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Herge

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Hergé, né le 22 mai 1907 à Etterbeek (Bruxelles), de son nom de naissance Georges Prosper Remi, entre au service des abonnements du journal belge Le Vingtième Siècle en automne 1925.

De retour du service militaire, il réintègre le journal où l’occasion lui est donnée de tâter de la photogravure ...

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Hergé, né le 22 mai 1907 à Etterbeek (Bruxelles), de son nom de naissance Georges Prosper Remi, entre au service des abonnements du journal belge Le Vingtième Siècle en automne 1925.

De retour du service militaire, il réintègre le journal où l’occasion lui est donnée de tâter de la photogravure et de l’illustration. En janvier 1929, Hergé devient rédacteur en chef du supplément pour les jeunes Le Petit Vingtième, qui voit naître les aventures de Tintin et permet à son auteur d'accéder à la célébrité.

Hergé n'est pas que le créateur de Tintin ou du Capitaine Haddock puisqu'il est également l'auteur de séries de bandes dessinées comme Quick et Flupke, Popol et Virginie ou encore Jo, Zette et Jocko.

Avis sur cet auteur (103)

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    Couverture du livre « Les aventures de Tintin T.2 ; Tintin au Congo » de Herge aux éditions Casterman

    Pascale Pay sur Les aventures de Tintin T.2 ; Tintin au Congo de Herge

    Je n'ai jamais beaucoup apprécié les albums de Tintin. Enfant déjà, je lui préférais de très loin les hilarantes aventures d'Astérix et Obélix.

    Pourtant, dans le cadre de la polémique dont cet album fait l'objet et, surtout, pour ne pas en parler sans savoir, j'ai acheté et lu ce tome hier...
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    Je n'ai jamais beaucoup apprécié les albums de Tintin. Enfant déjà, je lui préférais de très loin les hilarantes aventures d'Astérix et Obélix.

    Pourtant, dans le cadre de la polémique dont cet album fait l'objet et, surtout, pour ne pas en parler sans savoir, j'ai acheté et lu ce tome hier après-midi.

    Reflet de son époque (il ne faut pas oublier que cet album est paru en 1931!), cet album gagnerait à être utilisé comme fondement d'un cours de morale/citoyenneté ou autre plutôt que d'être supprimé de la vente comme certains le demandent.

    Pour le reste, Tintin ne me fait toujours pas rêver, je m'en tiendrai donc là pour mes relectures.

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    Couverture du livre « Les aventures de Tintin T.9 ; le crabe aux pinces d'or » de Herge aux éditions Casterman

    Louis donne son avis sur Les aventures de Tintin T.9 ; le crabe aux pinces d'or de Herge

    Neuvième tome des aventures du reporter du "Petit Vingtième", "Le crabe aux pinces d'or" est un album incontournable de l'univers de Tintin dans le sens où il introduit un personnage qui va devenir récurrent : le Capitaine Haddock. Antithèse parfaite du héros, Archibald Haddock est un capitaine...
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    Neuvième tome des aventures du reporter du "Petit Vingtième", "Le crabe aux pinces d'or" est un album incontournable de l'univers de Tintin dans le sens où il introduit un personnage qui va devenir récurrent : le Capitaine Haddock. Antithèse parfaite du héros, Archibald Haddock est un capitaine déchu, rongé par l'alcool lorsque Tintin fait sa rencontre. Si au fil des histoires que le Capitaine vivra avec son jeune ami, son courage et son dévouement à toute épreuve seront largement mis en valeur, il gardera ses accès de colère, son penchant pour la bouteille et ses insultes légendaires dont le célèbre "Mille millions de mille sabords".

    Au-delà de cette rencontre qui sera dans ce neuvième tome la principale source d'humour, l'intérêt du "Crabe aux pinces d'or" est qu'il possède des liens avec "Les cigares du pharaon" grâce au trafic d'opium que Tintin va démanteler, mais également au personnage d'Alan que l'on retrouvera par la suite dans plusieurs autres aventures dont "Vol 714 pour Sydney". Se déroulant en grande partie au Maroc, "Le crabe aux pinces d'or" utilise le désert comme terrain d'épreuves pour nos héros, mais ne s'aventure pas trop loin dans la description des mœurs du pays et le contexte politique de l'époque. C'est en fait une aventure assez classique dans l'univers tintinophile qui utilise avec succès les mêmes recettes que ses prédécesseurs : la maladresse légendaire des Dupondt, la gourmandise et l'entêtement de Milou sans oublier bien entendu la ruse de Tintin qui repose à la fois sur l'ingéniosité et la chance.



