Valentine Goby

Valentine Goby
Valentine Goby est née à Grasse en 1974. Après des études à Sciences Po, elle a effectué des séjours humanitaires à Hanoï et à Manille et commence à publier après son retour à Paris. Elle est lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes... Voir plus
Valentine Goby est née à Grasse en 1974. Après des études à Sciences Po, elle a effectué des séjours humanitaires à Hanoï et à Manille et commence à publier après son retour à Paris. Elle est lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002 et a reçu le prix Méditerranée des Jeunes, le Prix du premier roman de l'université d'Artois, le prix Palissy et le prix René-Fallet en 2003. V. Goby a publié plusieurs romans chez Gallimard et des livres pour la jeunesse chez Autrement (derniers titres parus : Qui touche à mon corps je le tue, Gallimard, en 2008 ; Chaïma et les secrets d'Hassan, du Maroc à Marseille, Autrement Jeunesse, en 2009 et Des corps en silence, Gallimard en 2010).

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Articles en lien avec Valentine Goby (9)

Avis sur cet auteur (138)

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    Couverture du livre « Murène » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    Mes échappées livresques sur Murène de Valentine Goby

    Hiver 1956. François Sandre, 22 ans, est amoureux, beau et athlétique. Le jeune homme quitte Paris temporairement pour les Ardennes afin de prêter main forte à son cousin dans une scierie. Mais, un accident survient sur une ancienne voie ferrée. Une électrocution à l’origine de graves brûlures....
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    Hiver 1956. François Sandre, 22 ans, est amoureux, beau et athlétique. Le jeune homme quitte Paris temporairement pour les Ardennes afin de prêter main forte à son cousin dans une scierie. Mais, un accident survient sur une ancienne voie ferrée. Une électrocution à l’origine de graves brûlures. Le chirurgien n’a pas le choix. Si François veut survivre, il doit l’amputer de ses deux bras.

    Le réveil à l’hôpital sera effroyable pour le jeune homme. Tout n’est plus que souffrances et désespoir, morphine et bandages jusqu’à ce que la peau se reconstruise, lentement. Mais comment vivre désormais avec un corps qui est totalement étranger? Pourquoi lutter alors que l’on est dépossédé de toute autonomie?

    Néanmoins, François parvient à ne pas sombrer et s’installe dans sa famille qui est présente pour le soutenir. Cependant, ce n’est que le point de départ d’un long chemin à parcourir avant d’accepter ce nouveau corps, accepter de ne plus pouvoir faire seul tous les gestes familiers du quotidien, accepter également le regard des autres.

    La créativité de François va lui permettre d’atténuer quelque peu sa dépendance. Mais c’est surtout la natation qui sera sa porte de sortie. Nager pour exister de nouveau.

    D’une main de maître, Valentine Goby nous narre cette douloureuse histoire de reconstruction. La plume est belle, précise, d’une grande justesse. L’auteure sonde le corps, l’ausculte.

    François est un personnage fort, qui ne peut que marquer les esprits par la ténacité dont il fait preuve, par sa capacité à se dépasser et à se réinventer.

    Un récit qui nous invite également à découvrir les débuts du handisport et les premières associations sportives regroupant des mutilés. Quant aux prothèses, on est encore bien loin des appareillages modernes de la médecine d’aujourd’hui.

    Un magnifique roman à la fois captivant, tragique et lumineux. L’histoire bouleversante d’une métamorphose, d’une bataille acharnée pour redonner un sens à l’existence. Une très belle leçon de vie.

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    Couverture du livre « Murène » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    Les livres de K79 sur Murène de Valentine Goby

    Dans les deux romans de Valentine Goby que j’ai pu lire et qui sont aussi ses deux derniers, elle s’intéressait aux destins extraordinaires de femmes ayant réellement existées. Cette fois ci, le personnage principal, même s’il est basé sur des modèles vivants, n’est pas réel. Mais les lecteurs...
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    Dans les deux romans de Valentine Goby que j’ai pu lire et qui sont aussi ses deux derniers, elle s’intéressait aux destins extraordinaires de femmes ayant réellement existées. Cette fois ci, le personnage principal, même s’il est basé sur des modèles vivants, n’est pas réel. Mais les lecteurs de cette auteure ne seront pas pour autant déstabilisés, parce son talent fait encore merveille.

    Elle nous projette dans les années 60, à la rencontre du jeune François à qui il arrive un drame terrible. Dès lors, il change de statut et devient handicapé. Il se confronte alors aux nouveaux obstacles de son quotidien. En effet, les gestes les plus simples deviennent de véritables luttes. Il doit se réinventer pour s’adapter à ces contraintes physiques. Il souffre aussi mentalement parce qu’il doit endurer le regard des gens et continuer à vivre avec les autres. D’ailleurs, certaines situations sont assez dérangeantes lorsque son infirmité chamboule les échanges.

