Légende d'un dormeur éveillé

Couverture du livre « Légende d'un dormeur éveillé » de Gaelle Nohant aux éditions Heloise D'ormesson

4.4

20 notes

Résumé:

Robert Desnos a vécu mille vies - écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure -, sans jamais se départir de sa soif de liberté et d'amour. Pour révéler cette vie, aussi héroïque qu'engagée, Gaëlle Nohant a épousé les pas du poète, des Halles à Montparnasse,... Voir plus

Robert Desnos a vécu mille vies - écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure -, sans jamais se départir de sa soif de liberté et d'amour. Pour révéler cette vie, aussi héroïque qu'engagée, Gaëlle Nohant a épousé les pas du poète, des Halles à Montparnasse, non sans quelques détours, à Cuba ou à Belle Ile. Comme si elle avait écouté les battements de son coeur dans l'atelier de la rue Blomet, s'était assise aux terrasses du Select ou du Flore en compagnie d'Antonin Artaud, de Prévert et d'Aragon ; avait tressailli en écoutant les anathèmes d'André Breton, fumé l'opium avec la chanteuse Yvonne George, et dansé des nuits entières aux côtés de Kiki et de Man Ray.
Pour ce voyage avec Desnos, elle puise dans son oeuvre, sondant les âmes en medium, et comme lui, « parle surréaliste ». S'identifiant à Youki, le grand amour de Robert, elle l'accompagne jusqu'au bout du voyage, au camp de Terezín.
Fabuleuse investigation littéraire, Légende d'un dormeur éveillé ressuscite quinze ans d'histoire, des années 1930 à l'Occupation. Une traversée du XXe siècle, vivante et tumultueuse, sur les traces d'un héros dont on ne peut que tomber amoureux.

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  • 0.2

    A decouvrir ,le monde de la nuit , son histoire , vraiment a savoir la suite

    A decouvrir ,le monde de la nuit , son histoire , vraiment a savoir la suite

  • 0.25

    Nous sommes en 1928, Robert DESNOS rentre de Cuba. Accueilli là-bas par Alejo CARPENTIER, écrivain et musicologue, leur amitié aura raison des frontières. Robert DESNOS lui réservera une petite place dans sa cabine sur le chemin du retour, en toute clandestinité bien sûr. Le ton est donné,...
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    Nous sommes en 1928, Robert DESNOS rentre de Cuba. Accueilli là-bas par Alejo CARPENTIER, écrivain et musicologue, leur amitié aura raison des frontières. Robert DESNOS lui réservera une petite place dans sa cabine sur le chemin du retour, en toute clandestinité bien sûr. Le ton est donné, Robert DESNOS fait partie de ces hommes épris de liberté et même s'il ne jouit pas d'une bonne vue, l'homme reste un gourmand de la vie, un curieux dont les jours ne suffiront pas à assouvir les envies, les nuits seront aussi propices à l'activité. Passionné par l'écriture, il travaille au journal Le Soir. Il côtoie les grands de la littérature, Jacques PREVERT, Aragon... ils se retrouvent autour d'André BRETON, le leader du mouvement des Surréalistes mais cette relation ne saurait durer. Robert DESNOS connait des moments difficiles, la presse écrite souffre, et avec elle les journalistes aussi. Il ne mange pas toujours à sa faim mais se nourrit de poésie. Robert DESNOS est un poète, il joue avec les mots. Profondément marqué par la guerre civile espagnole et l'assassinat en 1936 de Federico GARCIA LORCA, un poète lui aussi, Robert DESNOS décide de mettre son art à la disposition d'une cause d'intérêt général, il explore la voie de la poésie de contrebande. De là à passer dans le camp de la Résistance dans les années 40, il n'y a qu'un pas mais là c'est une toute autre histoire.

    Impossible d'aller plus loin dans la biographie de cet homme de lettres, je crois simplement qu'il vous faut la lire.

