, les noms sont imaginaires mais les conditions climatiques m’ont fait penser à des tragédies que nous vivons régulièrement dans le monde : inondations, tempêtes, tsunami, tremblements de terre, éruption volcanique, incendies et quand la nature se déchaîne, rien ne peut l’arrête. Elle prouve sa force, elle est imprévisible, sans sentiment, elle.

    Et puis il y a les longues périodes d’attente, de voyage, de calme, de faim mais aussi les rencontres, les bonnes, les mauvaises, les espoirs déçus et les solidarités inattendues.

    Je ne peux rien vous dire de plus de l’histoire pour que vous gardiez tout le plaisir de l’angoisse.

    Ce n’est pas un thriller/polar pour moi c’est un thriller psychologique, fort, sur le thème de la famille, de l’espoir, une aventure tragique au sein d’un clan.

    L’écriture est terriblement efficace car elle rend très bien les paysages, les éléments, mais aussi les pensées de chacun, leurs angoisses, leurs relations. Rien de trop, rien de moins.

    Une lecture agréable qui porte à réflexion sur ce thème du choix : que ferions-nous nous dans le même situation ?

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  • Dés les premières pages cette histoire m'a embarqué, et complètement subjugué. La puissance qui s'en dégage est phénoménale, le ressenti de chacun des protagoniste étant mille fois exacerbé par la situation dramatique.

    Un volcan s'effondre dans la mer et tout ce qui n'est pas suffisamment en...
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    Dés les premières pages cette histoire m'a embarqué, et complètement subjugué. La puissance qui s'en dégage est phénoménale, le ressenti de chacun des protagoniste étant mille fois exacerbé par la situation dramatique.

    Un volcan s'effondre dans la mer et tout ce qui n'est pas suffisamment en hauteur est englouti. Et l'eau continue de monter... Une famille de onze personnes qui a survécu à la vague va devoir faire des choix très difficiles. Et après ça chacun d'eux sera marqué à jamais.

    Comment vivre? comment survivre? Face à une nature devenue hostile et imprévisible, confronter aux pires dangers, ces onze âmes désunies par force, devront lutter sans relâche.

    C'est poignant, c'est terrifiant, et profondément humain. L'humanité , dans ce qu'elle a de plus beau mais aussi de plus laid, face à la nature. Accrochez vous lecteur, et ne vous laissez pas emporter par la vague.

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  • Attention, roman virtuose ! EMBARQUEMENT pour un dépaysement total...

    Une plongée psychologique vertigineuse, sensations fortes et suspense à couper le souffle.

    Avec un style percutant et complètement obsédant, un roman aussi fort que surprenant, il vous sera impossible de le lâcher.

    A...
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    Attention, roman virtuose ! EMBARQUEMENT pour un dépaysement total...

    Une plongée psychologique vertigineuse, sensations fortes et suspense à couper le souffle.

    Avec un style percutant et complètement obsédant, un roman aussi fort que surprenant, il vous sera impossible de le lâcher.

    A chaque fois, Sandrine Collette fait fort ! Comme pour tous ces romans, je me suis délectée en le lisant, savourant chaque page.

    C'est une lecture fabuleuse et addictive...Précipitez-vous vite pour le lire, c'est juste GRANDIOSE.


    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.com/2018/07/juste-apres-la-vague.html

