Je me promets d'éclatantes revanches

Couverture du livre « Je me promets d'éclatantes revanches » de Valentine Goby aux éditions L'iconoclaste

4.2

10 notes

  • Date de parution :
  • Editeur : L'iconoclaste
  • EAN : 9791095438380
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

Un manifeste pour la littérature à la lumière de Charlotte Delbo.
« J'ai ouvert Aucun de nous ne reviendra, et cette voix m'a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue. » L'une, Valentine Goby, est romancière. L'autre, c'est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée,... Voir plus

Un manifeste pour la littérature à la lumière de Charlotte Delbo.
« J'ai ouvert Aucun de nous ne reviendra, et cette voix m'a saisie comme nulle autre. Je suis entrée à Auschwitz par la langue. » L'une, Valentine Goby, est romancière. L'autre, c'est Charlotte Delbo, amoureuse, déportée, résistante, poète ; elle a laissé une oeuvre foudroyante. Voici deux femmes engagées, la littérature chevillée au corps. Au sortir d'Auschwitz, Charlotte Delbo invente une écriture radicale, puissante, suggestive pour continuer de vivre, envers et contre tout.
Lorsqu'elle la découvre, Valentine Goby, éblouie, plonge dans son oeuvre et déroule lentement le fil qui la relie à cette femme hors du commun. Pour que d'autres risquent l'aventure magnifique de sa lecture, mais aussi pour lancer un grand cri d'amour à la littérature. Celle qui change la vie, qui console, qui sauve.

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  • 0.2

    Dans ce document à paraître en août 2017 et qui prend une drôle de résonance à l'annonce du décès de Simone Veil, Valentine Goby évoque la vie et l'oeuvre de Charlotte Delbo (rescapée des camps et découverte au détour d'une conversation avec Marie-José Chombart de Lauwe, retrace Auschwitz via la...
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    Dans ce document à paraître en août 2017 et qui prend une drôle de résonance à l'annonce du décès de Simone Veil, Valentine Goby évoque la vie et l'oeuvre de Charlotte Delbo (rescapée des camps et découverte au détour d'une conversation avec Marie-José Chombart de Lauwe, retrace Auschwitz via la lecture et l'écriture.


    Alors que Valentine Goby prépare « Kinderzimmer », elle découvre l’œuvre d'une femme, communiste, résistante, non-juive et s'imprègne de son univers et de ses silences littéraires.
    Il s'agit ici d'une analyse de l’œuvre plus que d'un roman, mais Valentine Goby se faufile entre les lignes, esquisse des parallèles, donne corps à Charlotte, lui rend hommage.
    Elle voit les écrits de Charlotte Delbo comme des recherches archéologiques, où chaque strate révèle une découverte, où chaque « blanc » du texte laisse deviner l’indicible.


    Auschwitz. Un mot quasi absent des écrits de Charlotte Delbo. Un lieu qui devient neutre au sens qu'il pourrait être celui qui décrit toutes les horreurs sans être véritablement et géographiquement signifié : Auschwitz c'est nulle part et c'est partout (au Rwanda, en Syrie…). L'endroit prend une dimension universelle, fondue dans la neige et le froid, dans la terreur et l'ignoble.
    Charlotte Delbo n'était pas juive mais elle appartenait, par son militantisme au « Convoi du 24 janvier 1943 » pour avoir été arrêtée comme membre du groupe Politzer (son prof de philo) : 230 femmes dont seules 49 reviendront des camps, avec dans son cas, pour toujours, le numéro 31661 tatoué sur son avant-bras.


