Herge

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Hergé, né le 22 mai 1907 à Etterbeek (Bruxelles), de son nom de naissance Georges Prosper Remi, entre au service des abonnements du journal belge Le Vingtième Siècle en automne 1925.

De retour du service militaire, il réintègre le journal où l’occasion lui est donnée de tâter de la photogravure ...

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Hergé, né le 22 mai 1907 à Etterbeek (Bruxelles), de son nom de naissance Georges Prosper Remi, entre au service des abonnements du journal belge Le Vingtième Siècle en automne 1925.

De retour du service militaire, il réintègre le journal où l’occasion lui est donnée de tâter de la photogravure et de l’illustration. En janvier 1929, Hergé devient rédacteur en chef du supplément pour les jeunes Le Petit Vingtième, qui voit naître les aventures de Tintin et permet à son auteur d'accéder à la célébrité.

Hergé n'est pas que le créateur de Tintin ou du Capitaine Haddock puisqu'il est également l'auteur de séries de bandes dessinées comme Quick et Flupke, Popol et Virginie ou encore Jo, Zette et Jocko.

Avis sur cet auteur (98)

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    Couverture du livre « Les aventures de Tintin T.3 ; Tintin en Amérique » de Herge aux éditions Casterman

    GeorgesSmiley sur Les aventures de Tintin T.3 ; Tintin en Amérique de Herge

    Tintin en Amérique est, selon les formules américaines consacrées, la superstar de la collection, le bestseller des Tintin.
    Il nous emmène à Chicago, celui des années 30, pour réussir un de ses plus grands exploits : capturer Al Capone et le livrer à la police.
    Hélas, à Chicago, à cette...
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    Tintin en Amérique est, selon les formules américaines consacrées, la superstar de la collection, le bestseller des Tintin.
    Il nous emmène à Chicago, celui des années 30, pour réussir un de ses plus grands exploits : capturer Al Capone et le livrer à la police.
    Hélas, à Chicago, à cette époque, la police est corrompue et se retourne contre lui. On le jette dans le lac Michigan, un tueur à gages lui tire dessus depuis un gratte-ciel (comment ne pas penser à l’assassinat de JFK de nombreuses années plus tard à Dallas).
    Il ne faut jamais oublier que Tintin est un reporter (aujourd’hui on dirait un journaliste de terrain) et c’est l’Amérique des années trente, tellement différente de la vieille Europe qui défile dans l’album.
    La prohibition, le pétrole (la découverte d’une nappe de pétrole avec la ruée concomitante des businessmen et l’expulsion des Indiens), les chemins de fer, le bowling, les gratte-ciels, la publicité naissante (on aperçoit un monument Coca-Cola au milieu d’un cimetière de voitures) et la malbouffe (« la direction a baissé les prix auxquels on nous rachetait les chiens, les chats et les rats qui servaient à fabriquer le pâté de lièvre ») surgissent au fil des planches sans oublier l’industrie de l’enlèvement (on pense à celui du fils Lindbergh).
    Tintin ne peut échapper à la découverte du Far West, aux Indiens emplumés (magnifique couverture) et dressés contre lui par le gangster qui a juré sa perte. Il endosse le costume de cow-boy et enfourche son premier cheval, une jument nommée Béatrice, qu’on lui dit très douce, et qui l’envoie valdinguer sans ménagement (« n’auriez-vous pas un cheval qui ait meilleur caractère ? »)
    On poursuit notre périple américain (notons que le sol est uniformément vert et concluons-en que le périple évite les déserts ocres pour se cantonner à la Grande plaine) avec tout ce qu’il faut d’explosifs et d’attaques de train. Notons, toujours à décharge de l’auteur, aujourd’hui vilipendé par certains, qu’il ne passe pas à côté des injustices raciales de l’époque (la spoliation des Indiens évoquée plus haut) et les lynchages (« on a immédiatement pendu sept nègres mais le coupable s’est enfui »).
    Au passage, Hergé se moque gentiment d’un des grands mythes de l’Amérique d’Hollywood : son détective privé (« hello, voilà votre chien »), à l’efficacité douteuse (« Misérable !... c’est donc vous qui m’aviez volé Mirza !... »), parodie un mauvais Sherlock Holmes aux déductions fantaisistes.
    On aperçoit un notable qui ressemble comme deux gouttes de bourbon au futur Rastapopoulos et, déjà, Tintin triomphe comme un héros américain en défilant sous une pluie de confettis. L’heure du retour a sonné ; à bord du transatlantique qui les ramènent en Europe, Tintin et Milou contemplent une dernière fois Manhattan. Notre voyage est terminé, vivement le prochain. On me dit que nous irons en Orient, préparons-nous à de nouvelles aventures.

