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Entretien avec le dessinateur Ersin Karabulut : "En Turquie, on pensait que personne ne pouvait nous comprendre !"

mardi 22 septembre 2020

On aime, on vous fait gagner son sidérant album "Jusqu'ici tout allait bien..."

Entretien avec le dessinateur Ersin Karabulut : "En Turquie, on pensait que personne ne pouvait nous comprendre !"

Un vrai choc, visuel et narratif, voici ce qui vous attend avec Jusqu’ici, tout allait bien, deuxième album du dessinateur turc Ersin Karabulut publié en France (éd. Fluide Glacial). Il s'en dégage une délicieuse noirceur portée par l'ironie transgressive et le trait exceptionnel de cet auteur surdoué.

Si le fantastique est central chez Ersin Karabulut, il s'appuie également sur une approche réaliste de la société qui rend ses personnages terriblement proches de nous... et donc encore plus effrayants. Graphiquement on pourra penser à Robert Crumb, tandis que les récits peuvent rappeler Kafka ou Orwell. L'ensemble est cependant incroyablement singulier, drôle, vertigineux et surtout brûlant d'actualité.

Nous avons eu l'immense chance de pouvoir interviewer Ersin Karabulut : l'occasion de comprendre sa démarche mais aussi d'avoir un regard éclairé sur ce que peut être le métier de dessinateur dans la Turquie d'aujourd'hui.

 

Entretien avec Ersin Karabulut pour Jusqu'ici, tout allait bien...

 

- Jusqu’ici, tout allait bien est votre deuxième album publié en France chez Fluide Glacial et rassemble 9 de vos histoires courtes. Même si chacune est indépendante, il y a une cohérence au niveau des thèmes abordés et des ambiances créées. Comment décririez-vous ce recueil dans son ensemble ? De la dystopie, de l’anticipation, du fantastique… ou autre chose ?

Je ne crois pas que tous les récits soient à ranger dans la dystopie, certains sont clairement à classer dans le domaine du fantastique. Par exemple, cette histoire de femme qui n’a ni vagin ni rien d’autre (Deux en un – N.D.L.R), avec un type qui grandit à l’intérieur de son corps ne relève pas de la dystopie.

L’idée globale, c’est que tous mes personnages véhiculent des idées. Nous passons à côté de certaines choses car nous ne communiquons pas les uns avec les autres. Nous pensons tous à certains sujets mais nous sommes tous terrifiés à l’idée d’exprimer nos émotions car à l’heure des réseaux sociaux, nous devons être heureux en permanence. C’est la nouvelle norme : il faut être heureux, le montrer et masquer sa souffrance, c’est une pression que nous subissons tous. Je souhaite juste que nous puissions continuer à parler comme auparavant, et ces histoires me permette de dissimuler mes pensées derrière quelque chose qui apparaît comme divertissant.

Les sujets traités sont généralement ceux que j’aborde avec mes proches. Je transforme ces questions en histoires que les gens peuvent lire : je ne les qualifie pas de dystopies ou de récits fantastiques, ce ne sont que des moyens d’exprimer des idées. Mais bien sûr on est plus efficace quand on procède par métaphores !

J’essaie de faire en sorte que mes histoires ne soient pas compréhensibles uniquement par les lecteurs turcs ou français : j’aime l’idée qu’un lecteur chinois puisse tout aussi bien comprendre le sens de mes histoires, même si son expérience personnelle est totalement différente.

 

- Justement, pour présenter votre travail, on dit souvent de vos récits qu'ils en disent beaucoup sur la société turque - ce qui est sans aucun doute exact. Mais en réalité, on est surtout frappé par leur caractère universel : en tant que lecteurs français, nous pouvons complètement nous identifier aux problèmes et aux menaces que vous décrivez. Etait-ce votre intention dès le départ ?

Absolument, c’est ce que je recherchais. Il y a dans mon premier recueil (Contes ordinaires d'une société résignée) mais aussi dans celui-ci des histoires qui sont bien antérieures à ma rencontre avec Fluide Glacial et qui s’adressaient donc complètement au public turc. Cependant je crois que j’aime avant tout aborder le comportement des êtres humains. Avec la mondialisation, chacun sait ce qui se passe à l’autre bout du monde et les vies ne sont plus si différentes les unes des autres : les problèmes que nous rencontrons sont souvent du même ordre.

