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Arnaud Dudek

Arnaud Dudek
Arnaud Dudek, né en 1979, à Nancy, vit à Paris. Les vérités provisoires est son quatrième roman. Rester sage (2012) et Une plage au pôle Nord (2015) ont été traduits en allemand et en néerlandais.

Avis sur cet auteur (41)

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    Couverture du livre « On fait parfois des vagues » de Arnaud Dudek aux éditions Anne Carriere

    Joëlle Guinard sur On fait parfois des vagues de Arnaud Dudek

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/09/on-fait-parfois-des-vagues-darnaud-dudek.html

    Huit jours après l'anniversaire de ses dix ans, le narrateur, Nicolas, apprend de ses parents que son père n'est pas son géniteur. L'infertilité de son père a contraint le couple à avoir recours à un...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2020/09/on-fait-parfois-des-vagues-darnaud-dudek.html

    Huit jours après l'anniversaire de ses dix ans, le narrateur, Nicolas, apprend de ses parents que son père n'est pas son géniteur. L'infertilité de son père a contraint le couple à avoir recours à un donneur de sperme. Cette révélation sera suivie d'un silence sans fin de ses parents sur ce sujet et l'enfant continuera à vivre une relation sans complicité avec son père avec qui il ne partage rien. " En grandissant, je prends l'habitude de vivre à côté de mon père sans en ressentir pleinement la présence."
    À trente ans Nicolas décide de partir à la recherche de son père biologique, son "bon génie" biologique mais le don de gamètes est anonyme en France, un enfant né grâce à un don de sperme est sensé ne pas pouvoir retrouver ses origines génétiques.

    Ce roman est l'histoire d'une quête d'identité, du désir d'un jeune homme de reconstituer le puzzle de ses origines. La relation faite de silence et de pudeur entre Nicolas et son père est restituée de façon très juste et le chemin qu'emprunte Nicolas pour aller jusqu'à lui est très émouvant, un chemin pour parvenir à lui exprimer ses sentiments, pour dénouer le nœud de silence entre eux. Cette histoire racontée avec une grande simplicité traite de questions essentielles : la filiation, l'identité et la transmission. Sobriété, pudeur, sensibilité, douceur, tendresse, beauté caractérisent ce texte qui ne comporte aucun bavardage inutile et qui laisse une trace plus importante qu'on ne l'imagine quand on referme le livre. A noter à la fin du roman un très beau chapitre sur les vagues, à lire et à relire... Un roman que j'ai relu une deuxième fois pour mieux en savourer toutes les subtilités.

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    Couverture du livre « On fait parfois des vagues » de Arnaud Dudek aux éditions Anne Carriere

    Mumu Dans le Bocage sur On fait parfois des vagues de Arnaud Dudek

    Nicolas apprend à 10 ans que  son père n'est finalement pas son père biologique mais qu'il est le fruit d'un don de sperme. Dès lors la quête de son identité, de sa filiation va accompagner ses jours.

    Encore une fois je suis restée sur ma faim et un peu déçue par rapport à l'idée de départ...
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    Nicolas apprend à 10 ans que  son père n'est finalement pas son père biologique mais qu'il est le fruit d'un don de sperme. Dès lors la quête de son identité, de sa filiation va accompagner ses jours.

    Encore une fois je suis restée sur ma faim et un peu déçue par rapport à l'idée de départ qui offrait une mer d'émotions à venir. Je m'attendais à une lecture plus intime, plus profonde sur le ressenti psychologique de ce garçon devenu un homme, sur son parcours et sa relation au fil du temps avec celui qu'il a identifié comme son père depuis sa naissance. Tout reste très superficiel.

    De courts chapitres retraçant le cheminement de Nicolas, ses questionnements, sur ses recherches et sa conclusion finale m'ont laissée à distance sans sentiments car trop narratifs, manquant parfois d'imprégnation émotionnelle. Cela ressemble plus à une sorte de roman d'apprentissage bâti avec les événements qui l'ont construit, introduisant les changements de pensée ou d'attitude que cette révélation a induit. 

    A l'image de la famille où il a été élevé, une famille où la parole et les mots sont comptés, où les sentiments et émotions sont peu exposés, l'auteur utilise la même façon pour évoquer cette enfance troublée et la remise en question de ses origines, du vrai sens à donner au nom de père.

    Quelques mots un jour peuvent bouleverser une vie et j'aurai aimé plus le ressentir et ici j'ai plus le sentiment de vaguelettes que d'une vague dévastatrice, mais chacun réagit suivant son caractère mais j'ai senti Nicolas plus atteint par la perte de sa meilleure amie, Mélanie, que par la révélation parentale, pourtant toutes les deux assez brutales et inattendues.

    Un sujet qui pourtant aurait dû me toucher, m'émouvoir mais, comme l'enfant devenu homme, je suis restée à distance, comme celle installée pendant des années entre un père et son fils. A vouloir épurer le style et la construction, je suis presque sans sentiment en refermant le livre.

