Un paquebot dans les arbres

Couverture du livre « Un paquebot dans les arbres » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

4.653846153

26 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330066482
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

À la fin des années 1950, Mathilde, adolescente, voit partir son père puis sa mère pour le sanatorium d'Aincourt. Commerçants, ils tenaient le café de La Roche-Guyon. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant laisse alors ses deux plus jeunes enfants dans la misère. Car... Voir plus

À la fin des années 1950, Mathilde, adolescente, voit partir son père puis sa mère pour le sanatorium d'Aincourt. Commerçants, ils tenaient le café de La Roche-Guyon. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant laisse alors ses deux plus jeunes enfants dans la misère. Car à l'aube des années 1960, la Sécurité sociale ne protège que les salariés et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui, par insouciance, méconnaissance ou dénuement ne sont pas soignés à temps. Petite mère courage, Mathilde va se battre pour sortir ceux qu'elle aime du sanatorium, ce grand paquebot blanc niché dans les arbres, où se reposent et s'aiment ceux que l'enfance ne peut tolérer autrement qu'invincibles.

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  • 0.25

    Nous sommes dans les années 50, dans un village rural pas très loin de Paris. La famille Blanc tient "Le Balto"(le bistrot de la bourgade). Le père, Paulo, a fait de son café un lieu très vivant. Sa femme le seconde ainsi que leur fille aînée. La cadette, Mathilde, voudrait bien passer plus de temps au café mais elle est encore trop jeune. Véritable garçon manqué, elle fait les quatre cent coups pour épater son père qui rêvait d'un garçon. Le garçon finira par arriver, bien après ses deux sœurs. La famille avait tout pour être heureuse quand le malheur la frappe. Paulo attrape la tuberculose, suivi de sa femme Odile.
    La famille se trouve face à de grandes difficultés. le statut de commerçant ne leur permet pas de bénéficier de la sécurité sociale et dans le village ils sont considérés comme des parias. Paulo, plus touché que sa femme va devoir rejoindre le sanatorium le plus proche, celui d'Aincourt. Odile le suivra quelques mois plus tard, ce qui se traduira par un éclatement de la famille. Mathilde va prendre les choses en main malgré son jeune âge. C'est sur elle que va désormais reposer la cohésion de la famille.
    C'est un très beau personnage, cette jeune Mathilde. D'une énergie et d'une abnégation qui forcent l'admiration. Nous suivons les hauts et les bas de la famille et le combat quotidien de Mathilde pour sauver ce qui peut l'être. Je n'imaginais pas que dans les années cinquante certaines personnes pouvaient se trouver dépourvues de sécurité sociale. C'était le cas des commerçants s'ils ne cotisaient pas de leur côté. Les Blancs, peu prévoyants ne s'en étaient pas soucié. Plusieurs fois au cours de l'histoire, je les ai d'ailleurs trouvé défaillants, ces parents. Bien que très aimants, ils sont parfois à la limite de la désinvolture. La maladie n'excuse pas tout.
    Roman après roman, Valentine Goby se renouvelle et s'empare de thèmes plus passionnants les uns que les autres. Comme précédemment avec " Kinderzimmer", "Un paquebot dans les arbres" est né de la rencontre avec une femme qui a vécu une expérience très proche de celle de Mathilde. En dehors de l'histoire et des personnages, j'ai trouvé le côté "médico-historique" et bien documenté : la tuberculose, la vie dans les sanatoriums...
    Un beau roman, que je vous recommande.

  • 0.25

    Mathilde Blanc se rend en pèlerinage sur le site du sanatorium d’Aincourt (Val d’Oise) dont « il ne reste rien ». Son père y est mort le 1er juillet 1962, cinquante ans auparavant. L’établissement comptait cinq cents lits pour hommes, femmes, enfants, répartis en trois pavillons, l’un des plus grands sanatoriums de France. Maintenant, on y tourne des films d’horreur mais les lieux abandonnés servent aussi de cadre à des parties de paint-ball et il ne faut pas oublier que, sous Vichy, dès 1940, ce fut un camp d’internement avant la déportation et la mort.