    Pourtant, elle gardera espoir, continuera à aimer la littérature et le théâtre (elle était la secrétaire de Louis Jouvet), reconstituant poèmes et pièces de mémoire, organisant des spectacles, malgré tout.
    A son retour, elle écrit Aucun de nous ne reviendra (premier volume d'une trilogie dont Le convoi du 24 janvier deviendra le prologue) et décide de garder ce manuscrit dans un tiroir : les français ne sont pas prêts à entendre, à connaître ce qui s'est passé dans les camps…


    Valentine Goby, explore le processus narratif de Charlotte Delbo, comment on peut aujourd'hui « lire » Auschwitz par les mots des rescapés, mais aussi comment Charlotte Delbo a pu « écrire » Auschwitz, elle devient archéologue d'une œuvre complexe, teintée de silences et de parallèles avec sa propre vie :

    « La lecture toujours convoque le lecteur et sa propre histoire. »

    Beaucoup d'émotion dans ce récit, beaucoup d'admiration aussi : une lecture qui ne laisse pas indifférent...

  • 0.2

    Valentine Goby nous donne envie, de lire, de connaître, de comprendre Charlotte Delbo. Déportée dès 1943 à Auschwitz, dans « le convoi du 24 janvier », puis à Ravensbrück. Charlotte avait perdu très tôt son mari, fusillé au Mont Valérien. Elle meurt en 1985 après des années à écrire et porter la...
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    Valentine Goby nous donne envie, de lire, de connaître, de comprendre Charlotte Delbo. Déportée dès 1943 à Auschwitz, dans « le convoi du 24 janvier », puis à Ravensbrück. Charlotte avait perdu très tôt son mari, fusillé au Mont Valérien. Elle meurt en 1985 après des années à écrire et porter la parole de tous ceux qui ont disparus dans les camps d’extermination.
    J’aime l’écriture de Valentine Goby, mais aussi le fait qu’elle nous éveille a des faits de société et s’en empare pour les mettre à notre portée. Je pense bien sûr à Kinderzimmer, où elle parle des pouponnières du camp de Ravensbrück, ou à « Un paquebot dans les arbres » qui évoque la tuberculose, les difficultés que cela représente d’être malade avant la sécurité sociale.
    L’écriture est belle et son apparente simplicité permet aux lecteurs d’entrer en communion avec son sujet. Si Charlotte Delbo craignait l’oubli, merci à Valentine Goby de nous la restituer dans cette vie et ce chemin si difficile vers l’après, quand les lendemains souffrent du poids des morts, du poids des souvenirs, mais que la parole portée est essentielle.

  • 0.25

    Je découvre avec ce texte Mme Charlotte Delbo, une femme engagée, déportée à Auschwitz puis Buchenwald. Son décès d’un cancer des poumons.

    J’ai aimé l’analyse de Valentine Goby sur l’écriture de Charlotte : non pas pour dire l’expérience des camps, mais comme un hymne à la vie. Une écriture...
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    Je découvre avec ce texte Mme Charlotte Delbo, une femme engagée, déportée à Auschwitz puis Buchenwald. Son décès d’un cancer des poumons.

    J’ai aimé l’analyse de Valentine Goby sur l’écriture de Charlotte : non pas pour dire l’expérience des camps, mais comme un hymne à la vie. Une écriture poétique qui dit la faim, fait sentir la soif.

    Lecteurs, nous savons tout ce que nous apporte un texte littéraire fort ; l’auteure nous éclaire ici sur ce qu’apporte l’écriture en elle-même.

    Un texte fort, à part, un livre-hérisson. Une merveille de cette rentrée littéraire.

    Quelques citations :

    « Lire a été non une quête d’exotisme mais une entreprise d’excavation : la révélation de ce qui me relie intimement au monde ; me coule dans sa respiration ; me fait une semblable. » (p.41)

    « Je savais que j’oublierais puisque c’est oublier que continuer à respirer. » (p.64)

    « Là-bas, j’ai été sûre qu’une langue n’est pas ajustable à toute réalité. » (p.78)

    « je suis Charlotte Delbo, je suis vivante et j’aime ça. » (p.110)

    A propos des camps : « On ne revient pas meilleur. On n’est augmenté que d’effroi. La déportation est une perte sèche. » (p.158)

    http://alexmotamots.fr/je-me-promets-declatantes-victoires-valentine-goby/

  • 0.2

    Une superbe découverte !
    Ce livre m’a énormément touchée, autant que la lecture de Primo Levi Si c’est un homme ou La Trêve.
    Voici un très bel hommage de Valentine Goby à Charlotte Delbo !
    Un livre qui donne à réfléchir, qui pousse à aller découvrir la vie et l’œuvre de Charlotte Delbo.