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  • Six jours depuis la vague.
    Ce raz-de-marée qui a tout emporté. Pour seule ligne d'horizon, l'océan, à perte de vue.
    Ils sont seuls désormais, Pata, Madie et leurs 9 enfants. L'eau continue de monter et leur maison sera bientôt engloutie par les flots. Leur réserve de nourriture s'amenuise....
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    Six jours depuis la vague.
    Ce raz-de-marée qui a tout emporté. Pour seule ligne d'horizon, l'océan, à perte de vue.
    Ils sont seuls désormais, Pata, Madie et leurs 9 enfants. L'eau continue de monter et leur maison sera bientôt engloutie par les flots. Leur réserve de nourriture s'amenuise. Choqués et hagards, ils doivent pourtant prendre une décision. Partir. Trouver les terres hautes. Mais cela implique un sacrifice. En effet, la barque ne peut contenir l'ensemble de la famille. Ils devront laisser certains de leurs enfants, et revenir les chercher dans plusieurs jours.
    p. 19 : "Le problème, c'est ce que le père n'arrivait pas à dire et qui lui arrachait la gueule : ils n'avaient qu'une seule barque. Et la mère avait tout compris, comme il s'en doutait, parce qu'à ce moment-là elle posa sur lui un regard de feu, haine et désespoir mêlés, un regard qui l'accusait définitivement - et elle murmura, comme si c'était lui, rien que lui, comme si tout était sa faute, la mer, la tempête et le malheur : - Qui vas-tu laisser ? "
    C'est un déchirement pour la mère... Ils embarquent donc en pleine nuit, abandonnant les trois enfants infirmes de la famille : Louie, Perrine et Noé - le boiteux, la borgne et le nain.
    Les descriptions sont tellement réalistes et fortes que le lecteur a la sensation d'être sur la barque, au beau milieu de l'océan, subissant lui aussi le dérèglement climatique, l'épuisement et le rationnement.
    Au même moment, Louie, Perrine et Noé ont trouvé le mot de leur parent au réveil. Ils promettent de revenir les chercher. S'ensuivent des jours de pleurs, d'incompréhension et de colère. Mais petit à petit, ils s'organisent. Pour survivre. Ils comptent les jours, surveillent l'océan. Mais le niveau de l'eau n'en finit pas de monter, inexorablement. Eux aussi vont devoir prendre une décision, pour ne pas finir noyés avant le retour éventuel de leur parent.
    p. 215 : " Mais il n'a pas effacé de sa mémoire le désespoir qui lui a fait imaginer tout à l'heure une idée terrifiante, celle qui reviendra s'il ne trouve pas d'aide, parce que la fatigue est là, tapie au fond de lui, plus que la fatigue : le renoncement. S'il devait expliquer à Noé, il dirait seulement qu'il n'y arrive plus. Que ses pensées se sont arrêtées, qu'il n'a plus de solution à proposer, rien, que du vide comme jamais il n'en a vu, immense et effrayant, saturant l'espace. "
    Quelle lecture éprouvante ! Quelle lutte ! Cet instinct de survie est bouleversant. Lutter contre un élément aussi puissant que l'océan... les personnages vont s'y trouver confrontés, ballotés, éprouvés.
    J'ai été particulièrement touchée par la psychologie des personnages, notamment celui de la mère Madie. Bien que le choix apparaisse très "pragmatique" aux yeux du père, il va anéantir Madie : " si une mère ne sait plus protéger ses enfants. "
    Le lecteur fluctue sans cesse entre tragédie et espoir.
    Grand moment d'émotion... sous une jolie plume !

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  • Le volcan s’est effondré, une vague gigantesque a détruit une partie de la chaîne de vie qui peuplait les îles. Roulant les corps morts dans ses flots, sournoisement l’eau envahit ce qu’il reste de terres, sous la colère du ciel qui gronde encore.
    Fuir vers les hautes terres sur une barque trop...
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    Le volcan s’est effondré, une vague gigantesque a détruit une partie de la chaîne de vie qui peuplait les îles. Roulant les corps morts dans ses flots, sournoisement l’eau envahit ce qu’il reste de terres, sous la colère du ciel qui gronde encore.
    Fuir vers les hautes terres sur une barque trop petite pour onze personnes, choisir les enfants qui resteront sur ce monticule voué à l’engloutissement, dans l’espoir d’un second voyage…
    Sandrine Collette signe une histoire très sombre, stigmatise la faiblesse de l’homme face à la suprématie de la nature, sa rage de survivre et de préserver les siens. Dans le choix de laisser les plus faibles, c’est aussi celui d’abandonner ceux qui seront les moins utiles à un certain modèle de société.
    Inspiré d’une possible apocalypse due au déréglement climatique, le roman pointe le destin des populations contraintes à une nouvelle sorte d’exil.
    Des phrases martelées, sans verbe, produisent l’instantané, qu’il soit douleur, décision, peur ou notion de temps. Serait-ce dû à la construction en trois parties répétant la lutte des protagonistes, l’issue ne laisse guère de place au doute et qui passe à côté du roman dystopique. Dommage !

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  • Lorsque la paroi d’un volcan sous-marin s’effondre, une vague d’une centaine de mètres ensevelit les terres. Pata, Madie et leurs neuf enfants âgés de quinze à un an se retrouvent isolés dans leur maison située sur une colline de Levet. Six jours après la vague, l’eau continue inexorablement de...
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    Lorsque la paroi d’un volcan sous-marin s’effondre, une vague d’une centaine de mètres ensevelit les terres. Pata, Madie et leurs neuf enfants âgés de quinze à un an se retrouvent isolés dans leur maison située sur une colline de Levet. Six jours après la vague, l’eau continue inexorablement de monter. Il faut partir mais la barque ne peut emmener plus de huit personnes.