    Mathilde se souvient et nous raconte l’histoire étonnante et bouleversante de la famille Blanc. Cela commence au Balto, l’épicerie-bar-tabac-journaux du village, à La Roche-Guyon. Paul Blanc, son père, se déchaîne avec son harmonica Hohner pour faire danser tout le village. Son bonheur est à son comble avec « ses trois femmes » : Odile, l’épouse, qui porte Jacques, le petit dernier, Annie, la fille aînée (16 ans) qui adore danser la valse avec lui, et Mathilde (9 ans) qui est un casse-cou, un trompe-la-mort et qu’il appelle toujours « mon p’tit gars ».
    La vie de la famille Blanc bascule après un accident de voiture qui laisse de terribles douleurs costales à Paul, souvent appelé Paulot. Mathilde apprend de nouveaux mots : pleurésie, bacille, un mot interdit aux enfants, puis le mot capital : sanatorium. Ces mots nouveaux apportent le malheur et elle les redoute encore plus lorsque « tuberculose » est prononcé.
    « L’hôpital des poumons » accueille Paul pour deux mois mais ce n’est que le début d’un engrenage infernal. À l’école, Mathilde n’a plus que Jeanne, la simplette du village, qui accepte de s’asseoir à ses côtés. On la traite de « fille de tubard. » Pourtant, elle se bat jusqu’au bout alors qu’elle aurait pu baisser les bras depuis bien longtemps.
    Sur son chemin, outre la solidarité familiale pas toujours unanime, elle rencontre une directrice de lycée et des professeurs qui lui permettent de ne pas s’oublier totalement alors qu’elle se bat pour réunir encore et toujours cette cellule familiale synonyme de bonheur.
    Sans se décourager, elle va régulièrement à Aincourt où les bâtiments blancs, dans le parc du sanatorium, font penser à un paquebot dans les arbres mais le début de ces années 1960 est marqué par la guerre d’Algérie, ses conséquences dans la vie locale avec le retour d’Antoine, frère de Jeanne, le racisme, les drames qui endeuillent l’actualité, les manifestations, la censure et les victimes innocentes de l’ OAS (« Sa folie est sans limites ») et du FLN.

    Tout au long de ce livre, Valentine Goby emporte son lecteur avec un style léger, précis, dense, imagé, très agréable à lire. Ce livre n’aurait pas dû être oublié au moment de la distribution des prix, à l’automne 2016. "Un paquebot dans les arbres" aborde d’une manière profondément humaine les drames causés par la tuberculose, un peu comme "Némésis", de Philippe Roth, à propos de la poliomyélite.

  • 0.25

    Au début des années 1950, Mathilde Blanc est encore une petite fille quand son père part vivre quelques mois dans un sanatorium. Un début de tuberculose lui a été diagnostiqué. Quand il est de retour parmi les siens, plus rien ne va : il est faible, les affaires chutent, un cercle vicieux se met en place. Etre tuberculeux, c’est être pointé du doigt, s’isoler progressivement. Le café que tiennent Paulot et Odile perd des clients et ils ont du mal à faire face. Paulot est épuisé en permanence et le couple a de plus en plus de mal à se débarrasser de ses dettes. Ils multiplient pourtant les tentatives en ouvrant de nouveaux commerce, en partant vivre dans une ville voisine où ils ne sont pas connus.

    « Ainsi est le drame dont je parle : anachronique et oublié. »

    Mais sans aucun argent et sans couverture sociale, ils ne peuvent pas se soigner et sombrent dans la maladie, jusqu’au jour où une oeuvre de charité prend en charge le placement de Paulot et d’Odile dans un sanatorium. Annie, leur aînée, arrive à se sortir de cette situation en se mariant. En revanche, Mathilde et Jacques sont séparés et placés dans une famille d’accueil. Non seulement Mathilde est maltraitée par la femme qui l’a accueillie, mais elle vit particulièrement mal ce déchirement. Elle ne supporte pas d’être si loin de ses parents et de son petit frère et entreprend tout pour réunir de nouveau sa famille. Pour cela, elle fait preuve d’une abnégation et d’un amour immenses.

    Voici un roman d’une richesse incroyable. Un paquebot dans les arbres mélange plusieurs genres avec réussite :

    – de la poésie : on y lit un langage parfaitement poétique (« pleu-ré-sie, le poumon pleure ») et on y découvre surtout de magnifiques personnages (Paulot est un homme profondément joyeux, il est « dilaté par la musique et l’amour »)

    – de la tragédie : tout du long du roman, le ton est régulièrement tragique (« Dans cette histoire, Annie est un personnage égoïste, heureux et intermittent », « je voudrais dire son histoire déchirante, singulière, aux confins de la maladie et du plus grand amour »)

    Mais le fond de ce roman est l’amour au sein d’une famille. Mathilde voue un culte et a un profond amour pour son père, qui n’a pourtant aucune considération et aucun geste affectueux pour elle. Lui qui aurait aimé avoir un petit garçon après avoir eu Annie, la considère comme son fils et ne lui témoigne pas les gestes d’amour qu’il a pour son aînée. Mathilde redouble donc de stratagèmes pour attirer son attention ; elle est prête à tous les dangers pour que son père la remarque. Dans son esprit, les claques sont synonymes de caresses.