    Une superbe découverte !
    Ce livre m’a énormément touchée, autant que la lecture de Primo Levi Si c’est un homme ou La Trêve.
    Voici un très bel hommage de Valentine Goby à Charlotte Delbo !
    Un livre qui donne à réfléchir, qui pousse à aller découvrir la vie et l’œuvre de Charlotte Delbo.

  • 0.2

    Que savais-je de Charlotte Delbo ? Rien ou trois fois rien : j'avais découvert son nom en même temps que mes élèves lors d'un brevet des collèges, en 2014 je crois. J'avais appris à cette occasion qu'elle était Résistante et qu'elle avait été déportée à Auschwitz en janvier 1943 puis à...
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    Que savais-je de Charlotte Delbo ? Rien ou trois fois rien : j'avais découvert son nom en même temps que mes élèves lors d'un brevet des collèges, en 2014 je crois. J'avais appris à cette occasion qu'elle était Résistante et qu'elle avait été déportée à Auschwitz en janvier 1943 puis à Ravensbrück. Je savais aussi qu'elle était rentrée puisqu'elle avait écrit.
    Que savais-je, moi, professeur de lettres, en 2014, de Charlotte Delbo ?
    Rien.
    J'avais lu aux larmes Primo Levi, Jorge Semprun, Simone Veil, Marceline Loridan-Ivens mais de Charlotte Delbo, aucun écrit n'était parvenu jusqu'à moi.
    Je me souviens de la lecture de Kinderzimmer de Valentine Goby comme d'un choc profond, une émotion qui s'empare du coeur et du corps. Un livre qu'on n'oublie pas.
    Voilà à peu près où j'en étais quand j'ai ouvert « Je me promets d'éclatantes revanches » .
    Ce qui m'a frappée, immédiatement, est la puissance du titre. Pourquoi ces guillemets ? Qui parle ? C'est elle, Charlotte, et je crois que l'oeuvre de Valentine Goby est là, contenue dans ce titre, dans la force qu'il dégage, dans le cri qu'il pousse. Je tourne la page de couverture : une photo. Charlotte Delbo éclate de rire. Peut-on (doit-on) encore éclater de rire quand on a été déportée ? De quand date cette photo ? D'avant sûrement… Je cherche, ne trouve pas.
    A-t-elle pu rire après ?
    Oui, nous explique Valentine (permettez-moi pour une fois d'utiliser les prénoms, je le sens mieux comme cela), Charlotte a ri après et c'est ce qui l'a rendue à la vie, cette capacité, par l'écriture, de se sortir de l'enfer, de mettre par les mots, à distance, l'horreur, l'indicible, l'absurdité, la folie.
    Reprenons.
    Valentine, pour préparer son roman Kinderzimmer rencontre Marie-José Chombart de Lauwe, ancienne déportée du camp de Ravensbrück. Elle l'interroge, veut entendre son témoignage. Marie-José sourit : « Avez-vous lu Charlotte Delbo ? » demande-t-elle à Valentine. Non, Valentine ne connaît pas cet auteur et va la découvrir, explorant petit à petit des textes éblouissants, puissants, des textes qui disent la soif, la faim, le froid, des textes qui parlent des sensations du corps. « Elle place le corps au centre, non la pensée ; la sensation pure et non la conscience de l'Histoire. C'est une expérience partagée qui est en jeu » analyse Valentine. Charlotte Delbo dit comme elle vit. « C'est une plongée directe dans le froid, la boue, les rituels absurdes qui malmènent le corps... », « elle ne veut pas faire savoir, elle veut donner à voir. Donner à voir, à sentir, à toucher, non inventorier des événements mais les incarner. »
    Pour elle, « il n'y a pas d'indicible », Charlotte sera celle par qui les autres sauront, entreront « à Auschwitz par la puissance de la langue » et Valentine sera celle par qui les autres connaîtront cette femme, elle sera le lien entre elle et nous, de femme à femme, tissant une espèce de fil incassable et infini qui nous liera à jamais.
    J'ai découvert la langue de Charlotte Delbo, elle m'a touchée au coeur.
    « … la vie m'a été rendue
    et je suis là devant la vie
    comme devant une robe
    qu'on ne peut plus mettre. »
    Pourquoi, se demande Valentine, alors pourquoi n'est-elle pas plus connue, plus lue ?
    La réponse n'est-elle pas contenue dans la magnifique photo de la deuxième page, dans ce sourire éclatant plein d'une insolente vitalité, dans les paroles d'une femme qui dit avec assurance que oui, elle est sortie de là-bas et qu'elle se « promet d'éclatantes revanches » ? Une femme dont la vie même à travers chaque éclat de rire a réduit à néant l'entreprise nazie et qui comme « un serpent regarde sa mue, sa peau morte délaissée, et retourne à la vie... » ?
    Oui, je lirai les textes de Charlotte Delbo, oui, j'en parlerai à ma famille, à mes amis, à mes enfants, à mes élèves, oui, nous étudierons ses textes et nous les apprendrons, oui, Valentine, nous serons les liens, indéfectibles, grâce à vous.
    Vous pouvez compter sur nous. Nous l'aimerons.

