Emmanuelle Favier

Emmanuelle Favier


Emmanuelle Favier a publié un recueil de nouvelles (Confession des genres, éditions Luce Wilquin, 2012), plusieurs recueils de poèmes et trois pièces de théâtre.


Le courage qu’il faut aux rivières son premier roman parait en 2017 chez Albin Michel.



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Emmanuelle Favier a publié un recueil de nouvelles (Confession des genres, éditions Luce Wilquin, 2012), plusieurs recueils de poèmes et trois pièces de théâtre.


Le courage qu’il faut aux rivières son premier roman parait en 2017 chez Albin Michel.



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Avis (26)

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    Couverture du livre « Virginia » de Emmanuelle Favier aux éditions Albin Michel

    Geneviève Munier sur Virginia de Emmanuelle Favier

    "Il est des livres qui vous étonnent, vous fascinent, vous emportent. Il est des livres singuliers, entre rêve et réalité, entre musique et poésie, entre passé et présent, nature et urbanité." Voici ce que j’écrivais en introduction de ma chronique relative au premier roman d’Emmanuelle Favier...
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    "Il est des livres qui vous étonnent, vous fascinent, vous emportent. Il est des livres singuliers, entre rêve et réalité, entre musique et poésie, entre passé et présent, nature et urbanité." Voici ce que j’écrivais en introduction de ma chronique relative au premier roman d’Emmanuelle Favier "Le courage qu’il faut aux rivières". Je pourrais presque la réutiliser pour son deuxième ouvrage "Virginia", avec quelques nuances.

    Mon plaisir de lecture fut le même. Mon admiration pour l’écriture riche, travaillée à l’extrême, recherchée, pour le vocabulaire flamboyant, pour l’histoire racontée tout simplement, fut de la même façon au rendez-vous.
    J’ai aimé le parti pris de l’auteure de nous associer, nous ses lectrices et lecteurs au récit, de nous montrer cette auteure en devenir à l’aune de nos connaissances actuelles. Quel récit ! Celui de la vie d’une grande femme de lettres anglaise – à tous les sens du terme – une femme née au sein d’une fratrie recomposée et artiste. Elle est la fille de Leslie Stephen veuf de Minny, décédée brutalement une nuit, et de Julia, veuve de Herbert Duckworth. En effet, et là est la grande originalité du roman, l’auteure a choisi de nous parler de sa vie d’avant, avant qu’elle ne soit la romancière que nous connaissons : Virginia Woolf.

    Elle nous raconte sa naissance :
    "Mais dès les premiers jours de 1882, Julia ayant près de trente-six ans et Leslie venant de toucher aux quarante-neuf, Adeline Virginia Alexandra fait son entrée… Vu d’ici, la naissance se dérobe… Si la vieille tante géniale et despotique n’avait trépassé… sans doute aurait-elle obligé le réticent nourrisson à prendre la pose. Mais elle n’est plus là…"

    Elle nous dit son éducation de petite fille puis d’adolescente à l’époque victorienne. Elle nous dresse le portrait d’une Virginia que, personnellement je ne connaissais pas. Elle nous montre son cheminement jusqu’à la publication de ses premières lignes, qui correspondent à… la mort de son père. Un texte qui a valeur universelle s’agissant de la construction de soi au milieu des autres, de l’importance de l’inné, certes, mais aussi de l’acquis.

    Magnifique étude, écriture sublime. De mon point de vue "Virginia" est un grand roman.

    https://memo-emoi.fr

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    Couverture du livre « Virginia » de Emmanuelle Favier aux éditions Albin Michel

    Emma C sur Virginia de Emmanuelle Favier

    Comment devient on une immense écrivain ? Qu’est ce qui vous a manqué que vous devez combler par l’écriture ? Qu’avez reçu dont vous devez déverser le trop plein sur des pages blanches ?
    Emmanuelle Favier nous emmène sur la piste de Virginia avant Virginia.
    Et le mot piste n’est pas choisi...
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    Comment devient on une immense écrivain ? Qu’est ce qui vous a manqué que vous devez combler par l’écriture ? Qu’avez reçu dont vous devez déverser le trop plein sur des pages blanches ?
    Emmanuelle Favier nous emmène sur la piste de Virginia avant Virginia.
    Et le mot piste n’est pas choisi au hasard. Avec l’auteur nous chaussons notre longue vue, nos jumelles pour observer l’auteure naissante dans son milieu naturel, sa famille, son siècle.
    Ecrit un peu comme un documentaire où Emmanuelle Favier serait la voix off décrivant les rencontres animalières, nous devenons spectateurs de l’évolution de Virginia passant de la petite fille à Miss Jan pour finalement naître à elle même et devenir Virginia l’écrivain.
    Tout au long du récit nous voyons également apparaitre la bête, le monstre qui aura finalement raison d’elle, et dont on comprend qu’elle la hante depuis bien longtemps et se dévoile un peu plus à chaque drame.
    Et l’on pense déjà à cette fin tragique mais libre et déterminée qu’elle accompagnera de cette phrase.

