Kinderzimmer

Couverture du livre « Kinderzimmer » de Valentine Goby aux éditions Actes Sud
  • Date de parution :
  • Editeur : Actes Sud
  • EAN : 9782330022600
  • Série : (non disponible)
  • Support : Papier
Résumé:

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l'entrée du camp. Autour d'elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l'énergie de survivre, au... Voir plus

En 1944, le camp de concentration de Ravensbrück compte plusieurs dizaines de milliers de détenues. Mila a vingt-deux ans quand elle arrive à l'entrée du camp. Autour d'elle, quatre cents visages apeurés. Dans les baraquements, chacune de ces femmes va devoir trouver l'énergie de survivre, au très profond d'elle-même, puiser chaque jour la force d'imaginer demain. Et Mila est enceinte mais elle ne sait pas si ça compte, ni de quelle façon.

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Le courrier des auteurs

Valentine Goby répond à nos questions ! (09/08/2013)

1) Qui êtes-vous ? ! Une écrivain 2) Quel est le thème central de ce livre ? J'ai longuement réfléchi avant d'entreprendre le roman de cette histoire folle, de cette anomalie dans les ténèbres qu'a été la Kinderzimmer, la chambre des nourrissons qui a existé en 1944 au camp de Ravensbrück. Comme beaucoup d'écrivains depuis la Deuxième guerre mondiale, je me pose la question du droit du romancier à s'emparer de l'Histoire, particulièrement aigüe quand il s'agit de la déportation. «Kinderzimmer», s'ouvre et s'achève avec Mila, une jeune résistante, enceinte lorsqu'elle pénètre dans le camp, lieu qui n'a pas encore de nom. Tant d'histoires ne tiendront bientôt plus qu'à notre volonté de ne pas oublier. J'ai voulu montrer le contraste saisissant entre l'effroi objectif de la situation de ces femmes, et la lumière vibrante de leur regard sur ce même lieu, qui n'était pas un lieu hors du monde, qui était une vie, un lieu de la vie ordinaire. Cette conviction n'a pas sauvé beaucoup d'enfants, mais elle a sauvé des femmes, en leur laissant, comme le souligne Robert Antelme, la dignité inhérente à l'espèce humaine. 3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ? "Quand elle retournera dans cette classe au lycée, Mila dira exactement cela : il faut des historiens pour rendre compte des événements ; des témoins imparfaits, qui déclinent l'expérience singulière ; des romanciers, pour inventer ce qui a disparu à jamais : l'instant présent". 4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ? La Canzon, de Manuel de Falla 5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ? C'est une telle anomalie, a priori, dans l'imagier des camps, cette Kinderzimmer, que même les prisonnières ne se la figurent pas. Elles ne se figurent rien, d'ailleurs. Ni la Kinderzimmer, ni le camp, ni la géographie qu'elles traversent, elles ignorent tout, la mesure du temps est l'instant, la mesure de l'espace le lieu où elles se tiennent, elles vivent dans l'ultra-présent, n'imaginent rien - plus tard, quand elles évoqueront les camps, elles auront oublié cette virginité du premier jour et la lente, laborieuse conquête du savoir. La découverte des images du camp. La découverte de la langue du camp. L'association progressive des sons et des images, qui fait sens provisoirement. A leur manière, face au camp, elles sont des nourrissons elles-mêmes. Ces femmes n'étaient pas toutes des héroïnes, des militantes chevronnées, aguerries par la politique et la Résistance. Leur héroïsme, je le vois dans l'accomplissement des gestes minuscules du quotidien dans le camp, et dans ce soin donné aux plus fragiles, les nourrissons, pour qu'ils fassent eux aussi leur travail d'humain, qui est de ne pas mourir avant la mort. Mila, mon personnage fictif, est l'une de ces femmes. Kinderzimmer est un roman grave, mais un roman de la lumière.

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    Née à Grasse en 1974, Valentine Goby a suivi des études de sciences politiques avant de prendre la plume en littérature générale et en littérature jeunesse. Deux genres dans lesquels elle excelle et qui lui valent de nombreuses récompenses : lauréate de la Fondation Hachette, bourse jeunes écrivains 2002, prix Méditerranée des Jeunes, prix du premier roman de l'université d'Artois, prix Palissy et prix René-Fallet en 2003. Kinderzimmer est son huitième roman.

