La bibliothèque idéale de Sébastien Spitzer, Prix Stanislas 2017

lundi 28 août 2017

La bibliothèque idéale de Sébastien Spitzer, Prix Stanislas 2017

Sébastien Spitzer est le lauréat du Prix Stanislas 2017 pour "Ces rêves qu'on piétine", un premier roman également présent dans d’autres sélections de prix décernés cet automne.

Rappelons que le Prix Stanislas est le prix du premier roman, crée l’an dernier et décerné en avant première par la manifestation littéraire le Livre sur la Place, à Nancy. 

 

De notre côté, nos Explorateurs de la rentrée littéraire ont eu la chance de le découvrir en avant-première cet été.  Découvrez les premiers avis en cliquant ici : Ces rêves qu'on piétine.

 

Sébastien Spitzer nous confie sa bibliothèque idéale... Nous le remercions pour cette belle liste de lecture qui nous donne envie de les découvrir et d’ajouter Ces rêves qu'on piétine à notre bibliothèque !

Vous pouvez également le suivre sur sebastienspitzer.com 

 

  • Nous sommes faits de nos rencontres, de nos lectures. Tous autant que les autres, des êtres vivants fécondés par ces échanges

    • Couverture du livre « Voyage au bout de la nuit » de Louis-Ferdinand Celine aux éditions Gallimard

      Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Celine

      Parmi les nombreux livres qui m’ont donné le goût de vivre, de découvrir, de m’ouvrir, d’aller voir ailleurs, de me confronter à d’autres façons de vivre et de penser, il y a d’abord Céline. Son « Voyage au bout de la nuit » a été mon plus beau voyage intime. Une étonnante traversée au pays des mots et des aigreurs, des âmes coincées par une vie trop petite, des êtres frottés à une réalité qui m’était étrangère.

    • Couverture du livre « Nouvelles orientales » de Georges Lemoine et Marguerite Yourcenar aux éditions Gallimard

      Nouvelles orientales de Georges Lemoine - Marguerite Yourcenar

      Ces nouvelles de Marguerite Yourcenar sont une merveille. L’évasion du peintre Wang Fo qui s’enfuit par la mer de son propre tableau. Une plume si délicate. Première rencontre de la pureté.

    • Couverture du livre « La gloire de mon père » de Marcel Pagnol aux éditions Fallois

      La gloire de mon père de Marcel Pagnol

      Après le tohu-bohu de Céline vint la Provence de Pagnol. Toute sa Provence et ses dialogues qui chantent, ses personnages pétris de bontés. Un peu comme dans la Genèse. Après la nuit vint la clarté de la « Gloire de mon père ».

    • Couverture du livre « L'adieu aux armes » de Ernest Hemingway aux éditions Gallimard

      L'adieu aux armes de Ernest Hemingway

      Ernest Hemingway m’a donné envie de me frotter au monde, de le parcourir, de le sentir. Je me suis dit très jeune que je ferai comme lui, un jour. Je serai journaliste pour raconter le monde. Je l’ai fait. J’ai vu la guerre au Congo, le génocide au Rwanda, la guerre civile avec les Farcs colombiennes, avec les islamistes du Hezbollah au Liban. J’ai encore une photo de lui dans ma chambre. C’est drôle, il pleut tout le temps dans « L’adieu aux armes ».

    • Couverture du livre « L'oeuvre » de Émile Zola aux éditions Gallimard

      L'oeuvre de Émile Zola

      L’histoire de ce peintre, si inspirée de son ami Cézanne. L’efficacité du trait de plume de Zola, son souffle, son énergie. Toute son intelligence à décrypter les hommes, à traduire nos ressorts intimes. Ça commence avec « L’Œuvre », puis viennent « Germinal », « La curée » ou « Au bonheur des dames », dans un complet désordre.

    • Couverture du livre « La promesse de l'aube » de Romain Gary aux éditions Gallimard

      La promesse de l'aube de Romain Gary

      Pour la mère sublimée de Gary. Nina. D’ailleurs j’ai appelé ma fille aînée Nina. Et beaucoup d’autres de lui. L’auteur aussi. Gary. Sa folie. Sa démesure. Sa déconnexion du monde triste de ses contemporains.

    • Couverture du livre « Belle du seigneur » de Albert Cohen aux éditions Gallimard

      Belle du seigneur de Albert Cohen

      L’histoire d’une obsession amoureuse, démesurée. Albert Cohen le magnifique. Ses personnages inépuisables. Solal, Saltiel et ses clochards célestes.

    • Couverture du livre « Si je ne suis pas revenu dans trente ans, prevenez mon ambassade » de David Mcneil aux éditions Gallimard

      Si je ne suis pas revenu dans trente ans, prevenez mon ambassade de David Mcneil

      David McNeil s’est imposé par effraction dans ma vie de lecteur. C’est drôle. J’étais en train de me battre avec son fils, « Lord banana », quand McNeil s’est pointé. Du haut de sa stature de Viking dégingandé, l’écrivain nous a maintenu à distance l’un de l’autre, deux jeunes coqs de vingt ans, maintenus à chaque bout de ses longs bras tendus, et lui, au milieu, s’excusant de ne parler qu’anglais, car il avait trop bu. Nous étions voisins. Nous nous sommes revus. Il me parlait de tout, de lui, de ses chansons et de son père. J’ai lu « Si vous n’avez pas de nouvelle de moi d’ici trente ans appelez mon ambassade » et « Quelques pas dans les pas d’un ange ». J’ai découvert qu’on pouvait planquer des alexandrins sous de la prose, gaver d’humour des textes parfois profonds et surtout se lier d’amitié avec un écrivain, un vrai, bien vivant. Je pense à lui, souvent. Et sa petite musique intérieure, son swing des mots, son rythme battent chaque fois que je me remets à écrire.

    • Couverture du livre « Le soleil des Scorta » de Laurent Gaudé aux éditions Actes Sud

      Le soleil des Scorta de Laurent Gaudé

      La découverte de la plume de Gaudé a ouvert le champ des possibles. Elle est chantante, tranchante, indocile. Elle me plaît. Plus encore quand elle se trempe dans la mémoire de mes ancêtres. Les Trabucco. Des Siciliens. Ils vécurent à Palerme avant de s’exiler, fauchés.

    • Couverture du livre « Profession du père » de Sorj Chalandon aux éditions Lgf

      Profession du père de Sorj Chalandon

      Sorj Chalandon est un grand. Sa « Profession du père » est un livre étalon. Il m’a mis sur la voie du père. Je lui réserve un droit de réponse avec l’histoire du mien, de père…

    • Couverture du livre « A La Recherche Du Temps Perdu » de Marcel Proust aux éditions Gallimard

      A La Recherche Du Temps Perdu de Marcel Proust

      Comme dans toute bibliothèque idéale, il y a l’œuvre autour de laquelle on tourne. Celle qu’on n’ose pas aborder. Quand on se dit encore ! J’attends ! J’attends encore un peu ! Parce qu’on ne se sent pas prêt. Comme une rencontre qu’on repousse, de crainte de passer à coté, d’en manquer quelque chose, de ne pas être à la hauteur. C’est le cas de la « Recherche… ». Mais je sens que ça vient… L’heure approche…

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