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Ersin Karabulut

Ersin Karabulut

Né le 3 juin 1981 à Istanbul en Turquie, Ersin Karabulut est un auteur et dessinateur turc. En 2007, Ersin Karabulut a fondé le magazine satirique Uykusuz avec quelques amis.

En France, deux albums publiés chez Fluide Glacial regroupent un certain nombre de ses récits : Contes ordinaires d'une s...

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Né le 3 juin 1981 à Istanbul en Turquie, Ersin Karabulut est un auteur et dessinateur turc. En 2007, Ersin Karabulut a fondé le magazine satirique Uykusuz avec quelques amis.

En France, deux albums publiés chez Fluide Glacial regroupent un certain nombre de ses récits : Contes ordinaires d'une société résignée (2017) et Jusqu'ici tout allait bien (2020). Il s'agit généralement de fables ou de contes satiriques et dystopiques, à l'humour noir acéré, jetant un regard critique sur la société et ses dérives.

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Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « Journal inquiet d'Istanbul t.1 » de Ersin Karabulut aux éditions Dargaud

    Matatoune sur Journal inquiet d'Istanbul t.1 de Ersin Karabulut

    Ersin Karabulut raconte dans son roman graphique, Journal inquiet d’Istanbul, son cheminement en tant que dessinateur depuis son enfance jusqu’à son arrivée comme rédacteur en chef d’un journal satirique. Il met en perspective son évolution avec celle de son pays, la Turquie, passant de la...
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    Ersin Karabulut raconte dans son roman graphique, Journal inquiet d’Istanbul, son cheminement en tant que dessinateur depuis son enfance jusqu’à son arrivée comme rédacteur en chef d’un journal satirique. Il met en perspective son évolution avec celle de son pays, la Turquie, passant de la démocratie à un régime autocrate islamiste.

    Je ne connaissais pas ce caricaturiste. Journal inquiet d’Istanbul m’a attirée parce qu’il relatait l’histoire moderne de la Turquie.

    A travers son histoire, Ersin Karabulut montre la venue du parti AKP au pouvoir depuis vingt ans et les restrictions des libertés opérées au fil des jours par le chef du parti. Puis, à partir de 2007, il montre les menaces sur la presse et l’abandon de la liberté d’expression. En même temps s’installe en Turquie un régime de terreur où toute opposition, même seulement pressentie, est muselée, emprisonnée,torturée sans respect d’une justice de base. La suite ici
    https://vagabondageautourdesoi.com/2022/09/22/ersin-karabulut/

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    Couverture du livre « Journal inquiet d'Istanbul t.1 » de Ersin Karabulut aux éditions Dargaud

    Francinemv sur Journal inquiet d'Istanbul t.1 de Ersin Karabulut

    Dans Journal inquiet d’Istanbul qui vient de paraître aux Éditions Dargaud, Ersin Karabalut, dessinateur de presse et caricaturiste, rédacteur en chef d’un magazine satirique et auteur de bandes dessinées turc, nous raconte deux histoires : la sienne et celle de son pays, la Turquie....
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    Dans Journal inquiet d’Istanbul qui vient de paraître aux Éditions Dargaud, Ersin Karabalut, dessinateur de presse et caricaturiste, rédacteur en chef d’un magazine satirique et auteur de bandes dessinées turc, nous raconte deux histoires : la sienne et celle de son pays, la Turquie. Autobiographie, analyse socio-politique, réflexion sur l’engagement de l’artiste et le rôle de la presse s’entremêlent pour nous livrer un formidable témoignage où la gravité du propos n’exclut ni humour ni autodérision. Une pépite à ne manquer sous aucun prétexte !

    ITINÉRAIRE D’UN ENFANT DOUÉ
    Né en 1981, le petit Ersin grandit dans une banlieue défavorisée d’Istanbul entre deux parents enseignants laïcs, ouverts à la culture occidentale. Qu’est-ce qui passionne l’enfant ? Le dessin. Il faut dire qu’il a sous les yeux l’exemple d’un père qui, le soir, pour boucler ses fins de mois, quitte son habit d’enseignant pour enfiler celui de peintre amateur. De là à s’imaginer que toutes les personnes qu’il croise se penchent sur leur table de dessin une fois rentrés chez eux, il n’y a qu’un pas. Ajoutez à cela que, sur la table du salon, feuilles, crayons, pinceaux lui tendent les bras. Alors, donnant vie à des super-héros de son invention l’homme langue, l’homme grenouille, l’homme cigogne, Ersin se rêve dessinateur.
    Oui mais … Ses parents inquiets en raison du contexte politique voient cela d’un mauvais œil et désirent le voir embrasser un métier moins exposé. Il se résout alors, conformément à leur souhait, à entreprendre des études d’ingénieur sans toutefois renier sa passion et continuer à dessiner et dévorer les journaux satiriques. Le jour, où il mettra les pieds à Beyoğlu, quartier de centre ville situé sur la rive européenne du Bosphore, où gravitent artistes et siègent les principaux journaux satiriques, Ersin va se remettre à rêver ...

