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Profession du père

Couverture du livre « Profession du père » de Sorj Chalandon aux éditions Lgf
  • Date de parution :
  • Editeur : Lgf
  • EAN : 9782253066255
  • Série : (-)
  • Support : Poche
Résumé:

Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire... Voir plus

Mon père disait qu'il avait été chanteur, footballeur, professeur de judo, parachutiste, espion, pasteur d'une Église pentecôtiste américaine et conseiller personnel du général de Gaulle jusqu'en 1958. Un jour, il m'a dit que le Général l'avait trahi. Son meilleur ami était devenu son pire ennemi. Alors mon père m'a annoncé qu'il allait tuer de Gaulle. Et il m'a demandé de l'aider.
Je n'avais pas le choix.
C'était un ordre.
J'étais fier.
Mais j'avais peur aussi...
À 13 ans, c'est drôlement lourd un pistolet.
S. C.
  Quel livre ! À chaque page, il vous saisit par la pudeur du style, l'intensité des émotions, et une fascinante réflexion sur le récit : jusqu'où accepter l'irréalité du réel ? Nicolas Mouton, L'Obs.

Brillant et émouvant. Valérie Gans, Figaro madame.

L'écriture de Chalandon atteint ici un sommet de puissance. Valérie Trierweiler, Paris Match.

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Articles (4)

Avis (46)

  • Émile Choulans a douze ans. Il vit reclus avec ses deux parents, qui ne reçoivent jamais personne. C'est un élève médiocre, seulement passionné par le dessin. Son père est violent, sa mère effacée et n'a de cesse de répéter à son fils "tu connais ton père". Émile, pourtant, ne le connais pas...
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    Émile Choulans a douze ans. Il vit reclus avec ses deux parents, qui ne reçoivent jamais personne. C'est un élève médiocre, seulement passionné par le dessin. Son père est violent, sa mère effacée et n'a de cesse de répéter à son fils "tu connais ton père". Émile, pourtant, ne le connais pas vraiment. Il va tomber sous sa coupe, son père va l'enrôler dans l'OAS. Celui-ci ne va pas hésiter à le réveiller en pleine nuit pour faire des exercices, va lui demander de poster des lettres... Le but de tout ça : assassiner De Gaulle. Émile va prendre son rôle très à cœur, tant il souhaite se rapprocher de ce père qu'il ne connaît pas vraiment et dont il ne sait même pas quelle est la profession...

    "Profession du père" est le premier livre que je lis de Sorj Chalandon, je ne suis pas tenté à en lire un deuxieme.

    Certes, c'est un livre qui pourrait être poignant et peut parfois être difficile à lire. On se rend très vite compte que ce père est néfaste pour Émile. Il lui fait faire des choses qu'un enfant de 12 ans ne devrait pas avoir à faire. Et pourtant, Émile a une confiance aveugle en lui. Et ce, malgré les coups qu'il reçoit, malgré la violence, la folie, les mensonges, de ce père. Complètement, sous sa coupe, par mimétisme, aussi, il va à son tour enrôler un camarade de sa classe. La mère, elle, sera dans le déni du début à la fin. Complètement passive, soumise à ce mari tyrannique. Parait-il c'est vraiment ce qu'a vécu Sorj Chalandon dans son enfance. Malgré tout, aucune accusation n'est faite à l'encontre de ce père. Sorj Chalandon nous raconte ce qui est arrivé à travers le personnage d’Émile, sans pour autant porter de jugement sur ce père névrosé, sans lui en vouloir, sans ressentiment.

    Alors qu'est-ce qui n'est pas passé ? D'abord j'étais pas prévenue que ce livre était en quelque sorte autobiographique et j'ai mes periodes pour cela ...Le coté OAS ne m'a pas plu non plus (peut-être trop "jeune" pour cela) , cote souffrance par les parents en livre j'ai lu pire ... En vrai, je n'ai pas vécu mieux ... C'est pour cela que j'aime voyager quand je lis et ne pas me retrouver dans une triste réalité ... La conclusion (rien de neuf) : oui, tout enfant croit ses parents, tout enfant pendant des années même s'il en souffre essaye de trouver approbation et amour de leur part et puis on grandit, on essaye de s'extirper de leur griffe en partant loin d'eux (car etant nos parents ils ont souvent emprise sur nous meme adulte ...) ...bien souvent ... De là à revenir, à pardonner chacun fera selon son... caractère ...