Par exemple, j’adore parler de la structure familiale : un thème important pour moi, car je considère la famille comme étant toxique par nature. Attention, je ne veux pas être mal compris ! Ce que je veux dire, c’est que la raison qui nous pousse à faire des enfants et à les élever, c’est avant tout la peur de la mort. C’est évidemment instinctif, mais nous voulons que nos enfants soient d’autres « nous », ce qui est une façon d’être immortel. Nous leur donnons nos gênes pour qu’ils survivent éternellement et nous n’avons pas envie que nos enfants deviennent différents de nous. Nous voulons qu’ils soient « nous » - et quand ils veulent changer nous avons du mal à l’accepter. Dans mon histoire où un individu grandit à l’intérieur du corps de sa mère, il finit par devenir un véritable connard ! Ceci dit, mon message n’est pas toujours aussi explicite, et parfois je ne prends conscience de mon intention qu’après coup…

J’aime parler des souffrances que nous endurons en tant qu’êtres humains donc je suis ravi que le résultat soit universel, et c’est encore plus vrai depuis ma rencontre avec Fluide Glacial en 2016. A l’époque, les choses se sont dégradées encore davantage en Turquie et j’avais besoin de trouver de nouveaux lecteurs pour mon travail. Donc, disons que c’est en partie intentionnel et en partie instinctif.

 

 

- Souvent, dans vos histoires, on rencontre des individus ordinaires dont la vie est altérée par un événement fantastique ou inattendu. La plus grande menace vient-elle de nous en tant qu’individus ou de la société elle-même ?

Je crois que le plus grand danger vient des individus qui deviennent une majorité. Quand suffisamment de gens s’unissent, les autres ressentent le besoin de les rejoindre. On suit la foule même si elle a des idées folles : le poids de la majorité contraint les autres à s’y associer. Mais je n’en veux pas aux gens : quand ils souffrent socialement ou économiquement, ils ne peuvent plus défendre leur propre identité. Ce n’est pas leur faute, c’est un système qui alimente cette situation, tandis que les individus, eux, alimentent le système.

 

- On s’en sort mieux en ayant tort avec les autres, que raison tout seul ?

Exactement. Voyez ce qui se passe dans le monde : un peu partout les gens se choisissent des leaders qui sont de gros durs, parce qu’ils regardent ailleurs et voient que les autres font pareil. On ne veut surtout pas d’une personne gentille qui négocie tranquillement : si un autre pays se choisit un gros dur, on va s’en choisir un de notre côté aussi !

Tout repose sur la peur, je suppose. Ce système - quel que soit le nom qu’on lui donne - nous apprend à avoir peur de nous-mêmes et du futur. Quand on a peur, on prend des décisions stupides et on rejoint des groupes qui le sont également. Je ne dis pas que les gens sont idiots, mais il faut essayer d’être un peu plus malin et de communiquer les uns avec les autres.

 

- Peut-on aborder le thème de la censure et de l’autocensure ? Aujourd’hui, et en particulier avec les réseaux sociaux, elle peut être déclenchée par les individus eux-mêmes, par des foules qui décident de ce qui est acceptable ou non. Quel est votre point de vue sur la censure, qu’en est-il en Turquie ?

Je suis totalement désespéré à ce sujet ! Pas seulement à cause des personnes les plus conservatrices : même des personnes se considérant comme progressistes véhiculent des idées conservatrices sans s’en rendre compte.

En Turquie, au cours des 10 dernières années, les gens ont incroyablement changé et cela nous a étonnés de la part de nos propres lecteurs. Nous avions un magazine et nous savions que certains ne l’aimaient pas mais nous pensions que nos lecteurs resteraient ouverts d’esprit. Au fil des années, nous les avons vus changer aussi, dire « Pourquoi parler de politique ? Occupez-vous de vos oignons ! » Pourtant, les magazines qui parlent de politique existent depuis des dizaines d’années, et justement, ce sont « nos oignons » !

Le problème vient avant tout des individus eux-mêmes : certes, il y a des personnes qui travaillent pour le gouvernement et vont dans les kiosques demander aux commerçants de planquer les magazines à l’intérieur pour qu’ils ne soient pas visibles. Mais ça, c’était au début : maintenant, les gens ne les achètent même plus et préfèrent qu’on ne parle pas de religion ou de nationalisme. D’une certaine façon, c’est comme ça que le fascisme s’installe et que les gens l’acceptent. L’autocensure est un problème qu’on doit régler par soi-même, sinon on s’enferme définitivement et on se tait. C’est le cas en Turquie où la situation est aujourd’hui extrême.

