Sylvain Prudhomme

Sylvain Prudhomme

Né en 1979, Sylvain Prudhomme est l'auteur de plusieurs romans, dont récemment "L'affaire Furtif" (éd. Burozoïque, 2010) et " Le Mwanza Project" (paru chez Léo Scheer en juin 2010).

Avis sur cet auteur (26)

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    Couverture du livre « Par les routes » de Sylvain Prudhomme aux éditions Gallimard

    Frederique Letilleul sur Par les routes de Sylvain Prudhomme

    Par les routes est le roman road trip d'un homme libre : auto stoppeur qui sillonne les routes de France envers et contre tout, au gré du hasard et de nom de commune sur une carte. C'est l'audace et l'émancipation de la vie, c'est la recherche et la surprise de rencontres brèves, futiles ou...
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    Par les routes est le roman road trip d'un homme libre : auto stoppeur qui sillonne les routes de France envers et contre tout, au gré du hasard et de nom de commune sur une carte. C'est l'audace et l'émancipation de la vie, c'est la recherche et la surprise de rencontres brèves, futiles ou intenses, mais aussi la joie du partage, la capacité de créer des liens avec de parfaits inconnus. Sylvain Prudhomme décrit les sentiments avec beaucoup de poésie et de justesse, l'amitié qui sommeille et qui resurgit au coin d'une rue, l'amitié d'une simplicité évidente, l'amour, son bonheur, ses douleurs, ses complexités et ses désirs. Au fil des pages on ne peut que constater la beauté et la douceur de ce récit où nous mène l'auteur avec beaucoup de plaisir. Au final, c’est une lecture qui fait se réconcilier avec les humanités.

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    Couverture du livre « Par les routes » de Sylvain Prudhomme aux éditions Gallimard

    Pineau A sur Par les routes de Sylvain Prudhomme

    Sylvain PRUDHOMME nous livre un jubilé de tendresse et d’humanité avec ce tout nouveau roman. Il y a bien sûr le prodigieux auto-stoppeur, un personnage haut en couleur, mais il y a aussi le narrateur qui, avec cette nouvelle installation, décide de choisir ses priorités et notamment, de prendre...
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    Sylvain PRUDHOMME nous livre un jubilé de tendresse et d’humanité avec ce tout nouveau roman. Il y a bien sûr le prodigieux auto-stoppeur, un personnage haut en couleur, mais il y a aussi le narrateur qui, avec cette nouvelle installation, décide de choisir ses priorités et notamment, de prendre son temps, profiter de ce que la vie peut lui offrir de plus beau. La quarantaine, il gagne en sagesse et se délecte de la saveur des bonheurs simples mais ô combien précieux. Ce personnage est éminemment romanesque. Je me suis délectée de son tout nouveau quotidien.

    « Par les routes » est un roman qui donne ses lettres de grâce au patrimoine français riche de ses 36000 communes qui, chacune, mérite d’être visitée. En tout cas, Sylvain PRUDHOMME nous y invite ! Le scénario est audacieux et réussi (il aurait pu être profondément ennuyeux), bravo !

    Et puis, il y a cette chute, tellement bien vue et posée comme la cerise sur un gâteau, une vraie gourmandise. Ce roman, c'est un diffuseur de plaisir, un roman qui vous veut du bien.

    Pour terminer, je voudrais vous parler de la plume de Sylvain PRUDHOMME, profondément sensible et délicate, poétique aussi saluée par le Prix Femina 2019 et le Prix Landerneau :

    Elle comparait les mots à de vieux soldats au service de la langue depuis des siècles. Elle disait qu’ils ne nous arrivaient pas tout neufs, qu’ils avaient servi dans bien des batailles avant les nôtres. Que choisir un mot plutôt qu’un autre c’était faire entrer dans son livre un vétéran avec toute une histoire, toute une mémoire, il ne fallait pas se tromper ou c’était la troupe entière des mots choisis jusque-là qui risquait de de trouver dépareillée. P. 55

    Cette plume, c’est une découverte pour moi, je crois qu’elle va rapidement me manquer.