    Si Omar Ben Salaad, le bandit de l'histoire, n'est pas l'un des ennemis les plus dangereux du reporter, Steven Spielberg l'a toutefois intégré dans le "casting" de son "Secret de la Licorne", un choix bien curieux qui laisse craindre le pire concernant la fidélité à l'album. Pour l'anecdote, le Cheikh a les traits de Gad Elmaleh. Mais revenons plutôt à ce "Crabe aux pinces d'or" qui continue de changer l'image de Tintin en le présentant par exemple comme quelqu'un qui ne boit jamais d'alcool tout en exacerbant ses qualités. De moins en moins inconscient et intrépide, mais de plus en plus ingénieux, notre héros commence également à avoir une vie sociale qui sera de plus en plus importante au fil des albums puisqu'au Capitaine Haddock succédera le Professeur Tournesol et quelques personnages récurrents comme Szut, Bianca Castafiore ou Abdallah dont il aura un temps la garde.

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    Couverture du livre « Le lotus bleu » de Herge aux éditions Casterman

    GeorgesSmiley sur Le lotus bleu de Herge

    Le Lotus bleu, c'est cette couverture magnifique, Tintin et Milou sortant du vase qui leur servait de cachette sous l'oeil menaçant du dragon noir sur fond rouge. C'est aussi, la demi-page sublime et hilarante consacrée à l'arrivée des Dupont à Hou Kou, déguisés en costumes folkloriques tout en...
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    Le Lotus bleu, c'est cette couverture magnifique, Tintin et Milou sortant du vase qui leur servait de cachette sous l'oeil menaçant du dragon noir sur fond rouge. C'est aussi, la demi-page sublime et hilarante consacrée à l'arrivée des Dupont à Hou Kou, déguisés en costumes folkloriques tout en pensant être habillés comme tout le monde et donc discrets comme les fins limiers qu'ils pensent être. La moitié de la ville est dans leur dos, foule hilare, riant à gorge déployée tandis que Dupont glisse à Dupond « Ne te retourne pas tout de suite… J'ai l'impression que quelqu'un nous suit !... »
    C'est l'infâme Rastapopoulos qui se révèle enfin sous son jour le plus vil, certain qu'il est à cet instant que la dernière heure de Tintin est venue. Il nous révèle même son prénom que j'avais oublié : « Oui, Rastapopoulos !... Roberto Rastapopoulos, à qui tu as mis des bâtons dans les roues depuis si longtemps… Rastapopoulos, le chef du trafic international des stupéfiants !... Rastapopoulos qui est tombé dans les rochers, près de Rawhajpoutalah, et que tu croyais mort !... Rastapopoulos, qui a la vie dure, comme tu le vois, et qui finit toujours par triompher !... »
    C'est Milou, une nouvelle fois condamné à mort, cette fois-ci, il va être coupé en deux par une victime du « poison qui rend fou ». C'est le contexte géopolitique des années trente qui voit le Japon manoeuvrer pour justifier sa conquête de la Mandchourie puis de la totalité de la Chine un peu plus tard. Les sociétés secrètes de bandits trafiquants de drogue et leurs complicités actives parmi les dirigeants de la police des Concessions (lire Le Fils du Consul de Lucien Bodard), tout comme la manipulation japonaise de Moukden sont bien décrites, tandis que les inondations du Yang-Tsé-Kiang en 1931 vont permettre à Tintin de sauver la vie d'un jeune Chinois nommé Tchang. On le reverra, il vient rejoindre le premier cercle des amis de Tintin, juste un album après Dupond et Dupont, les gaffeurs chuteurs dont les acrobaties me déclenchent toujours un large sourire. On peut oublier pendant un album ou deux Tchang ou Rastapopoulos, mais les Dupond, c'est impossible. Ils sont à Tintin ce que la Tour Eiffel est à Paris, la frite au burger ou la mousse à la bière, INDISPENSABLES.