Par ailleurs, certains, même quand ils défendent la liberté, ne se rendent pas compte qu’ils ont une attitude conservatrice. Quand on prétend défendre la liberté, il faut savoir de quoi on parle. Je vous donne un exemple. J’ai lu sur un site un article parlant d’un épicier qui regarde une jeune fille rentrant chez elle tard le soir. Dans un commentaire, un type critique le commerçant à qui il reproche de regarder avec mépris cette fille juste parce qu’elle rentre seule chez elle et de penser que c’est une « salope », qu’elle revient de chez son mec, alors que non, elle est comme votre fille, elle va rentrer chez elle, mettre son pyjama et se coucher, etc.

C’est sur cette base que le type prétendument « progressiste » critique le point de vue conservateur. Mais il ne réalise pas qu’il est conservateur aussi  : cette fille a le droit de faire ce qu’elle veut, participer à des orgies, peu importe, ça ne regarde personne ! Ces gens sont en décalage complet et se disent progressistes sans se comporter comme tels. Et c’est très répandu…

 

- Comment échappe-t-on à cette idée de jugement permanent, en particulier à l’heure des réseaux sociaux ?

Je crois qu'il est important de pouvoir pardonner et de faire comprendre aux gens qu’ils ont le droit de se tromper : il n’y a rien de mal à commettre une erreur.

On en arrive à la question de la dissonance cognitive. L’autre jour, je regardais des interviews d’électeurs du Président Erdogan, réalisées dans la rue. La situation économique est difficile actuellement, et ces électeurs savent qu’en l’élisant ils n’ont pas fait le meilleur choix mais c’est tellement difficile de reconnaître son erreur ! Je ne parle pas des plus radicaux mais des autres.

Il faut qu’on ait la possibilité d’avouer qu’on a pris la mauvaise décision. Il y a peut-être des façons d’y arriver, de comprendre que c’est comme une illusion d’optique qui nous induit en erreur. Il faut démontrer la réalité des choses, expliquer pourquoi la personne se trompe et lui dire que ce n’est pas grave, que cela ne fait pas de nous des ennemis et qu’on peut en parler.

Je crois que c’est ce que l’art essaie de faire, et à mon niveau c’est que je tente de réaliser. Je ne veux pas me contenter de critiquer, je veux qu’on puisse parler. Si on ne parle pas ensemble, c’est cuit !

 

 

 

- L’introduction de votre album est signée par Pierre Christin, qui est un auteur légendaire en France. Connaissiez-vous son travail ? Et par ailleurs, quels sont les auteurs, dessinateurs, artistes, réalisateurs qui vous ont influencé ?

Je connaissais le nom de Pierre Christin auparavant mais assez peu son travail. Vous savez, quand j’étais enfant, nous avions quelques BD franco-belges en Turquie – j’ai grandi avec Astérix et Tintin – mais c’étaient des impressions bon marché, des copies des albums originaux. Nous ne pouvions pas voir les couleurs et dessins originaux : tout était modifié pour les lecteurs turcs ! Et donc, nous n’avions pas accès à tous ces grands artistes.

Mais après la fac, j’ai découvert de nombreux auteurs comme Moebius, Enki Bilal… Ceci dit, j’ai aussi grandi avec Spiderman, Superman. J’ai aussi été très marqué par les films des années 80, la saga Retour vers le futur, les films de Spielberg comme Indiana Jones, E.T, Les Dents de la mer… Et plus tard, j’ai accroché aux films de Christopher Nolan, au cinéma sud-coréen... Je suis un grand admirateur de Denis Villeneuve qui fait tant de films extraordinaires. J’ai tant de références que je n’arrive pas à y mettre de l’ordre. Je suis un vrai nerd !

 

On note aussi que Didier Pasamonik, personnalité majeure dans le monde de la BD franco-belge, a travaillé sur l’adaptation de vos histoires. C’est un signe important, non ?

