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Je me promets d'éclatantes revanches

Couverture du livre « Je me promets d'éclatantes revanches » de Valentine Goby aux éditions L'iconoclaste
Résumé:

Un manifeste pour la littérature à la lumière de Charlotte Delbo.
« J'ai ouvert Aucun de nous ne reviendra, et cette voix m'a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue. » L'une, Valentine Goby, est romancière. L'autre, c'est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée,... Voir plus

Un manifeste pour la littérature à la lumière de Charlotte Delbo.
« J'ai ouvert Aucun de nous ne reviendra, et cette voix m'a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue. » L'une, Valentine Goby, est romancière. L'autre, c'est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une oeuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d'Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout.
Lorsqu'elle la découvre, Valentine Goby, éblouie, plonge dans son oeuvre et déroule lentement le fil qui la relie à cette femme hors du commun. Pour que d'autres risquent l'aventure magnifique de sa lecture, mais aussi pour lancer un grand cri d'amour à la littérature. Celle qui change la vie, qui console, qui sauve.

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Articles (4)

Avis (13)

  • La reproduction de la barbarie de l’homme est sans limite. Sa cruauté en perpétuelle représentation. L’homme n’apprend manifestement pas de ses erreurs mais parfois il transcende la douleur et l’horreur par l’art. Les écrits de Charlotte Delbo en sont des exemples essentiels. Une femme...
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    La reproduction de la barbarie de l’homme est sans limite. Sa cruauté en perpétuelle représentation. L’homme n’apprend manifestement pas de ses erreurs mais parfois il transcende la douleur et l’horreur par l’art. Les écrits de Charlotte Delbo en sont des exemples essentiels. Une femme ordinaire ayant vécu et survécu à l’indicible qui n’a jamais cessé de croire en l’amour et l’humanité. Une femme forte et pleine de convictions. Un bouillon d’espoir et de créativité dans cette étendue d’abominations. Une vie d’engagements évoquée avec bienveillance et minutie par Valentine Goby. Un texte profond sur cette femme ayant éprouvé la liberté après avoir touché de près l’effroi du monde.
    Autour de cette lecture évidemment :A découvrir ou redécouvrir les œuvres de Charlotte Delbo et plus précisément ces quatre tomes indispensables qui apporte une dimension à part aux témoignages déjà existants sur les camps de concentration lors de la seconde guerre mondiale.
    - Le Convoi du 24 janvier, Les Éditions de Minuit, 1965, 1978, 1995.
    - Auschwitz et après, 3 tomes au éditions de Minuits (Aucun de nous ne reviendra//Une connaissance inutile//Mesure de nos jours)

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  • Un livre qui donne enfin de la voix, à une femme d'exception Charlotte Delbo.
    Une relation intime s'est tissée avec l'auteur au cours de longues années pour arriver à ce résultat. C'est une démarche presque enfantine, naïve ( au sens fort au terme) qui est proposée ici et que nous connaissons...
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    Un livre qui donne enfin de la voix, à une femme d'exception Charlotte Delbo.
    Une relation intime s'est tissée avec l'auteur au cours de longues années pour arriver à ce résultat. C'est une démarche presque enfantine, naïve ( au sens fort au terme) qui est proposée ici et que nous connaissons tous : par quelle magie, nous rencontrons une oeuvre, un auteur? Pourquoi lorsque notre imaginaire est confronté au réel d'un auteur on vacille, on se gourmande d'avoir imaginé d'autres traits, d'autres fluctuations de voix!
    Bref Valentine Goby, a réussi à nous communiquer son envie de consulter les archives de Charlotte Delbo, d'entendre sa voix, de lire son oeuvre multiple et éparpillée pour mieux jouer avec nos nerfs, de regarder des enregistrements de sa participation à des émissions littéraires, de regarder des portraits, bref de mieux la connaître!

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  • Lorsque Valentine Goby envisage l'écriture de Kinderzimmer lié à la pouponnière de Ravensbrück, elle rencontre Marie-Josée Chombart de Lauwe qui lui parle de Charlotte Delbo et son écriture.

    Valentine Goby découvre cette femme, son histoire, son écriture et lui rend un vibrant...
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    Lorsque Valentine Goby envisage l'écriture de Kinderzimmer lié à la pouponnière de Ravensbrück, elle rencontre Marie-Josée Chombart de Lauwe qui lui parle de Charlotte Delbo et son écriture.

    Valentine Goby découvre cette femme, son histoire, son écriture et lui rend un vibrant hommage.

    Charlotte Delbo est née en 1913 à Paris. Elle épousera Georges Dubach, militant communiste. Elle sera résistante durant la guerre, également la secrétaire de Louis Jouvet. Son mari Georges a été fusillé en 1943.

    Elle n'est pas juive et le 24 janvier 43, elle fera partie d'un convoi de 230 femmes françaises non juives qui arrivera à Auschwitz. Elles sont déportées politiques.