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    Couverture du livre « Les aventures de Tintin T.2 ; Tintin au Congo » de Herge aux éditions Casterman

    GeorgesSmiley sur Les aventures de Tintin T.2 ; Tintin au Congo de Herge

    Sans doute ma première vraie lecture, quelque part au-dessus du continent africain entre Bobo-Dioulasso (Burkina) et Mopti (Mali), lors d’un voyage de retour en France. J’ai six ans et, pour m’occuper dans l’avion (un DC3 avec quelques heures de vol, comme on dit) ou m’empêcher de me demander...
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    Sans doute ma première vraie lecture, quelque part au-dessus du continent africain entre Bobo-Dioulasso (Burkina) et Mopti (Mali), lors d’un voyage de retour en France. J’ai six ans et, pour m’occuper dans l’avion (un DC3 avec quelques heures de vol, comme on dit) ou m’empêcher de me demander pourquoi la carlingue vibre tellement et ce qui se passerait si un des deux moteurs venait à s’arrêter, ma mère m’a offert mon premier Tintin, pendant que mon père court encore la savane dans quelque mission dont nous ignorons tout.
    Et je découvre Tintin, bien sûr, mais aussi et surtout Milou car, si l’on prend bien la peine de relire l’album comme je viens de le faire, le héros de Tintin au Congo, c’est Milou. Echappant à la psittacose, au bistouri d’un médecin, au gourdin d’un malfrat, aux dents d’un requin, à celles d’un crocodile, à la noyade, kidnappé par un singe, avalé par un boa, il réussit à mettre en fuite un lion et à sauver son maître et ami Tintin de la noyade.
    Et puis, il est amusant de noter que le malfrat de l’histoire, celui qui poursuit Tintin et Milou dans leur périple africain est, pour peu qu’il soit coiffé d’un casque colonial, la préfiguration graphique à peu près conforme de ce que sera un des personnages les plus fameux de la saga, j’ai nommé le capitaine Haddock. Ouvrez l’album, allez de la page 42 à la page 47, et vous en conviendrez.
    Oh oui, aujourd’hui, je trouve que Tintin a la gâchette facile, je n’aime pas le voir tirer sur mon animal fétiche, l’éléphant, je n’apprécie pas ses tirs répétitifs sur des gazelles ou le voir endosser la peau d’une girafe pour approcher ses congénères. Je trouve que ses Africains sont très stéréotypés, limités à des rôles de figurants gentils mais un peu demeurés, même si le personnage du chef de la tribu rivale me fait irrésistiblement penser à Mobutu ou à Idi Amin Dada. Mais je note que les vrais « méchants » de l’histoire ont la peau claire, commandités qu’ils sont par la pègre de Chicago, ce qui nous amènera très bientôt en Amérique. J’avoue que la relecture politique d’aujourd’hui me semble hors de propos concernant une œuvre, conçue il y a soixante-dix ans, qui, que cela plaise ou non, aura marqué non seulement le vingtième siècle mais aussi l’histoire de la bande dessinée. Elle aura bercé mes années d’enfance, constituant, à chaque nouvelle parution, un objet de désir longtemps attendu et un délicieux moment d’évasion.
    Je referme l’album, je dis adieu à la chaleur infernale et aux mouches envahissantes de l’escale de Mopti. Mais, avant de ranger Tintin au Congo dans la bibliothèque, je contemple encore une fois sa couverture, magnifique et intemporelle invitation au voyage, ciel bleu, terre de savane plus verte que dans la réalité, nos petits héros installés dans la voiture progressant paisiblement sous le regard d’un des plus gracieux symboles de l’Afrique, la girafe. Ce n’est pas le meilleur Tintin, mais ce fut mon premier, il est donc inoubliable. Pour quelques minutes, j’ai encore six ans, toutes mes envies de voyages lointains et toutes mes illusions.

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    Couverture du livre « Les aventures de Tintin T.2 ; Tintin au Congo » de Herge aux éditions Casterman

    Dominique JOUANNE sur Les aventures de Tintin T.2 ; Tintin au Congo de Herge

    Deuxième album de Hergé édité en 1931. Une aventure au Congo (belge) du célèbre reporter Tintin, éternel adolescent, et son chien Milou que même les tribus de Pygmées au fin fond des forêts connaissent et reconnaissent !

    Le thème de base est toujours le même soit la lutte entre les gentils...
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    Deuxième album de Hergé édité en 1931. Une aventure au Congo (belge) du célèbre reporter Tintin, éternel adolescent, et son chien Milou que même les tribus de Pygmées au fin fond des forêts connaissent et reconnaissent !