Je lui suis tellement reconnaissant ! Sans lui, je n’aurais pas pu rencontrer Fluide Glacial. Je connaissais le magazine, qui était légendaire en Turquie, même si nous ne comprenions pas les textes. C’était culte comme Pilote ou Métal Hurlant ! Certains Turcs en ramenaient des exemplaires de France et c’était incroyable. Didier Pasamonik a vu mon travail lors d’une exposition en Allemagne et c’est lui qui a parlé de moi à Fluide Glacial. Je ne le remercierai jamais assez !

Vous savez, c’est un tel bonheur d’être publié en France. Je suis toujours sidéré de me dire qu’il y a des lecteurs chez vous qui vont me lire et aimer ça : c’est un sentiment génial, une vraie chance !

 

- Pouvez-vous nous parler un peu des dessinateurs turcs, même s’ils ne sont pas (encore) traduits en français ?

Ils ne sont pas publiés en Europe, mais ce que Fluide Glacial a fait pour moi est extrêmement important pour les autres artistes turcs. Cela signifie qu’ils peuvent aussi toucher un public européen. Vous savez, en Turquie, pendant des années, nous avons pensé que nous étions complètement isolés et que personne ne pouvait nous comprendre. L’Allemagne est un cas un peu peu à part car il y a une communauté turque de 6 millions de personnes, mais nous pensions que la France, la Belgique ou l’Angleterre nous étaient complètement étrangères. On les croyait si heureux et donc incapables de nous comprendre ! C’est important pour mes collègues de voir que les Français sont intéressés et comprennent ce que je dessine.

Il y a de grands talents ici en Turquie, la tradition de BD est vraiment ancienne. Je pense qu’ils peuvent avoir leurs chances si leur travail est présenté et j’ai hâte que ça se produise !

Alors voici quelques noms : Galip Tekin, Suat Gönülay, Kemal Aratan, İlban Ertem, Engin Ergönültaş (qui a été publié dans le magazine Métal Hurlant).

 

Vos récits sont pessimistes mais on en parle et, ça, c’est plutôt une source d’optimisme, non ?

Vous savez, mes histoires sont pessimistes mais en réalité moi je ne le suis pas !

Si je ne croyais pas au pouvoir de la communication, il ne me resterait que le suicide. En 2017, je suis allé aux USA et j’ai compris que c’était un autre univers, en France j’ai eu le même sentiment mais je me suis aussi rendu compte qu’on pouvait tous parler des mêmes choses. Avant, je me sentais seul et ce n’est plus le cas : avec Internet, on peut voir des gens qui sont comme nous, mais à l’autre bout du monde.

Alors, même si on ne se connaît pas, on peut arriver à établir une sorte de fraternité...

Propos recueillis par Nicolas Zwirn

 

On aime, on vous fait gagner Jusqu'ici tout allait bien...

En partenariat avec les éditions Fluide Glacial, tentez votre chance pour recevoir un exemplaire de Jusqu'ici tout allait bien, d'Ersin Karabulut.

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Vous avez jusqu'au 12 octobre.

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Commentaires (55)

  • Marie HECKMANN le 20/10/2020 à 11h03

    Bonjour

    Merci... Votre article me donne envie de le connaitre

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  • MALF le 13/10/2020 à 13h38

    Comme beaucoup, j'ai découvert Ersin Karabulut dans Fluide Glacial. Le réalisme de ses dessins et l'originalité de ses histoires m'ont tout de suite fasciné. Je me suis rapidement procuré "Contes ordinaires d'une société résignée", son précédent ouvrage, ainsi que celui-ci (même si la plupart de ses fables avaient déjà été publiées dans Fluide). Je tente ma chance pour l'offrir à un ami et faire connaître cet auteur de génie autour de moi !

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  • GWEN L.S le 12/10/2020 à 22h29

    D'une culture à l'autre nous ne sommes pas si différents mais profondément humains. Le sujet requiert toujours une attention toute particulière. J'avoue le bébé connard m'a bien fait marrer. Une autre, une autre....

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  • Doremifasol le 12/10/2020 à 09h15

    Une bande dessinée aux accents fantastiques par un auteur turc de talent, voila qui donne envie !

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  • DELPHINE MARTEL le 11/10/2020 à 21h59

    Le sort de la Turquie m'interroge depuis longtemps. Je serais ravie de découvrir ce pays si complexe et si central dans la lecture des relations géopolitiques aujourd'hui.