    Pourquoi Auschwitz ? Début 44 avec huit des 230 françaises, elle sera transférée à Ravensbrück.

    "le degré inférieur dans le pire ce serait supportable en comparaison de Birkenau"

    Elle nous en parlera par l'écriture car elle quittera les camps et la nécessité d'écrire sera le fondement de son existence, son appétit de vivre.

    Son écriture nous donne plus que des images de l'horreur, elle nous fait vivre des sensations. Elle saisit les corps. Ce témoignage est essentiel. Pire que la mort existe l'oubli, il est donc essentiel pour elle d'écrire.

    Elle utilise des blancs dans l'écriture comme le miroir de la neige. Difficile au départ, impossible de nommer ce qu'elle voyait, impossible de nommer ce que voyait leurs yeux.

    "Elles ont peu à peu appris à nommer les choses, à parler la langue du camp. ... Le douloureux paradoxe, déplore Charlotte Delbo, est que tout effort pour trouver un langage propre à dire Auschwitz contient sa ruine : parler d'Auschwitz, c'est presque démentir l'expérience qu'on rapporte, puisque dans les conditions que les déportés relatent, écrit-elle, détournant un vers d'Apollinaire "aucun de nous n'aurait dû revenir". Braver l'obstacle de la langue, c'est être aussitôt suspecté de tronquer le réel ..."

    L'image de la soif est insoutenable. Des mots simples qui évoquent beaucoup : le printemps signifie la poussière sèche après la boue et la pluie.

    Charlotte Delbo éprouve la nécessité d'écrire, c'est le fondement de son existence, elle a un appétit de vivre, la capacité de sortir de cette horreur par l'écriture, de mettre des mots sur l'indicible. La crainte de l'oubli, une difficulté de trouver ses oeuvres en poche.

    Un récit troublant, à lire.. Une écriture fragmentaire. Des mots magnifiques.

    Ma note : 9.5/10

    https://nathavh49.blogspot.be/2018/01/je-me-promets-declatantes-revanches.html

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  • Ce livre est une immersion dans l'oeuvre de Charlotte Delbo, résistante, déportée, poète. Un livre très intime sur la rencontre de Valentine Goby avec cette femme à travers ses écrits. Vous l'aurez compris il ne s'agit pas d'un roman et ce n'est pas une lecture facile de bord de piscine. Ce...
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    Ce livre est une immersion dans l'oeuvre de Charlotte Delbo, résistante, déportée, poète. Un livre très intime sur la rencontre de Valentine Goby avec cette femme à travers ses écrits. Vous l'aurez compris il ne s'agit pas d'un roman et ce n'est pas une lecture facile de bord de piscine. Ce n'est pas non plus un simple livre sur la déportation mais plutôt une réflexion sur la création littéraire. Une lecture très enrichissante et finalement lumineuse comme Charlotte Delbo qui avait la vie chevillée au corps.

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  • Dans ce document à paraître en août 2017 et qui prend une drôle de résonance à l'annonce du décès de Simone Veil, Valentine Goby évoque la vie et l'oeuvre de Charlotte Delbo (rescapée des camps et découverte au détour d'une conversation avec Marie-José Chombart de Lauwe, retrace Auschwitz via la...
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    Dans ce document à paraître en août 2017 et qui prend une drôle de résonance à l'annonce du décès de Simone Veil, Valentine Goby évoque la vie et l'oeuvre de Charlotte Delbo (rescapée des camps et découverte au détour d'une conversation avec Marie-José Chombart de Lauwe, retrace Auschwitz via la lecture et l'écriture.


    Alors que Valentine Goby prépare « Kinderzimmer », elle découvre l’œuvre d'une femme, communiste, résistante, non-juive et s'imprègne de son univers et de ses silences littéraires.
    Il s'agit ici d'une analyse de l’œuvre plus que d'un roman, mais Valentine Goby se faufile entre les lignes, esquisse des parallèles, donne corps à Charlotte, lui rend hommage.
    Elle voit les écrits de Charlotte Delbo comme des recherches archéologiques, où chaque strate révèle une découverte, où chaque « blanc » du texte laisse deviner l’indicible.


    Auschwitz. Un mot quasi absent des écrits de Charlotte Delbo. Un lieu qui devient neutre au sens qu'il pourrait être celui qui décrit toutes les horreurs sans être véritablement et géographiquement signifié : Auschwitz c'est nulle part et c'est partout (au Rwanda, en Syrie…). L'endroit prend une dimension universelle, fondue dans la neige et le froid, dans la terreur et l'ignoble.
    Charlotte Delbo n'était pas juive mais elle appartenait, par son militantisme au « Convoi du 24 janvier 1943 » pour avoir été arrêtée comme membre du groupe Politzer (son prof de philo) : 230 femmes dont seules 49 reviendront des camps, avec dans son cas, pour toujours, le numéro 31661 tatoué sur son avant-bras.