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    Des livres attendus pour la rentrée littéraire

    Comme toute rentrée littéraire de septembre, pointent quelques titres qui d'emblée laissent supposer le succès à venir. Parmi eux, des auteurs incontournables qui semblent une fois de plus très inspirés, des auteurs qui confirment leurs talents. Une rentrée foisonnante où les personnages historiques ont encore breaucoup de choses à révéler, des enchevêtrements familiaux aux sources inattendues, de quoi surprendre et satisfaire la curiosité des lecteurs !  

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Les derniers avis

  • Un roman écrit avec beaucoup de subtilité, magnifique et émouvant.

    Un roman écrit avec beaucoup de subtilité, magnifique et émouvant.

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  • Résistante, Mila a 20 ans quand elle arrive enceinte à Ravensbrück en 1944. Elle y accouchera d’un petit James qui sera mis dans la kinderzimmer, pièce spéciale pour les nourrissons, où leur durée de vie est de 3 mois maximum.

    Valentine Goby nous décrit ici l’innommable et comme dans tous les...
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    Résistante, Mila a 20 ans quand elle arrive enceinte à Ravensbrück en 1944. Elle y accouchera d’un petit James qui sera mis dans la kinderzimmer, pièce spéciale pour les nourrissons, où leur durée de vie est de 3 mois maximum.

    Valentine Goby nous décrit ici l’innommable et comme dans tous les romans de ce genre, même si on a déjà lu l’horreur des camps, on ne peut que continuer encore une fois à se demander sans arrêt « comment ? ».
    Comment l’Homme a-t-il pu descendre si bas ?! Comment ces femmes déportées ont-elles pu survivre dans de telles conditions inhumaines ?!
    J’admire cette force, cet espoir qu’elles pouvaient avoir, l’entraide morale ou physique que certaines avaient les unes pour les autres envers et contre tout.
    Une histoire forte, une histoire dure et triste mais une histoire pour ne pas oublier.

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  • Un récit surprenant en tous points ! Et si très vite je suis entrée dans le vif du sujet me laissant imprégnée par l'univers indescriptible du camps j'ai éprouvé quelques interrogations quant à la véracité de l'existence de la pouponnière et son invraisemblable fonctionnement avec tout...
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    Un récit surprenant en tous points ! Et si très vite je suis entrée dans le vif du sujet me laissant imprégnée par l'univers indescriptible du camps j'ai éprouvé quelques interrogations quant à la véracité de l'existence de la pouponnière et son invraisemblable fonctionnement avec tout l'horreur qui en a découlé ! Le livre ne laisse pas indemne ! J'ai lu beaucoup de récits sur cette partie de l'histoire des camps de concentration ( tant sur la vie en interne que sur le retour et l'après ) Kinderzimmer est brillamment écrit car il narre ce qui est inénarrable ...Une écriture mémoire !

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  • Ecrire sur la déportation, lire un roman sur la déportation, ce n'est jamais anodin. Certains ne le peuvent pas. Certains se sentent attirés par tous les titres qui l'évoquent. Je fais partie de ceux-ci. Pourquoi? Tenter de comprendre? Comprendre l'horreur: non, jamais; mais comprendre ce qui a...
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    Ecrire sur la déportation, lire un roman sur la déportation, ce n'est jamais anodin. Certains ne le peuvent pas. Certains se sentent attirés par tous les titres qui l'évoquent. Je fais partie de ceux-ci. Pourquoi? Tenter de comprendre? Comprendre l'horreur: non, jamais; mais comprendre ce qui a pu faire tenir ceux qui en ont réchappé, chercher l'humanité là où elle est la plus fragile, vivre l'instant présent par obligation, par nécessité, avec eux.

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  • -Le camp plus que la nursery-

    Kinderzimmer est un bon titre, un titre qui sonne, résonne, interpelle, interroge et attire. Ce n'est pourtant pas cet aspect du roman qui marquera ma mémoire. Certes, l'aberration apparente de la présence d'une « nursery » dans un camp nazi a de quoi susciter...
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    -Le camp plus que la nursery-