    Robert DESNOS, j'en avais entendu parler, oui, bien sûr, mais j'aurais été bien incapable d'en citer ne serait-ce qu'une oeuvre ou quelques vers. En refermant ce roman, j'ai très envie d'aller plus loin et de partir à la découverte de ses écrits. Il faut dire que Gaëlle NOHANT distille tout au long du roman quelques citations pour nous mettre en appétit de l’oeuvre toute entière d’un grand homme de lettres, assurément.

    Ce roman, c'est d'abord l'éloge d'une plume qui s'inscrivait dans le registre littéraire de la poésie. Je ne sais pas bien pourquoi je suis passée à côté de lui jusqu'à maintenant et qui aurait pu me mettre sur sa voie dans le passé, mais ce que je sais aujourd'hui, c'est que grâce à Gaëlle NOHANT, je me sens désormais "armée" pour lire entre les lignes et m'imprégner pleinement de la puissance de la prose de Robert DESNOS.

    Ce qui m'a beaucoup plu également avec cette biographie, c'est de m'immerger dans un contexte artistique, urbain, historique... et là je dois vous dire que Gaëlle NOHANT nous livre un roman d'une profonde intensité. Rien n'est laissé au hasard.

    Elle nous plonge dans le monde de la culture et nous fait partager le quotidien de ces intellectuels parisiens qui se côtoient dans des cercles très fermés du début du XXème siècle pour réfléchir, philosopher, pendre parti (politique notamment)... j'ai adoré m’asseoir à la table enfumée de Jacques PREVERT, accueillir Hemingway rue Mazarine à Saint-Germain des Prés, partir en Espagne et me fondre dans les conversations entretenues avec Pablo NERUDA... Gaëlle NOHANT nous rend compte d'une vie artistique jubilatoire, elle nous fait (re)vivre le temps d'un livre cette période de l'entre-deux guerres où le pouvoir de la plume prend une dimension toute particulière.

    Elle nous fait visiter les quartiers de Paris, de ceux qui accueillent la vie, de jour, de nuit. Il n'y a pas si longtemps, j'ai saisi l'opportunité de Minuit, Montmartre pour revisiter les rues du nord de Pigalle portée par la plume de Julien DELMAIRE à la découverte de l'univers du peintre Théophile Alexandre STEINEN. J'avoue que ce fut un réel plaisir de reprendre ma déambulation dans la capitale aux côtés, cette fois, du poète Robert DESNOS, et au bras de Gaëlle NOHANT.

    Ce roman, non seulement il est biographique, mais il est également historique. En abordant le personnage de Robert DESNOS, Gaëlle NOHANT retrace tout un pan de l'Histoire européenne. Il y a la guerre civile espagnole et puis, la seconde guerre mondiale. Elle rend un hommage tout particulier à l'action des Résistants. Elle décrit la traque des juifs et, tout en poésie, l'action d'hommes et de femmes luttant contre l'occupant.

    Gaëlle NOHANT réussit avec brio à lier les deux itinéraires, celui d'un homme et celui d'un pays. Nul doute que de nombreuses recherches documentaires ont été nécessaires en amont pour permettre à la petite histoire de s'intégrer dans la grande et le travail de l'écrivaine mérite d’être souligné. Elle dit leur avoir consacré une grande partie de sa vie ces deux dernières années, et elle ne compte pas toutes ces années qui depuis son adolescence l'ont mise sur le chemin de ce homme à la plume et au destin extraordinaire.

    Personnellement, c'est dans la 4ème que la force du propos m'a le plus fait vibrer. Donner la voix à Youki, la femme qui a partagé la vie de Robert DESNOS, était un pari audacieux, un changement de perception qui se révèle parfaitement maîtrisé et permet d'achever cette lecture dans la plus grande émotion, bravo.

