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Par les routes

Couverture du livre « Par les routes » de Sylvain Prudhomme aux éditions Gallimard
  • Date de parution :
  • Editeur : Gallimard
  • EAN : 9782072740381
  • Série : (-)
  • Support : Papier
Résumé:

J'ai retrouvé l'autostoppeur dans une petite ville du sud de la France, après des années sans penser à lui. Je l'ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m'avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J'ai frappé à sa porte. J'ai rencontré Marie. Voir plus

J'ai retrouvé l'autostoppeur dans une petite ville du sud de la France, après des années sans penser à lui. Je l'ai retrouvé amoureux, installé, devenu père. Je me suis rappelé tout ce qui m'avait décidé, autrefois, à lui demander de sortir de ma vie. J'ai frappé à sa porte. J'ai rencontré Marie.

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Avis (23)

  • Il y a celui qui part et celui qui reste.
    Celui qui reste est Sacha, écrivain solitaire qui, à l'approche de la quarantaine, quitte Paris pour V., une petite ville du Sud de la France, pour retrouver la sérénité indispensable à l’écriture de son prochain livre.
    L’autre, celui qui part, c’est...
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    Il y a celui qui part et celui qui reste.
    Celui qui reste est Sacha, écrivain solitaire qui, à l'approche de la quarantaine, quitte Paris pour V., une petite ville du Sud de la France, pour retrouver la sérénité indispensable à l’écriture de son prochain livre.
    L’autre, celui qui part, c’est son ancien ami et colocataire avec lequel il partagea une vingtaine d'années auparavant de longs périples en stop durant les vacances estivales, qu’il retrouve dans cette petite ville. "L'autostoppeur" - comme il le surnomme - est désormais marié à Marie, traductrice d'italien, et père d'Agustìn, un garçonnet attachant de neuf ans. Mais il n'a pas abandonné pour autant ses virées en stop, quittant régulièrement une famille pourtant aimée pour partir sur les routes, à la rencontre d'inconnus, muni de son appareil photos pour en matérialiser les traces, les visages, les attitudes. Il part, toujours sans but précis, il part sans perspective. Sacha va alors se rapprocher de Marie et d'Agustìn tandis que son ami s’éclipse de plus en plus souvent et de plus en plus longtemps, qu'il traverse et s’enfonce dans le pays en tous sens avec pour seule présence, l’envoi de ses clichés et de ses cartes postales, comme témoins de ses multiples rencontres et voyages à travers la France. Mais, peu à peu, les cartes du destin vont se redistribuer...
    Un homme arrive, un autre part, le premier trouve sa place et le second s'égare.