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2020/01/par-les-routes-de-sylvain-prudhomme-6.html

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    Couverture du livre « Par les routes » de Sylvain Prudhomme aux éditions Gallimard

    Calimero29 sur Par les routes de Sylvain Prudhomme

    Sacha, écrivain célibataire, quitte Paris et vient s'installer à V., petite ville tranquille du sud de la France.
    Il y retrouve l'auto-stoppeur dont on ne connaîtra jamais le nom même lorsqu'un personnage le lui demande directement comme si c'était un concept et pas un homme de chair et de...
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    Sacha, écrivain célibataire, quitte Paris et vient s'installer à V., petite ville tranquille du sud de la France.
    Il y retrouve l'auto-stoppeur dont on ne connaîtra jamais le nom même lorsqu'un personnage le lui demande directement comme si c'était un concept et pas un homme de chair et de sang. Ils ont été colocataires une vingtaine d'année auparavant et leur vie commune s'est brusquement interrompue à la demande de Sacha, on n'en saura pas plus. A V., l'auto-stoppeur vit avec Marie, traductrice et leur fils Agustin. L'auto-stoppeur les quitte régulièrement pour sillonner la France en auto-stop mais il revient toujours.
    On dirait que l'auto-stoppeur attendait l'arrivée de Sacha pour repartir définitivement sur les routes à la recherche de la liberté absolue, de vraies rencontres même si elles sont éphémères. On dirait qu'il confie Marie et Agustin à Sacha pour partir serein.
    Ce roman est empreint de tendresse mais aussi de tristesse et de mélancolie; le personnage de l'auto-stoppeur est égoïste car, pour satisfaire son besoin d'ailleurs et de liberté, il abandonne Marie et leur fils à leur peine tout en se donnant bonne conscience car il les laisse en de bonnes mains.
    Les mots jouent un rôle prépondérant dans ce roman par le métier de Sacha et de Marie mais aussi par ceux des livres traduits par Marie ou lus par Sacha qui leur apportent soutien et aide dans leur vie, ceux de la chanson de Léonard Cohen qui colle parfaitement à la relation des personnages entre eux, ceux des cartes postales envoyés par l'auto-stoppeur au fil de ses pérégrinations.
    Ce roman est un road-movie à vase communicant : Sacha, un peu bernard l'hermite, s'installe progressivement dans la vie de l'auto-stoppeur et ce mouvement se fait doucement, par petites touches entre chaque départ et retour; cela donne l'impression que l'auteur répète les mêmes scènes ce qui peut devenir ennuyeux voire lassant lorsque sont égrenés des noms de lieux, des descriptions d'églises. La ponctuation erratique complique la lecture et amoindrit le plaisir d'une lecture fluide.
    Reste le plaisir d'avoir découvert un auteur que je ne connaissais pas, ce qui me donne envie de faire un petit bout de chemin en sa compagnie en lisant un de ses romans précédents.

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    Couverture du livre « Par les routes » de Sylvain Prudhomme aux éditions Gallimard

    Eny-Dane sur Par les routes de Sylvain Prudhomme

    Roman mélancolique et humble, qui ne manque pas de mystère et de lyrisme. On avale les routes, les kilomètres, le temps qui passe, les fuites en avant, la distance, et la ligne d'horizon s'éloigne aussi, comme la frontière invisible qui nous fait basculer d'un monde à l'autre. Deux...
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    Roman mélancolique et humble, qui ne manque pas de mystère et de lyrisme. On avale les routes, les kilomètres, le temps qui passe, les fuites en avant, la distance, et la ligne d'horizon s'éloigne aussi, comme la frontière invisible qui nous fait basculer d'un monde à l'autre. Deux auto-stoppeurs, deux univers. Où est la ville idéale ?Des mots doux pour un grand voyage.