    Enfin, la prose de ce poète n'aurait pas été ce qu'elle est sans la plume de Gaëlle NOHANT. Je ne la connaissais pas encore (personne n'est parfait !), c'est aujourd'hui chose faite et en beauté s'il vous plaît. Gaëlle NOHANT a un talent fou et outre le fait que sa plume soit fluide et agréable à lire, elle retranscrit avec beaucoup de subtilité la vie du poète et la singularité de son regard porté sur la société.

    Assurément, ce roman est un petit bijou de la littérature !

    http://tlivrestarts.over-blog.com/2017/11/legende-d-un-dormeur-eveille-de-gaelle-nohant.html

  • 0.25

    C'est dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2017 que j'ai lu ce roman en LC avec ma binôme préférée. J'avais beaucoup aimé "La part des flammes" et l'envie de suivre la plume de Gaëlle Nohant était grande, je n'ai pas été déçue bien au contraire.

    C'est une biographie romancée...
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    C'est dans le cadre des matchs de la rentrée littéraire 2017 que j'ai lu ce roman en LC avec ma binôme préférée. J'avais beaucoup aimé "La part des flammes" et l'envie de suivre la plume de Gaëlle Nohant était grande, je n'ai pas été déçue bien au contraire.

    C'est une biographie romancée qu'elle nous propose, celle du poète et résistant Robert Desnos, un homme aux mille vies épris de liberté.

    C'est une lecture exigeante, mon rythme de lecture était beaucoup plus lent qu'à l'habitude au début du livre mais c'était nécessaire je pense pour s'imprégner de l'époque, entrer dans l'ambiance et se glisser dans le sillage de Robert Desnos et éprouver le sentiment étrange de vivre avec lui sa vie, ses soirées folles dans Paris. J'ai vraiment eu le sentiment durant toute la lecture qu'il m'accompagnait, de sentir sa présence auprès de moi.

    Quelle vie les amis, ou plutôt devrais-je dire quelles vies incroyables car cette existence était tellement riche en contacts, en amitiés qu'on a le sentiment qu'il en a vécu plusieurs.

    On se plonge au coeur des années 20 jusqu'à la fin de l'occupation. Gaëlle Nohant nous plonge non seulement dans la vie de Robert mais aussi nous conte l'Histoire en majuscule, la situation mondiale, en Espagne, la crise économique, la montée du nationalisme, l'avènement d'Hitler, la guerre..

    Avec Robert on va vivre des soirées folles dans Paris, on côtoie les précurseurs du surréalisme Breton, Crevel, Man Ray, Jeanson mais on participe aussi à des discussions intéressantes avec Prévert, Aragon, Rimbaud, Néruda, Eluard, Garcia Lorca, Picasso. On refait le monde au café des "Deux Magots"...

    On vit avec lui le processus de création, ses nouvelles, poésies, romans, théâtre... , toujours ce besoin d'écrire pour vivre, pour être libre.

    On vit les tensions avec Breton, sa rencontre avec Deharme qui l'amène à devenir animateur de radio, rédacteur puis chroniqueur dans un journal où la rencontre avec Laubreaux déterminera une partie de sa vie.

    Desnos c'est aussi le fêtard, l'amoureux. Deux femmes dans sa vie Yvonne George une célèbre chanteuse et celle qui sera l'Amour de sa vie, Youki Foujita, muse de Montparnasse, collectionneuse d'hommes mais qui au final découvrira l'amour véritable avec Robert.

    Des amis : Foujita, Jean-Louis Barrault, Frankel... J'ai appris énormément de choses sur cette période sur les personnalités artistiques célèbres qui faisaient partie de son quotidien. J'ai adoré ces découvertes.

    Et puis il y a l'autre facette de l'homme toujours généreux, rendant l'espoir et le sourire dans toutes les circonstances, quelle homme généreux qui prit parti durant l'occupation et devint résistant actif. Son engagement était total ne supportant pas l'occupation et étant trop épris de liberté.