    Les acteurs de cette tragédie sont imaginés, mais le contexte historique est authentique. A travers les mésaventures de François, on découvre les prémices du Handisport et du combat contre les mentalités de l’époque. On est immergé dans ce monde encore réticent à laisser une place à ces êtres singuliers.

    Les romans de Valentine Goby ne sont pas faciles d’accès. Ils se méritent. Le style littéraire est exigeant et les thèmes abordés sont très rudes. Dans cette histoire, je suis resté en apnée durant toute la lecture, étouffé par les émotions. Des jours, il était parfois difficile de m’y remettre tant le sujet était lourd psychologiquement. Mais cela en valait vraiment la peine ! Quand j’ai refermé le livre, j’ai pris conscience d’avoir vécu une expérience humaine intense. Cette ode à la différence m’a ouvert l’esprit en étant à la fois révoltante, bouleversante et positive. Encore un grand Valentine Goby !

    http://leslivresdek79.com/2019/09/24/491-valentine-goby-murene/

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    Couverture du livre « Murène » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    Nathalie Chartier sur Murène de Valentine Goby

    Un roman que j’attendais avec impatience qui se déroule dans les coulisses du handisport à travers le combat d’un jeune homme de 22 ans amputé des deux bras suite à un accident.

    Nous sommes en 1956, François ne se souvient de rien mais quelle n’est pas sa détresse lorsqu’il découvre son...
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    Un roman que j’attendais avec impatience qui se déroule dans les coulisses du handisport à travers le combat d’un jeune homme de 22 ans amputé des deux bras suite à un accident.

    Nous sommes en 1956, François ne se souvient de rien mais quelle n’est pas sa détresse lorsqu’il découvre son amputation. Désespéré, tenté par le suicide, hanté par ses membres fantômes, muré chez lui à son retour de l’hôpital, en colère de ne pouvoir accomplir seul des gestes quotidiens, toute la première partie du livre se révèle éprouvante tant la souffrance de François crève les pages.

    François est bien entouré, d’abord par l’équipe médicale puis par ses proches qui rivalisent d’inventions pour lui faciliter la vie. Bien joué le plateau à piques pour manger sans l’aide de son père ou sa mère !

    Les personnages sont bien campés, le lecteur assiste au fil des pages à la renaissance de François, sa formidable énergie. Un jour, la vue d’une murène lors de la visite d’un aquarium change le cours de son existence. Cette vision le pousse à chercher le contact et l’apaisement dans l’eau, son premier bain en piscine est émouvant. Sa combativité ne peut que susciter l’admiration.

    Contre toute attente et bien malgré moi, j’ai faibli lors de la deuxième partie du récit, pourtant celle de la renaissance, et ce en dépit de la trame romanesque et de la formidable documentation.

    Je ne remets pas en cause la qualité incontestable de l’écriture de Valentine GOBY, mais j’ai calé, trop laborieux. Trop documenté certainement, des pages entières d’informations sur la naissance du handisport, sur les prothèses, des débats interminables entre les adhérents de l’amicale sportive des mutilés au détriment de l’émotion. Ce constat n’engage que moi bien entendu.

    La grande qualité de ce roman est de mettre en lumière le handisport, encore mal connu, pas assez médiatisé, nul doute que ce récit sortira un peu de l’ombre le handisport et tous ces athlètes hors du commun.

    En résumé, un livre aux qualités indéniables qui n’a pas réussi à me convaincre totalement à mon grand regret.

    Lu dans le cadre du Prix Landerneau 2019.

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    Couverture du livre « Murène » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud

    Mimosa sur Murène de Valentine Goby

    Une lecture-coup de poing!besoin de prendre sa respiration après ses pages bouleversantes au style clinique,un roman naturaliste qui évoque la technique descriptive de Zola et de Claude Bernard.Un livre beau et douloureux,à la lecture éprouvante ;un ressenti identique qui fait qu'on peut ...
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    Une lecture-coup de poing!besoin de prendre sa respiration après ses pages bouleversantes au style clinique,un roman naturaliste qui évoque la technique descriptive de Zola et de Claude Bernard.Un livre beau et douloureux,à la lecture éprouvante ;un ressenti identique qui fait qu'on peut changer de chaîne devant la série "Vestiaires"sur France 2:ce livre crée une réflexion intimiste entre ce qu'on lit et soi:la honte de détourner le regard malgré l'admiration devant la ténacité.Des personnages attachants gravitent autour de François Sandre,mention particulière à Nadine,l'infirmière,à Jean Michaud,l'écrivain public.
    "Il(François)pense à la murène de l'aquarium...non à la laideur de sa gueule,le corps reclus dans les anfractuosités de la roche,le bec à peine pointé vers dehors,mais à sa pavane suave."
    Un livre exceptionnel,qui se mérite!