    JOURNAL : UNE AUTOBIOGRAPHIE
    Dans le premier opus de cette autobiographie prévue en trois volumes, le caricaturiste, co-fondateur et rédacteur en chef du magazine satirique Uykusuz (« Insomniaque »), qui présente de nombreux points communs avec notre Charlie Hebdo national, raconte sa jeunesse depuis ses 8 ans jusqu’à ses 24 ans au moment où il est devenu un dessinateur connu et reconnu dans son pays. Le volume s’achève en 2004 quand Erdoğan fait un procès au journal satirique auquel il collabore pour l’avoir caricaturé en animal.
    Contrairement à ses deux précédents albums publiés en France chez Fluide glacial « Contes ordinaires d’une société résignée » et « Jusqu’ici tout allait bien » deux anthologies de courts récits dystopiques, fantastiques et métaphoriques dénonçant les dérives de la société turque que l’on pourrait aisément transposer dans notre société, dans Journal d’Istanbul, l’auteur ancre le récit dans le réel, la seule petite touche de fantastique étant apportée par la présence des héros de son enfance Tintin, Astérix, Superman, le fantôme du Bengale … qui, tels Jiminy Criquet, se penchent sur son épaule lors des périodes de doute.
    Il partage avec nous ses espoirs mais également ses faiblesses ce qui ne le rend que plus touchant.

    L’INQUIÉTUDE : UNE ANALYSE SOCIO-POLITIQUE
    « Un pays complexe, avec des gens désorientés, perdus. Un endroit intéressant, coincé entre l’Ouest et l’Est. Les Turcs sont fatigués et, pour la plupart, sans espoir. La situation économique est très mauvaise. La politique ne marche plus vraiment. Cela pourrait devenir compliqué de vivre là-bas. », ainsi définit-il son pays.
    L’autre intérêt de cet ouvrage est de dresser un portrait de la Turquie d’hier et d’aujourd’hui, son islamisation et son glissement de la démocratie d’Atatürk au régime autoritaire d’Erdoğan à travers son vécu et le récit de son père.
    Les anecdotes ne sont jamais anodines mais a contrario révélatrices du climat, de la pression qui s’accentue. La tension est palpable tout au long de l’album. L’angoisse atteint son paroxysme lorsqu’il s’aperçoit que des islamistes l’attendent devant chez lui. Il ne saura jamais quelles en étaient les raisons.

    LES BANDES DESSINÉES ET LA PRESSE EN TURQUIE
    Outre l’histoire et la politique, la lecture de cet opus nous éclaire sur la place de la bande dessinée et la presse satirique en Turquie. Le petit Ersin a découvert la bande dessinée franco belge à travers des ouvrages souvent décalqués et dans lesquels, format oblige, on n’hésitait pas à prolonger certaines cases. Étonnant ! La bd était très prisée dans les cours de récréation mais là aussi il y a de quoi être surpris.

    UN DESSINATEUR INVENTIF
    Quand j’ai découvert les magazines satiriques turcs, je suis tombé amoureux du style de vie qu’ils véhiculent et de l’enthousiasme qu’ils suscitent quand on prend l’habitude de les suivre.
    L’auteur qui a grandi avec Tintin et Obélix, a découvert les comics underground américains, et s’est plongé avec délectation dans les magazines satiriques turcs. Cette triple influence se retrouve dans ses dessins.
    Son identité graphique s’exprime à travers le mélange des styles qu’il utilise. Et ici, mêlant caricature et réalisme, il va exploiter toute l’étendue de sa palette graphique.
    Pour les enfants, grands yeux, petits nez, têtes rondes, le trait est simplifié. Les adultes de son entourage sont croqués dans un style semi-réaliste. Quant aux personnages historiques et hommes politiques, tels Mustafa Kemal Atatürk, ils semblent tout droit sortis d’une gravure à la précision photographique. Les différents quartiers d’Istanbul, les bâtiments sont quant à eux minutieusement reconstitués.
    Mais surtout, ce qui rend le graphisme d’Ersin Karabut si vivant, c’est l’extrême expressivité de son trait et son aptitude à faire jaillir les émotions, à travers notamment ses personnages aux yeux un peu globuleux, le tout renforcé par la forme des cases et l’utilisation de couleur subjective.