    Peu à peu je suis rentrée dans le récit de sa vie, c'est passionnant, enrichissant. Je me suis attachée à lui et surtout à Youki qui grâce à lui a appris à aimer pleinement. Quel amour incroyable, véritable jusqu'à la fin de sa vie. Que d'émotions et de larmes versées je dois bien l'avouer à la fin du récit. La plume est magnifique, ponctuée de la poésie de Robert Desnos. Que de poésie, de passion et d'amour, un choix des mots justes, c'est juste splendide, envoûtant et lumineux.

    Je vous invite vivement à découvrir ce très beau coup de coeur. ♥♥♥♥♥

    Les jolies phrases

    Pour lui, la vie ne saurait se limiter au jour. Il y a trop à faire, tant de musiciens à écouter, de vins à boire et d'amis à saluer !

    Yvonne. Le y qui ouvre son prénom est le delta ondoyant qui l'aimante et le repousse. Yvonne est une étoile de mer. Pour l'aimer, il faut accepter d'être blessé.

    L'amour à sa naissance a la cruauté des bêtes sauvages c'est ainsi depuis la nuit des temps.

    Yvonne et Youki, les soeurs siamoises qui se partagent son coeur et qu'on ne peut détacher l'une de l'autre sans le déchirer.

    Robert n'entend pas limiter sa poésie à un seul support. Pour lui, l'écriture est ce territoire mouvant qui doit se réinventer sans cesse, demeurer une insurrection permanente, une fontaine de lave, des corps joints dans la danse ou l'amour, une voix qui descelle les pierres tombales et proclame que la mort n'existe pas, une expérience sensorielle.

    Robert avait rejoint les surréalistes car l'inconscient, le merveilleux et le rêve étaient son territoire de toujours, le seul dont il se sentait un arpenteur légitime.

    Robert, ce qui me terrifie le plus, c'est de vivre sans amour. Je sais que ce n'est pas un remède facile, qu'il peut être balayé au premier souffle... Mais sans amour rien n'a de sens, rien de nous retient, toutes les nuits se ressemblent.


    Les coeurs qui ont déjà été brisés redoutent l'amour parce qu'il porte sa fin. Ils craignent de ne pouvoir endurer ce coup supplémentaire, l'arrachement et la terre brûlée.

    Toute oeuvre d'art porte une vision du monde, observe Robert que cette discussion passionne même si les traducteurs peinent à en suivre le rythme. Les despotes entendent imposer la leur, et nous leur opposons une multiplicité de regards et de points de vue qui leur est odieuse. Pour eux, il ne peut y avoir qu'une seule vérité, qui devient un catéchisme. La culture est un enjeu. Quand on permet à ceux qui en sont exclus d'accéder à l'art et à la connaissance, on sème une graine de liberté qui peut les soustraire à la toute-puissance des tyrans.

    Il ne chasse plus les mots comme les papillons rares. Il veut que sa poésie sonne clair comme un chant de révolte, qu'elle s'alimente à un réel de chair et de sang.

    La poésie, le théâtre, la peinture et la musique peuvent triompher de la peur et de la haine, créer des ponts entre les hommes.

    -On ne peut dompter la nature qu'avec son consentement, répond Seghers avec un grand sourire. Tous les poètes le savent.
    -Et la nature de l'homme n'est pas de ramper devant les tyrans, murmure Robert. Sans quoi nos genoux seraient couverts d'écailles ...

    https://nathavh49.blogspot.be/2017/11/legende-dun-dormeur-eveille-gaelle.html

  • 0.05

    J’avais beaucoup aimé son précédent roman, La part des flammes, et je m’attendais à autant de souffle romanesque.

    Grave erreur : des phrases toutes plates descriptives ; des accumulations de noms illustres ou pas ; des descriptions par le menu des journées de Robert Desnos.

    Le plus...
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    J’avais beaucoup aimé son précédent roman, La part des flammes, et je m’attendais à autant de souffle romanesque.

    Grave erreur : des phrases toutes plates descriptives ; des accumulations de noms illustres ou pas ; des descriptions par le menu des journées de Robert Desnos.