    Dans ce dernier opus, Sylvain Prudhomme nous livre une traversée de l'Hexagone quelque peu atypique et erratique, une fabuleuse fresque de la France, dans une écriture riche, belle, poétique, évocatrice, comme une catharsis, sur fond d’envolées philosophiques, vallonnée comme les routes et les chemins. Une langue qui évoque toutes ces rêveries qui nous saisissent quand on voyage et colle le nez à la vitre et que l'on voit le paysage défiler.
    Les scènes sont belles, visuelles, sensuelles avec une belle luminosité, un bel éclat et les dialogues d’un réalisme troublant, forcent la connivence avec le lecteur : on suit le héros, sur ses pas, dans ses pensées, ses doutes. On suit le quotidien d’un trio de personnages singuliers par leurs lubies, leurs tocades et, allez j’ose, vraiment attachants. Les atmosphères sont bien retranscrites, les sentiments aussi, comme la douleur de l’attente chez Marie et Agustin, l’amour chez Sasha, les silences gênés.
    L’autostoppeur, personnage donquichottesque, poursuit ses pérégrinations la quarantaine assurée, pour se libérer des concepts sociétaux, des normes, des diktats communs grâce à un kaléidoscope de vies, d’intimités, qu’il surprend et que l’on découvre avec bonheur, cynisme, ironie, douleur… l’uniformité des routes et des paysages entre en opposition à la diversité des rencontres et des tranches de vie. L'auto-stoppeur, c'est son absence qui le rend présent à ceux qui restent.
    Les émotions sont vivantes, vibrantes, jusqu’au rassemblement final dans une atmosphère style Woodstock, bienveillante, amicale, chaleureuse, humaine. Et ce livre, qui interroge notre rapport au temps et à la liberté, propose une réflexion intéressante sur notre rapport à l’autre.
    Il y est beaucoup question d'amour. D'amour et d’amitié entre les hommes. D’amour entre deux êtres, du lien qui s'étiole avec la proximité géographique… car le vrai sujet du roman, c'est cette question amoureuse avec les trois personnages : le narrateur omniscient Sacha, l'auto-stoppeur non nommé et Marie. C'est l'histoire d'une femme qui aime un homme, puis un autre homme, par la force des choses et des événements, qui se laisse portée par ses sentiments.
    Un récit qui se termine en apothéose et qui ravivera les souvenirs de ceux qui ont pratiqué le stop dans leur jeunesse. Aussi "Par les routes" lu comme un road-movie n'offrira que peu de plaisir. Par contre si vous vous laisser porter par ce texte intimiste, par la capacité de l'auteur à ouvrir des chemins de réflexion alors vous connaîtrez une belle et riche expérience à le suivre ! Et sa petite musique infusera en vous quelque temps après avoir refermé le livre !

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  • Bien écrit. Je n'ai pas été envoûtée.

    Bien écrit. Je n'ai pas été envoûtée.

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  • "C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est une romance d'aujourd'hui...."Cette chanson de Michel Fugain résonne dans ma tête en refermant ce roman. Pourquoi...probablement parce qu'il s'agit d'auto-stoppeurs qui se retrouvent...la ressemblance s'arrête là. Sacha, le narrateur a quitté...
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    "C'est un beau roman, c'est une belle histoire, c'est une romance d'aujourd'hui...."Cette chanson de Michel Fugain résonne dans ma tête en refermant ce roman. Pourquoi...probablement parce qu'il s'agit d'auto-stoppeurs qui se retrouvent...la ressemblance s'arrête là. Sacha, le narrateur a quitté Paris pour entamer une nouvelle vie. Il s'installe dans un village et y retrouve l'auto-stoppeur qu'il a connu 20 ans auparavant, marié et père d'un petit garçon mais qui éprouve toujours ce besoin irrésistible de partir.
    J'aime la plume de Sylvain Prudhomme que ce soit dans ce roman ou dans ses chroniques dans Libération. Il fait toujours preuve d'une grande justesse, de beaucoup d'acuité et de délicatesse. Ce roman est fin, doux. Il m'a offert un voyage emprunt de poésie et qu'est-ce que ça fait du bien!

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  • Sylvain Prudhomme a le don de sublimer l’infra-ordinaire pour lui donner un intérêt inédit. Une balade, un coup de téléphone, un voyage en voiture deviennent autant d’instants de beauté dans la vie du personnage principal. Avant tout, Par les routes est un sublime roman sur l’amour et l’amitié....
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    Sylvain Prudhomme a le don de sublimer l’infra-ordinaire pour lui donner un intérêt inédit. Une balade, un coup de téléphone, un voyage en voiture deviennent autant d’instants de beauté dans la vie du personnage principal. Avant tout, Par les routes est un sublime roman sur l’amour et l’amitié. A côté du voyage que prend son ami auto-stoppeur, le narrateur voyage vers une autre vie. Peu à peu, il investit la vie de cet ami pour l’occuper pleinement, alors que ce dernier s’en retire petit à petit, enchaînant les voyages en stop à travers les villages de France.