    Lire au lit : http://lireaulit.blogspot.fr/

  • 0.2

    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/09/12/35620549.html

    Il est des rencontres dans la vie qui nous changent. Valentine Goby ne se doutait pas que son chemin allait croiser celui de Charlotte Delbo et qu’elle en serait marquée. Comme souvent pour toute rencontre, elle se fait par...
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    http://www.leslecturesdumouton.com/archives/2017/09/12/35620549.html

    Il est des rencontres dans la vie qui nous changent. Valentine Goby ne se doutait pas que son chemin allait croiser celui de Charlotte Delbo et qu’elle en serait marquée. Comme souvent pour toute rencontre, elle se fait par hasard et par un intermédiaire. Valentine découvre Charlotte grâce à une ancienne résistante et déportée, Marie-José Chombart de Lauwe, au moment où elle s’apprête à écrire Kinderzimmer, son roman sur la pouponnière de Ravensbrück. Elle ne savait rien d’elle : « Je partageais l’ignorance commune qui a longtemps tenu dans l’ombre la femme et l’œuvre, comme tant d’œuvres de femmes ». Elle finit par lire les œuvres de Charlotte puis par écouter sa voix grâce à la magie d’internet. Elle se plonge dans l’histoire de cette femme mais surtout dans son œuvre, son écriture. Le constat est criant pour Valentine : la femme Charlotte est devenue l’écrivain Delbo parce qu’elle a vécu l’horreur : « Je crois que l’écrivaine Charlotte Delbo doit tout à Auschwitz, la naissance de sa vocation comme les contours de son territoire littéraire ». Et en devenant écrivain, elle a réussi à se délivrer de son histoire. Ainsi, Valentine Goby offre un livre sur l’acte d’écrire, le processus de création dans un contexte personnel et historique fort : écrire pour raconter l’indicible et pouvoir s’en libérer.

    L’ouvrage est composé de deux parties. Dans la première – Lire et entrer à Auschwitz – Valentine Goby cherche à évoquer la puissance de la langue, celle qui permet d’être saisie, de ne pas lire un témoignage mais un récit qui « quitte sur-le-champ la bibliothèque » pour entrer dans les camps. Grâce à une écriture sensorielle, Charlotte Delbo embarque son lecteur dans cet univers d’horreur.

    Dans la seconde partie – Écrire et quitter Auschwitz – Valentine Goby revient sur ce qui a forgé ce besoin d’écrire de Charlotte et sur ce sentiment de ne plus être prisonnière de ce passé grâce à cet acte d’écriture. Valentine insiste sur la voix enjouée de Charlotte, son attitude qui contrastent avec son vécu : « J’ai le sentiment que celle qui était au camp, ce n’est pas moi ». Charlotte Delbo s’est reconstruite grâce à son écriture.