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  • Un livre plein d'émotions, une écriture pudique, où comment grandir entre un père fou et une mère faible. Exceptionnel

    Un livre plein d'émotions, une écriture pudique, où comment grandir entre un père fou et une mère faible. Exceptionnel

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  • Je termine l’année avec un livre totalement bouleversant.
    Le père de Sorj est en filigrane dans ses romans précédents, dans celui-ci il en est le « héros ». Un rôle qui lui va à merveille, lui, l’homme aux mille histoires, plus folles les unes que les autres.
    Un homme qui pour vivre à sa...
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    Je termine l’année avec un livre totalement bouleversant.
    Le père de Sorj est en filigrane dans ses romans précédents, dans celui-ci il en est le « héros ». Un rôle qui lui va à merveille, lui, l’homme aux mille histoires, plus folles les unes que les autres.
    Un homme qui pour vivre à sa hauteur, celle de son importance, de son omnipotence a fait table rase de la vie. Une vie trop ordinaire pour lui qui ne franchira jamais le seuil de leur porte. Une vie en vase clos pour mieux asseoir son autorité, son pouvoir, facile face à une femme effacée et à un fils qui ne voudrait que lui plaire.
    Ce fils qui est le punching-ball des désillusions du père…
    Un mythomane qui n’a jamais le bon costume dans la vie car il n’est pas reconnu. La preuve, chaque année le gamin ne sait pas quoi inscrire dans la case profession du père, jusqu’au jour où dans un souffle la mère finit par soumettre un « sans » presque salvateur. Car oui ce père a brillé dans mille et une fonctions et comme il est trop gentil, on lui a tout volé, ses idées, ses brillantes actions, etc.
    L’auteur, avec la délicatesse qui le caractérise, nous conte la violence ordinaire.
    Cette simple phrase dit tout : « Tu me dégoûtes, avait vomi mon père un jour de mauvaises notes. »
    L’enfant extériorise par des crises d’asthme auxquelles tout le monde s’habitue.
    La mère, elle, préfère nier la situation jusqu’à l’ultime moment :
    « – Vous voulez dire que votre mari n’a jamais été suivi pour des problèmes de comportement ?
    – Ah ! mais non ! Jamais, jamais, a répliqué ma mère avec fierté.
    – […] Et c’est quoi cette histoire ? Tu étais malheureux quand tu étais enfant ? »

    C’est un livre sombre et lumineux, un oxymore de 316 pages.
    Si l’auteur nous raconte la violence il livre surtout le désarroi et l’incompréhension de ne pas avoir été un enfant protégé par sa mère. Une mère porte son enfant, elle l’élève, le protège, en principe.
    Cet enfant s’est bâti contre cette violence, il s’est érigé contre cette indifférence pour devenir l’homme qu’il est, non un survivant, mais un « vivant ».
    Devant le cercueil de ce père que peut-il ressentir ? Il s’y trouve seul avec sa mère, cette complice de son malheur par son aveuglement, par sa façon de détourner les yeux, de laisser toujours faire…
    L’enfance volée, l’absence de socle pour tenir debout, l’absence d’amour, voilà ce qui restera au plus profond.
    Car le deuil, il a été fait du vivant des parents, le jour où ils l’ont mis à la porte sans savoir ce qu’il deviendrait. Un deuil au fil de l’eau, car à chaque événement, comme la naissance de l’enfant, il y a cette illusion de faire comme si, il avait des parents normaux, désillusion immédiate, ce ne sont que deux fantômes repliés sur eux-mêmes. Rien ni personne ne peut transpercer cette carapace.
    L’autobiographie est là mélangée à la fiction, avec délicatesse et poésie. Cela lui permet de ne pas être dans le jugement, de ne pas perdre sa vie en rancœur ni vengeance, mais un jour il faut faire le constat, car c’est une enfance qui de façon indélébile rend différent. Un adulte qui sera toujours plus sensible, qui s’interrogera plus souvent sur sa place dans la vie. Une fragilité qui sera aussi sa marque, sa force.
    Sorj Chalandon a fait profession de « réparer les âmes malades » avec ses mots et il y réussit avec une humanité rare.

    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 30 décembre 2019.