    Dès le début, l’envie de connaître le passé des deux protagonistes principaux tient en haleine et l’espoir perdure tout au long du roman… Mais Sylvain Prudhomme ne résiste pas à cette facilité en laissant le doute planer sur la raison et la nature de leur rupture amicale. C’est aussi ce qui fait la beauté du récit : il est fondamentalement centré sur l’instant présent : un repas, une danse, une caresse, une carte postale. Cartes postales qui rythment la vie des personnages, fragments de vie qui laissent toujours place à une ode au présent. Si le narrateur, Marie et son fils sont peu à peu délaissés par auto-stoppeur, ils n’en retiennent pas moins le plaisir d’être ensemble à ce moment précis. Les choix de chacun sont respectés et la vie continue.

    J’ai beaucoup aimé la fin du roman, pleine de joie et d’espoir, faisant vivre des moments de vie collectés ensemble de manière presque magique. J’ai aussi aimé l’irrépressible besoin de auto-stoppeur de voyager coûte que coûte, malgré les tentatives de Marie et du narrateur de s’en rapprocher lors de rencontres au cours de son voyage. Par les routes est une belle élégie à la liberté de corps et d’esprit, à la lenteur, à une époque bouleversée par la rapidité et la surconsommation.

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  • Par les routes est le roman road trip d'un homme libre : auto stoppeur qui sillonne les routes de France envers et contre tout, au gré du hasard et de nom de commune sur une carte. C'est l'audace et l'émancipation de la vie, c'est la recherche et la surprise de rencontres brèves, futiles ou...
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    Par les routes est le roman road trip d'un homme libre : auto stoppeur qui sillonne les routes de France envers et contre tout, au gré du hasard et de nom de commune sur une carte. C'est l'audace et l'émancipation de la vie, c'est la recherche et la surprise de rencontres brèves, futiles ou intenses, mais aussi la joie du partage, la capacité de créer des liens avec de parfaits inconnus. Sylvain Prudhomme décrit les sentiments avec beaucoup de poésie et de justesse, l'amitié qui sommeille et qui resurgit au coin d'une rue, l'amitié d'une simplicité évidente, l'amour, son bonheur, ses douleurs, ses complexités et ses désirs. Au fil des pages on ne peut que constater la beauté et la douceur de ce récit où nous mène l'auteur avec beaucoup de plaisir. Au final, c’est une lecture qui fait se réconcilier avec les humanités.

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  • Sylvain PRUDHOMME nous livre un jubilé de tendresse et d’humanité avec ce tout nouveau roman. Il y a bien sûr le prodigieux auto-stoppeur, un personnage haut en couleur, mais il y a aussi le narrateur qui, avec cette nouvelle installation, décide de choisir ses priorités et notamment, de prendre...
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    Sylvain PRUDHOMME nous livre un jubilé de tendresse et d’humanité avec ce tout nouveau roman. Il y a bien sûr le prodigieux auto-stoppeur, un personnage haut en couleur, mais il y a aussi le narrateur qui, avec cette nouvelle installation, décide de choisir ses priorités et notamment, de prendre son temps, profiter de ce que la vie peut lui offrir de plus beau. La quarantaine, il gagne en sagesse et se délecte de la saveur des bonheurs simples mais ô combien précieux. Ce personnage est éminemment romanesque. Je me suis délectée de son tout nouveau quotidien.

    « Par les routes » est un roman qui donne ses lettres de grâce au patrimoine français riche de ses 36000 communes qui, chacune, mérite d’être visitée. En tout cas, Sylvain PRUDHOMME nous y invite ! Le scénario est audacieux et réussi (il aurait pu être profondément ennuyeux), bravo !

    Et puis, il y a cette chute, tellement bien vue et posée comme la cerise sur un gâteau, une vraie gourmandise. Ce roman, c'est un diffuseur de plaisir, un roman qui vous veut du bien.

