Franz Kafka

Franz Kafka
Franz Kafka est né en 1883 à Prague. Ses parents sont propriétaires d'un magasin et il est surtout élevé par les personnes au service de la maison : une cuisinière, une bonne d'enfants et une gouvernante française. De 1893 à 1901 il poursuit ses études secondaires au lycée allemand de la Vieille-... Voir plus
Franz Kafka est né en 1883 à Prague. Ses parents sont propriétaires d'un magasin et il est surtout élevé par les personnes au service de la maison : une cuisinière, une bonne d'enfants et une gouvernante française. De 1893 à 1901 il poursuit ses études secondaires au lycée allemand de la Vieille-Ville fréquenté essentiellement par les enfants de la bourgeoisie. Après ses études à l'université, il obtient son doctorat en droit en 1906. En 1905, il écrit " Description d'un combat ". En 1908 premières publication de huit textes en prose dans la revue Hypérion. Il entre à l'Office d'assurances contre les accidents du travail. Kafka y travaille de 8 à 14 heures et consacre son temps libre à l'écriture. En 1910, il commence son " Journal " et a ses premiers ennuis de santé. Il écrit beaucoup mais ne garde presque rien. En 1912, Kafka brûle des anciens écrits et commence " L'Amérique ". Premier séjour au sanatorium. Il rédige " Le Verdict " et
" La Métamorphose ". En 1913, il propose à un éditeur de publier trois récits " Le Soutier ", " Le Verdict " et " La Métamorphose " en un seul volume sous le titre de " Fils ". " Le Soutier " sera publié en mai. En 1914, il écrit le dernier chapitre de " L 'Amérique ", roman qu'il laissera inachevé. Il commence l'écriture du " Procès ". En 1915, parution de " La Métamorphose ". En 1916, parution du " Verdict ". Kafka va travailler chaque jour dans une petite maison dans la rue des Alchimistes dans le quartier du château de Prague. 1917, Kafka écrit les récits qui composent le recueil " Un médecin de campagne " ainsi que de nombreux autres textes.
En 1918 et 1919 peu de production littéraire, même le " Journal " est interrompu. Il écrit la " Lettre à son père ". Publication de " la Colonie pénitentiaire ". En 1920, " Un médecin de campagne " est publié. Il rencontre Milena Jesenzko. Séjour de dix mois en sanatorium.
1921, Kafka n'écrit presque plus et sa santé se dégrade de plus en plus. II confie son " Journal " à Milena qui lui rend visite à Prague. En 1922, malgré son état de santé désastreux, Kafka connaît une nouvelle période de fécondité littéraire. II écrit " Le Château ", " Un champion de jeûne ". 1923, la maladie s'aggrave mais Kafka écrit " Le Terrier " et d'autres textes. En 1924, les soucis financiers s'ajoutent aux soucis de santé, il autorise la publication de " Joséphine la Cantatrice " pour gagner un peu d'argent. En avril, il est transporté dans un sanatorium près de Vienne en Autriche. En mai, il relit les épreuves du livre regroupant quatre récits sous le titre " Un champion de jeûne " et meurt le 3 juin. II est enterré au vieux cimetière juif de Prague.

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Avis sur cet auteur (43)

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    Couverture du livre « Le verdict ; à la colonie pénitentiaire » de Franz Kafka aux éditions Gallimard

    Carrie sur Le verdict ; à la colonie pénitentiaire de Franz Kafka

    Ce petit livre de 82 pages comporte deux nouvelles qui, à première vue, n'ont rien à voir l'une avec l'autre.
    Dans la première, le verdict, le narrateur nous plonge dans l'intimité entre un père et son fils, la confrontation allant à son paroxysme. Je ne suis pas du tout une lectrice...
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    Ce petit livre de 82 pages comporte deux nouvelles qui, à première vue, n'ont rien à voir l'une avec l'autre.
    Dans la première, le verdict, le narrateur nous plonge dans l'intimité entre un père et son fils, la confrontation allant à son paroxysme. Je ne suis pas du tout une lectrice habituelle de Kafka, connaissant davantage ses oeuvres pour leur renommée que pour les avoir lues, ou sinon des extraits, mais il paraît que le thème du père est récurrent dans ses écrits.

    La seconde, A la colonie pénitentiaire, m'a glacé le sang, ne pouvant réprimer des mimiques de dégoût en lisant certaines scènes. En seulement 49 pages, Kafka parvient à restituer ce qu'est l'enfermement, au sens propre comme au figuré. Je l'ai lue d'une traite, alors que je tombais de fatigue, ne pouvant m'arrêter qu'après avoir tourné la dernière page. C'est remarquablement écrit, très imagé, j'arrivais à me restituer la scène devant les yeux. Grâce à son personnage du voyageur, qui est pour moi celui qu'il nous adresse à nous, lecteurs, il nous confronte à nos propres pensées, à nos propres convictions, à nos petits travers aussi. Plaidoyer anti-peine de mort ou simple vision de son écriture dont l'adjectif kafkaïenne prend ici tout son sens ? A vous de juger, tel le verdict – mot qui revient d'ailleurs constamment dans cette seconde nouvelle – de la première.

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    Couverture du livre « Le procès » de Franz Kafka et Jean-Claude Gotting aux éditions Futuropolis

    Rachida sur Le procès de Franz Kafka - Jean-Claude Gotting

    Lorsque j'ai lu le procès il y a plusieurs années, j'avais gardé en mémoire l'histoire de cet homme auquel tout ce qui arrive n'a aucun sen, jusqu'à la fin, brutale. Je m'étais promis de ne jamais le relire, tant il m'avait mise mal à l'aise. A présent, et avec le recul, et sans même avoir...
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    Lorsque j'ai lu le procès il y a plusieurs années, j'avais gardé en mémoire l'histoire de cet homme auquel tout ce qui arrive n'a aucun sen, jusqu'à la fin, brutale. Je m'étais promis de ne jamais le relire, tant il m'avait mise mal à l'aise. A présent, et avec le recul, et sans même avoir besoin de le relire, je peux dire que c'est un chef d'oeuvre. L'absurdité des événements décrit une réalité ô combien réelle. Si j'étais écrivain, j'aurais souhaité écrire la suite, le procès du procès, pour tenter de réhabiliter Joseph K.

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    Couverture du livre « Le procès » de Franz Kafka aux éditions Gallimard

    Fantomas 57 sur Le procès de Franz Kafka

    Un vrai livre politique dont il faut, je crois, replacer le contexte politique au moment de sa parution.
    On ne peut contester que sa lecture est ardue, dès fois même rébarbative, mais je crois que c'est ce qu'a voulu Kafka. Un livre difficile à lire sur une époque difficile à vivre.

    Un vrai livre politique dont il faut, je crois, replacer le contexte politique au moment de sa parution.
    On ne peut contester que sa lecture est ardue, dès fois même rébarbative, mais je crois que c'est ce qu'a voulu Kafka. Un livre difficile à lire sur une époque difficile à vivre.

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    Couverture du livre « La métamorphose ; étude sur Vladimir Nabokov » de Franz Kafka aux éditions Lgf

    Fantomas 57 sur La métamorphose ; étude sur Vladimir Nabokov de Franz Kafka

    Grand écrivain mais livre ennuyeux.

    Grand écrivain mais livre ennuyeux.