    La quête de l’amour paternelle et la volonté infaillible de Mathilde pour reconstituer sa famille à tout prix la rendent bouleversante. Jamais un roman ne m’aura autant fait pleuré. On éprouve une empathie débordante pour cette adolescente qui survit dans la misère, jusqu’à ne plus avoir la force de vivre.

    « A ceux qui lui diront, plus tard, quand tout sera fini, tu aurais dû demander, petite, elle rétorquera : vous auriez dû voir ».

    « J’avais une amnésie pour le futur. »
    A travers Mathilde, j’ai retrouvé les émotions ressenties en lisant les passages de Jane Eyre où cette dernière erre dans la campagne, au bord de la fatigue, du froid et de la faim. Autant vous dire que je considère Un paquebot dans les arbres comme un grand roman tragique. Valentine Goby raconte cette histoire familiale de la façon la plus réaliste et en même temps la plus touchante qu’il soit, tout en n’omettant jamais de la positionner dans le contexte social et politique des années 1950-1960.

    Voici un coup de coeur supplémentaire. Que cette rentrée littéraire est belle !

  • 0.25

    Je retrouve la plume de Valentine Goby, parfois sèche, mais avec un tel pouvoir d’évocation.

    L’enfermement, cette fois-ci, est celui de la misère. Celle des années 50-60 en France, sans protection sociale encore balbutiante.

    La générosité des parents jamais récompensée ; le dévouement jusqu’à l’extrême de la seconde fille qui cherche inlassablement le regard du père qui jamais ne viendra.

    La mère, amoureuse aveugle de son mari ; la fille aînée qui se protège en s’éloignant et construisant sa propre famille.

    Et puis l’argent qui manque, tout le temps ; la maladie, insidieuse et silencieuse, qui finit par marquer le corps, et le détruire.

    Une plongée dans les années 50-60, où l’on buvait jusqu’à plus soif, où l’on fumait dans un sanatorium même avec un poumon en moins.

    J’ai aimé retrouver les pointes de couleur jaune dans le texte, celles qui ont sauvé Mathilde quand elle n’avait plus rien à manger, et qui ont sauvé son premier emploi.

    Le paquebot, lui, m’a moins parlé : trop peu présent physiquement, sans doute.

    En revanche, j’ai trouvé les Evénements d’Algérie trop présent en fin de roman. Une comparaison un peu trop appuyée à mon goût.

    Il n’en demeure pas moins que je lirai les prochains romans de cette auteure qui sait créer un univers différent à chaque roman tout en continuant de nous parler du corps.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de la maison familiale que Mathilde habite de nouveau malgré les scellés.

    http://alexmotamots.fr/?p=2476

  • 0.25

    A nouveau, un récit très émouvant de la part de Valentine Goby.

    L'amour familial et l'amour de soi confrontés à l’âpreté de la vie.
    La famille Blanc affaiblie par la maladie, mais si forte à la fois au-devant de l'adversité qui l'attend.... le père, la mère et surtout Mathilde que l'on souhaite serrer dans ses bras pour la réconforter et la soulager ne serait-ce qu'un instant de toutes ses/ces responsabilités présentes bien trop tôt dans son quotidien...

  • 0.2

    Un joli roman intéressant , un témoignage sans pathos ...des personnages attachants

  • 0.2

    Valentine Goby est l'auteure d'une œuvre abondante et plusieurs fois récompensée. Elle écrit aussi bien pour les adultes que les enfants et ne craint pas d’aborder des thématiques historiques fortes. Un paquebot dans les arbres est son douzième roman et nous conduit à la rencontre des derniers « tubards » pendant les Trente Glorieuses.

    Au milieu des années 1950, Mathilde sort à peine de l’enfance quand la tuberculose envoie son père et, plus tard, sa mère au sanatorium d’Aincourt. Cafetiers de La Roche-Guyon, ils ont été le cœur battant de ce village des boucles de la Seine, à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Doué pour le bonheur mais totalement imprévoyant, ce couple aimant est ruiné par les soins tandis que le placement des enfants en famille d'accueil fait voler en éclats la cellule familiale, l’entraînant dans la spirale de la dépossession. En ce début des Trente Glorieuses au nom parfois trompeur, la Sécurité sociale protège presque exclusivement les salariés, et la pénicilline ne fait pas de miracle pour ceux qui par insouciance, méconnaissance ou dénuement tardent à solliciter la médecine. Petite mère courage, Mathilde lutte sans relâche pour réunir cette famille en détresse, préserver la dignité de ses parents retirés dans ce sanatorium, modèle architectural des années 1930, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres.

