"La grande escapade", de Jean-Philippe Blondel - Rentrée littéraire

jeudi 12 septembre 2019

"Tout semble prendre vie devant vos yeux, vous y êtes, j’y étais. Je ne voulais pas partir."

"La grande escapade", de Jean-Philippe Blondel - Rentrée littéraire

Il écrit aussi bien pour la jeunesse que pour les adultes, Jean-Philippe Blondel, en témoignent La Mise à nu (Buchet-Chastel) et Dancers (Actes Sud junior), publiés tous deux l’an passé.

Roman proposé dans notre sélection des Explorateurs de la rentrée littéraire, La Grande Escapade mêle les deux regards en un texte auquel on ne résiste pas.

Découvrez ci-dessous la chronique de notre exploratrice, irrésistible elle aussi.

 

L'avis de Tassa All sur La grande escapade, de Jean-Philippe Blondel

Voici très certainement l’un de mes romans préférés de cette rentrée littéraire proposée par Lecteurs.com et Les Explorateurs de la rentrée littéraire 2019. A ma grande honte, je n’ai jamais lu de Jean-Philippe Blondel avant. Et pourtant : quelle maîtrise ! quel roman ! quel souffle historique !

 

Si vous êtes amateurs/amatrices de films comme Les Choristes (2004) (ou pour les puristes La Cage aux rossignols de 1945), Les Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque (1938), Les Quatre Cents Coups de Truffaut (1959), alors La Grande Escapade est un roman fait pour vous, sauf qu’il se déroule en 1975. Oui, je sais, je n’ai que 28 ans, et pourtant mon enfance et mon adolescence ont été bercées par ce genre de films et d’histoires.

J’ai adoré me plonger dans les souliers des écoliers en culotte courte du groupe scolaire Denis-Diderot, et encore plus de m’immerger dans les coulisses du monde enseignant, dans les couloirs pleins de rumeurs galopantes, dans les coursives, les greniers, les cabanes secrètes et les caves de ces familles que l’auteur décrit avec tant de charme et de vérité que j’ai ri aux éclats à leurs mésaventures et ai pleuré des torrents à leurs malheurs.

 

C’est donc un roman d’apprentissage et aussi un roman de vie où les récits se suivent et s’entremêlent. C’est un roman qui contient tous les ingrédients qui me plaisent : un regard nostalgique sur 1975, l’avant et l’après, mais surtout, les conséquences de 1975. Jean-Philippe Blondel passe au peigne fin l’émancipation féminine, les rêves et les illusions des femmes et des hommes, il caresse de la paume de la main les grandes espérances des jeunes élèves et trace en parallèle le quotidien et la dure réalité que vivent les instituteurs et autre personnel enseignant du groupe scolaire Denis-Diderot.

 

Empreint d’une tendresse incomparable, d’un humour qui déclenche l’hilarité, le roman de Jean-Philippe Blondel contient tout le bruit des classes, des cours de récréation, les chants, les cris, les colères, les rires des individus qui constituent cet ouvrage. Il semble d’ailleurs contenir un peu (ou beaucoup ?) de lui-même. Tout semble prendre vie devant vos yeux, vous y êtes, j’y étais. Je ne voulais pas partir. Le roman respire de chaleur, d’affection, de sincérité, de réalisme.

Bravo ! Splendide ! Encore !

 

Retrouvez toutes les chroniques des Explorateurs de la Rentrée littéraire 2019 ici

 

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