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  • Un délire d'adulte avec les mots d'un enfant.
    Émile, jeune collégien, remplit tous les ans le formulaire demandė à la rentrée. Profession du père : chanteur, footballeur, parachutiste, espion, pasteur...Conseiller du Général de Gaulle, jusqu'en 1958, jour où le Général l'a trahi. Alors ce père...
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    Un délire d'adulte avec les mots d'un enfant.
    Émile, jeune collégien, remplit tous les ans le formulaire demandė à la rentrée. Profession du père : chanteur, footballeur, parachutiste, espion, pasteur...Conseiller du Général de Gaulle, jusqu'en 1958, jour où le Général l'a trahi. Alors ce père annonce à Émile qu'il va tuer de Gaulle, et lui demande de l'aider. Une bien lourde tâche pour Émile. Un roman délirant, tout en pudeur, émouvant.

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  • Un gros coup de cœur pour ce livre qui nous prend progressivement comme témoin de la folie d'un père et du déni de la mère. Ce livre nous émeut, nous choque parfois. Un livre qu'on n'oublie pas. Je le conseille vivement!

    Un gros coup de cœur pour ce livre qui nous prend progressivement comme témoin de la folie d'un père et du déni de la mère. Ce livre nous émeut, nous choque parfois. Un livre qu'on n'oublie pas. Je le conseille vivement!

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  • Nous découvrons Emile, treize ans, surnommé Picasso car il est passionné par le dessin. Il vit avec ses parents dans un petit appartement. La figure la plus marquante est son père, André, qu'il nous fait découvrir, maintenant, car celui-ci est décédé et il se sent libérer de cet homme, de ce...
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    Nous découvrons Emile, treize ans, surnommé Picasso car il est passionné par le dessin. Il vit avec ses parents dans un petit appartement. La figure la plus marquante est son père, André, qu'il nous fait découvrir, maintenant, car celui-ci est décédé et il se sent libérer de cet homme, de ce tortionnaire, de ce mystère..... normal c'était un espion.
    Celui-ci lui en fait la révélation et lui confie des missions pour l'OAS en pleine guerre d'Algérie, lui révèle qu'il devra tuer De Gaulle, Emile sert de coursier pour des courriers soi-disant de la plus haute importance. Tout pour l'enfant, avec son innocence, dans un premier temps lui parait plausible. Il est même admiratif et complice de ce père extraordinaire.
    Il faut dire qu'André est fabulateur, tyrannique, violent, il transforme tous les évènements et actualités entendus, en un fait de gloire, à sa gloire, sa bravoure. Il a été Compagnon de la Chanson, footballeur, a fréquenté Piaf etc... mais surtout espion pour la CIA.
    Sa femme, soumise, tellement conditionnée par ce mari maltraitant, ne réagit pas, ferme les yeux et même se convint que tout cela est vrai. Emile est brutalisé, maltraité, torturé à la moindre occasion, par ce père sans sentiment pour lui, sans émotion, égoïste et fou.

    L'auteur nous retrace cette enfance de douleurs où il devient lui-même menteur et le "chef" d'un autre enfant qu'il va pousser à la fugue et fera preuve de la même lâcheté.
    Même adulte, il restera très éloigné de ce père qui continuera à l'humilier, sans réaction de sa femme qui se préserve et ne veut pas le contrarier.
    Privé d'un père mais aussi d'une père, de vrais parents, d'une vraie référence, il devra se construire seul et parfois mentir, dissimuler pour se protéger. Il y avait tellement de folie, de tristesse, de peur que même adulte il reste marquer par cette enfance traumatisante et comment ne le serait-on pas ?
    Quel récit, à peine croyable et pourtant.....
    C'est d'une violence morale et physique inimaginable : ce que l'on prend au début, peut- être comme un jeu entre le père et l'enfant se transforme très vite en vent de folie. le bourreau montre sa face et son indifférence envers ce fils : pas de mots et encore de gestes d'amour mais que de la brutalité. Non c'est un dur apprentissage.
    Ce père est un manipulateur, mais personne ne réagit, n'intervient. On a du mal à croire qu'il aura fallu que l'auteur arrive à plus de 60 ans pour que son père soit vu par un psychiatre.
    L'écriture est dynamique, vive, on s'attend à chaque instant à l'intervention afin que cesse cette situation, c'est tellement énorme et j'ai eu même le doute que cette histoire soit autobiographique, mais oui elle l'est, autobiographie-romancée mais donc réelle.
    Je suis à la fois estomaquée, révoltée, étonnée, attristée mais aussi ravie d'avoir découvert cet écrivain.