    Le plus rédhibitoire pour moi : des grands éclats de rire.

    Même si la vie de ce poète a été passionnante, l’auteure n’a pas réussi à me passionner.

    http://alexmotamots.fr/tombes-des-mains-4/

  • 0.2

    Un beau récit sur un homme épris de liberté, tout à tout poète, écrivain, critique de cinéma, journaliste, chroniqueur radio, résistant, engagé, un bel hommage à Robert DESNOS.
    Qui plus est Gaëlle NOHANT réussit le pari de concilier biographie, histoire (la grande) et roman, le tout parsemé...
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    Un beau récit sur un homme épris de liberté, tout à tout poète, écrivain, critique de cinéma, journaliste, chroniqueur radio, résistant, engagé, un bel hommage à Robert DESNOS.
    Qui plus est Gaëlle NOHANT réussit le pari de concilier biographie, histoire (la grande) et roman, le tout parsemé d’extraits de poèmes de cet homme lucide et rêveur, s’emportant parfois sans retenue, engagé, loyal, fidèle en amitié, grand amoureux (respectueux des femmes), émouvant et inoubliable.
    La première partie du récit campe la période surréaliste, la plus légère, trépidante. Robert DESNOS croise Pablo NEDUDA, Federico GARCIA LORCA, André BRETON, Jacques PREVERT et bien d’autres, un foisonnement intellectuel jubilatoire pour le lecteur.
    Pourtant, ce n’est pas ma partie préférée car je vais malgré tout pointer un défaut (le seul) de ce livre : les longueurs ; pour autant, je n’ai pas regretté d’avoir persisté persuadée de tenir un livre rare et j’invite chaque lecteur à en faire de même.
    C’est un livre qui se déguste.
    Ensuite la vie de DESNOS se confond avec la grande Histoire, l’occupation, la résistance et là chacun prend conscience que l’art est aussi une résistance à l’oppression, à la violence. « Ce cœur qui haïssait la guerre, voilà qu’il bat pour le combat et la bataille ».
    Dans la dernière partie, Gaëlle NOHANT se glisse dans la peau de Youki, le grand amour de Robert DESNOS, sa sirène, pages les plus émouvantes, d’autant plus tragiques qu’il décède après la libération du camp où il était détenu.
    Une rencontre merveilleuse avec Robert DESNOS, hélas trop méconnu, qui continuera longtemps à habiter mes pensées, le talent de Gaëlle NOHANT est de faire partager son enthousiasme au lecteur et de laisser une empreinte indélébile.
    Lu dans le cadre du Jury Lectrices de Elle 2018

  • 0.25

    J’ai découvert Desnos grâce à ce livre. Gaëlle Nohant a l’art de conter les histoires, déjà pour son précédent livre elle recrée le XIX e siècle. Ici elle restitue les ombres, l’alternance de lumière, d’espoir et la montée de la violence, de l’horreur, de la déshumanisation à travers le...
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    J’ai découvert Desnos grâce à ce livre. Gaëlle Nohant a l’art de conter les histoires, déjà pour son précédent livre elle recrée le XIX e siècle. Ici elle restitue les ombres, l’alternance de lumière, d’espoir et la montée de la violence, de l’horreur, de la déshumanisation à travers le parcours du poète. Elle donne vraiment vie à ce Paris des années 30 à 50 à la fois dans sa folie de la 1ere partie jusqu’à l’Occupation. Elle restitue une âme, une voix, une identité à Desnos en s’infiltrant à travers ses mots et en écrivant à la 1ere personne. Et à chaque fois, elle cite des extraits de poèmes, ce qui donne encore plus de force au récit, à la voix du poète.