    Kinderzimmer est un bon titre, un titre qui sonne, résonne, interpelle, interroge et attire. Ce n'est pourtant pas cet aspect du roman qui marquera ma mémoire. Certes, l'aberration apparente de la présence d'une « nursery » dans un camp nazi a de quoi susciter multitude de questions et son poids d’émoi mais ce que je retiendrai personnellement de cette lecture est sa formidable force de frappe ou profondeur de résonance. Pour la première fois j’ai eu la sensation étrange et dérangeante d’-entrer- dans un camp. D’y entrer « vraiment ». Pas avec le regard horrifié d’une adolescente en cours d’histoire qui apprend concrètement des faits ou à qui l’on montre les images d’un documentaire dont le format noir et blanc épargne ce qui peut l’être, à savoir la possibilité d’un futur, d’un présent, ou le concret horrifiant d’un passé « proche » de cette absence d’humanité. Pas non plus avec un regard d’adulte dans une salle de cinéma qui avale dans un confort molletonné la vision hollywoodienne ou italienne, tragique ou tragico-décalée de cette horreur « fictionnée ». Non, là, même si basée solidement sur les témoignages bien réels de survivants de Ravensbrück et de sa Kinderzimmer : fiction encore, roman certes, mais on est dans le camp. On l’est autant qu’on puisse « vraiment » s’y projeter. Comme une réalité qui se créé, se dévoile, se comprend au fil de la transformation des corps, des morts, de la vie au-delà du possible, des solidarités au-delà de l’agonie ou de l’humanité parfois malgré tout de l’ennemi. Avec en prime au fil des pages et de cette histoire là un bel effort sur la complexité des chemins compliqués de la mémoire. Individuelle ou collective. Des destins singuliers ou pluriels. Un roman uppercut. Simple et sobre. Avec un supplément d’âme.

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  • Merci à MYBOOX pour cette jolie lecture. J'ai dévoré ce roman en quelques jours seulement. MAGNIFIQUE ! Merci à l'auteure, Valentine Goby, pour "ces instants de présent" passé.

    J'ai aimé la façon dont l'auteure parle de l'horreur de la vie / de la mort au sein d'un camp de concentration,...
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    Merci à MYBOOX pour cette jolie lecture. J'ai dévoré ce roman en quelques jours seulement. MAGNIFIQUE ! Merci à l'auteure, Valentine Goby, pour "ces instants de présent" passé.

    J'ai aimé la façon dont l'auteure parle de l'horreur de la vie / de la mort au sein d'un camp de concentration, tout cela à travers les yeux de Mila/Suzanne, jeune femme enceinte dans un camp de la mort et qui met au monde un bébé...

    Mila nous raconte les conditions de vie, de mort, dans les trains, les camps : des femmes, plein de femmes, toutes parquées, le manque de place, le travail forcé, les insultes, la maltraitante, le manque d'hygiène, la sous-alimentation, le froid, la fatigue, la maladie... Et les enfants, les bébés ? ... Quel sort leur était réservé au milieu de toute cette horreur ?

    Nous suivons les peurs, les espoirs, les souffrances de Mila, si touchante dans son innocence - on ne lui a pas dit ce que c'était la maternité, ce qui se passe dans le ventre et après ?

    Quelle leçon de courage que cette femme portant la vie au milieu de ce charnier, de ce camp de la mort. De l'espoir au milieu de l'horreur...

    Extrait :

    " C'est trop de coups à la fois : les hurlements, les chiens, la nudité, les poux, la faim, la soif, les sélections pour la mort, les balles dans la nuque, le Revier, les empoisonnements, le travail qui tue, les lapins, la grossesse, les bébés invisibles, chaque révélation fait surgir de nouvelles questions qui étendent le champ de l'ignorance, de la terreur, et Mila sent bien que les coups vont pleuvoir encore. Lisette dit de toute façon les Alliés vont débarquer, t'auras pas le temps d'avoir un ventre qu'on sera sorties de là ! Elle sont nombreuses comme Lisette qui croient à la victoire proche. Pourtant Mila a vu des femmes se boucher les oreilles tandis que la prisonnière parlait des bébés, des qui ne pouvaient pas entendre parce qu'elles auraient pu croire ce que disait la femme."

    Il est essentiel de garder mémoire de ce qui s'est passé dans ces camps de souffrance et de mort.

    Le sujet est dur, tout comme dans le film de "La vie est belle" de Roberto Benigni, l'auteur a su faire passer de l'émotion, de l'espoir tout en relatant un pan de l'histoire qu'il ne faut pas oublier... Même si on a envie de dire "Mais non, cela n'a pas pu exister !?!?" Eh si, l'être humain est capable de choses horribles !