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  • Maelou le 11/10/2020 à 17h37

    Bonjour je croise les doigts très très très très très fort

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  • Anneja le 11/10/2020 à 14h21

    Je suis curieuse de découvrir cette bande dessinée car les auteurs turcs sont plutôt rares dans nos librairies. Une autre culture, un autre regard permet de renouveler le genre de la bande dessinée.

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  • Sylviane Vandamme le 10/10/2020 à 09h31

    Bonjour,je tente et participe avec grand plaisir !!! Rien que le titre fait envie de le découvrir !!! Merci et trés bon weekend à vous tous !!!!

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  • JuanGarciaMadero le 08/10/2020 à 07h34

    Bonjour à tous, je tente la fortune, Ersin Karabulut livre une intéressante interview et ça donne vraiment envie de découvrir son travail ! Vive la BD et merci à lecteurs.com !

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  • Géland Charline le 07/10/2020 à 21h39

    Je participe car j'aime beaucoup sa vision et je trouve ses dessins magnifiques. Je croise les doigts.

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  • ANGELLOZ le 07/10/2020 à 20h13

    Bonsoir,
    A la lecture de l'interview d' Ersin Karabulut, j'ai envie de découvrir sa dernière BD ayant lu récemment "Contes ordinaires d'une société résignée" que j'avais beaucoup apprécié.
    Evoquer des problèmes de société (libertés, croyances, rôle des nouvelles technologies, ...), parler du thème de la famille m'intéressent d'autant plus qu'il s'agit d'illustrations certainement drôles et originales.
    Merci pour ce concours

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  • Malika Ould le 06/10/2020 à 22h02

    Bonsoir,
    je tente ma chance... Je n'ai jamais lu de BD alors si je reçois celle-ci, ce sera ma première à ... 55 ans.
    il y a un début à tout!

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  • Isa Pouteau le 06/10/2020 à 08h27

    Le témoignage d'Ersin Karabulut, avec cet album, est passionnant et je pense, essentiel.Je participe avec grand plaisir.

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  • Pilly le 04/10/2020 à 17h49

    Ce qui m'intéresse c'est que c'est en lien avec la société actuelle. Certainement un ouvrage qui, sous couvert d'humour, fait réfléchir. J'adore ça !

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  • AntoineTuileries le 04/10/2020 à 14h17

    Forcément une bande dessinée aux accents kafkaiens qui mêle humour noir et actualité, ca me tente énormément !

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  • Munoz le 03/10/2020 à 12h14

    Mais rien que pour le titre -que j'adore!- je tente ma chance!!!

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  • Bookliseuse le 03/10/2020 à 10h35

    Cet auteur me donne envie de découvrir son univers. Je participe avec plaisir.

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  • amal bakkar le 03/10/2020 à 07h05

    Une occasion comme jamais de découvrir cette BD inspirante et ses différents univers proposés puis d'en parler sur mon blog http://www.blog-parents.fr/mixparents-mixenfants/ pour mes lecteurs.
    Ici, on partage ses passions de lecture et ses connaissances.
    Merci

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  • l.pellevoisin le 29/09/2020 à 23h32

    Je tente ma chance car je suis curieuse de découvrir la bande dessinée exprimée par un auteur Turc. J'avoue méconnaitre ce genre de bande dessinée mais suis intriguée par l'aspect dystopie de son travail.

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  • Ghislaine DEGACHE le 29/09/2020 à 13h55

    Bonjour,
    J'ai trouvé cet entretien extrêmement intéressant et enrichissant. Il mériterait une audience encore plus grande.
    Bien sûr, je suis vraiment tentée par cette BD. J'ai aimé cette phrase où Ersin Karabulut dit : " Je ne veux pas me contenter de critiquer, je veux qu’on puisse parler. Si on ne parle pas ensemble, c’est cuit !" et naturellement la dernière phrase "Alors, même si on ne se connaît pas, on peut arriver à établir une sorte de fraternité..." qui est tellement constructive !
    Ce serait une grande joie pour moi de gagner l'album "Jusqu'ici tout allait bien..." qui en dit beaucoup sur la société turque mais dont la portée est universelle. Alors, j'espère...

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  • celine lombardo le 29/09/2020 à 09h14

    Bonjour cet homme me plait et ses references cinématrographiques sont les miennes collees copiees ! j'aimerais découvrir cette BD !