    J’ai vraiment été passionnée par ce récit de Valentine sur Charlotte qu’on commence seulement à (re)découvrir depuis trois/quatre ans. On sent que la personne et les écrits l’ont profondément touchée. Elle donne envie de se pencher sur son œuvre malheureusement encore trop souvent inaccessible à tous (elle insiste sur le fait qu’il n’existe toujours pas à l’heure actuelle d’éditions en poche de ses écrits). Un bien beau récit et hommage que je ne peux que vous recommander de lire.

  • 0.2

    Ce livre est celui d’une rencontre entre l’auteur, Valentine Goby (qui m’avait bouleversée par ses précédents écrits, notamment Kinderzimmer), et Charlotte Delbo, femme au destin extraordinaire, écrivain, poétesse, résistante, déportée et revenue de cet endroit « d’avant la géographie » que...
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    Ce livre est celui d’une rencontre entre l’auteur, Valentine Goby (qui m’avait bouleversée par ses précédents écrits, notamment Kinderzimmer), et Charlotte Delbo, femme au destin extraordinaire, écrivain, poétesse, résistante, déportée et revenue de cet endroit « d’avant la géographie » que fut Auschwitz.

    D’elle, Charlotte Delbo, je ne connaissais que le nom, et quelques bribes de vie. Guère plus. J’ignorais son immense talent, et sa personnalité rayonnante. J’ai découvert, au fil des pages, une femme totalement incroyable, et qui demeure hélas, dans la pénombre. J’ai cheminé avec elle, avant et après Auschwitz. J’ai été happée par cette fabuleuse force de Vie, cette capacité à dire qu’il n’y a pas d’indicible, dès l’instant où la langue devient salvatrice et par là-même, libératrice, dès qu’elle devient territoire et résistance. Ecrire et Dire.

    « Ecrire, d’abord, c’était pour les autres. Une promesse faite par Charlotte Delbo à ses camarades d’Auschwitz : rentre, et parler ».

    Comment décrire la peur, la soif , la faim, la mort, la lente agonie des déportés ? Comment faire de ces femmes, de ces hommes, de ces enfants une « constellation de visages » ? Là est toute la force de l’écriture de Charlotte Delbo.

    La langue, la transmission, l’interaction entre l’auteur et le lecteur, et l’urgente nécessité de Vivre sont au cœur de ce récit. L’admiration que porte Valentine à Charlotte est si palpable que l’on ne peut que s’en saisir, et se laisser porter, et emporter.

    « Je me promets d’éclatantes revanches » a écrit Charlotte Delbo à Louis Jouvet (dont elle fut la secrétaire), à peine libérée. Valentine Goby lui permet de tenir cette promesse, enfin

  • 0.2

    Lien : https://livresselitteraire.blogspot.com/2017/09/je-me-promets-declatantes-revanches-valentine-goby.html

    Je fais partie de cette génération dont Charlotte Delbo était inconnue ou presque. Les programmes scolaires ne parlaient pas d’elle (j’ignore si cela a changé). C'est en filigrane...
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    Lien : https://livresselitteraire.blogspot.com/2017/09/je-me-promets-declatantes-revanches-valentine-goby.html

    Je fais partie de cette génération dont Charlotte Delbo était inconnue ou presque. Les programmes scolaires ne parlaient pas d’elle (j’ignore si cela a changé). C'est en filigrane que je l'ai découverte, entre autre dans le roman de Geneviève Brisac Vie de ma voisine qui l’évoque avant de centrer son histoire sur Eugénie Plocki (qui a bien connu Madame Delbo).

    Déjà alors j’avais entendu le nom de Charlotte Delbo. Ainsi piquée par la curiosité, je me suis renseignée sur son histoire, sa douloureuse histoire. Mais avec "Je me promets d’éclatantes revanches", Valentine Goby m’a dévoilée, à travers ce bel hommage qu’elle lui rend, sa littérature qui m’est encore inconnue mais un peu moins grâce à elle.