    « Qui vas-tu laisser? »

    Cette phrase cruelle sonne le glas du bonheur familial.

    La famille part pour un voyage périlleux vers les hautes terres, laissant Louie, Perrine et Noé endormis dans leur chambre. Pourquoi eux? Parce qu’ils ne sont pas aussi bien que les autres ou parce que c’était le choix le plus judicieux. Le père promet à sa femme qu’il viendra ensuite les rechercher. Madie commence une longue descente aux enfers pour sauver la chair de sa chair.

    Sandrine Collette excelle à enchaîner les drames tant pour les enfants sur l’île que pour la famille sur l’eau. Pas question de laisser une seconde de répit aux lecteurs. A peine le temps de s’attendrir face à la naïveté des enfants qui ne peuvent comprendre pleinement la situation que nous sommes sans cesse repris par la violence des éléments.

    « Les jours se succèdent sans douceur et sans lumière, sans avoir le temps d’espérer entre deux tragédies, ni même de reprendre son souffle, un tout petit souffle, une inspiration trop courte et trop peureuse. »

    Inutile de trop en dire sur les péripéties qui attendent chaque membre de cette famille, le lecteur pourra se ronger les ongles d’angoisse.

    Comme dans ses deux romans précédents ( Il reste la poussière et surtout le dernier Les larmes noires sur la terre), les unités de lieux et de temps sont imprécis. Nous retrouvons toutefois les liens familiaux et l’enfermement dans la spirale du malheur.

    Juste après la vague est une très bonne lecture qui confirme le talent exceptionnel de Sandrine Collette à nous faire vibrer mais à part les thèmes de l’abandon, de l’amour maternel et de la force de la nature, il offre peut-être moins de sujets de réflexion que le roman précédent.

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  • Un volcan qui s'effondre dans l'océan.
    Un énorme raz de marée ravageur, meurtrier, qui fait tout disparaître autour de Madie, Pata et leurs 9 enfants.
    Un monde post-apocalyptique, à perte de vue.
    La décision de partir et trouver refuge vers des terres plus hautes pour leur survie.
    Une...
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    Un volcan qui s'effondre dans l'océan.
    Un énorme raz de marée ravageur, meurtrier, qui fait tout disparaître autour de Madie, Pata et leurs 9 enfants.
    Un monde post-apocalyptique, à perte de vue.
    La décision de partir et trouver refuge vers des terres plus hautes pour leur survie.
    Une barque,
    8 places seulement.
    Un choix impossible, mais inévitable...
    Le décor est planté.
    L'ambiance aussi...
    Et pas qu'un peu.
    Sandrine Collette, elle sait y faire, pour vous foutre la boule au ventre et faire en sorte qu'elle ne vous quitte plus jusqu'à la fin.
    Oh ça oui, elle maitrise !
    J'ai tremblé, j'ai espéré, j'ai tellement eu peur...
    Face à cet océan enragé, ces espaces indomptables, si menaçants, si vastes, malgré cette atmosphère si oppressante, ces enfants innocents, si petits et si grands à la fois, faisant face à l'impensable, n'ayant que pour arme, leur instinct de survie...
    Face à cet acharnement du malheur et toute cette misère, cette noirceur omniprésente, ce choix, ces décisions, cette culpabilité, cette résilience , je me suis sentie bien impuissante, meurtrie...
    Je n'ai pas une famille aussi nombreuse, mais malgré tout cette histoire nous pousse à la réflexion.
    Elle n'est pas sans rappeler certains faits d'actualité.
    Les migrants, les réfugiés, le réchauffement climatique et les bouleversements, catastrophes naturelles qui en résultent...
    Cette mère, ça peut très bien être moi.
    Qu'aurais je fait à sa place ?
    Je n'en sais rien et je ne veux pas le savoir.
    Non, jamais.
    Sandrine Collette, c'est mon petit rendez vous incontournable de début d'année.
    Renod, merci, de m'avoir accompagnée pour la 3ème année consécutive dans ces sombres aventures.
    Une auteure, qui, une nouvelle fois, m'a ravie et bouleversée.
    Ce livre, je le dois à un autre de mes amis. Je l'embrasse fort. Merci.
    Et pis, aujourd'hui, c'est un peu un jour spécial...
    C'est mon anniversaire Babelio.
    3 ans.
    Il fallait donc que je célèbre cela, comme il se doit, avec un titre qui me touche tant.