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  • Christophe CORRE le 28/09/2020 à 12h04

    Bonjour. Les thèmes de cette BD le (fantastique, la société actuelle...) m'intéressent. Les 9 histoires courtes ont toutes l'air très originales. C'est aussi l’occasion de découvrir un auteur/dessinateur de BD turc. Je croise les doigts pour gagner un exemplaire.

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  • Maelou le 27/09/2020 à 18h37

    Bonjour je croise les doigts très très très très très très très très très fort

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  • danielle cubertafon le 27/09/2020 à 15h54

    Je tente ma chance très curieuse de découvrir cet auteur masque sa souffrance est avoir etre heureux tout a fait vrai

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  • Thierry BIARD le 27/09/2020 à 12h07

    Je trouve intéressante la raison évoquée par l'auteur qui nous pousse à faire des enfants et à les élever, même si j'ai du mal à l'accepter, car elle est volontairement dérangeante.

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  • Evlyne Léraut le 27/09/2020 à 08h21

    Bonjour Lecteurs.com et vous tous amis (es) lecteurs (trices). Je suis touchée par cette présentation d'un livre hors du commun. Cet alliage entre plusieurs concepteurs est formidable. Le thème est relevé et engagé et quel style fabuleux et percutant. Merci beaucoup pour cette présentation . Je serai très heureuse et émue aussi de le recevoir afin de le lire , le chroniquer et le faire découvrir autour de moi. Merci beaucoup. Prenez tous soin de vous!

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  • Seigne11fan le 26/09/2020 à 22h01

    Bonjour,
    Il y a quelques années j'ai été impressionnée par le film.turc: Yol, d'une grande puissance.
    J'aime le graphisme de cette BD, j'aimerai encore être impressionnée par tt allait bien!

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  • veronique lecoq le 26/09/2020 à 21h41

    bonjour, je tente ma chance car je suis très curieuse de découvrir le regard lucide de cet auteur sur sa vision et évolution de la turquie, j'ai envie de découvrir sa narration et de me plonger dans cette BD, d'habitude plus adepte des romans, j'ai commencé à m'intéresser de plus en plus aux BD et je serais ravie de compter celle ci dans ma collection merci pour de nous gâter et de nous permettre de découvrir pleins de styles d'écritures différents.
    très bon week end à vous

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  • christine Levillain le 26/09/2020 à 17h33

    Bonjour, je suis d'accord avec Ersin Karabulut : on nous oblige sans cesse à cacher nos faiblesse, à dire que "ça va!" alors que ça ne va pas. Et ça doit être bien pire dans les pays comme la Turquie où la liberté d'expression est très relative! j'aimerais découvrir le trait et l'ironie de cet auteur qui parait extrêmement lucide sur le devenir de la société si on continue à suivre les autres comme des moutons.

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  • Cathfd le 25/09/2020 à 17h19

    L'universalité de son propos me tente et la découverte de cet auteur qualifié de surdoué ! Merci pour ce concours !

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  • Luluberlu le 25/09/2020 à 16h43

    Je tente ma chance, j'aime sa vision du monde et de son pays. Son recul et sa réflexion.
    Je serais ravie de compter cet auteur dans ma bibliothèque :-)

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  • Miss Wonder le 25/09/2020 à 15h14

    Je tente ma chance ! Cette bande dessinée est on ne peut plus d'actualité à l'heure de l'épidémie de COVID-19. Je suis curieuse de voir quel parallèle on peut faire de cette lecture et de la situation actuelle.

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  • Unplatdelivres le 25/09/2020 à 15h05

    Bonjour
    Depuis mon enfance je n'ai plus lu aucune BD . Oui c'est bizarre mais j'aimerai renouzr avec ce genre et celle ci me tente beaucoup.
    Je croise les doigts

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  • Fanfan La Tulipe le 25/09/2020 à 13h37

    J'aime beaucoup le titre et les dessins! Je participe!

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  • Catherine Quart Foisset le 25/09/2020 à 12h30

    Hello,
    J'avais énormément apprécié son 1er album "Contes ordinaires d'une société résignée". Des thématiques d'actualité dessinées sous le prisme turc. Des contes délicieusement effroyables et au fort pouvoir de réalité! Alors oui, ce deuxieme opus sera encore bien alléchant.

