Valentine Goby

Valentine Goby
Valentine Goby est née à Grasse en 1974. Après des études à Sciences Po, elle a effectué des séjours humanitaires à Hanoï et à Manille et commence à publier après son retour à Paris. Elle est lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes, le Prix du premier roman de l'université d'Artois, le prix Palissy et le prix René-Fallet en 2003.
V. Goby a publié plusieurs romans chez Gallimard et des livres pour la jeunesse chez Autrement (derniers titres parus : Qui touche à mon corps je le tue, Gallimard, en 2008 ; Chaïma et les secrets d'Hassan, du Maroc à Marseille, Autrement Jeunesse, en 2009 et Des corps en silence, Gallimard en 2010).
Valentine Goby est née à Grasse en 1974. Après des études à Sciences Po, elle a effectué des séjours humanitaires à Hanoï et à Manille et commence à publier après son retour à Paris. Elle est lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes, le Prix du premier roman de l'université d'Artois, le prix Palissy et le prix René-Fallet en 2003.
V. Goby a publié plusieurs romans chez Gallimard et des livres pour la jeunesse chez Autrement (derniers titres parus : Qui touche à mon corps je le tue, Gallimard, en 2008 ; Chaïma et les secrets d'Hassan, du Maroc à Marseille, Autrement Jeunesse, en 2009 et Des corps en silence, Gallimard en 2010).

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Avis (109)

  • Couverture du livre « Je me promets d'éclatantes revanches » de Valentine Goby aux éditions L'iconoclaste

    0.2

    Virginie H sur Je me promets d'éclatantes revanches de Valentine Goby

    Dans ce document à paraître en août 2017 et qui prend une drôle de résonance à l'annonce du décès de Simone Veil, Valentine Goby évoque la vie et l'oeuvre de Charlotte Delbo (rescapée des camps et découverte au détour d'une conversation avec Marie-José Chombart de Lauwe, retrace Auschwitz via la...
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    Dans ce document à paraître en août 2017 et qui prend une drôle de résonance à l'annonce du décès de Simone Veil, Valentine Goby évoque la vie et l'oeuvre de Charlotte Delbo (rescapée des camps et découverte au détour d'une conversation avec Marie-José Chombart de Lauwe, retrace Auschwitz via la lecture et l'écriture.


    Alors que Valentine Goby prépare « Kinderzimmer », elle découvre l’œuvre d'une femme, communiste, résistante, non-juive et s'imprègne de son univers et de ses silences littéraires.
    Il s'agit ici d'une analyse de l’œuvre plus que d'un roman, mais Valentine Goby se faufile entre les lignes, esquisse des parallèles, donne corps à Charlotte, lui rend hommage.
    Elle voit les écrits de Charlotte Delbo comme des recherches archéologiques, où chaque strate révèle une découverte, où chaque « blanc » du texte laisse deviner l’indicible.


    Auschwitz. Un mot quasi absent des écrits de Charlotte Delbo. Un lieu qui devient neutre au sens qu'il pourrait être celui qui décrit toutes les horreurs sans être véritablement et géographiquement signifié : Auschwitz c'est nulle part et c'est partout (au Rwanda, en Syrie…). L'endroit prend une dimension universelle, fondue dans la neige et le froid, dans la terreur et l'ignoble.
    Charlotte Delbo n'était pas juive mais elle appartenait, par son militantisme au « Convoi du 24 janvier 1943 » pour avoir été arrêtée comme membre du groupe Politzer (son prof de philo) : 230 femmes dont seules 49 reviendront des camps, avec dans son cas, pour toujours, le numéro 31661 tatoué sur son avant-bras.


    Pourtant, elle gardera espoir, continuera à aimer la littérature et le théâtre (elle était la secrétaire de Louis Jouvet), reconstituant poèmes et pièces de mémoire, organisant des spectacles, malgré tout.
    A son retour, elle écrit Aucun de nous ne reviendra (premier volume d'une trilogie dont Le convoi du 24 janvier deviendra le prologue) et décide de garder ce manuscrit dans un tiroir : les français ne sont pas prêts à entendre, à connaître ce qui s'est passé dans les camps…


    Valentine Goby, explore le processus narratif de Charlotte Delbo, comment on peut aujourd'hui « lire » Auschwitz par les mots des rescapés, mais aussi comment Charlotte Delbo a pu « écrire » Auschwitz, elle devient archéologue d'une œuvre complexe, teintée de silences et de parallèles avec sa propre vie :

    « La lecture toujours convoque le lecteur et sa propre histoire. »

    Beaucoup d'émotion dans ce récit, beaucoup d'admiration aussi : une lecture qui ne laisse pas indifférent...