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  • Quelque part sur la Terre, un volcan en éruption a déchaîné la mer, et celle-ci a englouti le monde. Six jours après, Pata, Madie et leurs neuf enfants, qui n'ont survécu que grâce à leur maison en hauteur, voient l'eau qui les entoure monter inexorablement, les cernant chaque jour un peu plus....
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    Quelque part sur la Terre, un volcan en éruption a déchaîné la mer, et celle-ci a englouti le monde. Six jours après, Pata, Madie et leurs neuf enfants, qui n'ont survécu que grâce à leur maison en hauteur, voient l'eau qui les entoure monter inexorablement, les cernant chaque jour un peu plus. Il faut partir, sinon ils mourront noyés. Mais cela signifie qu'il va falloir choisir, car la barque ne pourra pas les contenir tous. "Choisir, c'est renoncer" a dit André GIDE. Ici, choisir c'est sacrifier. Alors lequel des deux parents sera le bourreau et désignera les victimes?
    Confronter des gens ordinaires à des situations extraordinaires (et se confronter à ses propres phobies - celle de l'eau et de la fin du monde notamment - en malmenant ses personnages), c'est ce qu'affectionne Sandrine COLLETTE. Pousser l'humain dans ses retranchements et obliger le lecteur à se demander ce qu'il aurait fait, lui, à la place des protagonistes de l'histoire.
    Avec JUSTE APRES LA VAGUE, cela fonctionne assurément. Pour avoir débattu férocement avec ma Cousine de lectures et échangé avec d'autres lecteurs lors de la soirée BABELIO au cours de laquelle nous avons rencontré l'auteur, j'ai constaté sans conteste les passions contraires déclenchées par ce roman. Personne n'avait le même avis mais celui de chacun était tranché, des décisions des personnages à la fin choisie par l'auteur, le débat fut vif, preuve que JUSTE APRES LA VAGUE est un livre qui n'a laissé personne indifférent et qui fait bien cogiter son lecteur.
    Evidemment, le choix cornélien des parents, l'idée de devoir choisir entre ses enfants, est au coeur du livre et provoque une réaction assez épidermique. Cette réaction n'est pourtant jamais la même selon le lecteur. La plupart voueront le père aux gémonies pour avoir été celui qui va séparer la famille, la mère étant incapable de le faire... parce qu'une mère ne pourrait jamais faire ça à ses enfants. Cette vision simpliste m'a fortement agacée et j'ai eu un ressenti tout à fait différent : quel que soit son choix, le père, lui, a au moins le courage de le faire et de l'assumer, quand lâchement la mère lui abandonne cette responsabilité. D'autant que sans que je puisse en dire plus, elle finira elle-même par faire un choix tout aussi contestable que celui qu'on reproche au père! J'imagine que chacun réagit en fonction de sa situation personnelle et c'est souvent cela la force d'un bon roman, cette capacité à pouvoir parler aux lecteurs de tant de manières différentes.
    Mais au-délà de cela, j'avoue que c'est aussi et surtout la solidarité des enfants sacrifiés que j'ai retenue, leur capacité à survivre et à surmonter l'épreuve. Ces enfants malmenés par la vie vont s'unir et faire de leurs handicaps des forces, se surpassant, transcendés par leur volonté de vivre. Déchirée par les parents, la famille reprend vie au travers des trois enfants laissés sur le bord du chemin, soudés plus que jamais.
    Même la fin a divisé les lecteurs. Moi je l'ai trouvée parfaite, et évidemment vous n'en saurez rien, d'autant que comme me l'a demandé Sandrine COLETTE, j'ai promis de défendre ses fins "contre vents et marées".

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2018/03/18/36173336.html

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  • je viens juste de finir ce livre
    la destinée de cette famille prise par dans les tourmentes d'une tempête qui arrache et englouti tout sur son passage.
    Le choix fait par les parents des neufs enfants
    ceux qui partent et ceux qui restent
    Les descriptions de la fureur de la mer, la violence...
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    je viens juste de finir ce livre
    la destinée de cette famille prise par dans les tourmentes d'une tempête qui arrache et englouti tout sur son passage.
    Le choix fait par les parents des neufs enfants
    ceux qui partent et ceux qui restent
    Les descriptions de la fureur de la mer, la violence des flots et les eaux qui montent
    Les trois enfants bloqués sur une petit bout de terre avec quelques dizaines de poules pendant que les parents essaient de sauver le reste de la fratrie
    je vais m'intéresser aux autres livres de cet auteur

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