    On le découvre cabot, aimant jouer du coup de poing, fasciné par l’Amérique latine, et son métier de journaliste. On chemine avec lui dans les différents quartiers de Paris qu’on redécouvre, on relit l’histoire des surréalistes avec Breton, découvre son amitié avec Barrault, Picasso, Prévert, Eluard. Son engagement envers et contre tous, d’abord discret puis de plus en plus actif dans les réseaux de la Résistance. On apprend à connaître sa face d’homme avec ses amours tourmentés pour Yvonne puis Youkie, plus apaisée pour Bessie. Sa recherche de liberté dans la poésie, son goût pour les voyages, les rêves, la chiromancie. Ses amitiés indéfectibles, ses folles soirées à la rue Mazarine et son inconscience parfois.

    Il semble tellement vivant, présent sous la plume de l’auteur qu’on n’a pas envie de le laisser et même si on sait que les ombres se rapprochent, on espère c’est ce qui est fort chez l’auteur instiller cet espoir.
    La suite sur http://eirenamg.canalblog.com/archives/2017/10/23/35796529.html

  • 0.25

    Dans ce roman en quatre parties, tour à tour Robert Desnos puis Youki ont la parole. L’auteur restitue une vie et un destin hors du commun à nos yeux de lecteurs. La Légende d’un dormeur éveillé commence en 1928, lorsque Robert Desnos revient de Cuba avec Alejo Carpentier.
    Le lecteur entre...
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    Dans ce roman en quatre parties, tour à tour Robert Desnos puis Youki ont la parole. L’auteur restitue une vie et un destin hors du commun à nos yeux de lecteurs. La Légende d’un dormeur éveillé commence en 1928, lorsque Robert Desnos revient de Cuba avec Alejo Carpentier.
    Le lecteur entre dans la légende comme dans un roman, emporté par l’homme, sa vie, son œuvre, son parcours, ses amitiés ou ses divergences de vue, comme s’il était en train de le suivre, de respirer à ses côtés, de l’écouter, le regarder vivre, aimer, s’engager. Et l’admiration de l’auteur pour Desnos devient rapidement contagieuse.
    Voilà un roman qui ne ploie pas sous les témoignages mais qui au contraire respire la véracité, la finesse de détail, de connaissances indispensables pour restituer une vie, plusieurs vies même. Celle de Robert Desnos, de son amour à sens unique pour Yvonne George, mais aussi celles de Foujita et de Youki, la plus belle femme de Montparnasse, l’autre amour de Desnos. Enfin, de tous ces artistes, poètes, écrivains, peintres, car Paris est la ville où se cristallisent la culture et l’expression artistique, où se retrouvent ces artistes qui feront le siècle.
    C’est un roman brillant, une ode à un poète, à la créativité, une fresque historique et humaine qui nous plonge dans la vie dans ce qu’elle a de plus beau comme de plus cruel, et qui indiscutablement restera pour moi l’un des grands romans de cette rentrée.

  • 0.25

    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/10/legende-dun-dormeur-eveille-de-gaelle.html

    Lu avant sa parution cet été, j'ai relu ce roman une deuxième fois (ce que je fais très exceptionnellement) et j'ai pu ainsi en savourer les multiples détails.

    Gaëlle Nohant nous offre ici une...
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    http://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2017/10/legende-dun-dormeur-eveille-de-gaelle.html

    Lu avant sa parution cet été, j'ai relu ce roman une deuxième fois (ce que je fais très exceptionnellement) et j'ai pu ainsi en savourer les multiples détails.

    Gaëlle Nohant nous offre ici une biographie romancée de Robert Desnos, le "dormeur éveillé" né en 1900 et décédé en 1945. Elle dit avoir pour ambition de "rejoindre la vérité par le biais de la fiction, ou en tout cas une vérité possible". Le récit couvre la période de la vie de Desnos de 1928 à 1945, date de la disparition du poète mort du typhus dans un camp de concentration en 1945.
    Gaëlle Nohant nous fait découvrir un homme aux multiples vies qui a été écrivain, poète, journaliste, parolier de cinéma, pionnier à la radio en modernisant les slogans publicitaires, créateur de Fantômas et de sketches pour la radio, interprète de rêves, chroniqueur littéraire et enfin résistant. Cet homme, né dans le quartier de la Bastille, qui se définit comme un enfant des Halles, est à la fois rêveur, lucide et provocateur. C'est un humaniste épris de justice et de liberté, un homme engagé aux fortes convictions qui a toujours transformé sa colère en énergie en écrivant et en agissant.