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  • Même auteur qu’un paquebot dans les arbres, qui est un bijou. Pour celui-ci je le referme en étant très mal à l’aise, l’histoire se passe en 1944 dans le camp de concentration de Ravensbrück, Mila à 20 ans, elle est enceinte…Que réserve les Nazis aux femmes enceintes ? La mort immédiate ? Au...
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    Même auteur qu’un paquebot dans les arbres, qui est un bijou. Pour celui-ci je le referme en étant très mal à l’aise, l’histoire se passe en 1944 dans le camp de concentration de Ravensbrück, Mila à 20 ans, elle est enceinte…Que réserve les Nazis aux femmes enceintes ? La mort immédiate ? Au milieu de l’horreur un bâtiment : la Kinderzimmer pour les nourrissons sont-ils soignés, nourris ?
    L’auteur écrit au présent, on est là avec ces femmes, on meurt de faim, de froid et puis il y a aussi la solidarité, on se soutient…Quelle écriture, un grand, très grand écrivain qui nous plonge au milieu de ses victimes.
    Un passage pour vous donner envie :
    « Ne pas faire silence, jamais, s’épuiser à parler…Imprimer en soi, dégorger les images…dire, dire maintenant pour qu’un jour ce soit dit dehors par elle ou par une autre, que celles qui réchappent soient armées de ses yeux à elle, des yeux de toutes… »

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  • Un roman dur, naît de l'horreur des camps en Allemagne durant le deuxième guerre mondiale.
    Malgré l'horreur des camps quelques femmes enceintes doivent donner naissance à leur enfant dans cet enfer.
    Autour d'une jeune française enceinte, un élan de solidarité se met en place pour cet...
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    Un roman dur, naît de l'horreur des camps en Allemagne durant le deuxième guerre mondiale.
    Malgré l'horreur des camps quelques femmes enceintes doivent donner naissance à leur enfant dans cet enfer.
    Autour d'une jeune française enceinte, un élan de solidarité se met en place pour cet enfant.
    Un magnifique roman démontrant l'espèce humaine dans sa pire période mais faisant aussi apparaitre le meilleur comme le pire de l'espèce humaine.

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  • J'ai rencontré Valentine GOBY l'année dernière au Salon du Livre de Paris. Elle m'avait alors dédicacé "Kinderzimmer". C'était une très belle rencontre avec un échange très spontané, naturel, joyeux.

    Pourtant, depuis un an, je passe devant ma bibliothèque sans jamais me décider à me lancer...
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    J'ai rencontré Valentine GOBY l'année dernière au Salon du Livre de Paris. Elle m'avait alors dédicacé "Kinderzimmer". C'était une très belle rencontre avec un échange très spontané, naturel, joyeux.

    Pourtant, depuis un an, je passe devant ma bibliothèque sans jamais me décider à me lancer dans ce roman.

    Et puis, il y a quelques jours, je me suis dit que c'était son heure !

    Nous sommes à la fin de la 2de guerre mondiale. En 1944, Mila, investie dans la Résistance pour le codage des messages via des partitions musicales, est arrêtée. Elle est incarcérée avec d'autres femmes à la Prison de Fresnes. Et puis vient le transfert vers Romainville et ensuite le camp de concentration de Ravensbrück. Aux côtés de sa cousine Lisette, elle découvre un univers où les femmes sont des mortes vivantes, leurs corps sont en lambeaux.

    Alors que la vie de ces femmes ne tient qu'à un fil, une formidable envie de vivre les pousse à avancer...

    "[...] ce n'est pas la peur qu'elle voit, c'est une démente envie de vivre." P. 75

    "Tu voulais vivre. Tu n'iras pas te jeter contre les barbelés. Mourir maintenant ou plus tard ça ne t'est pas égal." P. 87

    "Vivre c'est ne pas devancer la mort, à Ravensbrück comme ailleurs." P. 88

    Malheureusement, je n'irai pas jusqu'à la fin de ce roman. Les descriptions auront eu raison de moi. Depuis les plaies suintantes en passant par les corps meurtris, purulents, dégoulinant de de tous ce que les organes peuvent produire comme liquides aux odeurs insupportables, j'ai ressenti de telles nausées que je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Les scènes de la Kinderzimmer, cette maternité improvisée, et la mort irréversible de tous les nourrissons dans des conditions inimaginables, m'ont fait refermer le livre, le coeur au bord des lèvres.

    J'avoue ma faiblesse.

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  • beau et douloureux à la fois.........

    beau et douloureux à la fois.........

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