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    Couverture du livre « On fait parfois des vagues » de Arnaud Dudek aux éditions Anne Carriere

    Colette LORBAT sur On fait parfois des vagues de Arnaud Dudek

    Les dernières pages rejoignent les premières pages, qui sont une sorte de prologue, et les éclaircissent et Arnaud Dudek nous amène du point B au point A.
    Le narrateur connait une enfance heureuse et protégée. « On me préserve vaillamment du mauvais bruit des mauvais jours. Ma vie ressemble à...
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    Les dernières pages rejoignent les premières pages, qui sont une sorte de prologue, et les éclaircissent et Arnaud Dudek nous amène du point B au point A.
    Le narrateur connait une enfance heureuse et protégée. « On me préserve vaillamment du mauvais bruit des mauvais jours. Ma vie ressemble à une brise légère qui traverse des herbes hautes.
    Ce petit bonhomme vit, joyeux, solitaire et adore écrire des romans policiers, son héros s’appelle Howard Ridgefield.
    Dans cette famille, le père travaille, n’est pas causant ni démonstratif. Leur seule « communion » ensemble c’est lorsque le père a emmené le fils visiter l’usine où il travaillait. « En grandissant, je prends l’habitude de vitre à côté de mon père sans en ressentir pleinement la présence, comme si ses contours avaient été floutés pour qu’il se fonde dans le décor, comme s’il était devenu presque invisible -une sorte de décalcomanie, à la Magritte, une silhouette à travers laquelle on voit tout mais qui n’est rien. »
    Le dimanche de ses dix-ans-huit jours, très précisément, ses parents l’appellent, ils ont quelque chose de très important à lui dire. Avec des circonvolutions sa mère lui apprend que son père n’est pas son père biologique qu’il est né grâce au don d’un donneur anonyme. « Voilà, conclut ma mère en tamponnant ses yeux Voilà c’est la fin de l’histoire, je peux disposer ». Le soir, il cherche une réponse dans le dictionnaire, père, sperme… mais cela n’éclaire guère sa lanterne.
    Il aurait bien aimé, lors de petites prises de bec lui sortir « D’abord, t’es pas mon père », mais non, cela ne peut franchit ses lèvres.
    J’ai aimé la réponse de Mélanie, sa copine, lorsqu’il lui chuchote le secret de ses origines « Malgré les difficultés, tes parents t’on quand même fabriqué »
    Plus tard, il a voulu en savoir plus sur ce géniteur, ce donneur de sperme, ce père génétique et a la possibilité de le rencontrer rapidement (nous sommes dans un roman!).
    Cette quête est aussi celle de l’amour d’un père et, surtout, d’oser se dire je t’aime, le plus important.
    Le narrateur a fait quelques vagues dans sa vie comme chacun de nous et Arnaud Dudek avec ses mots, sa sensibilité, son humanité ne fait pas de grosses vagues dévastatrices, mais beaucoup de vaguelettes, celles de son écriture faussement simple, qui m’ont emportées.
    Chaque livre d’Arnaud Dudek est un plaisir de lecture

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    Couverture du livre « On fait parfois des vagues » de Arnaud Dudek aux éditions Anne Carriere

    Joëlle Buch sur On fait parfois des vagues de Arnaud Dudek

    La vie de Nicolas bascule après ses 10 ans lorsque ses parents lui annoncent que son père n’est pas son père biologique. Pour des raisons d’infertilité, ses parents ont eu recours à un don de sperme.
    Nicolas a donc vécu sereinement et entouré d’amour jusqu’à son dixième anniversaire. Ensuite...
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    La vie de Nicolas bascule après ses 10 ans lorsque ses parents lui annoncent que son père n’est pas son père biologique. Pour des raisons d’infertilité, ses parents ont eu recours à un don de sperme.
    Nicolas a donc vécu sereinement et entouré d’amour jusqu’à son dixième anniversaire. Ensuite les doutes se sont immiscés. Il n’a pas de réel complicité avec son père. Ils ont des difficultés à se parler. Bref ils sont différents.
    Il grandit, réussit ses études, passe des concours et devient inspecteur des impôts. Mais au bout de quelques années, il se pose beaucoup de questions sur ses origines. Il a du mal à trouver sa place. Ce qu’il aime, depuis tout petit, c’est écrire. Il a déjà proposé des manuscrits à des maisons d’édition mais sans succès. A l’âge de 30 ans, il décide de quitter son poste et de se consacrer à l’écriture.
    Il va également mener des recherches pour retrouver son père biologique, ce qui n’est pas facile puisqu’un donneur reste anonyme. Malgré les difficultés administratives, il ne renoncera pas et trouvera un moyen d’en savoir plus sur cet homme.
    Ce roman pose beaucoup de questions sur la paternité, la transmission et l’identité.
    Quel modèle Nicolas peut-il avoir sachant que son père n’est pas son « vrai » père ?
    Il y a de magnifiques passages sur l’enfance. J’ai eu envie de noter certaines phrases pour leur beauté ou leur trait d’humour.
    C’est un roman court construit autour de chapitres courts. L’écriture est dynamique et Arnaud Dudek fait preuve d’autodérision malgré le sujet sensible. J’ai eu l’impression de partager une conversation avec Nicolas, un moment/récit intime. Les personnages sont attachants, même le père enfermé dans sa pudeur et les non-dits.
    J’ai beaucoup aimé la fin, très belle, que je ne vous dévoilerai pas. Une lecture que je vous recommande.
    Merci à Netgalley et aux éditions Anne Carrière

    Citation : « Apprendre son infertilité. L’admettre. Passer à autre chose. Faire le deuil de la paternité normale. Au royaume des certitudes, comment a réagi mon père ? […] Je n’ai jamais songé à aborder frontalement ces questions parce que je suis persuadé de ne rien obtenir ; si la certitude est un pays, l’esquive est un empire – et mon père maîtrise cet art aussi bien que le badminton. »

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