    Ce roman nous mène du Surréalisme des Années Folles à la période de l'Occupation et de la Résistance en passant par le Front Populaire et la montée des extrémismes en Espagne et en Allemagne... Une vraie page d'histoire ! J'ai été émue de découvrir que le fameux poème connu de tous "une fourmi de 18 mètres" comportait deux niveaux de lecture car Desnos y dénonce les pratiques du IIIe Reich.

    De plus, le récit de la vie intense et tumultueuse de cet homme passionné nous entraine dans le sillage d'Aragon, Breton, Prévert, Cocteau, Pablo Neruda, Federico Garcia Lorca, Antonin Arthaud, Jean Louis Barrault, Hemingway, Eluard, Picasso, Sartre... Nombreux et célèbres furent ses compagnons de route et Gaëlle Nohant nous offre un voyage dans le milieu artistique et littéraire du début du XXème siècle.

    Ce roman relate également le Desnos amoureux, son amour impossible pour Yvonne puis son grand amour pour Youki, sa Sirène, "Pour aimer il a besoin de souffrir ". A la fin du récit Gaëlle Nohant se glisse dans la peau de cette femme que Desnos a aimé par-dessus dans une partie que j'ai trouvé poignante, Youki y relate les derniers mois de la vie de Desnos.

    J'ai aimé ce roman pour son aspect historique, pour la découverte d'un homme que je ne connaissais que de nom et pour une écriture élégante et poétique. Pourtant assez peu sensible à la poésie et au monde des poètes, cette biographie m'a passionnée, malgré un petit bémol sur la première partie du récit qui couvre une période de vie de fête et d'alcool un peu lassante. Gaëlle Nohant m'a fait aimer cet homme terriblement attachant et épris de liberté qui a toujours lutté contre l’injustice et a toujours voulu rendre la culture accessible à tous. Un homme entier, engagé, révolté et visionnaire.
    L'admiration de Gaëlle Nohant pour Robert Desnos transparait tout au long de ce roman très vivant et foisonnant pour lequel elle a fourni un gigantesque travail de documentation. Il en résulte un magnifique hommage pour un homme dont j'ai maintenant envie de découvrir l’œuvre.
    Cerise sur le gâteau, Gaëlle Nohant a eu la jolie idée de parsemer son roman de poèmes de Desnos toujours judicieusement positionnés.

    Ce roman a été sélectionné pour le prix du roman Fnac, le prix Landernau et pour le grand prix de l'Académie française. Il est encore en lice pour le prix du style et le Grand prix des lectrices Elle.