    Dans ce récit intime, Valentine Goby hisse vers la lumière Charlotte Delbo, elle évoque son histoire qui l’a poussée à découvrir cette force de la nature, mais aussi cette plume qui l’a tant touchée et nous transmet cet amour avec la sienne. Avec justesse et passion. C’est à cœur ouvert, parfois à corps perdu que j’ai plongé dans le portrait d’une femme libre, hantée mais joyeuse.
    Et si l’hommage est au cœur de ce récit, l’auteure signe également une œuvre complète alliant devoir de mémoire et enseignement. Un enseignement qui nous fait assurément prendre conscience que la littérature et les mots peuvent être salvateurs, comme ils l’ont probablement été pour Charlotte Delbo.

    Ainsi, Valentine Goby redonne voix aux œuvres de la vie de Charlotte Delbo et lui redonne vie face à l’oubli de notre siècle. A travers ce récit qui s’ancre en nous comme un tatouage, elle livre un petit geste pour justifier la grandeur qui définit Madame Delbo et lui apporte une éclatante revanche.

    J’ai désormais deux souhaits : que ce livre soit mis entre les mains de notre jeunesse (et pas que), pour qu’elle puisse découvrir l’immense talent de ces deux femmes, et que contrairement aux livres de Charlotte Delbo, « Je me promets d’éclatantes revanches » soit par la suite édité en format poche pour porter à la connaissance de tous la voix de celle qui fut incontestablement une grande dame.

  • 0.2

    JE ME PROMETS ÉCLATANTES REVANCHES de Valentine GOBY


    C'est un récit et/ou un documentaire. La première impression quand je referme ce livre... je pense aux mots, aux phrases, aux textes, tellement ils sont percutants, forts et parfois choquants !

    Il n'est pas aisé d'en parler ou...
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    JE ME PROMETS ÉCLATANTES REVANCHES de Valentine GOBY


    C'est un récit et/ou un documentaire. La première impression quand je referme ce livre... je pense aux mots, aux phrases, aux textes, tellement ils sont percutants, forts et parfois choquants !

    Il n'est pas aisé d'en parler ou d'expliquer ce que l'on ressent ..C'est une lecture forte, marquante, et aussi difficile parfois... Difficile à comprendre, difficile à lire, on est parfois triste, émue, songeuse ou perplexe en lisant chapitre après chapitre.

    Valentine GOBY raconte qui est Charlotte DELBO ! Une femme forte et courageuse, voulant se battre jusqu'au bout...Vivre pour rendre hommage à ceux et celles qui n'ont pas eu sa chance de survivre aux camps de concentration. Ne pas donner raison à la peur, à la violence, aux persécuteurs, aux "monstres" !!! Vivre tout simplement en racontant, en écrivant en toute simplicité.

    Comme elle le dit elle-même : " Tout en elle respire la vie, la joie, la déportée semble être restée à Auschwitz et Ravensbrück " ou encore " je crois au contraire que j'en suis sortie"

    Voici quelques passages des écrits de cette auteure méconnue du public qui pourtant écrit merveilleusement bien, d'une manière très intense !

    -"Ecrire, d'abord, c'était pour les autres. Une promesse faite par Charlotte Delbo à ses camarades d'Auschwitz : rentrer, et parler."

    - L'urgence alors n'est pas de raconter Auschwitz et Ravensbrück. C'est réapprendre les mouvements de la vie ordinaire. A marcher. A tenir une fourchette. A se servir d'une brosse à dents, d'un mouchoir, de papier hygiénique. A parler, écrit-elle, répondre aux questions, dire où l'on veut aller, y aller"

    - "Ma mère
    c'était des mains un visage
    Ils ont mis nos mères nues devant nous

    Ici les mères ne sont plus mères à leurs enfants"

    A lire, à méditer ! Mais aussi un temps de pause pour assimiler ses histoires si terribles qui s'est passées pendant la seconde guerre mondiale.

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