    Pourtant, elle gardera espoir, continuera à aimer la littérature et le théâtre (elle était la secrétaire de Louis Jouvet), reconstituant poèmes et pièces de mémoire, organisant des spectacles, malgré tout.
    A son retour, elle écrit Aucun de nous ne reviendra (premier volume d'une trilogie dont Le convoi du 24 janvier deviendra le prologue) et décide de garder ce manuscrit dans un tiroir : les français ne sont pas prêts à entendre, à connaître ce qui s'est passé dans les camps…


    Valentine Goby, explore le processus narratif de Charlotte Delbo, comment on peut aujourd'hui « lire » Auschwitz par les mots des rescapés, mais aussi comment Charlotte Delbo a pu « écrire » Auschwitz, elle devient archéologue d'une œuvre complexe, teintée de silences et de parallèles avec sa propre vie :

    « La lecture toujours convoque le lecteur et sa propre histoire. »

    Beaucoup d'émotion dans ce récit, beaucoup d'admiration aussi : une lecture qui ne laisse pas indifférent...

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  • Valentine Goby nous donne envie, de lire, de connaître, de comprendre Charlotte Delbo. Déportée dès 1943 à Auschwitz, dans « le convoi du 24 janvier », puis à Ravensbrück. Charlotte avait perdu très tôt son mari, fusillé au Mont Valérien. Elle meurt en 1985 après des années à écrire et porter la...
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    Valentine Goby nous donne envie, de lire, de connaître, de comprendre Charlotte Delbo. Déportée dès 1943 à Auschwitz, dans « le convoi du 24 janvier », puis à Ravensbrück. Charlotte avait perdu très tôt son mari, fusillé au Mont Valérien. Elle meurt en 1985 après des années à écrire et porter la parole de tous ceux qui ont disparus dans les camps d’extermination.
    J’aime l’écriture de Valentine Goby, mais aussi le fait qu’elle nous éveille a des faits de société et s’en empare pour les mettre à notre portée. Je pense bien sûr à Kinderzimmer, où elle parle des pouponnières du camp de Ravensbrück, ou à « Un paquebot dans les arbres » qui évoque la tuberculose, les difficultés que cela représente d’être malade avant la sécurité sociale.
    L’écriture est belle et son apparente simplicité permet aux lecteurs d’entrer en communion avec son sujet. Si Charlotte Delbo craignait l’oubli, merci à Valentine Goby de nous la restituer dans cette vie et ce chemin si difficile vers l’après, quand les lendemains souffrent du poids des morts, du poids des souvenirs, mais que la parole portée est essentielle.

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  • Je découvre avec ce texte Mme Charlotte Delbo, une femme engagée, déportée à Auschwitz puis Buchenwald. Son décès d’un cancer des poumons.

    J’ai aimé l’analyse de Valentine Goby sur l’écriture de Charlotte : non pas pour dire l’expérience des camps, mais comme un hymne à la vie. Une écriture...
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    Je découvre avec ce texte Mme Charlotte Delbo, une femme engagée, déportée à Auschwitz puis Buchenwald. Son décès d’un cancer des poumons.

    J’ai aimé l’analyse de Valentine Goby sur l’écriture de Charlotte : non pas pour dire l’expérience des camps, mais comme un hymne à la vie. Une écriture poétique qui dit la faim, fait sentir la soif.

    Lecteurs, nous savons tout ce que nous apporte un texte littéraire fort ; l’auteure nous éclaire ici sur ce qu’apporte l’écriture en elle-même.

    Un texte fort, à part, un livre-hérisson. Une merveille de cette rentrée littéraire.

    Quelques citations :

    « Lire a été non une quête d’exotisme mais une entreprise d’excavation : la révélation de ce qui me relie intimement au monde ; me coule dans sa respiration ; me fait une semblable. » (p.41)

    « Je savais que j’oublierais puisque c’est oublier que continuer à respirer. » (p.64)

    « Là-bas, j’ai été sûre qu’une langue n’est pas ajustable à toute réalité. » (p.78)

    « je suis Charlotte Delbo, je suis vivante et j’aime ça. » (p.110)

    A propos des camps : « On ne revient pas meilleur. On n’est augmenté que d’effroi. La déportation est une perte sèche. » (p.158)

    http://alexmotamots.fr/je-me-promets-declatantes-victoires-valentine-goby/

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  • Une superbe découverte !
    Ce livre m’a énormément touchée, autant que la lecture de Primo Levi Si c’est un homme ou La Trêve.
    Voici un très bel hommage de Valentine Goby à Charlotte Delbo !
    Un livre qui donne à réfléchir, qui pousse à aller découvrir la vie et l’œuvre de Charlotte Delbo.

    Une superbe découverte !
    Ce livre m’a énormément touchée, autant que la lecture de Primo Levi Si c’est un homme ou La Trêve.
    Voici un très bel hommage de Valentine Goby à Charlotte Delbo !
    Un livre qui donne à réfléchir, qui pousse à aller découvrir la vie et l’œuvre de Charlotte Delbo.

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