    Pour terminer, je voudrais vous parler de la plume de Sylvain PRUDHOMME, profondément sensible et délicate, poétique aussi saluée par le Prix Femina 2019 et le Prix Landerneau :

    Elle comparait les mots à de vieux soldats au service de la langue depuis des siècles. Elle disait qu’ils ne nous arrivaient pas tout neufs, qu’ils avaient servi dans bien des batailles avant les nôtres. Que choisir un mot plutôt qu’un autre c’était faire entrer dans son livre un vétéran avec toute une histoire, toute une mémoire, il ne fallait pas se tromper ou c’était la troupe entière des mots choisis jusque-là qui risquait de de trouver dépareillée. P. 55

    Cette plume, c’est une découverte pour moi, je crois qu’elle va rapidement me manquer.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2020/01/par-les-routes-de-sylvain-prudhomme-6.html

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  • Sacha, écrivain célibataire, quitte Paris et vient s'installer à V., petite ville tranquille du sud de la France.
    Il y retrouve l'auto-stoppeur dont on ne connaîtra jamais le nom même lorsqu'un personnage le lui demande directement comme si c'était un concept et pas un homme de chair et de...
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    Sacha, écrivain célibataire, quitte Paris et vient s'installer à V., petite ville tranquille du sud de la France.
    Il y retrouve l'auto-stoppeur dont on ne connaîtra jamais le nom même lorsqu'un personnage le lui demande directement comme si c'était un concept et pas un homme de chair et de sang. Ils ont été colocataires une vingtaine d'année auparavant et leur vie commune s'est brusquement interrompue à la demande de Sacha, on n'en saura pas plus. A V., l'auto-stoppeur vit avec Marie, traductrice et leur fils Agustin. L'auto-stoppeur les quitte régulièrement pour sillonner la France en auto-stop mais il revient toujours.
    On dirait que l'auto-stoppeur attendait l'arrivée de Sacha pour repartir définitivement sur les routes à la recherche de la liberté absolue, de vraies rencontres même si elles sont éphémères. On dirait qu'il confie Marie et Agustin à Sacha pour partir serein.
    Ce roman est empreint de tendresse mais aussi de tristesse et de mélancolie; le personnage de l'auto-stoppeur est égoïste car, pour satisfaire son besoin d'ailleurs et de liberté, il abandonne Marie et leur fils à leur peine tout en se donnant bonne conscience car il les laisse en de bonnes mains.
    Les mots jouent un rôle prépondérant dans ce roman par le métier de Sacha et de Marie mais aussi par ceux des livres traduits par Marie ou lus par Sacha qui leur apportent soutien et aide dans leur vie, ceux de la chanson de Léonard Cohen qui colle parfaitement à la relation des personnages entre eux, ceux des cartes postales envoyés par l'auto-stoppeur au fil de ses pérégrinations.
    Ce roman est un road-movie à vase communicant : Sacha, un peu bernard l'hermite, s'installe progressivement dans la vie de l'auto-stoppeur et ce mouvement se fait doucement, par petites touches entre chaque départ et retour; cela donne l'impression que l'auteur répète les mêmes scènes ce qui peut devenir ennuyeux voire lassant lorsque sont égrenés des noms de lieux, des descriptions d'églises. La ponctuation erratique complique la lecture et amoindrit le plaisir d'une lecture fluide.
    Reste le plaisir d'avoir découvert un auteur que je ne connaissais pas, ce qui me donne envie de faire un petit bout de chemin en sa compagnie en lisant un de ses romans précédents.

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  • Roman mélancolique et humble, qui ne manque pas de mystère et de lyrisme. On avale les routes, les kilomètres, le temps qui passe, les fuites en avant, la distance, et la ligne d'horizon s'éloigne aussi, comme la frontière invisible qui nous fait basculer d'un monde à l'autre. Deux...
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    Roman mélancolique et humble, qui ne manque pas de mystère et de lyrisme. On avale les routes, les kilomètres, le temps qui passe, les fuites en avant, la distance, et la ligne d'horizon s'éloigne aussi, comme la frontière invisible qui nous fait basculer d'un monde à l'autre. Deux auto-stoppeurs, deux univers. Où est la ville idéale ?Des mots doux pour un grand voyage.

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