    « J'ai la certitude que je vais devenir folle : je sens que nous ne pourrons pas supporter encore une de ces périodes terribles. Je sens que je ne m'en remettrai pas cette fois-ci. Je commence à entendre des voix et ne peux pas me concentrer. Alors je fais ce qui semble être la meilleure chose à faire. »


    Emmanuelle Favier n’a pas quitté cette écriture bien particulière qui la caractérisait déjà dans Le courage qu’il faut aux rivières. Elle choisit un point de vue très original et c’est une réussite.

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    Couverture du livre « Virginia » de Emmanuelle Favier aux éditions Albin Michel

    Joëlle Guinard sur Virginia de Emmanuelle Favier

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/08/virginia-demmanuelle-favier.html

    Dans ce roman qui n'est absolument pas une biographie Emmanuelle Favier imagine la jeunesse de Virginia Woolf quand elle s'appelait encore Virginia Stephen. Comment et pourquoi Virginia Stephen est-elle devenue un...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2019/08/virginia-demmanuelle-favier.html

    Dans ce roman qui n'est absolument pas une biographie Emmanuelle Favier imagine la jeunesse de Virginia Woolf quand elle s'appelait encore Virginia Stephen. Comment et pourquoi Virginia Stephen est-elle devenue un mythe de la littérature? Comment son enfance a-t-elle nourri son œuvre?

    Elle imagine la rencontre entre les parents de Virginia puis s'intéresse aux différents membres de cette famille recomposée au sein de laquelle Virginia naît en 1882 en pleine époque victorienne. La petite fille vit auprès d'un père tyrannique, écrivain érudit, fils et petit-fils d'écrivain et auprès d'une mère mélancolique à la beauté évanescente plus occupée à ses œuvres de charité qu'à donner de l'amour à ses enfants.

    Très jeune, Virginia tient avec une de ses sœurs une gazette dans laquelle elles décrivent leur quotidien et inventent des histoires, cette gazette constitue leur refuge et remplace l'école dont l'accès est impossible pour les filles à cette époque. Ensuite elle abandonnera sa gazette pour un journal intime tout en continuant à se consacrer à la lecture, sa grande passion. Emmanuelle Favier retrace les doutes d'écrivain de Virginia qui la rendent très émouvante "Écrire est un effort, pas loin d'être désespéré."

    Des photos, le journal de Virginia enfant, les romans de Virginia devenue adulte qui sont de vrais témoignages, des lettres et les écrits des différents membres de sa famille constituent les principales sources de l'auteure. Elle restitue parfaitement la mélancolie, l'obscurité et le silence qui régnaient dans le grand manoir londonien dans lequel vivait la famille de Virginia. Un monde où la mort et l'inceste rodaient, un monde où chacun vivait dans sa solitude. Elle restitue également bien l'austérité de l'époque victorienne où les garçons étudiaient à l'extérieur alors que les filles étaient maintenues à la maison confrontées aux multiples interdits de leur éducation et aux injonctions faites aux femmes.

    L'atmosphère de cette vie monotone, triste et grisâtre est très bien rendue, les sentiments de Virginia, ses doutes face à l'écriture sont bien restitués mais l'écriture certes élégante est trop empruntée pour me plaire vraiment. Certains aspects m'ont paru artificiels, que ce soit le "nous" utilisé qui met le lecteur en position d'observateur ou les fins de chapitre toutes construites de la même façon. L'étalage de quelques mots savants (qui connait le sens des mots : apotropaique, amui, obituaire... entre autres...?) m'a gênée comme dans son premier roman. Cette écriture et une accumulation de détails sans réel intérêt m'ont rendue la lecture pesante et décevante. Dommage car le thème m’intéressait.

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    Couverture du livre « Virginia » de Emmanuelle Favier aux éditions Albin Michel

    Gerry sur Virginia de Emmanuelle Favier

    Moi qui avais adoré l'ouvrage précédent d'Emmanuelle FAVIER (Le courage qu'il faut aux rivières), j'ai malheureusement été un peu déçue par cet ouvrage.
    Certes, c'est bien écrit avec une jeunesse de Virginia WOOLF à potentiel, mais je ne suis pas sûre qu'il m'en restera quelque chose.

    Moi qui avais adoré l'ouvrage précédent d'Emmanuelle FAVIER (Le courage qu'il faut aux rivières), j'ai malheureusement été un peu déçue par cet ouvrage.
    Certes, c'est bien écrit avec une jeunesse de Virginia WOOLF à potentiel, mais je ne suis pas sûre qu'il m'en restera quelque chose.

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