  • 0.2

    J'ai découvert Gaëlle Nohant avec La part des flammes et j'ai retrouvé avec plaisir son style et son talent pour raconter les histoires inscrites dans la grande Histoire. Je ne connaissais pas Robert Desnos et cette erreur est réparée grâce à ce magnifique roman. le destin méconnu de ce poète...
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    J'ai découvert Gaëlle Nohant avec La part des flammes et j'ai retrouvé avec plaisir son style et son talent pour raconter les histoires inscrites dans la grande Histoire. Je ne connaissais pas Robert Desnos et cette erreur est réparée grâce à ce magnifique roman. le destin méconnu de ce poète méritait pleinement cette éclairage tant il est tragique et lumineux à la fois.
    Cette biographie romancée est écrite de manière poétique en harmonie avec les vers de Desnos qui s'intercalent dans le récit d'une façon magistrale. Ils donnent une résonance particulière au roman et l'enrichissent. le style est fluide et je me suis laissée emporter par les mots et les vers. Des années folles à l'Occupation, de la résistance aux camps de concentration, je suis passée par différentes émotions grâce à l'écriture qui installe une ambiance d'abord lumineuse puis de plus en plus sombre et délétère lorsque la crise se profile dans les années 30. Et en même temps, tout comme Desnos, le roman reste optimiste jusqu'au bout et l'espoir est présent tout au long de la vie du poète qui a la force de tenir grâce à ses poèmes dans les moments les plus durs. de ce fait, j'ai été touchée par cet homme, par son insouciance et ses convictions.
    Par ailleurs, j'ai beaucoup aimé le rapport de Desnos avec le mouvement surréaliste, sa prise de distances avec André Breton, toutes ses rencontres avec Man Ray, Picasso, Eluard ou encore Garcia Lorca. Cette plongée au coeur dans le surréalisme, sa création artistique et cette époque m'a plu énormément alors que je ne me suis jamais intéressée à cela auparavant et je n'avais qu'une envie : ouvrir un recueil de poèmes « desnosiens ».
    Enfin, la dernière partie est écrite sous forme de journal écrit par Youki, la deuxième femme de sa vie, qui parle à Desnos en l'exhortant à survivre suite à son arrestation et retrouve ses amis poètes. La fin est poignante et cette partie, avec un style différent du reste du roman, est très prenante et je l'ai lu rapidement. A l'inverse, le début du roman a été assez laborieux car il était dense, l'auteure installe tous les personnages et j'ai eu tendance à m'y perdre et à me forcer à avancer. Je me suis laissée embarquer petit à petit, je trouve que le roman monte en puissance au fur et à mesure et c'est d'autant mieux que ce soit dans ce sens-là. le petit bémol est donc qu'il était un peu long, je pense que le livre aurait gagné en rythme en ayant deux-cent pages de moins et en se perdant moins dans les descriptions du début sur les nombreux personnages et les lieux.
    Une excellente découverte à mettre entre toutes les mains et un vibrant hommage à un poète trop méconnu.

  • 0.25

    Ôôôôh ce livre ! J’ai eu un peu peur car j’attendais tant de ce roman, j’ai cru qu’il allait me décevoir… Je l’ai commencé tout doucement, un peu craintive, et puis BIM, je suis tombée en amour de Robert Desnos, de son caractère entier, de ses amours quelquefois vains mais toujours beaux, de ses...
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    Ôôôôh ce livre ! J’ai eu un peu peur car j’attendais tant de ce roman, j’ai cru qu’il allait me décevoir… Je l’ai commencé tout doucement, un peu craintive, et puis BIM, je suis tombée en amour de Robert Desnos, de son caractère entier, de ses amours quelquefois vains mais toujours beaux, de ses amis fantasques, de sa poésie, parsemée tout au long de ce roman magnifique !

    Avec lui, j’ai rencontré des personnages vaguement connus qui me sont devenus comme de la famille, je me suis hérissée devant certains, attendrie devant d’autres (Antonin Artaud), j’ai haï (et continue de le faire) cet horrible journaliste délateur, dégueulasse, déprimant d’inhumanité (Alain Laubreaux).
    Je suis tombée amoureuse de cette enivrante Youki, je me suis révoltée devant la fin de Desnos, si semblable à des milliers d’autres. Et j’ai pleuré. Et ça c’est assez rare pour le notifier. Sortir de ce roman est une rupture… J’ai un peu moins accroché aux pages racontées par Youki, peut-être parce que je ne voulais pas arriver au moment qui devait arriver.

    Comment peut-on remercier un auteur de vous avoir fait découvrir un homme admirable, un poète superbe, une époque révoltante mais toujours pleine d’espoir ? La passion que Gaëlle Nohant a mis dans cette biographie est contagieuse. Je suis enchantée d’avoir rencontré cet homme bien que meurtrie de l’avoir perdu si tôt et si violemment.

    Un coup de cœur !!!

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