    Le thème de base est toujours le même soit la lutte entre les gentils et les méchants, le bien et le mal, et c’est toujours le remarquable, intelligent, brave et bon Tintin qui gagne sans jamais faire de reportage, sinon la BD en elle-même, et on s’en réjouit !

    Pourtant, à la fin de ma lecture, je me suis dit qu’aujourd’hui il serait impossible d’éditer telle histoire relatant la suprématie de l’homme blanc sur une population africaine (dite ‘nègre’ à l’origine de l’édition), ignare, idiote, paresseuse et sauvage, sans compter ce massacre d’animaux en toute impunité : 15 gazelles laissées mortes entassées au sol (sauf une qui va être dépecée pour la manger), un éléphant dont Tintin charge les deux défenses en ivoire sur son épaule, léopards, lions, singes, crocodiles, hippopotames, rhinocéros, enfin tout ce qui bouge : un safari géant à lui tout seul ! Seul Milou se fait avoir en se faisant mordre la queue par un perroquet et piquer la truffe par des moustiques.

    Je me suis aussi demandé si Hergé avait été au Congo. En posant la question sur Google, s’affichent un nombre incalculable de polémiques par lesquelles l’œuvre de Hergé est sujette à sérieuses controverses et ce, jusqu’à nos jours puisque cette année encore une association contre le racisme a été coller des stickers sur la couverture des ‘Tintin au Congo’ exposés à la FNAC quand d’autres demandent son retrait du rayon des livres pour enfants comme c’est le cas en Angleterre, Australie et Nouvelle Zélande… Certaines bibliothèques suédoises l’interdisent. La bibliothèque de Brooklyn à New-York n’en dispose que sur commande. En 1960, l’album a été censuré et mondialement retiré des ventes. En 1970, il a été réédité en UK où on peut toujours le trouver mais avec la condition sine qua non d’avoir une préface explicative et de remise en contexte.

    Bon… Donc, Hergé n’a jamais été au Congo. Les paysages sont vert prairie et que nenni de boa en Afrique… Il s’agissait d’une commande de son journal pour susciter l’envie des jeunes à se diriger vers des professions de cadres spécialisés dont on avait alors besoin aux colonies pour les industries de l’ivoire et du diamant. Hergé s’est basé sur des articles de journaux, des récits d’explorateurs, des visites au musée ainsi que sur l’exposition coloniale de Paris.

    Du coup, Tintin au Congo est le témoignage d’une époque et je me suis dit que malgré tout, en à peine un siècle, l’Humanité avait bien évolué quant à la prise de conscience en matière d’écologie, de respect envers l’Être humain et ses droits.

    Hergé dit avoir écrit cette BD avec légèreté et c’est ainsi que je l’ai lue m’imaginant être un enfant des années 30 ce qui aurait sans nul doute éveillé en moi le goût de l’aventure face au serpents et crocodiles toujours, soit dit en passant, tués en masse de nos jours en Australie tout comme autres massacres de phoques, baleines, rhinocéros, etc…. L’Homme continue à détruire sa faune animale et végétale de par le monde sauf qu’à la différence des années 30, au-delà de savoir la souffrance animale, nous connaissons l’impact désastreux que cela a sur notre planète. Quant à la suprématie de l’homme blanc paternaliste et sa mission civilisatrice, c’est un long débat…

    Bon… Je me suis un peu investie dernièrement dans des lectures sur le Congo et ‘Tintin au Congo’ est un incontournable témoignage de notre Histoire et de ce qu’était, en 1931, l’imaginaire occidental.

    Néanmoins, cette BD, avec un Tintin et un Milou aux traits épurés, m’a propulsée dans une âme enfantine où l’aventure fantaisiste est maître-mot.

    Comme des millions de lecteurs dans le monde, (l’œuvre de Hergé caracole toujours en tête des ventes de bandes dessinées les plus lues sur la planète), j’adore lire les aventures de Tintin ce qui ne nous empêche en rien de se poser des questions ou pas.

    « Ça y en a Tintin ! »

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    Couverture du livre « Les aventures de Tintin T.20 ; Tintin au Tibet » de Herge aux éditions Casterman

    Sophie Wag sur Les aventures de Tintin T.20 ; Tintin au Tibet de Herge

    Mon album préféré! Parce que c'est une belle histoire d'amitié et qu'il y a de magnifiques dessins de montagnes enneigées! Tintin part à la recherche de son ami Tchang dont l'avion s'est crashé au Tibet, et bien qu'il soit déclaré disparu! Un chef d'oeuvre!

    Mon album préféré! Parce que c'est une belle histoire d'amitié et qu'il y a de magnifiques dessins de montagnes enneigées! Tintin part à la recherche de son ami Tchang dont l'avion s'est crashé au Tibet, et bien qu'il soit déclaré disparu! Un chef d'oeuvre!