    Journal inquiet d’Istanbul est un témoignage passionnant, courageux et émouvant et néanmoins truffé d’humour sur lui-même et la Turquie d’hier et d’aujourd’hui. Défenseur de la liberté d’expression et de la presse, son auteur nous rappelle que rien n’est acquis et qu’il nous faut rester vigilants. Aussi laissons-lui le mot de la fin :
    « Encore aujourd’hui, le fait que mon dessin soit politique n’est pas ma première préoccupation, mais je crois fermement que, quand on a quelque chose à dire, il faut le dire, quel qu’en soit le moyen. Je vois la BD comme un moyen de communication. Et raconter une histoire en BD est le meilleur moyen d’expression, le plus efficace en tout cas, que j’aie trouvé, en tant qu’être humain. »

    Retrouvez la chronique augmentée sur le site "Bulles de Dupondt" :
    https://bulles2dupondt.fr/2022/09/09/journal-inquiet-distanbul/

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    Couverture du livre « Journal inquiet d'Istanbul t.1 » de Ersin Karabulut aux éditions Dargaud

    bulle.noire sur Journal inquiet d'Istanbul t.1 de Ersin Karabulut

    Ersin est né à Istanbul au début des années 80. Jeune garçon, il sait déjà qu’il veut faire de la bande dessinée, au grand dam de ses parents, instituteurs tous les deux, qui voient, inquiets, leur pays changer petit à petit.

    Dans ce journal, Le dessinateur turc Ersin Karabulut va nous...
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    Ersin est né à Istanbul au début des années 80. Jeune garçon, il sait déjà qu’il veut faire de la bande dessinée, au grand dam de ses parents, instituteurs tous les deux, qui voient, inquiets, leur pays changer petit à petit.

    Dans ce journal, Le dessinateur turc Ersin Karabulut va nous raconter son parcours, sa volonté très tôt d’être publié tout en essayant de suivre le parcours choisi par ses parents. Puis la décision, ferme et définitive de se consacrer au dessin.

    Mais cet album est bien plus que la vie d’Ersin. C’est bien la chronique d’un pays, la Turquie, et l’arrivée progressive au pouvoir d’Erdogan. C’est la lutte pour la liberté d’expression, c’est la crainte des fanatiques religieux, c’est le dilemme qui occupe l’esprit de ce jeune dessinateur : faut-il continuer à dessiner, à se battre pour dire ce qu’on a envie de dire, au péril de sa vie ?

    C’est donc absolument passionnant. Et drôle aussi. Le dessin qui tend joyeusement vers la caricature (pas ce que je préfère a priori) permet la prise de distance avec les évènements, il apporte légèreté et humour dans un contexte qui se tend sévèrement dès l’arrivée au pouvoir d’Erdogan, lui qui a dans le viseur les journaux auxquels collaborent Ersin.

    Un album idéal pour mieux comprendre la Turquie, cette découverte du travail d’Ersin Karabulut est une révélation. Cette trilogie annoncée s’annonce essentielle !

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    Couverture du livre « Jusqu'ici tout allait bien... » de Ersin Karabulut aux éditions Fluide Glacial

    Seigne11fan sur Jusqu'ici tout allait bien... de Ersin Karabulut

    «Jusqu'ici tout allait bien», heureusement qu'Ersin Karabulut nous l'affirme. ...
    Il y avait très longtemps que je.n'avais pas lu de BD, et je n'en avais jamais lues venant de Turquie.
    Le monde, raconté dans ces contes ordinaires, ne laisse pas indifférent. Un monde, décrit de manière...
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    «Jusqu'ici tout allait bien», heureusement qu'Ersin Karabulut nous l'affirme. ...
    Il y avait très longtemps que je.n'avais pas lu de BD, et je n'en avais jamais lues venant de Turquie.
    Le monde, raconté dans ces contes ordinaires, ne laisse pas indifférent. Un monde, décrit de manière précise,qui fait froid dans le dos.
    Ces 9 contes , dessinés avec un coup de crayon très coloré et un humour à la fois noir et fantastique, montrent une société qui fait réfléchir le lecteur et le subjugue.
    Ces 9 contes présentés comme des nouvelles très courtes, ont chacun un titre évocateur.
    Mon préféré est le huitième : Pile ou face...
    Alors si vous.ne connaissez pas encore ces contes ordinaires, je ne peux que vous conseiller de courir.chez votre libraire qui vient de réouvrir et de commander cette splendide BD.

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