    Un paquebot dans les arbres est inspiré de l'histoire familiale d’Élise Bellion qui a fait découvrir à l'auteure le sanatorium d’Aincourt, situé à une cinquantaine de kilomètres de Paris dans le Val d'Oise.
    A travers l'histoire de Mathilde, jeune fille tout juste sortie de l'enfance, écrasée sous le poids des responsabilités, déterminée à égayer les week-ends de ses parents internés, à arracher son petit frère aux familles d’accueil, Valentine Goby nous plonge dans la France des Trente Glorieuses, de la Sécurité sociale et des antibiotiques, qui donnent à certains l’illusion de l’immortalité. Pour les autres, la maladie reste, comme l'a dit Jean-Paul Sartre "une exagération des rapports de classe". Les salariés bénéficiaient d’une protection et d’un accès aux soins, les autres faisaient comme ils pouvaient.

    Tubards, Paul et Odile ont, pour se soigner, puisé dans leurs économies, hypothéqué leur maison, abandonné malgré eux leurs enfants. Un combat contre le Bacille de Koch pour les parents, un combat pour rester digne malgré la faim, pour lutter contre l'éclatement de la cellule familiale pour leur cadette tout juste émancipée. La légèreté a laissé place à la gravité.

    Un paquebot dans les arbres est un roman grave et touchant. Son auteure nous épargne tout pathos, tout misérabilisme mais saisit avec force et beauté, la détermination d'une jeune femme décidée à résister, à aimer et à lutter. Un paquebot dans les arbres est une histoire d'attachement, de liens familiaux plus forts que tout. Une jolie découverte.

    http://the-fab-blog.blogspot.fr/2016/12/mon-avis-sur-un-paquebot-dans-les.html

  • 0.25

    Après avoir lu plusieurs romans de cet auteur, j'attendais un peu avant de lire celui-ci, et bien j'avais tort.
    V.Goby sait toujours se renouveler et il me semble que les Edts Actes Sud sont vraiment un bel écrin.
    La terrible maladie, tuberculose qui a pour une bonne part dévasté le XXième siècle ,est ici le départ d'une profonde histoire d'amour entre une fille Mathilde, et son père Paulot ;
    Il y a un couple heureux Odile et Paulot, ils tiennent un café au centre d'un village, l'animent, presque tous leur sont redevables de quelques services ou moment de bonheur.
    Ils ont 3 enfants, Annie, qui ne fait que traverser vite le roman, Mathilde , la cadette , garçon manqué , qui ne souhaite que l 'amour entier de son père , et le petit dernier, Jacques .
    Mais dans ce bonheur tout simple tombe un coup de tonnerre, la maladie de Paulot, qu'il faudra bien finir par appeler tuberculose. Le paquebot n'est autre que le sanatorium où est envoyé Paulot, la mère essaie de tenir la maison et le commerce , mais sera vite atteinte elle aussi, et là , son attitude est plus qu'ambigüe, elle est heureuse d 'avoir son mari pour elle seule au sanatorium, et c'est sur les frêles épaules de Mathilde que les soucis retomberont. Peu à peu , tout le monde s'éloigne, la maladie fait peur, mais Mathilde tiendra sa famille à bout de bras, malgré son éclatement(familles d'accueil) les graves soucis d'argent. Et quand elle-même craquera, une seule personne étrangère aux siens la soutiendra.
    Quand tout sera terminé par la mort de ses parents, elle continuera à se battre, à aimer .
    C'est en revenant sur les ruines du sana 50 ans plus tard qu'elle racontera son histoire d'amour familial absolu.

  • 0.25

    La photo est juste sublime et le titre ..parfait !
    On croit embarquer avec Valentine Goby "sur" une histoire de famille comme il en existe beaucoup mais on arrive ensuite dans une évolution sourde où les Blanc s'étouffent dans la malchance et vont ..de Charybde en Scylla !
    On découvre,on vit, on danse avec la famille Blanc et surtout on y rencontre Mathilde .
    Mathilde qui aurait du être fils ,Mathilde qui est "celle à qui on pense en second" ,Mathilde qui pourtant est le socle sans faille de ces parents inconséquents ...Mathilde qui sans jamais se plaindre relie les pièces du puzzle à coups de lettres et de visites pour en oublier presque son propre cheminement .
    Et pourtant ,là où le drame pourrait se jouer ,là où la tristesse pourrait s'épanouir Valentine Goby s'introduit dans la subtilité de l'empathie absolue où l'auteur se confond aux personnages pour y décrire magistralement la lente dissolution du noyau familial et sa reconstitution autour du "Koch" du père .
    C'est un roman magnifique sur la détermination et la force de l'amour quand les rêves se brisent sur l'écueil de la maladie .
    C'est un roman à lire ,à offrir à partager quand le courage nous manque et qu'on veut en puiser

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