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  • Un livre dur, qui dépeint les relations d'un père mythomane et parano, à la limite de la folie, avec son jeune fils. Violent et tyrannique avec sa femme et son enfant, entrainant celui-ci dans ces délires de persécution, au point d'en arriver à le rendre presque fou. Un enfant balloté entre une...
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    Un livre dur, qui dépeint les relations d'un père mythomane et parano, à la limite de la folie, avec son jeune fils. Violent et tyrannique avec sa femme et son enfant, entrainant celui-ci dans ces délires de persécution, au point d'en arriver à le rendre presque fou. Un enfant balloté entre une mère démissionnaire qui se voile la face et un père bipolaire qui n'a de cesse que de le détruire petit à petit, lui enlevant son enfance, à coup de poing et de ceinture. L'auteur décrit avec force le calvaire subit par cet enfant tiraillé par un conflit de loyauté, en voulant croire à ce père qui a eu mille métiers et qui a rencontré les plus grands de ce monde, à commencer par le grand Charles de Gaulle, ami de guerre, et une mère qui n'a jamais osé se rebeller face à ce mari sombre et destructeur. Je découvre cet auteur avec un roman difficile mais émouvant, je suis prête à me jeter sur ses premières œuvres.

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  • Emile, à 11 ans, est subjugué par son père. Comme tous les garçons de cet âge, il boit les paroles de celui-ci, qui a été un brillant judoka, parachutiste, a eu un rôle déterminant dans la guerre, a côtoyé des personnalités importantes.

    Mais Emile est aussi effrayé par les colères de son...
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    Emile, à 11 ans, est subjugué par son père. Comme tous les garçons de cet âge, il boit les paroles de celui-ci, qui a été un brillant judoka, parachutiste, a eu un rôle déterminant dans la guerre, a côtoyé des personnalités importantes.

    Mais Emile est aussi effrayé par les colères de son père, prompt à le punir avec coups rageurs et paroles violentes. Sa mère tente de s’interposer, mais elle essaye surtout de se faire petite souris, et conseille de ses yeux muets à Emile d’en faire autant.

    Entre ces trois-là, qui vivent en vase clos, pas de gestes tendres. De l’amour ? Peut-être…

    Et Emile obéit, se soumet aux exercices physiques imposés pour faire de lui un soldat, aux ordres de lutte avec l’OAS, croit en l’existence d’un parrain américain, sorte d’ange gardien. Il va même jusqu’à recruter un copain, l’embrigade pour aider son père dans son projet de lutte, dans son projet de tuer De Gaulle…

    En même temps, on sent que l’enfant perçoit les failles de cet homme qui se dit agent secret, mais qu’il ne voit jamais sortir de chez lui, se pose des questions sur ce parrain qu’il n’a jamais vu, essaye de comprendre son père, ses récits, ses folies ?

    Emile grandit, toujours sous la coupe de cette famille atypique, puis s’affranchit de force, quand il est mis dehors un beau jour. Plus de nouvelles pendant des années, puis de loin en loin il reprend le contact, constatant avec pudeur, sans mots, la douleur qui est toujours en lui de ce manque d’amour et de l’incompréhension face à ce couple hermétique.

    Lui aussi a construit sa famille, dans l’amour, la tendresse, la compréhension. Sa famille à lui, c’est sa force. C’est le pivot dans la vie réelle qui lui permet de faire face à ses épisodiques visites à ses parents, où rien ne perce, où rien ne change…

    Jusqu’au bout, Sorj Chalandon nous délivre le portrait glaçant d’un homme vu à travers les yeux de son fils, un homme enfermé dans ses délires paranoïaques, et des parents qui vivent dans une sorte d’univers parallèle.

    Il y avait longtemps qu’un livre ne m’avait pas fait pareille impression, tenue en haleine d’un bout à l’autre, étonnée par sa pudeur et sa violence, émue devant la détresse de chacun de ses personnages.

    Ce huis clos est fascinant, il dit aussi combien un enfant est faible face à ce délire tyrannique, mais fort également pour ne pas s’en trouver brisé, même s’il est meurtri à vie.

    Un très beau livre, servi par une écriture fluide et précise, magnifique !

    https://mesmotsmeslivres.wordpress.com/2018/02/05/profession-du-pere-de-sorj-chalandon/

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