  • Couverture du livre « Qui touche à mon corps je le tue » de Valentine Goby aux éditions Gallimard

    0.05

    Alex Mot-à-Mots sur Qui touche à mon corps je le tue de Valentine Goby

    Commencer un livre de cette auteure sera toujours pour moi une surprise : j’adore certains (Kinderzimmer, Je me promets d’éclatantes revanches), et d’autres me tombent des mains.

    Ce fut le cas pour celui-ci : le sujet était pourtant intéressant – Marie G., faiseuse d’anges, dans sa cellule,...
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    Commencer un livre de cette auteure sera toujours pour moi une surprise : j’adore certains (Kinderzimmer, Je me promets d’éclatantes revanches), et d’autres me tombent des mains.

    Ce fut le cas pour celui-ci : le sujet était pourtant intéressant – Marie G., faiseuse d’anges, dans sa cellule, condamnée à mort, l’une des dernières femmes guillotinées. Lucie L., femme avortée, dans l’obscurité de sa chambre. Henri D., exécuteur des hautes oeuvres, dans l’attente du jour qui se lève. De l’aube à l’aube, trois corps en lutte pour la lumière, à la frontière de la vie et de la mort.

    Sauf que je n’ai pas réussi à m’intéresser aux personnages. Je me suis aperçu que je n’avais pas envie de reprendre ma lecture, alors je l’ai lâchement abandonnée.

    http://alexmotamots.fr/tombes-des-mains-4/

  • Couverture du livre « Kinderzimmer » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    0.25

    Aline GARCIA sur Kinderzimmer de Valentine Goby

    Merci à MYBOOX pour cette jolie lecture. J'ai dévoré ce roman en quelques jours seulement. MAGNIFIQUE ! Merci à l'auteure, Valentine Goby, pour "ces instants de présent" passé.

    J'ai aimé la façon dont l'auteure parle de l'horreur de la vie / de la mort au sein d'un camp de concentration,...
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    Merci à MYBOOX pour cette jolie lecture. J'ai dévoré ce roman en quelques jours seulement. MAGNIFIQUE ! Merci à l'auteure, Valentine Goby, pour "ces instants de présent" passé.

    J'ai aimé la façon dont l'auteure parle de l'horreur de la vie / de la mort au sein d'un camp de concentration, tout cela à travers les yeux de Mila/Suzanne, jeune femme enceinte dans un camp de la mort et qui met au monde un bébé...

    Mila nous raconte les conditions de vie, de mort, dans les trains, les camps : des femmes, plein de femmes, toutes parquées, le manque de place, le travail forcé, les insultes, la maltraitante, le manque d'hygiène, la sous-alimentation, le froid, la fatigue, la maladie... Et les enfants, les bébés ? ... Quel sort leur était réservé au milieu de toute cette horreur ?

    Nous suivons les peurs, les espoirs, les souffrances de Mila, si touchante dans son innocence - on ne lui a pas dit ce que c'était la maternité, ce qui se passe dans le ventre et après ?

    Quelle leçon de courage que cette femme portant la vie au milieu de ce charnier, de ce camp de la mort. De l'espoir au milieu de l'horreur...

    Extrait :

    " C'est trop de coups à la fois : les hurlements, les chiens, la nudité, les poux, la faim, la soif, les sélections pour la mort, les balles dans la nuque, le Revier, les empoisonnements, le travail qui tue, les lapins, la grossesse, les bébés invisibles, chaque révélation fait surgir de nouvelles questions qui étendent le champ de l'ignorance, de la terreur, et Mila sent bien que les coups vont pleuvoir encore. Lisette dit de toute façon les Alliés vont débarquer, t'auras pas le temps d'avoir un ventre qu'on sera sorties de là ! Elle sont nombreuses comme Lisette qui croient à la victoire proche. Pourtant Mila a vu des femmes se boucher les oreilles tandis que la prisonnière parlait des bébés, des qui ne pouvaient pas entendre parce qu'elles auraient pu croire ce que disait la femme."

    Il est essentiel de garder mémoire de ce qui s'est passé dans ces camps de souffrance et de mort.

    Le sujet est dur, tout comme dans le film de "La vie est belle" de Roberto Benigni, l'auteur a su faire passer de l'émotion, de l'espoir tout en relatant un pan de l'histoire qu'il ne faut pas oublier... Même si on a envie de dire "Mais non, cela n'a pas pu exister !?!?" Eh si, l'être humain est capable de choses horribles !

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  • "Un paquebot dans les arbres" est dans le top 5 du palmarès, Valentine Goby nous parle de rencontre, de résistance et d’humanité…

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