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  • Efdévé le 25/09/2020 à 11h50

    J'ai entendu beaucoup de bien de cet album alors c'est avec tous les doigts croisés

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  • Sylvie Pic le 25/09/2020 à 11h41

    Bonjour,
    je tente ma chance ;-)
    bonne journée

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  • luc1982 le 25/09/2020 à 11h38

    Je participe, ce qui me donne envie de découvrir cette bande dessinée, c'est son côté pessimiste, mais avant gardiste.
    Les couleurs et les dessins ont l'air formidable et j'ai déjà eu la chance d'en découvrir des extraits dans Fluide Glacial !

    Tirez-moi au sort :)

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  • Mireille Mauboussin le 25/09/2020 à 10h42

    J'adore l'univers fantastique et j'ai très envie de découvrir le graphisme de l'album du dessinateur turc, Ersin Karabulut avec ses neuf histoires courtes. Son interview me touche beaucoup et les sujets évoqués dans cette BD que sont la souffrance humaine et la structure familiale me parlent.
    Merci pour ce partage !

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  • Maryline Pinton le 25/09/2020 à 10h19

    Je pense que mon mari adorerait : c'est tout ce qu'il aime !

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  • Natach34 le 25/09/2020 à 09h00

    Bonjour et merci beaucoup pour cette opportunité de découvrir Ersin Karabulu ... ce la description que vous en faites tout me donne envie de lire cet ouvrage. Je tente ma chance avec plaisir

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  • DUPREZ le 25/09/2020 à 08h18

    Bonjour, je tente aussi ma chance car j aime decouvrir des albums differents des aures, merci kenavo

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  • violaine le 25/09/2020 à 07h53

    je tente ma chance!

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  • Wesh le 25/09/2020 à 07h52

    Bonjour, l'adoubement par Christin et la référence à Kafka et Orwell me donnent très fortement envie de lire cet album. Je suis confiné en Éthiopie et la bande dessinée me manque.

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  • Jennifer Daher le 25/09/2020 à 07h20

    Bonjour, je tente ma chance car j'aimerai beaucoup découvrir cette BD ! Merci !

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  • Anne+Marie Palabaud le 25/09/2020 à 06h55

    J'aimerais découvrir cette BD ; j'adore la lecture ; je tente ma chance.

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  • Laulau Bob le 24/09/2020 à 21h39

    Merci pour cette opportunité de découvrir Ersin Karabulut :). Fluide Glaciale a fait parti de mon enfance, mon père achetant les récits dessinés parfois borderlines mais avec (presque) toujours un fond de vérité. Parcourir cette BD serait l'occasion de retomber en enfance tout en ayant acquis le recul et la maturité nécessaire pour intégrer les messages subliminaux de l'auteur. Bonne chance à tous.

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  • MLC le 24/09/2020 à 21h15

    Je ne connais pas du tout la BD turque et l'enthousiasme de ce jeune auteur m'a donné envie de la découvrir!

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  • Lalo65 le 24/09/2020 à 20h09

    Un peu fantastique, un peu pessimiste, j'adore cette BD, parue dans Fluide Glacial. Déjà lue mais la gagner serait chouette!

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  • Souris78 le 24/09/2020 à 19h01

    Bonjour, je me lance et souhaiterais dévorer l'album présenté ! Ca me plait bien ! Je suis une grande lectrice .

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  • MICHEL Galane le 24/09/2020 à 18h02

    Bonjour !!!!! Les valeurs véhiculées par l'auteur me parlent beaucoup et m'intéresse donc je tente ma chance !!!! J'ai très envie également de découvrir les dessins qui illustrent le livre.

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  • Réjane MARTEAU le 24/09/2020 à 16h45

    Jusqu'ici tout allait bien ... et ça ira encore mieux si je suis sélectionnée, j'ai trop envie de découvrir cet album ! :)

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  • kryan soler le 24/09/2020 à 08h40

    Des histoires au vitriol avec de l'humour et de l'émotion écrites et dessinées par cet auteur ne peuvent que me plaire!

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  • kryan soler le 24/09/2020 à 08h02

    Bonjour, j'aime le fantastique réaliste dans une bande dessinée. Je suis fan de Bilal et de Christin aussi. Je suis prête à ce choc graphique et scénariste.
    Merci à cet auteur pour son engagement et son énergie.

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  • Souris78 le 24/09/2020 à 07h16

    Bonjour, Ma fille Juliette ROLLAND tente sa chance, elle adore les albums de ce genre et apprécie énormément la lecture !

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