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    Couverture du livre « Les aventures de Tintin T.4 ; les cigares du pharaon » de Herge aux éditions Casterman

    GeorgesSmiley sur Les aventures de Tintin T.4 ; les cigares du pharaon de Herge

    Le premier vrai Tintin ? Sans mésestimer les devanciers, disons que la galaxie s’enrichit considérablement. Côté méchants, voici Allan Thompson, futur tourmenteur du capitaine H et voilà, avançant masqué en businessman producteur de cinéma, Rastapopoulos, méchant entre les méchants, trafiquant...
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    Le premier vrai Tintin ? Sans mésestimer les devanciers, disons que la galaxie s’enrichit considérablement. Côté méchants, voici Allan Thompson, futur tourmenteur du capitaine H et voilà, avançant masqué en businessman producteur de cinéma, Rastapopoulos, méchant entre les méchants, trafiquant et chef de gang, ennemi de la vérité et de la probité, donc de Tintin.
    Dans les seconds rôles voici Oliveira da Figueira, jovial bonimenteur (page13, vignette du bas « heureusement que je ne me suis pas laissé prendre à son boniment… on finirait par acheter des tas de choses inutiles. ») et le chic sheik Patrash Pasha, redoutable fils du désert qui, pour se distraire, lit avec gourmandise les aventures de Tintin. Et du premier cercle, les premiers à apparaître sont les Dupont, lâchant ici à Port Saïd, pour la toute première fois, leur célébrissime « je dirais même plus ». Les plus maladroits limiers d’Interpol, chargés de mettre Tintin sous les verrous, se révèlent finalement et à plusieurs reprises les meilleurs anges gardiens de nos deux héros, ce qui ne les empêche nullement de réussir en duo leur toute première chute d’escalier. La saga prend tournure, les nouveaux ont bien rempli leurs rôles, ils reviendront. Je dirai même plus, ils reviendront.
    Dix ans après la découverte de la tombe de ToutAnkhAmon par Howard Carter et son sponsor Lord Carnarvon (dans la vignette de la page 8 où Tintin, abasourdi, découvre l’emplacement qui lui a été réservé pour être momifié, se trouve juste à côté l’emplacement où repose pour l’éternité un certain égyptologue du nom de Carnawal), Tintin embarque pour l’Orient mystérieux, son histoire millénaire, ses légendes et son exotisme d’époque, dans une fantaisie de couleurs à dominante brun-ocre, pour toutes les variations de la tombe de Khi Oskh aux cigares en passant par le désert, et vert, pour la forêt équatoriale de l’Inde des maharadjahs.
    Fantaisie car Tintin, qui n’a jamais eu de problème avec les langues étrangères, se met à parler l’éléphant, tandis que Milou est à nouveau condamné à mort, cette fois pour avoir mordu une vache sacrée un peu trop imbue de sa personne. Les méchants sont toujours hauts en couleur. Hormis le fourbe Rastapopoulos, on peut reconnaître, dans le personnage du trafiquant d’armes et capitaine du boutre, Henri de Monfreid l’auteur des Secrets de la Mer rouge. Une société secrète supprime ses opposants en leur inoculant le poison qui rend fou tandis que Le fakir grimpe avec une corde magique et hypnotise ses victimes. Parmi elles, le malheureux Philémon Siclone, égyptologue dont la distraction appuyée laisse deviner un autre futur savant emblématique.
    Le fond géopolitique est toujours solide, résumé qu’il est dans la bouche du gentil maharadjah « la région où nous sommes produit du pavot. En terrorisant les paysans, les trafiquants en ont rendu la culture obligatoire. Ils achètent la récolte à vil prix et vendent très cher aux paysans le blé et le riz dont ces malheureux ont besoin. »
    On a là, la trame réelle du commerce avec la Chine organisé par les négociants anglais au XIXème siècle et dont la trilogie d’Amitav Ghosh (débutant avec Un Océan de pavots) est une éblouissante illustration que je recommande aux lecteurs férus de romans historiques et d’aventures exotiques.
    Un Tintin exotique et facétieux, mais ils le sont tous. Celui-ci est fondateur car la famille vient de s’agrandir. Et, à ce propos, peut-être saurez-vous me dire lequel est Dupont et lequel est Dupond ou m’indiquer si on doit écrire Dupont et Dupond, comme dans le journal, ou bien Dupond et Dupont.
    Cela me fait songer à la question posée plus tard par Allan au capitaine que vous savez (« la barbe au-dessus ou en-dessous des couvertures ? »). N’allons pas trop vite, ceci est une autre histoire.